by Gabriel Joly | Juin 15, 2014 | Critiques, Critiques d'Albums

Marty Friedman
« Inferno »
Prosthetic Records
2014
Quand Dave m’a demandé de passer en revue le dernier album de Marty Friedman (ex Megadeth), je ne savais pas à quoi m’attendre. En fait, je ne m’attendais à rien du tout, mis à part un abus de techniques de guitare et à des tracks qui finissent par être redondantes. Finalement, dès les deux premières tracks, « Inferno » et « Resin« , j’ai la gueule qui tombe à terre!! Un peu plus violent que les attentes que je m’étais fait. C’est assez loud. Oui, technique, mais sans que ça tombe dans le «trop», et pour un guitariste dans la cinquantaine, quand même très actuel. Et comme on s’y attend, tout ça sans aucun vocal…
Avec la troisième pièce, « Wicked Panacea« , ça monte d’un niveau, avec un gros accent rythmique de guitares gypsy ou mexicain, et un solide solo qui fait très Megadeth, bref le tone de Monsieur Friedman. Autre surprise, pour celle-ci ainsi que toutes les autres chansons de cet album, il y a des features! La plupart sont des noms qui ne m’évoquent rien, dont entre autres, Rodrigo y Gabriella, qui s’avère à être un duo de guitaristes du Mexique qui jouent de la guitare classique comme des bêtes, ça vaut le coup d’œil sur youtube! D’autres noms me sont un peu plus connus; il y a une track un peu plus Rock avec Danko Jones (vocal, hé oui l’album n’est pas seulement instrumental), c’est loin d’être la meilleure de l’album. Ça sonne comme une track de Danko Jones, et non comme une collaboration. Et c’est à partir de celle-là qu’on se rend compte qui il y a aucune suite logique entre chaque piste, et pour ma part, j’aime un album qui a une certaine entité du début à la fin.
« Meat Hook » est une des plus intéressantes de l’album, avec la participation de Jørgen Munkeby, un musicien Jazz de la Norvège. Incorporation d’une sonorité que l’on ne retrouve pas dans le Metal habituellement, le saxophone, et sérieusement ça botte des culs. Continuant dans les super feat, Alexis Laiho (Children of Bodom), qui chante et joue de la guitare, et surprise, ça sonne comme une track de Children of Bodom… et pas tant comme une collaboration! Pour le reste de l’album, je vous laisse jugez par vous-même.
C’est un album qui est rempli de bonnes intentions et de bonne idées, à part une balade pseudo Rock style année ’80 qui pour ma part, aurait pu NE PAS être sur l’album, beaucoup de techniques de guitare et des solo digne d’un Guitar Hero, des pièces que j’écouterais le volume à 11, d’autres que je finis toujours par skipper. Des bonnes chansons, sur un album pas trop balancé. Ça vaut l’écoute, mais ça ne fera probablement pas partie de mon top 10 de l’année.
Gab Joly
by Gabriel Joly | Mar 24, 2014 | Critiques, Critiques de Shows

C’est avec un immense plaisir, samedi dernier, que je me suis dirigé avec Alex DC au Pavillon de la Jeunesse de Québec pour couvrir le show de Dream Theater. Un immense plaisir, mais aussi beaucoup d’appréhensions sur quelle genre de soirée j’allais passer – oui, Dream Theater m’ont déjà déçu à quelques reprises dans le passé – et aussi face au fait qu’avec tous les billets gratuits que j’ai vu se faire tirer sur internet, et que j’ai même vu passer à 2 pour 1 la semaine avant le spectacle, j’avais peur que le groupe de virtuose doive affronter une salle vide…
19h25, cinq minutes avant que les lumières ferment, on peut constater un parterre plein, mais des gradins plus qu’à moitié vide. Plutôt triste pour un groupe de cette envergure. Par contre, dès que les lumières se sont éteintes, la foule, constitué d’une variété d’âge assez incroyable, a semblé très prête pour le show. Sur une toile géante devant le stage, qui cachait le set up gargantuesque de gear, était projetée une animation 3D qui suggérait des images de toutes les pochettes de leurs douze albums studio.
Dès que la toile tombe et que les premières notes sont jouées, on se sait déjà qu’ils n’en manqueront pas une de la soirée. Ils attaquent avec comme première pièce « The enemy inside« . Premier « hic » de la soirée, à la seconde que James Labrie, chanteur, a commencé à chanter avec son ton de voix rock des années 80, le volume de sa voix était si fort qu’il résonnait dans le pavillon tel que s’il chantait dans une grotte. Bref, après que le technicien de son se soit promené sur le parterre, avec sa tablette qui est reliée à la console, et après un bon dix minutes, le son s’est stabilisé pour donner quelque chose de potable, mais pas un son digne de Dream Theater. C’était ma première fois dans cette salle, et mon expérience du son confirme bien ce que j’avais entendu du Pavillon de la jeunesse, pas super.
N’ayant aucune première partie, nous avons eu droit à un bel entracte, question d’aller se chercher quelques breuvages alcoolisés à 6,50$, et tomber face à face avec Charles de Soiled by Blood et Tommy de Behind the Revolver. Alex et moi décidons de changer de place par le fait même. Y’avait de la place en masse de toute façon! Je me questionne sur la raison de cette soirée plutôt tranquille en achalandage… est-ce que le fanbase de Dream Theater ne se rajeunit plus à Québec ou peut-être le choix de la salle ou le prix exorbitant de 72$, qui sait? Par contre, le jeune groupe de progressif, qui tourne depuis 1985, ne se laisse pas abattre et nous donne toute une performance malgré les sing along pratiquement sans réponse de la foule. C’est plus qu’incroyable de voir la qualité de ces musiciens. Petrucci est très impressionnant à voir shreddé sans jamais faire une seule erreur, et tout ça dans un rig, d’après moi, pas mal le plus intense qu’un guitariste peut avoir! Le batteur, Mike Magini, est un putain de cinglé. Si vous trouviez que Mike Portnoy (ex-batteur) avais un set up de drum immense, ce n’est rien comparé à ce que j’ai vu ce samedi.



