O-Local – 27 mai et 3 juin 2019

Bienvenue sur la chronique d’Ondes Chocs dédiée à O-Local!

 

O-Local est un podcast ayant pour thème celui de la scène musicale, dont l’hôte est Simon Crow (Maggots, ex-Death Lullaby). Étant proche de la scène metal et y ayant beaucoup d’amis et connaissances, Simon reçoit souvent à son podcast des artistes de la scène metal, et il y prend une bière avec eux en discutant de leurs projets.

Ondes Chocs a décidé d’offrir à ce podcast une contribution en lui offrant une vitrine sur son site. On espère que vous appréciez le format!

Liens du podcast

Édition du 3 juin 2019

Invités de cette édition

Dominic Landry

Guitariste

Projets:

Spitting Truth

Benjamin Doucet

Guitariste

Projets:

Northwalk

Édition du 27 mai 2019

Invités de cette édition

Patrick Martin

Chanteur

Projets:

Reanimator
Les Fucking Raymonds
T-Bone

Sam Samman

Batteur

Projets:

Mass Murder Messiah

Photos et Critique: BARF – Lac-Mégantic 24 mai 2019

BARF / Leprosy / Nova Spei @ Lac-Mégantic – 2019/05/24

Nova Spei

 

Nova Spei est une formation de metal francophone originaire de Trois-Rivières. Leur musique est à saveur Djent et c’était pour moi une première expérience avec leur son. Le groupe ne m’était pas inconnu car je le connaissais de nom, mais je n’avais encore jamais entendu une de leur chansons. Malgré le peu de public présent sur les lieux, le quintette se donnait avec une prestance appréciable. Le groupe a un son lourd avec ses guitares à 8 cordes et les riffs sont tight et groovy, alors que le chant principal se fait en français en voix claire. Le bassiste, personnage coloré et expressif (avec ses expressions faciales), complémente le vocal du chanteur en faisant du scream. Je dois exprimer une forte déception face à la guitare lead. Le problème? Ce n’est pas son talent ou sa façon de faire. On ne l’entendait tout simplement pas lors de ses leads! Dès qu’il jouait dans le registre plus aigu, impossible d’entendre sa guitare. Je me suis approché vis a vis de son ampi pour pouvoir apprécier ce qu’il jouait, mais je n’entendais pratiquement rien. J’ai même mis ma tête au dessus de son moniteur de scène pour pouvoir entendre, mais sans succès. Je pense avoir une idée du pourquoi c’était comme ca: lorsque le soundman ajustait le son des guitares, les gars jouaient sur leur grosse, 8ième corde seulement si je me souviens bien. Le plus haut registre n’a donc pas été ajusté dans le mix. J’ai tout de même beaucoup apprécié la prestation de Nova Spei, ça s’écoute bien!

Leprosy

 

Le prochain groupe à monter sur scène se nomme Leprosy, et j’étais content de voir un 3eme groupe sur le show, car il n’était pas annoncé sur l’affiche et l’événement Facebook il me semble. C’est un quatuor de death metal de Sherbrooke, et ça rentre au poste! Déjà avec le nom du band, je pense au groupe pionner du genre, Death. Mon impression est confirmée lorsque le groupe se met à jouer. Le matériel est dans la même branche, le frontman joue aussi de la guitare (comme dans Death) et son vocal fait penser à celui de Chuck Schuldiner. Malgré le côté old school dans leur style de death metal, il y a aussi des aspects qui me paraissaient plus tirés du death metal technique: des moments ou la batterie était « dans le tapis » comme on dit. À un moment donné, j’allais faire un tour aux toilettes pendant leur set puis je me suis arrêté sur le côté du stage pour finalement annuler mon projet parce que le batteur faisait un de ces blasts super rapides et ce genre de passes là me parle. J’ai fait une belle découverte lors de cette soirée, j’aimerais bien partager la scène avec eux si je vais performer avec mon groupe de death metal dans leur région un jour.

BARF

 

Heureusement, la salle était légèrement plus remplie pour la tête d’affiche, BARF. Le public était un peu trop timide à mon gout (la plupart étant aux tables derrière), c’est bien dommage, mais ce n’est pas pour tout le monde d’être dans le parterre ou le mosh pit. Les gars du band se sont donné comme dans une grosse salle pleine, mais en étant plus du genre amical / intime entre les tounes. Le groupe lui même a beau ne pas être jeune (1986), il est toujours bien énergique sur scène. Ce que j’aime de BARF, c’est que leur musique est un bel équilibre de hargne, de groove et par moment, d’humour. Leur dernier album, Mantra, traite de sujets psychotiques et autres réalités humaines, d’ailleurs c’est un excellent album que je recommande. J’ai bien aimé l’énergie sur scène du frontman, Marc Vaillancourt, entre les pièces. C’était somme toute un excellent show, les groupes auraient mérité une salle plus remplie, mais malgré qu’on a la capacité de faire de la promotion (web et physique), on n’a parfois aucun contrôle sur ce facteur souvent aléatoire. Chapeau aux groupes de ne pas s’être laissé décourager par cet aspect de la soirée, et pour avoir donné un show aussi pesant que leur musique!

