Thrash, Pas Thrash, J’y Vais!

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Après une nuit courte et une grosse journée de travail, il y avait un rendez-vous à ne pas manquer pour n’importe quel amateur de thrash métal au Piranha Bar. C’était la deuxième fois que j’allais au Piranha Bar où il y a un bar au rez-de-chaussée et une petite salle de concert au deuxième étage avec, évidemment, un bar pour boire une bonne bière en excellente compagnie (si possible). En fait, la première fois que je suis allé au Piranha Bar, c’était l’année passée, le jour de ma fête, avec Valfreya et Ogmios, dans le temps que mon meilleur ami Dave d’ Ogenix était dans le groupe. Cette fois-ci, Dungeon Works Productions avait l’honneur de produire Lich King avec quatre premières parties que je ne connaissais pas excepté pour Powered By Death qui m’étaient familiers. Les premières parties étaient Mutank, Chemical Way, Powered By Death et Kadraal. C’était donc une excellente occasion de connaître mieux ma scène locale, surtout au niveau du thrash métal. Avant de partir, j’ai décidé de porter mon chandail d’Ondes Chocs, une des rares fois que je le fais, afin de faire savoir aux groupes qu’Ondes Chocs était là pour couvrir le concert.

Enfin arrivé sur place une douzaine de minutes à l’avance, je montai au deuxième étage pour recevoir mon étampe pour l’accès au concert. La première chose que je vis, c’est qu’il y avait très peu de personnes présentent sur place. Ce n’était pas très grave vu que le concert n’avait pas encore commencé. Ensuite, je me dirigeai à la seule table de marchandise qui est celle de Lich King. Je me suis dit sur le coup que les autres groupes allaient éventuellement installer leur table de marchandise un peu plus tard. Je m’achetai donc un t-shirt, les deux derniers albums (le batteur du groupe m’a dit qu’il n’avait plus les autres albums) et une «patch». Je reçu en prime un sticker pour tout ça. Je m’installai en face de la scène en attendant le début du show.

Mutank embarqua sur la scène. Un groupe de thrash métal, mais avec certaines influences du crossover. Le groupe offrait des chansons intéressantes avec une durée quand même courte comme les groupes de ce genre de métal. Au niveau de l’énergie sur scène, il n’y en avait pas beaucoup mis à part se faire aller la tête par en avant et par en arrière. C’était un détail que l’on oubliait assez rapidement grâce à l’énergie que leur musique dégageait. Une bonne première surprise, c’est bien la réception de la foule puisqu’il y a eu des «mosh-pits» pendant leur performance. Je vous avoue que je m’attendais à voir le début des hostilités à partir du troisième ou quatrième groupe, mais franchement, j’étais agréablement surpris, même que quelqu’un voulait que je participe au «mosh-pit» avec lui, mais ça fait plusieurs années que je ne participe plus à ce genre de choses. Après leur performance, je suis allé saluer quelques personnes que je connais qui sont arrivées pendant leur performance.

Après, ce fut au tour de Chemical Way de Chateauguay. Chose étonnante, c’est bien l’un des seuls groupes que je connais où tous les musiciens n’ont pas l’air de métalleux, mais comme un proverbe français le dit, « l’habit ne fait pas le moine ». Je ne dis pas que c’est une mauvaise chose, car au contraire, ça éloigne les stéréotypes et les généralisations de l’image qu’on a souvent en tête du typique métalleux. Déjà la première chanson a attiré mon attention puisque le batteur faisait du vocal, en plus que les deux guitaristes et le bassiste faisaient de temps en temps du backing vocal, ce qui est un plus. Aussi, au niveau de la musique, il y a un beau mélange entre le vieux thrash métal et le crossover à la DRI, MOD et compagnie, des années 80. Après les deux premières chansons, je me disais, comme d’autres personnes, que si le groupe ne finissait pas aussi bien qu’il avait commencé, ça serait une déception parce qu’honnêtement le groupe avait le vent dans les voiles.  Sachez qu’on ne fût pas déçus, car pendant tout le long de leur performance, le groupe a livré la marchandise d’une façon spectaculaire malgré que des fois, l’un des guitaristes avait parfois de la misère à suivre le rythme. Peut-être que ce n’est qu’une impression. De la part du public, il était réceptif et la violence du «mosh-pit» a monté d’un niveau. Deux autres personnes filmaient leur performance, mais quelqu’un qui avait visiblement pas mal bu les brassait, nuisant à leur bon travail. Pas mal tout le monde a beaucoup apprécié leur performance. Très hâte de les revoir à un prochain concert et en espérant que le groupe ait un éponyme ou un album à vendre.

Petit changement de programme, Powered By Death va jouer plus tôt que prévu étant donné que les batteurs de Chemical Way et Powered By Death sont gauchés. Il est vrai qu’en déplaçant Kadraal comme quatrième groupe ça allait sauver beaucoup de temps. Je suis arrivé après les deux premières chansons étant donné que je jasais avec Francis Labadie et Daimon après la performance époustouflante de Chemical Way. Après avoir monté, je me suis rendu compte que la salle était encore plus remplie qu’aux deux premiers groupes. Leur musique, qui est du thrash métal, me faisait penser à Sodom et à Exodus. Pas grand-chose d’original, mais ça reste que les pièces ont un bon rythme. Chose intéressante, ce sont les deux guitaristes qui se partagent la voix. Par contre, le groupe n’offrait pas beaucoup de présence sur scène en étant pratiquement que des statues ou en bougeant un peu sur place. Du côté du public, il n’y avait pas beaucoup de personnes qui se faisaient allées la tête et les personnes qui avaient l’habitude de brasser le Piranha Bar lors des deux premiers groupes s’abstenaient de le faire à ce moment. De tous les groupes de la soirée, c’est celui qui a su moins attirer mon attention. Cependant, ça ne veut absolument pas dire que le groupe est mauvais, mais juste que le groupe ne s’est pas autant démarqué que les autres premières parties.

Puis, Kadraal embarqua sur scène. Pendant la soirée, j’ai beaucoup jasé avec le guitariste François Lessard, qui est très sympathique. Jusqu’à maintenant, je passais une très bonne soirée. Je ne m’étais pas fait d’attente face au groupe étant donné, comme les trois premières parties de cette soirée, que j’allais les découvrir. Le groupe offrait un thrash métal avec un côté technique dans leur musique qui faisait penser à des influences de Slayer, Sacred Reich et même Exodus (surtout pour le côté technique). Sur le choix des pièces, le groupe a bien varié sur des pièces de leur éponyme, mais aussi certaines nouvelles pièces qui vont être présentes sur leur premier album. Les pièces sont intéressantes et ont un excellent rythme. Les solos sont assez variés et entrainants.

