by Jonathan Blais | Juin 6, 2014 | Critiques, Critiques d'Albums

Killer Be Killed
« Killer Be Killed »
2014
Nuclear Blast
Vous venez de payer vos impôts, commander le boxset édition limité d’Ugly Kid Joe et mettre un dépôt sur une nouvelle guitare en forme de tête de mort… Bref, vous êtes cassés comme un clou. Mais, quelle surprise, votre mouman chérie vous dit qu’ elle a préparé son FAMEUX pâté chinois. Vous êtes fou comme d’la marde!
C’est un peu ce qui m’est arrivé lorsque Max Cavalera (Soulfly), Greg Puciatio (Dillinger Escape Plan), Troy Sanders (Mastodon) et Dave Elitch (Mars Volta, Justin Timberlake et Miley Cyrus ?!?!?) ont annoncé leur nouveau projet. J’avais déjà l’eau à la bouche à l’idée de me repaître d’un savant mélange de tribal, de prog, de metalcore et de rythme latin… Eh non… je suis finalement resté un peu sur ma faim.
Non pas que le produit soit mauvais, loin de là. Mais disons que ça goûte le réchauffé. Pis le pâté chinois réchauffé, ben c’est pas mon fort.
Le premier étage, la rythmique, manque d’assaisonnements. C’est bien haché mais je m’attendais à mieux d’un professionnel de la trempe d’Elitch. Serait-il devenu plus calme depuis qu’il fricotte avec les stars de la pop?
On passe ensuite à la deuxième couche. Oui ça coule bien avec la viande cette basse. Et la voix de Troy, crémeuse à souhait et à gros grain à certains moments, se marie bien au reste du plat.
On rajoute une grosse portion de Dillinger Escape Plan sur le dessus. C’est entre autre là que le plat se gâche… Bien qu’il ajoute son grain de sel avec des accords bien puissants de guitare, Greg Puciatio nous gave de restants de son propre band. À l’exeption de quelques prouesses, sa voix est souvent fade et linéaire. On a presque l’impression d’entendre du mauvais Linkin Park… (désolé pour le pléonasme)
Tout ça pourrait toutefois rester quelque chose de succulent, voire excellent même, si ce n’eut été de cette grosse dose de ketchup « Made in Brazil »… J’ai le plus grand respect pour Max Cavalera mais là, l’amazonien semble à court d’inspiration. Et c’est malheureusement tout le plat qui y goûte. Les gros « tchug-tchug » et ses lignes de voix semblent avoir été récupérés du fond du frigidaire de Soulfly. Un peu de cette sauce aurait pu relever le tout mais tout ce qui nous reste en bouche, c’est un arrière-goût amer.
Josh Wilbur (l’homme derrière le son de Lamb Of God, Gojira) s’est chargé de la cuisson et ça se sent. C’est léché à l’os.
Bref, les ingrédients de ce projet metalcore goûtent justement trop chacun de ses ingrédients (leur groupe d’origine), avec un résultat qui fait que le plat ne se tient pas. Quelques bouchées valent la peine de s’attabler mais pas assez pour en redemander une autre assiette.
Voici un extrait à vous mettre sous la dent, mais que j’aurais renommé « Mixing of our marrow« , car celui-ci reflète bien ce qui se dégage de cet album… Killer Be Killed – Melting Of My Marrow.
6/10
Jon B };)~>
by Jonathan Blais | Mai 4, 2014 | Critiques, Critiques d'Albums

