Échos d’Outre-Monde

535853_521830967858401_84296193_n

 

Vol. 2 – No.9 : Liberté, égalité et brutalité!  

Avec ses 65 millions d’habitants, la France est la troisième nation la plus populeuse d’Europe, et pourtant celle qui est l’hôte du prestigieux Hellfest qui se tient annuellement à la fin juin, ne semble pourtant pas si métal en comparaison de certains de ses voisins. Certes, il y a Gojira qui fait présentement un tabac à l’international, mais règle générale les groupes de la France ne semblent s’imposer outre mesure.

Pourtant, si on se donne la peine de fouiller juste un peu, le métal en France est tout de même présent dans une large variété, alors que la plupart des genres y sont assez librement représentés. Mais à l’exception de Gojira nommé ci-haut, tous semblent sur un même pied d’égalité, et ce quoiqu’il y en ait quelques-uns avec de solides carrières, spécialement dans les branches plus extrêmes comme le Death Métal avec; No Return, Loudblast ou Aggressor, mais également le Black Métal avec; Anorexia Nervosa, Seth ou Deathspell Omega.   

Donc, voici une nouvelle génération de groupes de nos cousins français qui, je l’espère, réussiront à se démarquer de façon plus significative au cours des prochaines années!

 

Bliss of Flesh

 

Si la liberté et l’égalité peuvent parfois sembler être des concepts utopiques, pour ce qui est de la brutalité dans le cas du premier groupe de cette semaine, celle-ci est bien réelle! Inspiré à priori par le death et le black Polonais tel que celui de Behemoth, Bliss of Flesh est un de ces groupes qui n’est pas du tout recommandé aux âmes sensibles! Formé au tournant du nouveau millénaire, ce n’est qu’en 2009 et après la sortie de quelques démos, split et un EP, que Bliss of Flesh a finalement paru son premier album complet du nom d’Emanciated Deity, qui est également le titre du vidéo-clip que vous pouvez visionner ci-dessous!

Infinite Translation

 

Une des choses qui m’a d’abord attiré vers le métal étant plus jeune était les pochettes d’albums tels que celles d’Iron Maiden par Derek Riggs. Aujourd’hui encore j’ai la plus grande admiration pour ces artistes illustrateurs qui permettent, à certains groupes qui veulent investir, d’avoir cette longueur d’avance avant même le retentissement des premières notes. Parmi ces artistes il y a Ed Repka reconnu pour sa contribution colorée à plusieurs classiques de Thrash et de Death dans les années 80 et 90. C’est alors que je visionnais quelques œuvres de l’artiste que je suis tombé sur ce quatuor Thrash français nommé Infinite Translation. L’image de leur premier album, intitulé Impulsive Attack, reprend somme toute l’idée d’Holy Wars… the punishment due de Megadeth. Pour ce qui est de la musique, on ne fait pas fausse route c’est du vrai de vrai thrash comme on en voit rarement sortir de France. Clairement conseillé aux fans de Bonded by Blood, Lich King ou Violator. NB: un deuxième album sorti en 2012 du nom de Masked Reality est également disponible.

Malevolentia

 

Rares sont les groupes qui performent généralement en français qui vont réussir à s’en tirer avec une opinion favorable de ma part. C’est que personnellement, je crois qu’il faut davantage de talent pour performer dans la langue de Molière, certains ont toutefois réussi ce tour de force comme Seth, Furia, Misanthrope, et vous pouvez ajouter Malevolentia à la liste. Avec black métal qui est à la fois aussi symphonique que Dimmu Borgir et aussi agressif que Dark Funeral, Malevolentia n’est pas sans nous rappeler quelque peu leur compatriote Anorexia Nervosa. Ex Oblivion est le nom de leur deuxième album paru en 2011, et c’est de celui-ci que la pièce ci-dessous fut extraite.

Winterburst

 

Voici un deuxième groupe black symphonique pour cette semaine. Directement issu de la capitale française, Winterburst n’existe peut-être que depuis 2009, mais celui-ci avait déjà captivé mon attention dès la sortie de leur première démo, éponyme en 2010. Et ce n’est que deux ans plus tard que le sextuor nous offre un premier album épique de près de 65 minutes, intitulé The Mind Cave, qui est largement dominé par de majestueuses symphonies. Encore une fois parallèle avec Dimmu Borgir serait facile à faire, mais c’est plutôt Carach Angren qui me vient à l’esprit quand j’écoute du Winterburst.

