Échos d’Outre-Monde

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Échos d’Outre-Monde

Vol.3 – No.3 : Summer edition III

Bienvenue à tous dans l’édition estivale des Échos d’Outre-Monde! Pour la troisième de cette série, j’avoue avoir eu du mal à me décider. Il y a tant d’options, mais en même temps, je me dois de respecter mes propres standards de qualité et j’essaie de varier le contenu, tout en gardant à l’esprit qu’en septembre nous allons repartir en voyage au tour du monde. Donc cette semaine, en plus de la rédaction de cette chronique, je me suis donné le mandat de mettre de l’ordre dans mes notes et de sélectionner pas moins d’une trentaine de cibles potentielles qui constitueront cette édition estivale. Ce tri n’a bien sur rien de définitif puisque je ne m’impose aucune thématique, mais celui-ci m’aide à déterminer quelles seront nos futures destinations. Quoique je commence tranquillement à avoir une petite idée de celles-ci, je vous réserve la surprise pour plus tard.

En attendant, voici les 4 excellents groupes que je vous propose en cette dernière semaine de juin :

 

Ultra-Violence

 

Lieu d’origine: Turin, Piedmont. Italie

Année de formation: 2009

Genre: Thrash

Artistes Similaires: Exodus, Suicidal Angels, Hatchet.

 

Sorcery

 

Lieu d’origine: Gälve, Suède

Année de formation: 1986 (reformé en 2009)

Genre: Old School Death

Artistes Similaires: Dismember, Entombed, Entrails

Asaru 

 

Lieu d’origine: Darmstadt, Hesse. Allemagne

Année de formation: 1995 (reformé en 2009)

Genre: Black

Artistes Similaires: Negator, Lord Belial, Naglfar

 

Grand Alchemist

 

Lieu d’origine: Holmestrand, Norvège

Année de formation: 1998

Genre: Black Symphonique

Artistes Similaires: Carach Angren, Bishop of Hexen, Imperial Vengeance

Toutes les images des Échos d’Outre-Monde sont également conçues par l’auteur de ces lignes. Si vous avez des suggestions ou des commentaires, vous pouvez me joindre directement, via ma page personnelle Facebook, simplement mentionnez que vous m’avez lu sur le site Ondes Chocs et je vais vous ajouter sans problème. 

 

 

Critique d’Album: Havok – « Unnatural Selection »

 

Havok-Unnatural-Selection

 

Havok

« Unnatural Selection »

 

Parmi la tonne de groupes qui font partie de la nouvelle génération de thrash metal inspirée tout droit des années 80, un s’est franchement démarqué du lot au cours des dernières années, le quatuor américain Havok, originaire du Colorado. Et ce, spécialement avec la sortie en 2011, de leur deuxième album en  intitulé Time is Up, que je considère comme étant le meilleur album des 5 dernières années tous genres confondus! Évidemment avec ce chef-d’œuvre, le groupe avait placé la barre de mes attentes extrêmement haute, quasiment même hors d’atteinte,  alors comment puis-je faire autrement qu’être déçu?

C’est donc à la fois avec beaucoup d’impatience, mais aussi avec un brin d’anxiété que j’attendais la sortie de ce nouvel opus d’Havok qui comptait désormais dans ses rangs un nouveau bassiste, du nom de Michael Leon (The Absence) en remplacement de Jesse de Los Santos. Décidément, mes craintes étaient malheureusement fondées et Unnatural Selection n’est certainement pas à la hauteur de mes attentes démesurément gonflées par Time is Up.