Sahg
« Delusions of Grandeur«
Metal Blade Records
2014
Il y a quelque chose de pourri dans le royaume du Danemark.
Hamlet
Peut-être, mais pas du côté de la Norvège…
2013 fut une année faste du côté des sorties metal de cette lointaine contrée. Et c’est un vent d’ingéniosité qui semble y souffler. On n’a qu’à penser à In Vain et Shining, entre autres, qui nous ont offert d’excellents albums et surtout une musique à la fois métissée et originale.
Pour ce qui est de Sahg et leur nouvelle offrande, « Delusions of Grandeur« , on peut parler ici d’une considérable évolution. La maitrise, la technique et les ambiances sombres que l’on retrouvait sur les 3 premiers albums (I, II & III), sont toujours présentes mais le groupe formé en 2004 s’éloigne désormais des caveaux humides, des sinistres cimetières et de la froideur de la nuit terrestre pour porter son regard vers le grand vide sidéral. Le Doom metal de leur passé, fortement inspiré par « The Fucking Prince of Darkness » et sa bande de Sabbathiens, autant dans le son que dans la voix, emprunte aujourd’hui des tonalités et une direction plus proche de formations comme Mastodon, Baroness ou encore Opeth, mais tout en gardant sa propre identité.
C’est sur un décollage majestueux que démarre ce périple librement inspiré par l’oeuvre maîtresse d’Arthur C. Clark. Mais le voyage est toutefois secoué ici et là d’agréables turbulences qui viennent perturber l’ambiance quelque fois hypnotique des différentes étapes du trajet vers les profondeurs du cosmos et du psyché. La voix éthérée du pilote s’enflamme sur certains passages, nous réveillant en sursaut au milieu de cet odyssée progressive. Le reste de l’équipage nous démontre, pour sa part, son grand niveau de talent sur chaque mesure de cet opus de 50 minutes. Leur virtuosité ne s’exprime pas par un flot incessant de notes à la minute mais plutôt par un choix judicieux de notes bien placées et par une rythmique implacable. On retrouve ici et là les éléments du Doom qui ont fait leur réputation mais également du Sludge, du Prog et même du Power Metal.
Les transitions entre les escales sont marquées par quelques claviers que l’on retrouve aussi en toile de fond mais de façon subtile, la machine laissant ainsi leur place aux autres instruments de bord.
« Delusions of Grandeur » est donc le véhicule idéal pour une fuite exploratoire, autant pour l’amateur de son lourd que pour celui qui voudrait s’échapper, l’espace d’un moment, de la morosité terrestre.
8.5/10
Jon B };)~>
by Jonathan Blais | Juin 25, 2013 | Uncategorized

En ce jour du solstice d’été, une foule nombreuse s’était rassemblée dans une légendaire salle d’une rue animée du centre-ville. Devant eux, quatres barbares venus d’une bourgade obscure avait pour mission de récolter le plus d’âmes possible, sacrifice sanglant à la gloire de leurs Dieux païens. NÄLZER prirent plaisir à faucher les têtes à grands coups de rythmes et d’accords cinglants, acérés comme le fil d’un sabre et rapides comme le sang qui gicle d’une aorte fraîchement tranchée. Le visage peint de blanc et de noir, tout comme leur musique, ode aux esprits nordiques et aux nuits sans fin qui donnent aux guerriers des rêves de pillages et de massacres sans pitié, jusqu’à ce qu’une épée au cœur, ils se présentent fiers et triomphants devant leus Dieux assoiffés de violence. Et, de part leur rage digne des plus illustres fous de guerre, ces sauvages combattants NÄLZER mériteront leur place à la grande table de l’éternel festin céleste.


Ce fût alors aux Oracles de FATELESS d’invoquer la grâce de ces mêmes Dieux, usant des clés du Temps et de la force de leurs instruments. Des accords à la fois puisés dans le passé et d’autre flirtant avec le présent. Et sur ces notes rapides et mélodieusement brutales, un vent malsain souffla, glissant à travers nos esprits, rappelant quelques fois les gémissements aiguës d’une bête sacrifiée ou la fureur d’un démon tout droit sorti des âges ancestraux. Mais sous ces féroces hurlements se distinguent sans trop d’efforts des incantations récitées dans la langue des peuples Anglo-Saxons ou Francs. Et c’est un des affrontements entre ces deux culture, ayant prit place tout près de nous, qui fût ramenée à nos mémoires de façon fort convaincante, alors que la nuit efffaçait les dernières traces de lumière hors des murs, tout comme les forces obscures qui se chargent de plonger dans l’ignorance les frêles esprits des générations qui ont foulée les tombes de nos valeureux ancêtres, où ces derniers furent condamnés à l’exil et pire encore par les premiers et abandonnés par les seconds. Un sixième personnage se joint au groupe afin de réciter les dernières paroles du Chevalier de Lormier, accompagné par les cris et rythmes poignants des musiciens, tous ayant traversé le Fleuve en cette chaude soirée, armés de leur passion et d’un drapeau aux couleurs d’insurrection et d’indépendance.