Toutes les images des Échos d’Outre-Monde sont également conçues par l’auteur de ces lignes. Si vous avez des suggestions ou des commentaires, vous pouvez me joindre directement, via ma page personnelle Facebook, simplement mentionnez que vous m’avez lu sur le site Ondes Chocs et je vais vous ajouter sans problème. 

 

 

Échos d’Outre-Monde

535853_521830967858401_84296193_n

Vol. 2 – No.8 : L’éveil russe pt.II


Une minute, on n’est pas déjà passé par ici? Mais oui! D’où le pourquoi du pt.II. C’est alors que je me remémore un extrait d’une précédente chronique qui va comme suit :

« La Russie le plus grand pays au monde, autrefois l’URSS fermé sur l’Occident par le rideau de fer jusqu’en 1991. Après la chute du communiste et l’ouverture des frontières, l’Europe de l’est toujours appauvri par les conséquences d’un système politique austère commençait à voir lentement apparaitre les premiers groupes qui évoluaient déjà en secret, notamment en Pologne d’abord avec Vader et ensuite Behemoth, mais il aura fallu presque une génération avant de voir la scène métal Russe éclater, et encore aujourd’hui peu de ces groupes ont réussi à atteindre physiquement les côtes Américaines, le seul qui me vient en tête, vite de même est possiblement Arkona, il y en a surement d’autres mais bon, disons que le métal en Russie est encore en voie de développement… »

Il est toujours possible de consulter en tout temps la première partie de l’éveil russe ainsi que toutes mes autres chroniques dans les archives des Échos d’Outre-Monde. Mais pas avant d’avoir terminé cette édition extrême qui vous plaira j’en suis certain!

 

Skyfall

Si vous effectuez une recherché à propos uniquement de Skyfall sur Youtube, vous risquez plus de tomber sur la bande-annonce du dernier James Bond ou pire encore, sa chanson thème interprétée par la soporifique Adèle. Mais si vous ajoutez le titre de leur dernier album, Convenient God, vos chances d’écouter ce groupe au métal destructeur seront décuplées! C’est sans introduction et avec un death métal brutal qui n’est pas sans rappeler celui des Polonais d’Hate ou de Decapitated, que s’ouvre leur deuxième album qui partage également quelques influences nord-américaines de Cannibal Corpse et Nile. Skyfall un groupe qui risque de faire du beaucoup de bruit au cours des prochaines années et ce en dehors de leur Russie natale!

Cavandish

 

Nous allons maintenant plonger dans les profondeurs de la Russie, par-delà les frontières de la langue avec les 3 prochains groupes qui ont plusieurs points communs. Pas facile de trouver de l’information à jour dans la langue de Shakespeare pour ces groupes russes. Heureusement, on n’a pas à en comprendre les paroles pour en apprécier la musique. Cavandish est un quatuor originaire de la ville de Tula, qui se définit comme du melodic blackened death metal, et dès le début de leur deuxième album intitulé « Они », on ressent de fortes influences de Dissection et d’Immortal. Le vidéoclip ci-dessous, vous donnera une bonne idée de quoi le groupe est capable.

Stigmatic Chorus

 

Encore une fois, pas facile de trouver de l’information sur ce groupe de black métal symphonique en provenance de la capitale russe, Moscou. Stigmatic Chorus n’en est pourtant pas à ses premières armes alors qu’il nous proposait leur quatrième album en 2012 du nom de Fanatic exclusivement chanté en russe. Sans doute inspiré par les Hecate Enthroned et Cradle of Filth de ce monde, Stigmatic Chorus nous offre un produit de qualité aux compositions variées qui mélangent à merveille une agressivité propulsée à un rythme effréné et mélodies langoureuses incluant au passage quelques voix de divas.