De plus, les musiciens avaient une excellente énergie sur scène et n’hésitaient pas à bouger dans tous les sens. L’un des guitaristes est même allé dans le parterre, si on peut l’appeler ainsi, pour tourner en rond et bousculer certaines personnes qui étaient sur son chemin ou qui voulaient tripper avec lui. Le chanteur était très gestuel lorsqu’il chantait et bougeait pas mal. Même l’autre guitariste sautait et faisait du «headbang» à fond.  Le côté négatif de leur performance, c’est au niveau du son. Le son ne semblait pas avantager le groupe et surtout que le technicien de son n’a jamais su réparer le «feed» que l’on pouvait entendre de l’un des guitaristes. Même François m’a confié que c’était assez décevant pour leur son. Après leur prestation, c’était le seul groupe des premières parties que j’ai pu acheter un CD, qui est un éponyme pour être plus précis parce que les trois autres premières parties n’en avaient pas. C’est dommage parce que j’avais un projet en tête pour Ondes Chocs, mais semble-t-il que ça tombe à l’eau. Peut-être, et je dis bien peut-être, que je vais me rattraper là-dessus.

Enfin, minuit passé, Lich King embarqua sur scène et les gens étaient beaucoup plus présents en avant de la scène que les autres groupes. J’avais de bonnes attentes face aux groupes et j’espérais que leur performance allait me les satisfaire. Mes attentes étaient les suivantes :

– Beaucoup de «mosh-pits».

– Les membres de Lich King très énergiques sur scène.

– Beaucoup de «headbanging».

Il faut rappeler que Lich King fait partie des groupes du «revival thrash metal» parmi Warbringer, Evile, Bonded By Blood, Gama Bomb, Havok et j’en passe. Pas que le thrash métal est mort puisque des vétérans de la scène américaine et allemande sont encore vivants et actifs plus que jamais. C’est surtout parce que le thrash a connu un creux lors des années ’90 et qu’à partir des premières années du nouveau millénaire, il y a eu une explosion et une expansion des groupes du thrash métal avec des influences et un son des années 80 que les experts vont nommer un peu plus tard le «revival thrash metal». Il faut aussi comprendre que ce creux a surtout servi à l’expansion du black métal, beaucoup lié à la scène norvégienne, mais on ferait une erreur en oubliant les excellents groupes suédois du genre et du death métal, autant de la scène américaine que de la scène suédoise, en n’abordant que les deux plus grosses scènes du genre. Ceci met fin à un petit cours d’histoire très bref.

Au niveau de la musique, on sent  très bien l’influence des années ’80 du thrash métal des groupes venant de Death Angel, Dark Angel et compagnie, mais le son qui ressortait au Piranha Bar n’était pas génial. Même que le chanteur n’a pas pu chanter une bonne partie d’une chanson dû à un problème technique. Il essayait de chanter aux micros des deux guitaristes, mais rien ne fonctionnait. Parlant du chanteur, sa voix était gossante comparativement sur leurs albums où elle semble plus normale. Ça m’arrivait d’espérer qu’il arrête de chanter tellement que je trouvais qu’il essayait de chanter comme dans un groupe de power métal avec pas mal d’influences de thrash métal ou comme moi qui essaie de chanter aigu alors que c’est affreux ce qui sort. Les solos étaient presque inaudibles et les «backing» vocals l’étaient des fois. Sincèrement, le technicien de son n’a pas fait une bonne job sur les deux derniers groupes et c’est extrêmement dommage.

Parmi les attentes énumérées un peu plus haut, voyons voir si elles ont été atteintes. Il y avait effectivement pas mal de «mosh-pits» qui étaient intenses et violents chanson après chanson. Quand il y n’en avait pas, c’est tout simplement parce que le groupe ne jouait pas et que le chanteur parlait. C’est grâce à ces moments-là qui ont permis aux gens de se reposer et reprendre des forces. J’aurais été étonné de ne pas voir beaucoup de «headbanging» de la part du public. Parmi ceux et celles qui ne faisaient pas parti des «mosh-pits», ils se faisaient plutôt aller la tête sur le rythme de la musique. L’attente qui n’a pas été atteinte, c’est au niveau de l’énergie de la part des membres de Lich King. Je vous avoue que je m’attendais à voir pas mal d’énergie de leur part comme le rythme de leur musique, mais les musiciens ne sont contentés de faire pas mal de surplace, sauf le chanteur qui se déplaçait une fois de temps en temps. J’avoue que c’était une déception, mais peut-être que si le groupe serait sur une plus grosse scène, ça serait complètement différent. Ça reste à voir…

La chose que je n’ai (j’hésite à rajouter vraiment) pas aimé pendant leur prestation, c’est le chanteur du groupe qui se moque des gens parce qu’ils ne sont pas dans le «mosh-pit» et qui regardent le concert dans leur coin bien tranquille. Je faisais partie de ces gens-là qui ne sont nullement intéressés à vouloir se péter la gueule et regarder beaucoup plus la performance du groupe. Selon moi, c’est le genre de comportement qu’il faut éviter parce que ça insulte les gens qui veulent seulement voir le groupe performer sans se soucier de se faire bousculer par qui que ce soit. Le groupe fit un rappel dû à la forte demande de la part du public et le groupe joua une dernière chanson pour conclure en beauté cette soirée de thrash métal.

En conclusion, Dungeon Works Productions a produit une autre excellente soirée avec des groupes spectaculaires que j’ai vu pour la première fois, ce qui est rare étant donné que je vais voir beaucoup de concerts à chaque année. Une belle soirée de thrash métal que n’importe quel amateur de ce genre aurait voulu assister et franchement, si vous avez manqué ce moment dans le temps et que vous êtes un amateur de thrash métal, vous avez manqué un sacré bon concert. Pour le prix à l’entrée qui était de 12$, il n’y avait pas d’excuse de manquer ce concert excepté si vous n’aviez pas l’âge pour aller voir le show. Tous les groupes ont donné leur 110% et ce, malgré quelques problèmes techniques durant la soirée, notamment pour Kadraal et Lich King. Bref, j’ai adoré ma soirée et même si je dois me lever tôt pour aller faire une excursion pour visiter trois vignobles québécois (Domaine Les Brome, Val Caudalies et Domaine Vitis). Heureusement que le concert a fini avant que le dernier métro passe parce que le matin aurait été encore plus difficile et surtout que ça peut être chiant le service de nuit pour se rendre à la maison…

 

Le Siège des Foufounes

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Après une journée exécrable à mon travail, un rendez-vous m’attendait aux Foufounes Électriques pour le concert de Melechesh. Ils étaient accompagnés par Vreid de la Norvège ainsi des groupes américains Lightning Swords Of Death et Reign Of Lies. Cétait la première fois que Melechesh donnait un concert en tant que groupe vedette et c’était une excellente occasion de savoir si le groupe avait construit une «fan base» assez solide pour bien remplir les Foufounes Électriques après deux passages avec Rotting Christ, Hate, Abigail Williams et Lecherous Nocturne ainsi qu’avec la tournée Conquerors Of The World l’année passée avec Septic Flesh, Krisiun et Inquisition. Ex Deo n’avait pas joué dû à un problème à la gorge du chanteur. BCI assurait donc de nous livrer un concert digne de ce nom. Arrivé sur place, je suis allé saluer Naty pour lui jaser quelques minutes comme à mon habitude, puis je suis allé rejoindre une petite gang d’amis qui buvaient en arrière des Foufounes Électriques. Tout le monde avait leur bière excepté moi (j’ai décidé d’être sage de ce côté-là).