C’est après un long et ardu périple de 150 kilomètres que les quatres prêtres de KORPIUS, tous dressés de noir et arborant le brassard blanc signé de leur armoirie. Prêchant avec talents et sychronicité les enseignements musicaux de leurs maîtres scandinaves, ils nous sermonent sans relâche de leurs accords death mélodique teintées de structures progressives. Chacun connait bien son rôle au sein de l’ordre, que ce soit celui qui bat la mesure avec la précision des pierres de voûte d’une cathédrale gothique, que de celui qui ajoute de la profondeur à ces pulsions rythmiques grâce à son jeu de cordes basses ou une couche de violence sourde grâce à celles de son organe vocal. À quelques pas de lui, au centre de l’autel, l’autre membre de cette chorale infernale vocifère comme un damné, accompagné par son propre instrument de torture composé de bois aiguisé, de cordes tranchantes et électrifiée à l’extrême. Le dernier prêcheur de violence est lui aussi armé de la sorte et prends plaisir à briser les vertébres cervicales des fidèles rassemblé devant eux à grands coups de riffs religieusement pratiqué entre le murs de leur infâme église.

Et après ces maints sacrifices, oraisons et actes d’inquisition, les Dieux dédiés à la violence venus de tous les cieux et tous les enfers répondirent aux offrandes de leurs apôtres et particulièrement à celle offerte par THE UNCONSCIOUS MIND. Le disque au reflets d’argent allait se promener de mains en mains à partir de ce soir, réjouissants les anciens adeptes comme les nouveaux qui serait envoûtés sans espoir le libération quelconque à la suite de son écoute.
Et ce qui avait été un champ de bataille et par la suite un agora ainsi qu’un autel se transformat en un cirque antique où un être possédé, jouant aussi le rôle de maître de cérémonie, s’époumonnait avec force, versatilité et fureur. Derrière lui, les yeux fixant le vide, un homme-pieuvre frappe avec une fascinante dextérité les pièces de métal ou les peaux à un rythme démentiel alors qu’un saltimbanque à sa gauche jongle avec des miliers de notes à la minutes. Autour d’eux galope le cavalier au char d’ivoire, pianotant frénétiquement et ajoute une touche de grâce à cet ensemble empreint de folie contagieuse. Finalement, un être semblable à la mystique Méduse charme dix serpents hautement venimeux, les forçant habilement à mordre les cordes de sa basse mais avec une facilité déconcertante. Mais qui dit cirque romain, dit aussi massacre et affrontements sanglants entre gladiateurs et bêtes sauvages. Et c’est ce qui ce passait à quelques pas de l’estrade où coups et collisions de corps se produisit, sans toutefois faire de victimes, à l’exception d’un malheureux cheval qui paya de sa tête cette orgie de brutalité…








Le monde des Mortels repris sa place dans le Grand Cycle à une heure de l’arrivé du nouveau jour, laissant les disciples retourner dans leurs sanctuaires respectifs afin de s’ abreuver de divins élixirs mais tout en gardant l’espoir que la grande prêtresse du métal , Krystal et ses KOFFIN PRODUCTIONS, réitère l’expérience décide à nouveau de déranger les Dieux au son d’hymnes et de psaumes métal comme en cette plus courte nuit de l’année.
};)~>
Jon B
by Jonathan Blais | Juin 20, 2013 | Critiques de Shows
Relish moutarde svp.
3,75$? Merci.
Bon, ça va faire du bien ces 2 ptits roteux là. Y est quel heure avec tout ça? 6 heures et demi. Bah, pas besoin de m’presser, le show est juste à 7h…
Ouains, ça a faite la job. Bon, direction les Foufs, histoire de prendre une couple de bières pendant le « happy hour ».
…
Bâtard, c’est plutôt tranquille icitte! Ah ben oui, c’est vrai, c’est le Rockfest. Y doit y avoir une bonne gang de métalleux pis de punkeux qui ont dû se rendre là-bas. Cool, ça nous fait plus de place sur la terrasse.
2 MooseHeads svp.
Merci Walter, garde le reste. Beau tshirt en passant ha ha ha!
Avant d’aller rejoindre mes chums, je vais aller checker l’affiche du show, histoire de me rappeller qui joue à soir.