Voici en détail les raisons de mes sentiments partagés envers le nouveau-né d’Havok. Premièrement, l’allbum commence en force avec la première pièce nommée I am the State, libérant un peu de tensions et me laissant envisager que toutes mes craintes étaient peut-être finalement injustifiées, Havok est au sommet de la montagne et ils ont bien l’intention d’y rester! Ensuite, on enchaine en terrain de connaissance avec ce qui fut leur premier extrait vidéo de ce nouvel album, Give me liberty… or give me death. Encore une fois, il n’y avait nullement lieu de s’inquiéter, tous les ingrédients sont réunis pour nous offrir du Havok à son meilleur. Mais c’est alors que tout semblait sous contrôle que mes premiers points d’interrogation ont commencé à apparaître, d’abord avec la pièce It is True qui semble s’éloigner de ce qu’Havok nous avait habitués précédemment, mais qu’à cela ne tienne, un groupe ne peut pas toujours se répéter sans cesse, et Havok a certes le talent requis pour innover et aller de l’avant, j’imagine que c’est ce qu’ils ont tenté d’expérimenter avec cette pièce que me rappelle vaguement Voïvod. Enfin, je n’étais pas encore au bout de mes surprises avec ce qui allait suivre, Under the Gun qui possède également son lot d’expérimentations, spécialement au niveau de son approche vocale assez particulière s’éloignant ainsi du son thrash traditionnel et des riffs très rock et groovy, dont un me faisant drôlement penser à du Pantera,. Maintenant rendu presque à mi-chemin, je commence à me faire à l’idée que cet album n’est pas du tout ce à quoi je m’attendais, un peu déçu sur le coup c’est certain, mais jamais autant qu’avec le dernier Megadeth. Justement, en parlant de Megadeth, les deux pièces suivantes Waste of Life et Living Nightmare possèdent quelques similitudes avec ce dernier. Heureusement, elles n’ont rien à voir avec Super Collider! La septième pièce, Chasing the Edge est largement dominée par un beat mid-tempo qui vient assez vite redondant quoique celui-ci soit coupé par une suite d’excellents solos. Et, on revient une fois de plus en mid-tempo et avec des influences de Megadeth (Angry Again?) pour Worse than War. Puis le groupe se gâte avec une bonne reprise de Black Sabbath, le classique de 1971, Children of the Grave, un choix qui peut sembler étrange venant d’un groupe de thrash, mais au point où j’en suis, pourquoi pas? Avant de terminer en force avec la pièce titre, Unnatural Selection qui semble considérablement inspirée par Slayer et par le Metallica des bonnes années, du thrash à l’état pur, un punch final qui finit assez abruptement, mais qui réussit néanmoins à me reconquérir. J’en aurais tellement voulu plus comme celle-là!

Somme toute, bien qu’il se classe toujours un peu au-dessus de la moyenne, puisque ponctué de quelques moments forts qui sont eux-mêmes accentués par une production sans failles, Unnatural Selection est un album qui m’a laissé sur mon appétit, car non seulement il manque de constance, mais il a également la tâche ingrate de succéder à un chef-d’œuvre magistral. Peut-être que la prochaine fois, je serai moins exigeant envers Havok, d’ici là je vais plutôt me rabattre sur Dawn of the End, le dernier album d’Hatchet afin d’assouvir mes besoins de Thrash metal!!

 

7.5/10

Échos d’Outre-Monde

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Échos d’Outre-Monde

Vol.3 – No.2 : Summer edition

Bienvenue à tous dans l’édition estivale des Échos d’Outre-Monde! Déjà la deuxième semaine de  cette version allégée de ma chronique hebdomadaire. Même si l’été ne semble pas encore commencé, en fait! Vive le Québec, et sa température de merde! Au programme, du death métal sous toutes ses formes qu’il soit brutal comme Swamp de Russie, Mélodique comme Hemoptysis des États-Unis ou progressif comme Persefone (le seul groupe connu?) de l’Andorre ce petit pays Européen situé entre la France et l’Espagne. Mais nous débuterons avec une nouvelle formation thrash américaine que j’adore, nommée Condition Critical. Ils lanceront leur premier album prochainement et je vous assure que ce sera à surveiller!

En espérant que ce nouveau format adapté vous plaira et vous aidera à conserver vos bonnes habitudes, d’ici la reprise de notre périple en septembre!          

 

Condition Critical 

Lieu d’origine: New Jersey, NY. USA

Année de formation: 2010

Genre: Thrash

Artistes Similaires: Demolition Hammer, Vio-lence, Testament.

 

 

Persefone 

Lieu d’origine: Andorra la Vella, Andorre

Année de formation: 2001

Genre: Death Progressif/Mélodique

Artistes Similaires: Opeth, NeObliviscaris, Arcturus

 

 

Swamp

Lieu d’origine: Moscou. Russie

Année de formation: 2006

Genre: Brutal Death

Artistes Similaires: Suffocation, Nile, Dying Fetus

 

 

Hemoptysis

Lieu d’origine: Tempe, AZ. USA

Année de formation: 2007

Genre: Thrash/Death Mélodique

Artistes Similaires: Arch Enemy, Izegrim, Untimely Demise.