Après avoir pas mal jasé avec tout le monde sur différents sujets dont de football américain, spécialement de la NFL (National Football  League) avec Ben de Talamyus. À ce propos, si vous n’êtes pas un fan des Raiders de Oakland et que vous avez le malheur d’aimer une équipe dans la même division que cette équipe, attendez-vous qu’il vous ridiculise, sans être trop méchant, quoique des fois, ça va un peu trop loin. Les équipes de la même division sont les Broncos de Denver (dont je suis partisan), les Chiefs de Kansas City et les Chargers de San Diego (qui ont tous fait mieux que les Raiders ces dernières années soit dit en passant mon Ben!! Note de Lex). Ceci met fin à ma parenthèse. Rendu proche de 18h30, je décide de monter pour voir le premier groupe qui est Reign Of Lies. Avant, je vais voir du côté de la marchandise pour voir ce qui pourrait éventuellement m’intéresser. Sur le coup, je m’attendais à beaucoup plus de marchandise, mais non. Dans la salle, il y a très peu de personnes et je dirais qu’il y avait une dizaine de personnes. Le «soundcheck» est terminé.

Reign Of Lies, un groupe de groove métal de Los Angeles, commence à jouer les premières notes. Première impression, ce n’est pas si pire, mais ça ne vient pas me chercher tout de suite. Quelques personnes, qui étaient sur place, ont quitté la salle et d’autres personnes, qui sont arrivées pendant leur prestation, ont aussitôt quitté. D’un côté, on peut comprendre les gens étant donné que c’est le groupe qui ne va pas avec le reste des groupes de la soirée, mais en même temps, c’est plate pour eux puisqu’ils ne sont pas fait connaître. Parmi les influences du groupe, on sent très bien des côtés de Pantera, mais aussi par moment Slipknot et Lamb Of God. Musicalement, ce n’est pas mauvais, mais ça manque des fois de mordant et ce n’est pas toutes les chansons qui sont intéressantes. Au niveau de l’énergie sur scène, les gars semblaient s’amuser malgré le peu de personnes présentes sur place, mais ça ne bougeait pas beaucoup. Pour une demi-heure, je vous avoue que je commençais à trouver le temps long vers la fin de leur prestation. Après leur prestation, je n’étais pas tout à fait convaincu, mais j’ai tout de même acheté leur album pour encourager le groupe pour la somme de 10$.

 

 

Ensuite, ce fut au tour de Lightning Swords Of Death, un groupe de black métal de Los Angeles. Pour le seul extrait (une quarantaine de secondes pour être franc) que j’ai écouté, je vous avoue que je m’attendais à quelque chose de bon. La salle était un peu plus garnie avec beaucoup de curieux qui ne connaissaient pas ou très peu le groupe qui allait jouer devant nos yeux. J’avais entendu de gauche à droite que la musique du groupe ressemblait beaucoup à Watain, mais en réalité, ça ressemblait beaucoup plus aux vieux groupes de black métal du genre de Mayhem, Darkthrone (du temps des albums black métal) et Marduk. Le vocal du chanteur me faisait beaucoup penser au vocal d’Attila Csihar de Mayhem, notamment quand il enchaîne le vocal «clean» et le vocal «growl». Pour les amateurs du bon vieux black métal, c’est le groupe parfait.

Le gros point négatif de leur prestation, c’est bien leur présence sur scène. Les membres du groupe ne bougeaient presque pas et lorsqu’ils bougeaient, c’est pour avancer ou reculer de leur position, mais pas plus que ça. Et ce qui a été dommage dans leur prestation, c’est les problèmes techniques d’un des guitaristes, probablement dû à son amplificateur, lors de la dernière chanson du groupe. Après leur prestation, je suis allé m’acheter un t-shirt du groupe et un vinyle du «side-project» d’un des guitaristes, Endless Blizzard. Plus tard, mon meilleur ami Dave m’a offert leur premier album en cassette (il ne l’avait pas en CD). Malheureusement, il n’y avait plus leur dernier album puisque, selon le chanteur, le groupe a vendu toutes les copies qu’il avait. Lightning Swords Of Death a été définitivement la surprise de la soirée.

 

 

Après, ce fut au tour de Vreid, un groupe norvégien de black métal avec une saveur rock ‘n’ roll. On les catégorise (même eux je crois bien) souvent comme étant du black ‘n’ roll. Saviez-vous que les musiciens de Vreid sont des anciens membres du groupe défunt Windir? Suite à la mort de Valfar (mort d’hypothermie), celui derrière le génie de la musique de Windir, les membres du groupe ont décidé de créer leur propre groupe pour sortir un album dans la même année. La salle était un peu plus remplie. À ce sujet, j’avais l’impression que les gens venaient principalement pour eux et non pour Melechesh. Serait-il possible que plusieurs d’entre eux ne connussent pas Melechesh? Avec la présence nombreuse d’individus devant la scène à la demande du chanteur/guitariste, on pourrait dire que oui. N’ayant pas entendu grand-chose de leur dernier album sorti en début de cette année, je m’attendais à entendre deux trois titres plus au moins une chanson de chaque album.

Effectivement, on a eu le droit à au moins une chanson par album et deux-trois du dernier. Les nouvelles pièces sont bien, mais jamais comme celle qui vient toujours me chercher le plus, peut-être parce que c’est la chanson qui m’a fait découvrir le groupe par la compilation Candlelight USA « Beyond Extremes Summer Sampler 2005 » (c’est d’ailleurs avec cette compilation que j’ai réellement fait mes premiers pas dans le métal extrême et que plusieurs groupes comme Slumber, Grand Magus, Marduk, Scenteria, Susperia, Vicious Art,etc. m’ont accroché instantanément même si je pris quelque temps avant d’acheter mes premiers albums de métal extrême) en plus d’être ma chanson préférée du groupe, c’est bien «Raped By Light». C’est une chanson du premier album intitulé Kraft et c’est bien une chanson où ça me fait énormément penser à la musique de Windir, mais en étant eux-mêmes et original. Ne vous imaginez pas que je trouve les autres chansons des autres albums moins intéressantes puisque j’ai bien aimé les nouvelles chansons présentées lors de leur prestation, mais d’un point de vue personnel, ça ne va pas me chercher autant que des chansons des deux premiers albums, en particulier le premier. Au niveau de la présence sur la scène, enfin, c’était un peu énergique et beaucoup moins statique. Le bassiste était celui qui se déplaçait souvent, mais le chanteur/guitariste se déplaçait aussi. Après leur prestation, je suis resté sur place question de garder ma place pas trop loin de la scène.