Ouains, chus pas le plus grand fan de rock ‘n’ roll mais ça devrait être pas pire pareil. Y a personne à la porte. Bon, j’aurai peut-être le temps d’en boire une de plus, question de se mettre dans le beat.
…
Salut, on est sur la guestlist.
Ondes Chocs.
Oui c’est ça, Jon et Laura.
Merci, bonne soirée à toi aussi.
Cool, juste à temps. Pas full de monde mais y est encore tôt, ça devrait commencer à se remplir dans pas long. Ok, 4 filles pis un gars. J’espère que ça ne sera pas du ptit rock gnan gnan. On verra ben. Mais avec leur look à la 90 pis un nom comme THE BOMBS, ça devrait être quand même énergique. Bon, ça part! Un bon mélange de sleaze rock et de punk. La ptite drummeuse tape pas pire. Des bons beats qui s’ enchaînent à une très bonne cadence. Rien de super compliqué mais c’est super tight. En parlant de tight, la chanteuse s’ en tire pas mal aussi. Talons, bas résilles, bustier… un vrai look de rockeuse. Et bonne voix aussi. Rauque un brin, juste ce qu’il faut. Parfaite pour ce genre de musique. Pas de prouesses vocales. Des bons refrains accrocheurs. Coudonc, je suis tu en train de taper du pieds moé là? Ouaip, bonne manière de commencer cette soirée. La chanteuse est vraiment dedans, avec ses langoureux déhanchements. C’est juste plate que la guitariste et la bassiste soient un peu statiques par exemple. Et le guitariste lead, à droite tire pas pire aussi. C’est drôle mais il me dit quelque chose… Où c’est que j’ai mis mon cell? Ah, le v’là! Bon… C’est ça! C’est Wax, l’ancien guitariste de SCUM et Unruled! Le gars en a vu d’autres et ça parait. Tiens, un cover de Joan Jett. C’est justement à qui ça me faisait penser. Et Laura a l’air de triper. Bon signe étant donné qu’elle l’adore. On dirait que c’est leur dernière celle-là. Ok, c’est le temps d’aller en fumer une. Y nous ont donné un bon show. Ça va être à surveiller parce que après juste un an de shows et capable de nous donner le goût faire le party de même, ça s’annonce très bien.

…
Ok, je vais juste me chercher une bière et je reviens. Pas de problèmes Laura, je vais prendre soin de ton sac.
Bon, le deal sur la bière est fini. Ça ben l’air que ça sera une Pabst.
3, 4 et 5 $. Merci Miss.
Ouais ben c’est pas le top mais à ce prix là, ça fait ben mon affaire. Tiens, ça se rempli un peu plus. Y doit y avoir une bonne cinquantaine de personnes. J’ai ben hâte de voir comment ça sonne les VON REBELS. Je me rappelle de l’autre band du chanteur, les HEROIN HAYRIDE. C’était plus bluegrass et folk mais à voir leur look rockabilly, je pense bien qu’on va rester dans les sonorités du sud des États. Oooooook! Pas mal plus lourd et crinqué comme son! C’est malade, on dirait que quelqu’un a mis un 33 tours de Motorhead à la position « 45 tours »…
Même le bassiste barbu porte son micro super haut comme le vieux Lemmy. Et Chris a tout du frontman rockstar classique. Une bonne voix, en masse d’attitude et un ptit sourire juste ce qu’il faut de baveux. L’autre guitariste est plus discret mais compense avec un maudit bon doigté. Pour ce qui est du gars en arrière, je ne sais pas ce que son drum lui a fait ms is il mange une méchante volée. En tout cas, les 4 boys ont du fun et ça parait. C’est bien aussi les transitions dans leur pièces. Tout est bien imbriqué. Un bon mix de rock ben crasseux avec une double shot de punk bien sec. Et ça passe super bien. J’ai vraiment hâte d’entendre comment ça sonnera sur album. Ouains, le genre de beat que j’écouterais en char… si j’avais un char. Hey mais c’est une toune de CCR ça?!? Ben oui, c’est Bad Moon Rising! Assaisonnée à la sauce psychobilly, c’est encore meilleur! Mouais ben « Von Rebels » s’en va drette sur ma liste de bands à surveiller.


…
Pas pire show à date man. Ouais, le son est bon. Ok, je vais lâcher une pisse pis on se revoit en haut. À plus.
J’ai bien hâte de voir ce que ça va donner TRUTH OR SCARE sur le stage des Foufs. Je me rappelle que c’était assez « expressif » comme band.
Check ça, c’est ça que je te disais! Ça flash hein?
Vraiment une bonne idée ce concept de maquillages et de costumes de squelette fluos éclairés au black light. Et ça fit parfaitement avec leur musique. Des gros riffs métal mais ici aussi, le punk se fait sentir. On a pas le choix de penser aux MISFITS, mais moins rock ‘n’ roll. Un peu plus moderne je dirais. Et exit les lamentations pseudo-gothiques de Danzig. La chanteuse est complètement déchaînée. Elle chante, elle crie, elle se roule par terre… Et ses 4 musiciens ne donnent pas leur place non plus. Une bonne grosse demi-heure de rock métallique groovy et puissant. J’adore voir un band se démarquer des autres avec une image distinctive. Et je pense que je ne suis pas le seul,à voir la réaction de la foule. Ouains ben la bande de squelettes est loin d’avoir un pied dans la tombe… poum poum tshhhh!


