C’est avec un immense plaisir, samedi dernier, que je me suis dirigé avec Alex DC au Pavillon de la Jeunesse de Québec pour couvrir le show de Dream Theater. Un immense plaisir, mais aussi beaucoup d’appréhensions sur quelle genre de soirée j’allais passer – oui, Dream Theater m’ont déjà déçu à quelques reprises dans le passé – et aussi face au fait qu’avec tous les billets gratuits que j’ai vu se faire tirer sur internet, et que j’ai même vu passer à 2 pour 1 la semaine avant le spectacle, j’avais peur que le groupe de virtuose doive affronter une salle vide…
19h25, cinq minutes avant que les lumières ferment, on peut constater un parterre plein, mais des gradins plus qu’à moitié vide. Plutôt triste pour un groupe de cette envergure. Par contre, dès que les lumières se sont éteintes, la foule, constitué d’une variété d’âge assez incroyable, a semblé très prête pour le show. Sur une toile géante devant le stage, qui cachait le set up gargantuesque de gear, était projetée une animation 3D qui suggérait des images de toutes les pochettes de leurs douze albums studio.
Dès que la toile tombe et que les premières notes sont jouées, on se sait déjà qu’ils n’en manqueront pas une de la soirée. Ils attaquent avec comme première pièce « The enemy inside« . Premier « hic » de la soirée, à la seconde que James Labrie, chanteur, a commencé à chanter avec son ton de voix rock des années 80, le volume de sa voix était si fort qu’il résonnait dans le pavillon tel que s’il chantait dans une grotte. Bref, après que le technicien de son se soit promené sur le parterre, avec sa tablette qui est reliée à la console, et après un bon dix minutes, le son s’est stabilisé pour donner quelque chose de potable, mais pas un son digne de Dream Theater. C’était ma première fois dans cette salle, et mon expérience du son confirme bien ce que j’avais entendu du Pavillon de la jeunesse, pas super.
N’ayant aucune première partie, nous avons eu droit à un bel entracte, question d’aller se chercher quelques breuvages alcoolisés à 6,50$, et tomber face à face avec Charles de Soiled by Blood et Tommy de Behind the Revolver. Alex et moi décidons de changer de place par le fait même. Y’avait de la place en masse de toute façon! Je me questionne sur la raison de cette soirée plutôt tranquille en achalandage… est-ce que le fanbase de Dream Theater ne se rajeunit plus à Québec ou peut-être le choix de la salle ou le prix exorbitant de 72$, qui sait? Par contre, le jeune groupe de progressif, qui tourne depuis 1985, ne se laisse pas abattre et nous donne toute une performance malgré les sing along pratiquement sans réponse de la foule. C’est plus qu’incroyable de voir la qualité de ces musiciens. Petrucci est très impressionnant à voir shreddé sans jamais faire une seule erreur, et tout ça dans un rig, d’après moi, pas mal le plus intense qu’un guitariste peut avoir! Le batteur, Mike Magini, est un putain de cinglé. Si vous trouviez que Mike Portnoy (ex-batteur) avais un set up de drum immense, ce n’est rien comparé à ce que j’ai vu ce samedi.
Pour ma part, dans le set list, malgré le fait qu’ils ont joué trois heures de stock, je trouve qu’il manquait plusieurs classiques, sauf le rappel qui comptait quatre pièces de l’album « Scene from a memory« , dont la fameuse chanson instrumentale, « Dance of eternity » qui est assez intense à voir live! https://www.youtube.com/watch?v=ZhedP71N9gQ
- The Enemy Inside
- The Shattered Fortress
- On the Backs of Angels
- The Looking Glass
- Trial of Tears
- Enigma Machine
- Along for the Ride
- Breaking All Illusions
- The Mirror
- Lie
- Lifting Shadows Off a Dream
- Scarred
- Space-Dye Vest
- Illumination Theory
- Overture 1928
- Strange Déjà Vu
- The Dance of Eternity
- Finally Free
Donc belle soirée de progressif avec des techniques impeccables. Un gros trois heures de Dream Theater, ça passe assez rapidement. Par contre, bémol de la soirée, j’aurais préféré les voir dans une autre place, avec une meilleure qualité sonore. Merci à Headline Productions pour l’accès au show !
Gab Joly