 

 

Enfin, Melechesh embarque sur la scène pour nous livrer un black métal avec des influences de musique moyen-orientale. Le band, groupe de black métal originaire d’Israël, maintenant basé dans les Pays-Bas, vient pour la troisième fois à Montréal et une première, comme je l’ai dit dans mon introduction, en tant que groupe vedette. D’un coup d’œil rapide, il semble y avoir environ le même nombre de personnes dans la salle que durant la prestation de Vreid. C’était rassurant puisqu’il y avait beaucoup de gens qui sont venus pour Vreid, mais semble-t-il que beaucoup étaient curieux de la musique de Melechesh. Ça passe ou ça casse comme on dit. Une légère déception était que le groupe allait probablement jouer à peu près les mêmes pièces que la dernière fois que je les ai vus, mais évidemment, quelques pièces allaient être rajoutées. N’empêche que je suis content d’entendre ces mêmes pièces.

Lors de la première chanson, le guitariste et le bassiste portaient comme un voile couvrant le visage que l’on associe très souvent aux terroristes islamiques. Une surprise après la première chanson et lorsqu’ils enlèvent leur voile, il y a un autre guitariste, que la dernière fois, qui est sur scène et c’est nul autre que Ralph Santolla, ancien guitariste de Deicide, Death et Obituary, qui est présent sur la scène. Faut dire que je ne l’avais pas reconnu sur le coup, mais ça m’est revenu à la tête pendant leur prestation. Une constatation que j’ai sur Ashmedi, le chanteur/guitariste, c’est un véritable virtuose de la guitare pour les compositions vraiment malades puisque je considère que c’est un art d’intégrer adéquatement des mélodies moyen-orientales dans le métal en général. Orphaned Land et Al-Namrood sont deux autres groupes qui ont su intégrer et maîtriser cet art complexe. Comme diraient certaines personnes, la musique de Melechesh donne le goût de danser du baladi pendant leur prestation. Bref, musicalement, c’est excellent et je vais espérer que les prochaines compositions seront dans la même lignée ou encore meilleures.

Au niveau de l’énergie sur scène, Ralph a tendance à rester sur place pour se concentrer sur les notes à jouer et on peut quand même le comprendre puisque ce n’est pas si simple de jouer des mélodies moyen-orientales en restant «tight». Ashmedi et le bassiste ont une bonne énergie sur la scène. Une impression que j’ai eu avant la fin du concert, c’est que Melechesh est encore en tournée pour promouvoir leur dernier CD sorti en 2010 intitulé «The Epigenesis» et qu’aucun nouveau matériel n’a été joué. Disons que les fans de Melechesh sont dû pour du nouveau stock. Juste avant de partir, j’achète un split CD (très rare que j’achète ça) où il y a trois groupes de black métal et un éponyme du groupe Wilt (le dernier que le gars de la marchandise avait semble-t-il). Il m’a généreusement donné un pick de Melechesh.

 

En conclusion, ce fut une excellente soirée organisée par BCI. La seule chose qui est dommage, c’est quand tu organises un concert le vendredi soir aux Foufounes Électriques, tu dois toujours commencer ton concert tôt puisqu’à partir de 23h, c’est les soirées où les gens viennent pour danser, jaser et boire de la bière pour 1$. Mis à part ce détail, chaque groupe a donné une impression différente sur le public et a donné le plus possible une bonne performance pour son public. Est-ce que je suis partant pour revoir Melechesh une quatrième fois? Oh que oui, mais je vais espérer du nouveau matériel.

Si vous voulez voir d’autres vidéos de la soirée (et de plusieurs autres spectacles à Montréal), allez fureter sur le youtube channel

 

Marc-André

 

 

« Celui qui chuchotait dans les ténèbres » des Katacombes

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En plein milieu de la semaine, Necronomicon a organisé un lancement d’album aux Katacombes. Ayant fait une tonne de publicité pour le lancement d’album du groupe, je me devais automatiquement de me pointer là-bas et me procurer leur tout nouvel album qui s’intitule «Rise Of The Elder Ones», sorti via le label français Season Of Mist qui regorge de groupes talentueux que j’aime beaucoup comme Morbid Angel, Mayhem, Arcturus, Ne Obliviscaris, etc. On peut compter sur Beyond Creation, sur Necronomicon et sur Gorguts (leur prochain album sort au début de septembre) pour représenter le Québec. Avant de me rendre aux Katacombes, j’ai décidé de rejoindre Benoît St-Jean de Talamyus ainsi que d’autres personnes pour boire deux bières aux Foufounes Electriques à 2.50$ entre 17h et 20h si je ne me trompe pas. Quelque chose me disait que j’allais prendre pas mal d’alcool durant ma soirée.

À 18h30, moi et mes compagnons (Ben, Naty, JC et quelqu’un dont je ne me rappelle pas de son nom) allions aux Katacombes pour rejoindre la fête. Dès notre entrée sur la terrasse des Katacombes, il y avait une couple de personnes déjà arrivées qui mangeaient, discutaient et buvaient une bonne bière. Si Richard Martineau se plaignait au printemps dernier de voir quelques étudiants, ayant le carré rouge sur eux, boire de la sangria sur une terrasse, il se serait probablement plaint de toute la gang qu’on était qui buvait de la bière en masse en nous traitant de tous les noms comme il l’avait fait lors de la crise étudiante… Ceci fut un petit retour historique et hors sujet de ma critique du lancement.

Où est-ce que j’en étais? Ah oui! Dès mon entrée, j’ai reconnu quelques visages qui me sont familiers comme mon bon ami Alain Pérusse, Alain Labonté de Québec-Métal, Steven Henry, Malcolm Garn (qui s’occupait de la marchandise de Necronomicon), Myriam Francoeur de Camuz et Philippe de Thorium (que je ne connais pas beaucoup, mais à force de le voir à plein de concerts, je finis par savoir c’est qui). J’ai salué les membres de Necronomicon en même temps. Une petite photo avec tout le monde incluant le groupe lui-même. Ayant un petit creux, je me suis décidé d’aller chercher deux hot-dogs plus une bière pour la somme de 5$. Vous vous demandez ce que c’est ce 5$ pour deux hot-dogs et une bière. En fait, le groupe a organisé un BBQ de 18h à 20h où on avait le choix entre des saucisses à hot-dog végétarienne ou normale et pour la bière, c’était le choix entre toutes les bières Boréale.