…
Hé, merci beaucoup! Cheers!
Dernier band de la soirée. À date, c’est vraiment cool. Bon, y a pas énormément de monde mais c’est pas grave, ceux qui sont là psssent une sacré belle soirée. Ben hâte de voir ces fameux MAXIMUM RNR. À part qu’ils viennent de Toronto et que ça fait des années que je vois leur nom sur des affiches, je n’ai aucune idées à quoi m’attendre. Sûrement un band de rock ‘n’ roll pur et dur. Euh…non, pas pantoute! De un, le look: une gang de trippeux en shorts, avec des rastas ou tondus. Et de deux: ça garoche en sale! Les riffs sont hyper rapides et saturés, le drummer bûche comme un malade et la bass claque rondement. D’accord, on perçoit des sonorités vaguement rock ‘n’ roll mais c’est pas mal plus prêt de MC5 ou les KINKS, mais avec une énergie quasi harcore. Bon, y est rendu où le chanteur? Ah, le v’là! Il est grimpé sur les speakers et il est pendu à la mezzanine. Alright! Et de retour au micro, à nous lancer ses paroles punchées de sa voix écorchée. Une couple de kicks dans les airs, pendant que les solos nous fendent les tympans. Et tant pis pour les ptits jeunes qui attendent en bas pour se dandiner sur le dance floor, car nos 5 psychotiques ont décidé de nous en balancer quelques autres, et c’est pas moé qui va s’en plaindre.






…
T’as aimé ton show? Oui, moi aussi! Ça c’est le genre de show que j’aime. Arriver sans attentes pis en ressortir avec 4 belles découvertes. Ouais, ça en plus ha ha ha! Hé, tu me feras penser de remercier l’équipe des Foufs pis Chris pour la soirée. Ok, on fait quoi maintenant? Yes, bonne idée!
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Jon B
by Jonathan Blais | Mai 29, 2013 | Uncategorized
5 heures de show, c’est dur sur le corps mais viarge que ça défoule!
C’est finalement vers 18h30 que l’événement, organisé aux Foufounes Électriques vendredi dernier par l’équipe d’Extensive Enterprise, s’est mis en branle. Et les amateurs de « core » en tout genre s’étaient donnés le mot pour envahir le parterre afin d’accueillir Vilipend, Homewrecker, Pick Your Side, Enforcers, Ilsa et Integrity. 6 groupes différents dans leur sonnorité mais tous sous l’étiquette a389qui présentait ce soir-là sa Canadian Invasion.

C’est donc aux torontois de Vilipend que revient la tâche de réchauffer la salle. Jamais, de toute ma vie, je n’ai vu un chanteur aussi affectueux et aussi menaçant à la fois… Je m’explique: alors que les 3 musiciens nous garrochent en pleine face leur « postcore » cru et hypnotique, le leader cri de sa voix sourde, détruit son pied de micro, se réfugie en boule sous le stage, se contortionne sur le sol et… serre chaleureusement quelques spectateurs médusés, dont notre ami Marc-André Jobin. Une demi-heure de sombre délire qui nous fait comprendre que la soirée risque d’être remplie de surprises.


Issu de la scène de Cleveland, Homewrecker rehausse quant à lui le niveau de violence musicalement parlant. On a droit ici à un hardcore sale et haineux. On voit alors les premiers poings tournoyer et les premiers coups de pied revoler, mais rien de bien menaçant encore, ce qui nous permet d’observer le jeu furieux et pesant des musiciens sans crainte d’un side-kick.


