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Vol. 2 – No.9 : Liberté, égalité et brutalité!  

Avec ses 65 millions d’habitants, la France est la troisième nation la plus populeuse d’Europe, et pourtant celle qui est l’hôte du prestigieux Hellfest qui se tient annuellement à la fin juin, ne semble pourtant pas si métal en comparaison de certains de ses voisins. Certes, il y a Gojira qui fait présentement un tabac à l’international, mais règle générale les groupes de la France ne semblent s’imposer outre mesure.

Pourtant, si on se donne la peine de fouiller juste un peu, le métal en France est tout de même présent dans une large variété, alors que la plupart des genres y sont assez librement représentés. Mais à l’exception de Gojira nommé ci-haut, tous semblent sur un même pied d’égalité, et ce quoiqu’il y en ait quelques-uns avec de solides carrières, spécialement dans les branches plus extrêmes comme le Death Métal avec; No Return, Loudblast ou Aggressor, mais également le Black Métal avec; Anorexia Nervosa, Seth ou Deathspell Omega.   

Donc, voici une nouvelle génération de groupes de nos cousins français qui, je l’espère, réussiront à se démarquer de façon plus significative au cours des prochaines années!

 

Bliss of Flesh

 

Si la liberté et l’égalité peuvent parfois sembler être des concepts utopiques, pour ce qui est de la brutalité dans le cas du premier groupe de cette semaine, celle-ci est bien réelle! Inspiré à priori par le death et le black Polonais tel que celui de Behemoth, Bliss of Flesh est un de ces groupes qui n’est pas du tout recommandé aux âmes sensibles! Formé au tournant du nouveau millénaire, ce n’est qu’en 2009 et après la sortie de quelques démos, split et un EP, que Bliss of Flesh a finalement paru son premier album complet du nom d’Emanciated Deity, qui est également le titre du vidéo-clip que vous pouvez visionner ci-dessous!

Infinite Translation

 

Une des choses qui m’a d’abord attiré vers le métal étant plus jeune était les pochettes d’albums tels que celles d’Iron Maiden par Derek Riggs. Aujourd’hui encore j’ai la plus grande admiration pour ces artistes illustrateurs qui permettent, à certains groupes qui veulent investir, d’avoir cette longueur d’avance avant même le retentissement des premières notes. Parmi ces artistes il y a Ed Repka reconnu pour sa contribution colorée à plusieurs classiques de Thrash et de Death dans les années 80 et 90. C’est alors que je visionnais quelques œuvres de l’artiste que je suis tombé sur ce quatuor Thrash français nommé Infinite Translation. L’image de leur premier album, intitulé Impulsive Attack, reprend somme toute l’idée d’Holy Wars… the punishment due de Megadeth. Pour ce qui est de la musique, on ne fait pas fausse route c’est du vrai de vrai thrash comme on en voit rarement sortir de France. Clairement conseillé aux fans de Bonded by Blood, Lich King ou Violator. NB: un deuxième album sorti en 2012 du nom de Masked Reality est également disponible.

Malevolentia

 

Rares sont les groupes qui performent généralement en français qui vont réussir à s’en tirer avec une opinion favorable de ma part. C’est que personnellement, je crois qu’il faut davantage de talent pour performer dans la langue de Molière, certains ont toutefois réussi ce tour de force comme Seth, Furia, Misanthrope, et vous pouvez ajouter Malevolentia à la liste. Avec black métal qui est à la fois aussi symphonique que Dimmu Borgir et aussi agressif que Dark Funeral, Malevolentia n’est pas sans nous rappeler quelque peu leur compatriote Anorexia Nervosa. Ex Oblivion est le nom de leur deuxième album paru en 2011, et c’est de celui-ci que la pièce ci-dessous fut extraite.

Winterburst

 

Voici un deuxième groupe black symphonique pour cette semaine. Directement issu de la capitale française, Winterburst n’existe peut-être que depuis 2009, mais celui-ci avait déjà captivé mon attention dès la sortie de leur première démo, éponyme en 2010. Et ce n’est que deux ans plus tard que le sextuor nous offre un premier album épique de près de 65 minutes, intitulé The Mind Cave, qui est largement dominé par de majestueuses symphonies. Encore une fois parallèle avec Dimmu Borgir serait facile à faire, mais c’est plutôt Carach Angren qui me vient à l’esprit quand j’écoute du Winterburst.

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