Après quelques minutes, voici que mon collègue d’Ondes Chocs Lex se présente et salue tout le monde qu’il connaît. Que dire de mon ami Michel, qu’on peut voir dans la grande majorité des concerts métal à Montréal, qui s’est présenté et avec qui, j’ai parlé un bon moment. Alain de Québec-Métal en profite pour prendre quelques photos comme il l’a fait à son arrivée. L’ambiance est très chaleureuse sur la terrasse vu que tout le monde discutait, buvait une bonne bière et mangeait des bons hot-dogs cuits sur le BBQ. De l’endroit où j’étais assis, en regardant à l’intérieur des Katacombes, je pouvais voir un écran géant qui diffusait plusieurs vidéos du groupe à travers leurs péripéties. À un moment donné, j’ai pu me voir dans la vidéo de moi qui me prenais en photo avec le groupe après leur prestation lors du Heavy MTL de l’année 2011. On pouvait également voir une banderole du groupe.

Je me suis décidé à aller à l’intérieur des Katacombes pour aller à la table de marchandise du groupe question de me pogner le nouvel album. Le contenu de la table de marchandise : Trois vieux modèles de t-shirt (le travail sur les nouveaux t-shirts ont été bâclés par la compagnie qui les produisait selon ce que Rob m’a dit), un gros poster avec la pochette de «Rise Of The Elder Ones» que les membres du groupe signaient, des CDs (leur nouveau : «Rise Of The Elder Ones», leur troisième : «The Return Of The Witch» et leur deuxième : «The Sacred Medecines» (malheureusement, il n`y avait pas le premier album intitulé «Pharaoh Of Gods»). J’achète évidemment le nouvel album à quatre reprises (dont le dernier sera acheté un peu plus tard dans la soirée), trois posters, deux fois le deuxième album et une fois le troisième album. Ce n’est pas seulement pour moi, mais aussi pour mon petit cousin et deux de mes amis.

Après mes achats, on m’a remis plusieurs coupons, dont huit pour la bière et cinq pour participer au tirage. Quand tu achetais le nouvel album, tu recevais automatiquement deux coupons pour la bière gratuite et normalement un pour le tirage. Ayant une petite faim, j’ai décidé encore une fois d’acheter deux hot-dogs et une bière (rendu à ma quatrième et il n’est pas 20h…) pour la somme de 5$. Je discutais encore avec une couple de personnes lorsqu’on a décidé en gang d’entrer à l’intérieur et de s’installer tout près de la scène même si nous le savions tous que Necronomicon n’allait pas jouer. C’est sûr que ça aurait été malade, mais c’est quand même le groupe qui décide après tout. Tout ce qu’il y avait sur la scène, c’est un micro sur un pied.  Le groupe embarqua sur la scène et chacun prit la parole en remerciant le public qui s’est présenté pour cette soirée spéciale. Après, Steven Henry, alias DJ Neo, se chargeait de faire écouter le nouvel album que j’ai trouvé encore meilleur que la première fois que je l’ai écouté deux jours auparavant. Alain de Québec-Métal a donné son billet de tirage à Ben de Talamyus qui me l’a donné par la suite. Puis, il prit les dernières photos avant de partir pour couvrir le concert de KingDoom.

Après la séance d’écoute, c’est le moment du tirage! Il y avait, si ma mémoire est bonne, six items à gagner dont trois montres Pearl d’une valeur minimum de 150$ et trois casquettes Pearl. Résultat du tirage : je gagne une montre Pearl et deux casquettes. Autrement dit, j’ai gagné la moitié du lot et Rob n’en revenait pas. Même qu’il espérait pour le dernier tirage que ça ne soit pas moi le gagnant, mais dans les tirages, je suis souvent très chanceux. Une petite anecdote pour confirmer un peu ce que je dis, si vous me le permettez : quand j’étais au primaire, mon enseignante en première année faisait un gros tirage à chaque année au début du mois de juin. Le hasard a fait que j’ai gagné trois fois consécutives et l’enseignante a décidé de retirer mon nom parce que j’avais trop gagné.

L’une des casquettes a été gagnée grâce au coupon qu’Alain de Québec-Métal avait et son prix lui sera remis aussitôt que je le verrai, c’est garanti. D’ailleurs, il est au courant. Étant donné que je ne suis pas un grand amateur de casquette, j’ai donné l’autre à mon bon ami Marty en ne gardant que la montre. C’est ÇA que je voulais gagner au tirage. Plusieurs personnes sont venues me voir pour me féliciter en disant que j’étais pas mal chanceux et à chaque fois, je leur contais la petite anecdote ci-haut.

Pas longtemps après le tirage, Naty et JC partaient vu qu’ils étaient pas mal fatigués. Après, ce fut au tour d’Alain Pérusse de partir. Je me suis donc retrouvé en compagnie de Marty et de Ben de Talamyus où nous avons discuté un peu de hockey et surtout de football américain, et ce, avec quelques bières Boréale que je variais les sortes à chaque fois que j’en prenais une. Autour de moi, les gens se parlaient entre eux, buvaient, allaient dehors pour fumer et/ou prendre de l’air frais. DJ Neo se chargeait de mettre de l’ambiance dans la place à mettant des artistes de plusieurs styles de métal. Plus le temps avançait, plus je devenais fatigué, mais la bonne compagnie faisait en sorte que je restais réveillé. Quand ce fut le moment de quitter, j’ai salué toutes les personnes que je connais et je suis parti des Katacombes.

Pour finir, j’ai passé une très bonne soirée en compagnie de plusieurs amis que j’adore. J’ai écouté une nouvelle fois le dernier album de Necronomicon que j’aime beaucoup parce qu’on peut sentir que le groupe a fait un meilleur album que leur troisième, que je trouve très bon. Aussi, ça fait longtemps que je n’ai pas autant bu dans une soirée, mais évidemment, sans être saoul. Il ne fallait pas l’être non plus étant donné que j’avais dans mon sac une valeur au-dessus de 250$. Dans le métro, je m’endormais de plus en plus à mesure que je me rapprochais de mon lit. Heureusement que je ne travaillais pas le lendemain matin, ça aurait été désastreux. Je suis tombé comme un arbre sur mon lit et cette soirée fut réellement fini.