Atra Mustum

 

Et finalement, j’ai décidément gardé le désert pour la fin avec cet autre groupe de black symphonique avec un énorme potentiel qui a musicalement toutes les qualités nécessaires pour figurer parmi les grands du genre et ce, malgré le handicap de la langue. Malheureusement pour Atra Mustum de Moscou, la barrière de la langue n’est pas le seul obstacle à leur réussite, car le meilleur groupe au monde n’arrivera jamais à rien sans un minimum de visibilité. Dans leur cas, je n’ai trouvé aucune page Facebook, mais plutôt un compte MySpace obsolète et une adresse web officielle qui n’affiche qu’une page d’introduction. Donc, est-ce de la chance ou par ce je creuse plus que la moyenne des gens, qu’Atra Mustum a miraculeusement croisé mon chemin, je ne peux répondre, mais une chose est certaine, il me fait plaisir de vous partager cette belle découverte! La pièce ci-dessous, « Будь собой! (Be yourself!) », est tirée de leur deuxième album, Xaos (Chaos) sorti en 2012.

Toutes les images des Échos d’Outre-Monde sont également conçues par l’auteur de ces lignes. Si vous avez des suggestions ou des commentaires, vous pouvez me joindre directement, via ma page personnelle Facebook, simplement mentionnez que vous m’avez lu sur le site Ondes Chocs et je vais vous ajouter sans problème.

 

 

…Et la terre trembla trois fois!

DSC_7711 

C’est le samedi le 4 mai dernier que s’était réuni à L’AgitéE trois des meilleures formations métal de la région de Québec pour un spectacle au profit des gens atteints de la maladie de Parkinson, organisé par Marco Chabot et Marc Lavoie et animé par nul autre que Dave Rouleau d’Ondes Chocs, que j’ai finalement rencontré en personne pour la première fois, incroyable n’est-ce pas?

Mission accomplie puisque le spectacle affichait complet et que c’est devant un public très enthousiaste de plus de 150 personnes que se sont succédé tour à tour Ancestor’s Revenge, Kälter et Blinded by Faith, dont l’unique but était de faire trembler la terre au son de leur musique énergique!

C’est donc peu après 20h30, et une brève présentation de l’animateur et maître d’œuvre d’Ondes Chocs, que la terre trembla pour la première fois, alors qu’Ancestor’s Revenge est monté sur le stage pour nous jouer la quasi-totalité de leur premier album The Archaic Return, dont ma critique est toujours disponible ici. Cette généreuse prestation s’est débuté en force avec Fakir et a conservé son intensité durant la totalité des 9 pièces interprétées devant une foule qui semblait déjà réchauffée dès le départ. À mi-chemin, on a bien évidemment eu droit à l’apparition d’un personnage pas comme les autres, le désormais mythique Goatier et sa bouteille de Jack Daniels, incarné par le très impliqué Jonathan Gauthier qui est également batteur du groupe Haeres et collègue chez Ondes Chocs. Alors que Bob et Mo arboraient tous deux leurs reliques de Slayer, le groupe a inévitablement tenu à rendre hommage à un des pères fondateurs du thrash metal, en dédiant spécialement la pièce Conjunction of Opposites à Jeff Hanneman décédé subitement cette semaine. Le tout s’est conclu par Waking Dream, qui résume très bien l’ensemble d’une prestation sans failles et avec un son tout à fait impeccable dès les premières notes, même aux abords de la scène et ce, autant pour Ancestor’s Revenge que pour les groupes qui ont suivi.

DSC_7504

DSC_7445

DSC_7633

Ensuite, après une seconde apparition de l’animateur maison, qui n’avait pas à faire un énorme effort pour faire réagir la tribu qui s’était spécialement déplacé pour ce deuxième groupe de la soirée, que Kälter est monté sur scène. Pour ma part, j’avais adoré leur premier album Spiritual Angel dès sa sortie, mais j’avais un peu moins embarqué dans le virage très rock progressif effectué dans Ubuntu. Un univers qu’il faut vraisemblablement apprivoiser à travers certains rituels d’initiation, afin d’apprécier toutes les nuances et subtilités de ces longues escapades musicales complexes qui avaient malencontreusement la fâcheuse manie de perdre quelques-uns des non-initiés tout comme moi. Heureusement, un bon nombre de gens présents avaient déjà fait leurs devoirs et participaient allègrement à un des plus gros « circle pit » qu’il m’a été donné de voir à L’AgitéE qui a tremblé pour une seconde fois! Somme toute, la foule fut encore une fois très réceptive à ces excellents jeunes musiciens qui ont visiblement le talent et la créativité nécessaire afin d’émerger de la masse. Kälter a d’ailleurs réalisé une interview vidéo en coulisses après le spectacle avec Dave Rouleau pour nous parler entre-autre de leur expérience au concours En route vers le Heavy MTL, celle-ci sera disponible sous peu, ici-même sur le site d’Ondes Chocs.