Pick Your Side, qui compte dans ses rangs des anciens Haymakers et Fck The Fact, sautent à leur tour sur scène. Tout comme leurs prédécesseurs, le groupe d’Hamilton, Ontario, nous propose un hardcore avec un chanteur qui préfère la salle au stage pour nous cracher sa fureur en pleine face. Plus près du « grindcore » par contre, les riffs sont courts, ultra rapides et parfois même mélodiques dans quelques solos très bien maîtrisés. Tout comme le micro du chanteur, d’ailleurs, qui tournoit à plusieurs moments à plusieurs mètres autour de lui et on souhaite seulement que le fil est de qualité…


Un petit changement dans l’ordre de la soirée devance quelque peu la prestation d’Enforcers, à la grande joie des Jackie Chang en puissance. C’est après plus d’un an d’absence et avec un nouveau 7 » à vendre que les montréalais prennent d’assaut les Foufs. Avec un « metalcore » carré, brutal et parsemé de breakdowns, on ne peut que se laisser entraîner par leurs hymnes rassembleurs. Le chanteur a du punch et les riffs sont en parfait synchronisme avec la rythmique. Ce n’est certe pas ce qui ce fait de plus original mais c’est terriblement efficace.


La soirée prends alors une autre direction lorsqu’Ilsa entame son set. Bien que certains « dead beats », joués de façon imposante par le tout aussi imposant drummer, peuvent faire penser à du grindcore à la Disfear, c’est davantage un « doom-core » qui nous est offert. Alors que le drum suramplifié nous fesse dans les côtes à chaque coups de pédales, les guitares passent facilement des accords longs et sinueux à un déferlement de notes infernal. Placé de biais au devant de la scène, le géant derrière le micro hurle de sa voix écorchée, rajoutant une couche supplémentaire de violence malsaine. Sans contredit ma découverte de la soirée, mais mes goûts musicaux ne semblèrent pas partagé par quelques « moulins à vent ambulants » qui profitèrent de ce moment pour prendre une pause, à la grande joie de plusieurs.


Il est 22h20 lorsqu’Integrity, avec à la barre le non moins légendaire Dwid Hellion, prends place sur la scène. Actif depuis 1988, le prolifique groupe a réussi à rallier un fanbase assez varié, de par son style unique à travers les années. Les influences sont multiples et cela, sûrement dû au fait qu’une quantité imposante de musiciens ont officié au sein de la formation de Cleveland, aujourd’hui basée en Belgique, supportant Hellion dans ses délires et expérimentations. Que ce soit avec du harcore pur et dur, du thrash, du punk, du death et même de la power balade accompagnée à l’harmonica (!?!), Integrity ne se contente pas de se cantonner à un seul créneau. Et au dessus de cet amalgame de genres, flotte sans cesse cette voix distinctive, mélange de rage quasi animale, grasse et rauque, et de folie. Chacun dans la salle tente de s’approcher tant bien que mal de la scène, afin d’apprécier la prestation intense du groupe qui en est à sa 1ière présence en sol québécois, mais les moulinets sauvages et les savates insouciantes rendent la chose impossible.



Le show se termine plus tard que prévu (23h20) et quelques nouveaux fans se jettent sur la table de marchandise pour mettre la main sur la version vinyle de leur nouvel opus « Suicide Black Snake » qui, semblerait-il, fût pressée à seulement 200 copies. Mais vu l’attroupement d’adeptes déchaînés lorsque les boîtes furent ouvertes à l’entracte précédente, ce fût sûrement en vain.
Bref, un tour de force encore une fois de la part d’Extensive Entreprise que d’avoir mis la main sur cette impressionnante tournée où les fans de « core » de tout acabit furent servi. Et Ondes Chocs les remercie chaleureusement d’y avoir eu accès.
*Sûrement que certains relèveront au cour de ce texte mon aversion profonde envers les adeptes du « hardcore dancing ». Eh bien sachez que oui, c’est le cas. Bon, je sais parfaitement que cela fait partie intégrante de la culture musicale mais il y a certaines limites. Quand cela devient qu’une parade de « m’as tu vu » ou une intention insouciante et/ou préméditée de frapper des spectateurs, et bien laissez moi vous dire que je trouve ça cave en criss. Premièrement, passer un show à être sur ses gardes pour ne pas recevoir un coup sur la tempe ou un autre endroit critique au lieu d’apprécier ce qui se passe sur le stage, c’est plus qu’ordinaire. Et deuxièmement, qu’arrivera-t-il le jour où un accident grave se produira? Comme cela aurait pu arriver ce soir là lorsque notre photographe a essuyé de peu un violent coup de pied au visage alors qu’elle était concentrée à faire son travail. Peut-être suis-je vieux jeu mais je suis nostalgique de cette époque lointaine des slams en ronds, tout aussi violents, mais exécutés dans le respect.
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Jon B