 

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Skeletonwitch au Il Motore, Acte 2

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Moins d’un an après leur premier passage en tant que groupe vedette, Skeletonwitch était de retour à Montréal. Le groupe a été très actif sur la route l’année passée notamment à cause d’une grosse tournée aux États-Unis durant l’automne en plus de la tournée durant l’été. C’était à nouveau dans la même salle que l’année passée, le Il Motore. C’est une petite salle de spectacle qui peut accueillir environ la même capacité que le Cabaret Underworld, mais au lieu d’être fait en long, elle est beaucoup plus large. Pour ce deuxième passage, les premières parties sont Venomenon, Alcoholator et Erimha. C’est Extensive Enterprise qui avait la lourde tâche de faire de ce concert un succès. Pourquoi? Parce que ce n’était pas évident d’amener du monde puisqu’il y a eu en même temps la finale du concours «En Route pour le Heavy MTL» dont j’ai appris ce matin les gagnants qui sont Death Lullaby et Of Temples. En plus, c’était un concert gratuit. Je tiens donc à féliciter les deux groupes gagnants et j’espère qu’ils donneront tout ce qu’ils ont au Heavy MTL.

Revenons au concert de Skeletonwitch. Une fois que je suis arrivé, je suis allé saluer mes bons amis de la scène métal et je me suis pas mal gâté au niveau des achats de la marchandise. Tout d’abord, je me suis acheté un album du groupe Alcoholator et un album d’Erimha. Du côté de la marchandise de Skeletonwitch, je me suis acheté un poster représentant la pochette du dernier album, le premier album du groupe, un verre et un t-shirt (vous pouvez voir ces 2 derniers objets en cliquant les liens). On peut dire que je me suis gâté, mais il faut dire que la marchandise n’était pas chère du tout. Pour tout ce que je viens de nommer, ça m’a coûté 50$. Comme le chanteur de Skeletonwitch, Chance Garnett, m’a dit, je paye en partie leur gaz parce que oui, ça coûte cher faire une tournée.

C’est maintenant l’heure au groupe Venomenon d’embarquer sur la scène. J’ai entendu des bons commentaires à propos du groupe et c’était le moment de vérité à savoir si c’était vrai tout ce qu’on m’a raconté. C’est un groupe de thrash métal avec beaucoup d’influence du groove métal, appelé aussi néo-thrash métal, et un peu de grunge. C’est le seul groupe de la soirée qui n’avait pas de marchandise à vendre, à moins que je sois passé complètement à côté sans la voir. Ce qui était dommage pour le groupe, c’est la présence de très peu de personnes dans la salle au début de leur prestation. Mais de ce côté, à mesure que le temps passe, la salle commençait à se remplir tranquillement pas vite. Le groupe propose des pièces plutôt intéressantes qui ont attiré mon attention. J’ai très peu entendu de groupe dans le même genre. Mis à part le batteur qui semblait avoir énormément de plaisir à jouer, les autres membres bougeaient plus ou moins en se concentrant plutôt sur les notes à jouer. De son côté, la foule, pas très nombreuse , n’avait pas l’air très vivante ne poussant que quelques cris et applaudissements quand même discrets. Selon moi, le groupe méritait une ovation mieux que ça. Après leur prestation, je suis allé demander au chanteur/guitariste s’il avait un CD à vendre et il m’a répondu qu’un album sera en préparation. Selon moi, c’est un groupe à surveiller.

Ensuite, c’était au tour du groupe de thrash métal old school, Alcoholator qui remplaçait à la dernière minute le groupe Anciients puisque ce dernier est parti en tournée avec nul autre que Lamb Of God. Une très bonne acquisition malgré que je voulais voir Anciients, mais ça va attendre. Alcoholator, c’est le groupe parfait pour les fans des vieux albums de Destruction, de Sodom, d’Exodus (lorsque le groupe joue plus longtemps, il joue la pièce «A Lesson In Violence» du premier album intitulé «Bonded By Blood»), etc. Le groupe a des compositions intéressantes qui donneraient normalement le goût de bouger et de faire des «mosh-pits» ou des «circlepits» pendant tout leur set, mais la foule, peu nombreuse, n’était vraiment pas réceptive, plusieurs s’affairant à acheter de la marchandise de Skeletonwitch ou à prendre une bonne bière froide vu que c’était une journée quand même assez chaude. En parlant du goût de bouger, un type se promenait autour des gens pour essayer de partir quelque chose, mais sa tentative n’a pas fonctionné. J’ignore si c’est à cause du peu de participation de la foule ou non, mais le groupe se contentait de rester quasiment immobile tout au long de leur performance à jouer ce qu’il avait à jouer. Mais ce qui a vraiment gâché leur prestation, c’est les nombreux problèmes techniques du bassiste, qui joue dans WarCall également. C’est des choses qui sont souvent hors du contrôle du groupe et ça arrive même aux meilleurs. Pour avoir vu le groupe en février dernier en première partie où il n’y avait eu aucun problème technique, ils sont beaucoup plus énergiques d’habitude et la foule est aussi plus réceptive. C’est vraiment dommage parce que c’est un groupe qui mérite une meilleure ovation du public.

Pour le dernier groupe en première partie, on laisse la place à Erimha, qui a signé il y a quelque temps avec Victory Records. C’est un groupe de black métal pour les fans de Dark Funeral et de Dimmu Borgir. Parmi les membres du groupe, on peut apercevoir leur nouvelle acquisition, Leather King (Dark Century) à la basse. Avant leur prestation, il y avait beaucoup plus de personnes dans la salle qui étaient réunies assez proche de la scène. Le groupe nous propose des compositions du premier album, mais également quelques pièces du prochain album qui va sortir probablement cet été. Les pièces sont très entraînantes, très accrocheuses et très efficaces. Comme les membres de Cannibal Corpse, les membres d’Erimha sont très forts pour faire du «headbang». Dès la première chanson, il est assez évident, comme je l’ai dit au début du paragraphe, que Dark Funeral et Dimmu Borgir sont des influences majeures du groupe. J’aime beaucoup le duo entre Gore et Leather King pour le chant parce que ça me fait beaucoup penser au duo Shagrath et Galder de Dimmu Borgir. Et ce côté se retrouve notamment sur la première pièce intitulée «Travelling Through Irkalla» du premier album. De temps en temps, le chanteur descendait de la scène et remontait. Le public eut le respect de ne pas le pousser ou le distraire d’une autre façon lorsqu’il était en bas de la scène. Le public a été très réceptif à la musique d’Erimha en engageant plusieurs fois des «mosh-pits». Franchement, ce groupe a énormément de potentiel et pourrait plaire à de nombreux fans de black métal partout dans le monde. Tout au long de leur prestation, Erimha jouait comme si c’était eux le groupe vedette. C’est un groupe à surveiller!