DSC_8057

DSC_8234

DSC_7997

Après une dernière intervention de Dave qui a tenu lui aussi à rendre hommage à Jeff Hanneman, avant de céder la parole à Marco Chabot, l’organisateur du Parkinson Métal qui a remercié chaleureusement tous les participants de cette soirée réussie et à nous a glissé quelques mots sur sa terrible maladie dégénérative, démontrant par la même occasion le courage d’un homme face à ce mal tristement incurable.

Finalement, c’est au son d’une puissante introduction orchestrale que les vétérans de Blinded by Faith sont montés, sur une scène complètement redécorée par des toiles à l’image du groupe, pour provoquer une dernière secousse. Avec un répertoire pigeant dans les 3 albums de leur discographie, Torby n’a toutefois pas oublié de nous rappeler que certaines de ces compositions dont Tear the Purple Curtain et Under an Occult Sun fêtaient leurs 10 ans d’existence, celles-ci ne semblaient pourtant pas avoir pris une ride. Nous avons eu droit à une autre solide performance exécutée par des musiciens d’expérience et son frontman qui a réussi lui aussi à tirer ce qui restait d’énergie d’une foule qui commençait à s’exténuer, faisant participer les plus jeunes d’entre eux, incluant certains de ses anciens élèves du secondaire qui en redemandaient encore par-delà le Dead End! Un souhait qui fut exaucé avec un rappel!

DSC_9073-2

DSC_8868-2

DSC_9271-2

Eh oui la terre a bel et bien tremblé trois fois en ce samedi de mai, et alors que tous se préparaient à plier bagage et terminer une dernière bière, certains survivants de ce triple séisme s’en sont donné à cœur joie dans un slam épique sur quelques demandes spéciales de Slayer dans un ultime hommage à Jeff Hanneman!

DSC_7977

Lucas – Kalter

DSC_8330

Jeff – Kalter

DSC_8283

DSC_8012

Pados et Mathieu – Kalter

DSC_7955

THE Gros Cave (Dave de Ondes Chocs)

 

DSC_8288

DSC_9264-2

Blinded By Faith

DSC_7873

Richard – Ancestors Revenge

DSC_7745

Ancestors Revenge

DSC_7438

Ancestors Revenge

DSC_7386

 

Échos d’Outre-Monde

535853_521830967858401_84296193_n

 

Vol. 2  – No.7 : Le troisième reich métallique

De retour de ce petit congé qui n’en était pas vraiment un, puisque j’en ai profité pour prendre un peu d’avance et relâcher un peu la pression sur mes prochaines semaines qui seront un peu plus chargées à l’approche de l’été. Continuons notre périple avec:

L’Allemagne qui est la première nation, dont la langue maternelle n’était pas l’anglais, à s’imposer sur l’échiquier mondial. Alors que les États-Unis et l’Angleterre dominaient la scène musicale mondiale depuis plus de 30 ans et régnaient sur les scènes hard rock, heavy et thrash métal, ceux-ci devaient donc se rendre à l’évidence face à l’ascension du troisième Reich.

Celui qui ne semblait qu’être un petit joueur au commencement de la décennie a connu une impressionnante expansion vers le milieu des années 80. En effet, autrefois connu pour le roi des ballades hard rock Scorpions et l’un des ancêtres du power métal Accept, l’Allemagne a su se démarquer en développant conjointement deux branches majeures de la musique métal une encore plus extrême, énergique et agressif, connu sous le nom de Teutonic thrash métal, dont les principales formations sont Kreator, Sodom et Destruction. L’autre était plus mélodique et accrocheur, le power speed métal : d’Helloween, Running Wild et Blind Guardian.

Depuis, on y retrouve beaucoup plus de variété, dans ce pays maintenant considéré comme le point central du métal Européen et hôte du légendaire Wacken Open Air, la destination incontournable de pèlerinage pour tous les plus ardents metalheads d’entre nous. C’est cette variété que je vous propose cette semaine, car l’Allemagne a su s’imposer au fil du temps comme un joueur majeur dans plusieurs sous-genres, et ne cessera de nous surprendre chaque jour!