 

 

 

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Échos d’Outre-Monde

Vol.3 – No.1 : Summer edition

Bienvenue à tous dans l’édition estivale des Échos d’Outre-Monde! Pour les semaines à venir, je vais offrir une version allégée de ma chronique hebdomadaire. Bien évidemment, ce n’est pas parce qu’on a bien d’autres choses à faire que rester collé devant l’écran d’ordinateur durant l’été qu’on ne veut pas découvrir de nouveaux groupes, n’est-ce pas? Donc c’est dans un cadre beaucoup plus détendu que je vous offrirai certaines de mes découvertes, sans toutefois avoir à écrire un texte élaboré pour ficeler le tout. Je me contenterai d’une simple fiche technique rapide à consulter incluant quelques infos de base. En espérant que ce nouveau format adapté vous plaira et vous aidera à conserver vos bonnes habitudes, d’ici la reprise de notre périple en septembre!

 

Hammerlord

Lieu d’origine: Lawrence, Kansas, USA

Année de formation: 2007

Genre: Thrash

Artistes Similaires: Lich King, Hatchet, Sacrifice.

 

 

Myrkvar

Lieu d’origine: Nijmegen, Gelderland. Netherlands 

Année de formation: 2003

Genre: Blackened Folk 

Artistes Similaires: Crimfall, Eluveitie, Turisas

 

 

Deserted Fear

Lieu d’origine: Einsenberg, Thuringia, Germany 

Année de formation: 2009

Genre: Old School Death 

Artistes Similaires: Massacre, Benediction, Unleashed

 

 

Archspire

Lieu d’origine: Vancouver, BC. Canada 

Année de formation : 2009

Genre : Brutal Technical Death 

Artistes Similaires: Necrophagist, Obscura, Hour of Penance 

 

 

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Critique d’Album: Inextalis – « Catatonic Universe »

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Inextalis

 « Catatonic Universe »

2013

Bon sang, je ne sais pas par où commencer! J’ai attendu la sortie de cet album si longtemps, que jusqu’à tout récemment je n’y croyais simplement plus. D’abord, merci à Inextalis de nous offrir une nouvelle fois l’exclusivité à Ondes Chocs! Je sais pour la plupart d’entre vous, le nom d’Inextalis n’évoque probablement pas grand-chose, mais la donne est sur le point de changer puisque le groupe, anciennement connu sous le nom d’Amnesia,pendant près de vingt ans, lance cette année son nouvel album intitulé Catatonic Universe, le premier depuis 1998!

Donc, il en a coulé de l’eau sous les ponts depuis la sortie de Land of No Return, et même si le groupe a dû passer au travers de diverses embûches au cours de la dernière décennie qui avait conduit jusqu’à la dissolution du groupe vers 2006. L’idée du second opus d’Amnesia, qui se nommait déjà à l’époque Catatonic Universe, refit surface en 2010 avec la reformation du groupe et le retour du bassiste original, Michael Simard ainsi que l’arrivée d’un nouveau chanteur Pascal Dark Gagnon. Mais que reste-t-il aujourd’hui de cette session de Catatonic Universe qui avait débuté près de 10 ans plus tôt? La réponse: 3 des 6 pièces furent conservées en majeure partie, soit; The Watcher, Opposition (invitation to Athena) et la pièce titre, alors que le reste fut recyclé (ou pas?). Hormis l’absence notable, sauf dans certains moments clés, d’un clavier autrefois omniprésent, le son d’Inextalis n’est pas si loin d’Amnesia, car celui-ci continue de partager ces mêmes influences combinant une myriade de genres différents qui nous compliquent la tâche lorsque l’on veut apposer une étiquette au groupe. Essentiellement ici, nous avons affaire à du death métal, à la fois lourd comme Morbid Angel (Domination), mélodique comme Dark Tranquillity (The Gallery), parfois complexe dans sa structure comme Pestilence ou Atheist, et définitivement progressif. Ajoutez à cela, une superposition de plusieurs types de voix, qui donne un côté assez unique à la musique, alors que se chevauchent les chants « clean » de Kevin Ouellet inspirés entre autres par ICS Vortex (Borknagar, ex-Dimmu Borgir) et les multiples variations de la voix de Pascal Dark Gagnon, qui passe aisément d’un genre à un autre.