Finalement, le groupe de thrash/black métal des États-Unis, Skeletonwitch, embarque sur la scène. . Beaucoup plus de personnes s’étaient rapprochées de la scène et le «soundcheck» n’a pas duré longtemps comme tous les autres groupes. Le groupe est encore une fois très fidèle et efficace avec ses nombreuses chansons. Le chanteur se déplace de gauche à droite, les autres musiciens restent la plupart du temps sur place, mais bougent pour donner une meilleure présence sur la scène. On pouvait voir dans leurs yeux que les gars étaient très contents de jouer à Montréal et devant une foule assez nombreuse qui osait bouger et interagir aux appels du chanteur. Les «mosh-pits» étaient beaucoup plus gros et ça brassait pendant la majorité de la performance de Skeletonwitch. Ensuite, le groupe nous a annoncé qu’un nouvel album verra le jour cet automne et décide de jouer une nouvelle pièce intitulée « Burned From Bone » au grand plaisir des amateurs réunis en ce jeudi soir. La nouvelle chanson est très prometteuse et fidèle au genre de composition que le groupe nous a habitué à entendre. Puis, le groupe nous offre quelques pièces qu’on n’est pas habitué d’entendre en concert dont la pièce «Sink Beneath Insanity» du dernier album. Une fois de plus, Skeletonwitch nous a prouvé à quel point le groupe était efficace sur scène en interprétant plusieurs pièces que l’on peut qualifier de culte comme «Beyond The Permafrost», «Upon Wings Of Black», «The Horrifying Force (The Desire To Kill)», «Submit To The Suffering», etc. Le temps a passé trop vite en ayant l’impression que le groupe a joué seulement 35-40 minutes.

Pour les personnes intéressées, voici les chansons que le groupe a joué en ordre : Submit To The Suffering, Reduced To The Failure Of Prayer, Erased And Forgotten, The Horrofying Force (The Desire To Kill), Crushed Beyond Dust, Fire From The Sky, Baptized In Flames, Soul Thrashing Black Sorcery, Burned From Bone (nouvelle pièce), Repulsive Salvation, Sacrifice For The Slaughtergod, Sink Beneath Insanity, Upon Wings Of Black, Choke Upon Betrayal, Blinding Black Rage, Cleaver Of Souls, Beyond The Permafrost et Within My Blood.

En conclusion, Skeletonwitch a donné un meilleur concert que leur première fois en tant que groupe vedette. Tout ce qu’il y avait dans ce concert était meilleur que l’année passée. Le groupe a su bâtir une «fan base» très solide en si peu de temps et c’est tant mieux parce que c’est l’un des groupes que tu ne peux pas être déçu après les avoir vus. Concernant les premières parties, ils ont bien assuré malgré les problèmes techniques pour le bassiste d`Alcoholator. Pour une deuxième soirée consécutive, la scène montréalaise a été très bien représentée. Après avoir fait de la promo pour les futurs concerts de BCI, Brave Concerts International, je suis allé voir chaque membre de Skeletonwitch pour les remercier et me prendre en photo avec chacun d’entre eux. Les gars sont très sympathiques. J’ai déjà super hâte à leur prochaine performance à Montréal.

Wednesday Dans Tous les Sens

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C’est en cette journée pluvieuse, mais également en plein milieu de la semaine, que Dungeon Works Productions produisait un concert au Cabaret Underworld mettant en vedette Wednesday 13, mais aussi Vampires Everywhere, Sade Slavey, Call Of Saints et Medusa. Ce sont tous des groupes que je n`ai pas vu en spectacle et même si je connais les trois derniers groupes de la soirée, il s`avère que ça sera une première pour ma part. Ayant fait un mauvais calcul de déplacement puisque je suis arrivé un peu trop tôt, je suis allé au Archambault à quelques minutes de la salle de concert pour voir si je trouverais ce que je cherche et à un bon prix. Ce ne fut pas vraiment le cas. Après avoir regardé les CDs (dont les prix sont trop élevés) et certains livres, il était temps pour moi de me diriger tranquillement au Cabaret Underworld. Lorsque je suis arrivé, j’ai constaté que je suis arrivé à l’avance et j’ai dû attendre encore un bon 10-15 minutes avant que les gens puissent entrer. Entre temps, j’ai pu remarquer à quel point la foule va être riche en couleur notamment à la couleur des cheveux et/ou des habits que certaines personnes portaient. Également, certains membres du groupe Vampires Everywhere se promenaient autour pour prendre un peu d’air. Enfin, le moment de rentrer est arrivé. Après avoir reçu mon étampe, j’ai constaté que Wednesday 13 n’avait pas de marchandise à vendre et c’est plus tard que je vais apprendre que le groupe a dû laisser leur marchandise aux douanes en amenant que des gros posters du groupe. Plusieurs ont dû être très déçus de cette situation.

Après un petit moment d’attente, le groupe Medusa, un groupe de Hard Rock avec certains éléments de Métal originaire de Montréal, embarque sur la scène. Première constatation, le groupe a leur propre roadie, ce qui est assez rare pour un groupe local et surtout si tu es le premier groupe de la soirée. Dès les premières notes, je me suis attendu à entendre une voix plus rauque de la part de la chanteuse, qui selon moi serait beaucoup mieux. N’empêche qu’elle a une belle voix et qu’elle a de l’énergie sur scène. Le bassiste aussi a une bonne présence sur scène. Cependant, au niveau de la guitare, on n’entendait pas grand-chose laissant la basse et la batterie dominées le son du groupe pendant leur prestation. C’est surtout au niveau des solos que l`on pouvait bien entendre la guitare, mais comme je l’ai dit, le reste du temps, ça laissait à désirer. Du côté de la foule, elle était peu réceptive et c’était quand même dommage. Voulant encourager le groupe en achetant un CD, je me suis rendu compte à leur table de marchandise pour constater qu’il n’y en avait pas, ayant seulement des t-shirts (qui ne sont pas de ma taille) et des bracelets. Dommage.

C’était au tour du groupe Call Of Saints d’embarquer sur la scène. C’est un groupe de rock alternatif avec des éléments hardcore composé de cinq membres qui vient de Montréal. Avant que le groupe Medusa entre sur scène, je suis allé voir si le groupe vendait de la marchandise et il n’avait que des CDs. En demandant le prix du CD d’un coup que j’aimerais le groupe et que je voudrais encourager la scène locale, le guitariste Nick m’a donné une copie. J’aimerais le remercier pour ce cadeau. Et vers la fin de la prestation de Wednesday 13, Tommy, le bassiste de Call of Saints, passait un peu partout dans la foule pour donner des copies aux personnes intéressées. Un très beau geste de leur part. Pour revenir à la prestation du groupe. Le groupe est moins énergique sur scène, mais c’est pas mal dû au manque de place. Généralement, les pièces sont originales dans le genre et on peut remarquer dans certains passages des éléments du hardcore. C’est soulageant de constater que ce n’est pas tout le temps la même formule qui est produite d’une chanson à une autre parce que c`est souvent le plus gros défaut que les groupes dans ce genre ont malheureusement. Comme pour le premier groupe, la foule n’est pas très réceptive même si plusieurs personnes semblaient apprécier la musique.