 

Bleeding Red   

 

Avant, l’avènement de l’internet au milieu des années 90, il était généralement facile de déterminer l’origine d’un groupe simplement par leur style musical ou leur son. Aujourd’hui avec la globalisation et la diffusion sur le web, ces classifications arbitraires sont devenues plus difficiles, mais la base de référence demeure inchangée. Bleeding Red qui n’est cependant qu’un exemple parmi tant d’autres, de ces groupes de death mélodique aux fortes influences suédoises qui poussent comme des champignons aux quatre coins du monde. Ceci dit, il ne faut pas sous-estimer ce quatuor allemand qui mise également sur une ambiance démoniaque, des riffs agressifs ainsi que des mélodies accrocheuses afin de se démarquer dans ce marché déjà très saturé. Vont-ils réussir? Je vous laisse répondre à cette question, mais pas avant le visionnement de ce vidéo-clip tiré de leur premier album, Evolution’s Crown!

Sonic Reign

Tout comme le power métal, le black métal est un genre qui stagne présentement, la belle époque est maintenant chose du passé, mais ce n’est pas dit que le genre ne reviendra pas en force un de ces jours, on n’a qu’à penser au thrash, au death et au heavy métal qui vivaient tous des moments difficiles il n’y a pas si longtemps. Faut croire que c’est cyclique. Malgré tout, on peut toujours dénicher quelques perles. D’ailleurs c’est souvent en Allemagne que proviennent plusieurs de mes récentes découvertes du genre, tel que Negator, Asaru, Wolfhetan ou Sonic Reign. Ce dernier s’inspire un peu du côté industriel de Satyricon tout en ne négligeant pas son aspect mélodique qui peut ressembler davantage à celui que l’on retrouve du côté des Suédois de Naglfar, de Lord Belial ou même Necrophobic. Sans complètement réinventer le genre avec son dernier album nommé Monument in Black, Sonic Reign a tout de même réussit à attiser mon intérêt pour un genre qui me laisse désormais plutôt froid.

Sulphur Aeon

 

Originaire de North Rhine-Westphalia, Sulphur Aeon, ce nouveau groupe death métal s’inspirant de l’univers fantastique d’HP Lovecraft, à la fois lourd et brutal, il peut également compter sur de nombreuses mélodies qui malheureusement s’embrouillent dans une production qui manque de clarté. Peut-être par ce qu’il s’agit d’un premier album ou peut-être est-ce seulement un choix volontaire de la part du trio, je n’ai aucune réponse à vous fournir, mais le fait est que Swallowed by the Ocean’s Tide nous donne réellement l’impression qu’il a carrément été enregistré sous l’eau!

Haertefall

 

Difficile de terminer ce tour d’horizon de l’Allemagne sans mentionner son côté plus industriel popularisé par Rammstein qui, comme nul autre, a réussi à briser les barrières de la langue. S’il est vrai que le parallèle est évident entre la musique de Rammstein et celle d’Haertefall, ce dernier ajoute, à mon plus grand plaisir, un brin d’agressivité que je n’ai que rarement entendu dans la musique d’un Rammstein beaucoup plus mainstream. On y retrouve également quelques affinités avec Die Apokalyptischen Reiter , The Kovenant et Solefald.

Toutes les images des Échos d’Outre-Monde sont également conçues par l’auteur de ces lignes. Si vous avez des suggestions ou des commentaires, vous pouvez me joindre directement, via ma page personnelle Facebook, simplement mentionnez que vous m’avez lu sur le site Ondes Chocs et je vais vous ajouter sans problème. 

 

Échos d’Outre-Monde

535853_521830967858401_84296193_n

 

Vol. 2  – No.6 : Une ténacité faite de fer!

 

Déjà la 16e chronique, et plus de 50 groupes sans aucun congé, on peut dire que ma ténacité est faite de fer! N’est-ce pas? Lorsque mes forces m’abandonnent et que je songe à prendre une courte pause, je repense à certains groupes qui ont eu une longue carrière témoignant de cette ténacité de fer, un seul endroit me vient en tête, le Royaume-Uni!

Considéré comme le berceau du Heavy Métal, le Royaume-Uni compte dans ses rangs quelques-uns de ces pionniers à l’origine du métal tel qu’on le connait aujourd’hui et qui sont toujours actifs plusieurs décennies plus tard, ainsi; Black Sabbath, Deep Purple, Judas Priest, Motörhead, Iron Maiden, Venom et Saxon ne sont que quelques exemples parmi les plus célèbres de cette ténacité britannique.