Pour ma part, dans le set list, malgré le fait qu’ils ont joué trois heures de stock, je trouve qu’il manquait plusieurs classiques, sauf le rappel qui comptait quatre pièces de l’album « Scene from a memory« , dont la fameuse chanson instrumentale, « Dance of eternity » qui est assez intense à voir live! https://www.youtube.com/watch?v=ZhedP71N9gQ
- The Enemy Inside
- The Shattered Fortress
- On the Backs of Angels
- The Looking Glass
- Trial of Tears
- Enigma Machine
- Along for the Ride
- Breaking All Illusions
- The Mirror
- Lie
- Lifting Shadows Off a Dream
- Scarred
- Space-Dye Vest
- Illumination Theory
- Overture 1928
- Strange Déjà Vu
- The Dance of Eternity
- Finally Free
Donc belle soirée de progressif avec des techniques impeccables. Un gros trois heures de Dream Theater, ça passe assez rapidement. Par contre, bémol de la soirée, j’aurais préféré les voir dans une autre place, avec une meilleure qualité sonore. Merci à Headline Productions pour l’accès au show !
Gab Joly
by Gabriel Joly | Fév 12, 2014 | Critiques, Critiques d'Albums

Protest the Hero
« Volition »
2013
En attendant que Protest the Hero viennent nous jouer leur nouveau stock, au Dagobert le 12 avril prochain avec Intervals, The Motorleague et TheOutborn (héhé le gars qui vous écrit présentement est ben content d’être sur le gig), Dave Rouleau m’a demandé de parler de leur dernier album, Volition. Je savais déjà avant de l’écouter une première fois, que les tracks de guitare allaient me sacrer une volée, et comme de raison, c’est incroyablement le cas.
Ce que j’aime bien de leurs riffs, c’est que malgré le côté technique, les deux guitaristes sont pratiquement toujours en harmonie, ce qui contribue grandement au groove de l’album, ainsi qu’un tone de guitare très efficace et bien découpé. J’aime bien entendre toutes les notes aussi clairement, malgré la quantité qui passe à la seconde.. Sur cette album il y a un changement au line-up original, et par le fait même, c’est Chris Adler de Lamb of God, qui s’est occupé des tracks de drum en studio. Écoute, on s’entend qu’il a sorti de sa « zone de confiance », et sérieusement a clairement relevé le défi! Et ils ont maintenant leur nouveau drummeur permanent: Mike Ieradi (anciennement de Today I Caught the Plague). On ne peut passer à côté du chanteur, Rudy Walker, qui a un vocal qui monte dans un range assez haut merci, et qui est excellent.
Volition est vraiment un album qui s’écoute d’un bout à l’autre très facilement. Ce qui me frappe le plus, c’est vraiment le groove le « fun » qui est présent de la première à la derniere track de l’album. Et d’après moi, c’est de loin leur meilleur album! Vraiment curieux de voir ce que ça va donner dans notre face au Dagobert, ça peut pas être mauvais! Et merci à District 7 de les avoir booké à Québec.
Ma note pour Volition de Protest the Hero: 8.5/10
Gabriel Joly