Le troisième groupe de la soirée fut Sade Slavey. Ça fait plusieurs années que je connais le groupe notamment parce que mon meilleur ami a été guitariste dans le groupe pendant un certain temps, mais je n’ai jamais eu l’opportunité de les voir en concert parce que j’allais voir un autre concert en même temps ou j’étais occupé ailleurs. Je me souviens que c’était plutôt du style à la Marilyn Manson avant, puis je me demandais si la troupe avait gardé cette même formule et s’ils allaient jouer des vieilles chansons que je connaissais (je connaissais deux trois chansons à vrai dire). Voilà donc une première performance pour moi. Première surprise, le groupe a fait un virage beaucoup plus punk, mais en gardant des éléments de la musique industrielle. L’énergie du groupe est assez impressionnante. Le chanteur est dynamique sort de temps en temps des éléments de décor (des ballons avec des lumières et un gros champignon mauve/violet et vert) pour donner un peu de piquant à leur performance. Contrairement aux deux premiers groupes, la foule est très réceptive et c’est beaucoup plus à ce moment-là que les mosh-pits commencent même s’ils ne durent pas longtemps et qu’il n’y a pas beaucoup de participation. Disons qu’on a moins l’impression qu’il n’y a personne devant la scène. Le gros problème du groupe, c’est que les chansons tournent en rond au fur et à mesure que le temps passe. Au début, c’est bon, mais tu as l’impression d’entendre le même «beat» tout au long de leur performance et ça fait  perdre le rythme à la longue. Un autre problème au groupe, c’est que les chansons manquent de mordant notamment sur plusieurs passages où, selon moi, il manque toujours un petit quelque chose pour que ça soit meilleur. Il y a aussi les «backing vocals» qui sont faits de façon aléatoire. Le dernier problème que j’ai à signaler, cest beaucoup plus un doute qu’un problème à vrai dire, c’est l’utilité d’avoir un claviériste. Tout au long du concert, on n’entendait que très peu le son du clavier et tout ce que j’ai entendu, ça aurait pu être utilisé comme son de fond pendant la performance du groupe et le résultat serait probablement semblable.

Place maintenant à Vampires Everywhere, un groupe dans le même genre que Rob Zombie et Marilyn Manson, dans ses meilleures années, et qui vient tout droit d’Hollywood. C’est un groupe que j’ai malheureusement manqué lorsqu’il était présent au dernier passage du Vans Warped Tour l’année passée où j’allais pour une première fois. J’ai seulement écouté une chanson de leur dernier album afin de savoir à quoi m’attendre, mais j’ai décidé de ne pas en écouter plus que ça pour me garder une surprise. Dès les premières minutes de leur prestation endiablée, j’ai su que je suis devenu un nouveau fan du groupe. Le groupe est très dynamique sur scène, la foule encore plus réceptive et ça brasse un peu plus malgré que les gens semblaient coincés du cul de partir un gros mosh-pit à la demande du chanteur. C’est aussi à partir de ce groupe que le son était vraiment bon et que c’était bien équilibré. Quand je vous ai dit au début de ce paragraphe que c’est un groupe pour les fans des meilleures, les premières disons, années de Marilyn Manson et de Rob Zombie, c’est qu’au niveau de la musique, c’est très influencé par Rob Zombie et qu’au niveau du vocal, ça ressemble beaucoup à celui de Marilyn Manson. Certes, ça manque un peu d’originalité, mais ce n’est pas un copier-coller. Et c’est tant mieux. Sinon, le groupe reprend l’un des classiques du groupe Nirvana, groupe culte dans le Grunge, avec la pièce «Rape Me» interprété à leur manière et qui est très bien faite d’ailleurs. Le groupe a varié les pièces de son premier et deuxième, dernier, album. Tout de suite après leur prestation, je suis allé m’acheter leur dernier album (le seul album qu’ils avaient de toute façon). Wednesday 13 avait une grosse coche à franchir pour battre la prestation dynamique de Vampires Everywhere.

Place à Wednesday 13 pour finir la soirée. C’est un autre groupe d’Hollywood pour les fans surtout de Rob Zombie, comme quoi il est une influence majeure dans le genre, avec quelques influences des bonnes années de Marilyn Manson et certains passages qui me font penser au groupe Faster Pussycat. Signalons que c’est la première fois que le groupe vient à Montréal et même au Canada. On peut dire que le groupe a été extrêmement bien accueilli par ses nombreux fans même si la salle n’était pas pleine. La foule était déchaînée du début à la fin et était très réceptive aux appels du chanteur. On pouvait sentir que les gens sont venus majoritairement pour Wednesday 13. Le groupe a fait le tour de nombreuses pièces de sa discographie dont plusieurs du dernier album où ça s’annonce promoteur. Les pièces avaient du mordant, un bon rythme et rien qui ne me déplaisait. La voix du chanteur est un mélange de Rob Zombie et Marilyn Manson avec des tendances à lever la voix comme le chanteur de Faster Pussycat … tout comme la musique, sans grosse surprise. On pourrait les critiquer pour un manque d’originalité, mais c’est des groupes parfaits dans le genre. Je veux dire qu’ils, en ajoutant Vampires Everywhere dans le lot, ont des compositions originales que ni Rob Zombie et ni Marilyn Manson ont fait. Comme le groupe précédent, le groupe a joué un cover de Frankenstein Drag Queens From Planet 13 avec la pièce « Rambo ». Après quelques recherches, il s’avère que c’était un ancien projet du chanteur avant d’avoir réellement son propre groupe. Même si le groupe était moins énergique que le groupe précédent étant donné qu’il y a un membre de plus et donc moins d’espace, ça ne les a pas empêché de rester dynamiques et de donner une très bonne prestation devant leurs fans. Quand je vous ai écrit plus haut que le groupe avait la barre haute de battre la prestation de Vampires Everywhere, et bien ce fut une réussite. Après la prestation et une attente d’une quinzaine de minutes, le chanteur est sorti pour signer des autographes et prendre des photos avec environ 25 personnes qui attendaient ce moment pour le rencontrer. Un geste généreux de la part du chanteur qui est très sympathique.

En conclusion, ce fut une excellente soirée organisée par Dungeon Works Productions dont j`aimerais remercier l’équipe pour m’avoir permis d’assister à un concert complètement déchaîné malgré qu’il n’y avait pas tant de monde que ça. L’important, c’est que le public a été satisfait de cette prestation monstre et chacune des personnes qui a assisté au concert pourra s’en vanter longuement. C’est grâce à ce concert que j’ai appris un peu plus sur la musique de chacun des groupes et en particulier de Vampires Everywhere et Wednesday 13. Un genre sur lequel je vais me concentrer un peu plus dans un avenir proche. Une chose qui est sûre, je suis partant pour aller revoir encore et encore les deux groupes principaux en concert n’importe quand.