Bien que je connaisse la plupart des membres depuis environ 20 ans et que je les aie vu jammer plus souvent qu’à mon tour à l’époque de Land of no Return, ces occasions se sont faites plus rares depuis leur réunification, ce qui m’a donné droit à plusieurs belles surprises tout au long de l’écoute de ce dernier. Enregistré au Studio Hemisphere à Québec et produit par Antoine Baril (Symbolic, Deviant Process), Catatonic Universe contient 8 pièces de death métal progressif totalisant plus de 55 minutes. Celui-ci débute par une courte introduction qui nous mène au cœur du scénario d’une terrifiante science-fiction avant d’exploser avec Solar Pulsation qui donne le ton et nous démontre bien dans quoi nous venons de nous embarquer pour les 50 prochaines minutes. Ensuite nous enchaînons avec The Watcher qui est une pièce que j’avais déjà entendue des dizaines de fois dans sa forme originale puisqu’elle est déjà vieille d’une décennie, mais celle-ci s’est littéralement refait une beauté pour 2013! Définitivement, bien meilleure que l’originale! Et puis, nous continuons avec The Last Scene, le premier extrait présenté il y a quelques semaines – vous pouvez l’écouter ou la réécouter un peu plus bas. Personnellement, c’est la pièce qui m’avait la plus accrochée dès la première écoute, tellement que je leur avais justement suggéré comme premier extrait, merci de m’avoir fait confiance! C’est alors que survient la pièce The Ultimate Star, qui devient tranquillement ma favorite de l’album pour plusieurs raisons qui se termineront par un de ces solos tout à fait exquis d’Éric Bédard! Notre périple n’est pas encore à mi-chemin que le cou commence déjà à me chauffer, alors que deux pièces qui me sont plus familières se succèdent coup sur coup! Cependant peu de retouches furent nécessaires pour les remettre au goût du jour. Opposition (invitation to Athena) et Catatonic Universe ont très bien vieilli! Après la pièce titre, nous voilà rendu à l’avant-dernière pièce de l’album, mais rassurez-vous car Euphorical Transition affiche près de 10 minutes au compteur, 9m47s bien remplies pour être exact, qui nous semblent beaucoup plus courtes en vérité! Possédant plusieurs rebondissements et enchainements de moments forts comme à la septième minute lorsque piano et guitare acoustique suivent un autre de ces solos mémorables, il n’est donc pas trop difficile de comprendre pourquoi cette ode épique est une des fiertés d’Inextalis. Et finalement, la dernière pièce de l’album intitulée Gift of Death, nous offre encore une fois le meilleur d’Inextalis et se terminera par un ultime clin d’œil à Morbid Angel avant de conclure avec la sortie acoustique Angel’s Den qui nous indiquera que toute bonne chose a malheureusement une fin.

Maintenant que vous en savez un peu plus long concernant le contenu musical de Catatonic Universe, parlons d’un autre aspect non négligeable, l’image. Bien qu’une jolie pochette ne soit aucunement garante de la qualité musicale d’un album, l’importance qu’un groupe lui apporte nous en dit souvent beaucoup à propos de son degré de professionnalisme. De plus, celle-ci favorisera le côté développement au niveau de la marchandise de plus en plus essentielle à l’économie d’un groupe, alors que les ventes de disques sont vouées à la régression constante au profit du téléchargement. Dans le cas qui nous intéresse, sans être extrêmement originale, la pochette de Catatonic Universe est selon moi très jolie puisqu’elle est adroitement réalisée. De plus, elle remplit bien son mandat consistant à nous plonger mentalement au cœur de leur univers! Par contre, en ce qui concerne le logo, je suis définitivement moins convaincu de son design aux lettres difformes plutôt difficiles à lire au premier coup d’œil. Et pour ceux qui aiment toujours posséder l’original en CD, il est offert avec un livret au design classique, simple et efficace incluant toutes les paroles d’autant de couplets accrocheurs! Vous pourrez d’ailleurs vous le procurer lors de son lancement officiel le 8 juin prochain au Scanner. Les premiers t-shirts du groupe seront également disponibles. 

Certes, le groupe est technique et la structure de chacune des pièces peut prendre quelques écoutes avant d’être parfaitement assimilée, toutefois si on est convaincu dès le début du talent de ces musiciens, ceux-ci n’en abusent pas pour nous abasourdir et faire la grosse tête au point de causer la déroute de l’auditeur moyen. Donc, il y a beaucoup à découvrir sur Catatonic Universe, car au-delà des mélodies tenaces qui hanteront votre mémoire longtemps après votre dernière dose, se cache un album possédant une réelle profondeur, qui fera durer le plaisir durant un bon moment. En espérant ne pas devoir attendre une autre quinzaine d’années avant le prochain Inextalis!

Note: 9,5/10

 

 

 
Tous les détails, du lancement de Catatonic Universe qui aura lieu le 8 juin, sont disponibles en suivant ce lien.

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