De la fin des années 60 avec le hard rock et le début du métal jusqu’au milieu des années 80 avec la New Wave of British Heavy Metal, les groupes britanniques ont conservé un rôle dominant dans une scène métal mondiale qui amorçait son expansion, ensuite cette domination s’estompa peu à peu, sans toutefois nous priver de l’esprit innovateur de groupes tel que Napalm Death, Carcass, Bolt Thrower, Cradle of Filth, Bal-Sagoth, Dragonforce ou Alestorm, qui ont toujours permis à la scène britannique de demeurer dans une classe à part.

 

Hell

 

Il y a de ces groupes qui semblent frappés par une malédiction et qui malgré le niveau de leur talent ou leurs efforts, se solderont par un échec aux conséquences dramatiques. C’est possiblement ce qui résume la situation de ce groupe de Nottingham formé en 1982 pendant la nouvelle vague d’Heavy métal britannique. Hélas, un malencontreux concours d’événements provoqué par la fermeture de leur label de disque deux semaines avant leur entrer en studio pour l’enregistrement de ce premier album tant attendu, a causé le départ de Kevin Bower ainsi que la dissolution éventuelle du groupe peu de temps après, menant jusqu’au suicide du chanteur/guitariste Dave Halliday au monoxyde de carbone en 1987. Près de 25 ans se seront écoulé avant qu’Andy Sneap, maintenant connu pour son propre groupe Sabbat et surtout pour son travail en studio avec Accept, Exodus, Testament et plusieurs autres, brise cette malédiction et reprenne là où son maître avait laissé, avec le reste des membres du groupe et un nouveau chanteur et frère de Kevin, David Bower. Fidèle à l’original, et profitant d’un retour aux sources du Heavy Métal, Hell délivra finalement cet album, dédié à la mémoire de David Halliday, se composant en totalité de pièces authentiques, écrites entre 1982-1986.

Imperial Vengeance

 

 

Bien que par son côté théâtrale, lugubre et épique, Imperial Vengeance semble être un proche parent de ses compatriotes Cradle of Filth, dont le maître d’œuvre Charles Hedger s’est retrouvé bassiste et ensuite guitariste à l’époque pas si lointaine de Thornography, Imperial Vengeance ne peut nullement être considéré comme un de ses clones. Qualifié de Dark Aristocratic Metal par le groupe même, cette définition n’offre que très peu d’explications sur la nature même de la musique écrite par ce duo. Je vous laisserai  donc tirer vos propres conclusions avec The voice of Thelema tirée de leur deuxième album intitulé Black Heart of Empire paru en 2011. N.B. : Tous les extraits disponibles sur Youtube de cet album sont tous tronqués de quelques secondes avant la fin, et la pièce ci-dessous ne fait malheureusement pas exception.

Eradikator

 

Quand on pense thrash metal, on pense tout de suite à l’Allemagne ou les États-Unis, pourtant le Royaume-Uni possède également son lot de formations thrash; d’Atomkraft à Xentrix en passant par Onslaught, et plus récemment, Evile, Gama Bomb et ce petit dernier, Eradikator de Birmingham. Cet énergique quatuor, clairement influencé par le thrash de la Bay Area et plus particulièrement par le bon vieux Metallica, est définitivement sur terre pour casser la baraque avec leur premier album sorti en 2012 du nom de Dystopia, un terme selon moi trop utiliser depuis quelque temps.

 

Gloryhammer

 

Difficile de se prononcer sur le réel sérieux du nouveau projet de Christopher Bowes d’Alestorm qui se cache constamment sous sa capuche de mage, mais bien que les paroles fantaisistes de Tales of The kingdom of Fife, peuplées de dragons magiques, de chevaliers en armure et d’invasion de licornes en feront sourire plus d’uns. Le support musical, ainsi que la performance vocale de Thomas L. Winkler (Emerald) sont plus qu’adéquats et résulte en un Power Métal Symphonique de qualité supérieure.

Toutes les images des Échos d’Outre-Monde sont également conçues par l’auteur de ces lignes. Si vous avez des suggestions ou des commentaires, vous pouvez me joindre directement, via ma page personnelle Facebook, simplement mentionnez que vous m’avez lu sur le site Ondes Chocs et je vais vous ajouter sans problème.