Francis LaBadie (Photos par Vicky Fillion)

Critique d’album – Fleshgod Apocalypse – Veleno (2019)

Pochette de l'album
Fleshgod Apocalypse
Veleno (2019)
Nuclear Blast Records
parution le 24 mai 2019

  1. Fury
  2. Carnivorous Lamb
  3. Sugar
  4. The Praying Mantis’ Strategy
  5. Monnalisa
  6. Worship and Forget
  7. Absinthe
  8. Pissing On The Score
  9. The Day We’ll Be Gone
  10. Embrace The Oblivion
  11. Veleno

****Click Here or see below for english version.

Ça commence sans tarder avec un riff qui par sur un blast, sans longue intro, je suis surpris par le côté droit au but. Fleshgod Apocalypse est un band qui bâtit souvent des tensions progressivement pour bien introduire ses pièces. Mais pas pour ce début d’album. Pas de préliminaires. Il faut avouer que ce groupe n’a plus besoin d’introduction. La pièce « Fury » porte bien son nom car ça la décrit bien. Riffs rapides et aggressifs, rythmes tout autant rapides, comme on le sait bien, la réputation de Fleshgod Apocalypse est d’avoir des rythmes très soutenus et dans les plus impressionnants au niveau de la vitesse.

Prenons note que cet album n’est pas fait avec le même line up que le précédent (King, 2016): le frontman et guitariste rythmique Tommaso Riccardi ainsi que l’autre guitariste, lead et back vocal, Cristiano Trionfera, ont quitté le groupe. C’est donc Francesco Paoli, le drummer au talent impressionnant, qui a changé de poste pour quitter la batterie et redevenir le frontman, prenant les tâches du vocal et de la guitare rythmique. Il faut souligner que c’était son poste a l’origine, à la fondation du groupe, et qu’il avait cédé la place a un autre pour se concentrer sur la batterie.

La deuxième pièce, « Carnivorous Lamb » est plus glorieuse et met de l’avant les orchestrations dans ses premières sections. J’apprécie beaucoup, cependant, la façon dont l’orchestre vient rapidement se ranger dans le mix et que l’accent est donc mis sur les mélodies de guitare. Assez tôt, la voix à portée plus haute du bassiste, Paolo Rossi, fait son entrée, et ça fonctionne toujours aussi bien. Elle apporte des couleurs spéciales a l’histoire racontée par la musique. Dans ce cas-ci c’est une sorte de pré-refrain ou refrain dans lequel il fait un échange avec le chanteur principal. C’est une valeur sure, une chose dont le groupe n’abuse pas, et qu’en tant que fan, on apprécie toujours d’entendre. Ce que j’aime de cette pièce c’est qu’elle contient des riffs à saveur plus death technique groovy plutôt que mélodique, mais l’aspect orchestral vient s’y combiner quand même pour donner un excellent résultat.

« Sugar » est la pièce ayant le plus de personnalité jusqu’à maintenant, pas étonnant qu’ils l’aient choisi pour le vidéoclip qui a aussi servi de parution promotionnelle pour l’album. Une intro lugubre fait place a des riffs méchants et très caractérisés. Ça sonne vilain et dramatique, un peu comme la musique thème d’un personnage diabolique dans un film, mais avec la rapidité et la fougue propre a la musique de Fleshgod Apocalypse. La partie refrain de la pièce vient un peu casser cette ambiance en apportant une touche d’espoir dans la mélodie.

La prochaine, « The Praying Mantis Strategy« , mets l’accent sur les arrangements orchestraux. Elle ne dure qu’une minute et sert d’intro pour la prochaine. On y entend les orchestrations à l’avant plan et des choristes. Elle se fond dans la prochaine pour créer une transition.

Le titre qui suit est « Monnalisa« , vous connaissez sans doute le nom de cette oeuvre. C’est celle qu’on appelle aussi « La Joconde », cette peinture historique de Leonard de Vinci. La chanson est plus lente et plus gracieuse que les précédentes sur Veleno. Des couplets plus calmes en voix « parlées » plutôt que chantées… On dirait qu’elle raconte une histoire.

La suivante, « Worship and Forget » dégage une détresse. Rapide, dramatique, on dirait le son d’une poursuite, d’une urgence quelconque. Mon moment préféré de la pièce est l’élégant solo de guitare. Le tempo et les blasts du drum sont d’une rapidité hallucinante. Cet aspect de Fleshgod Apocalpyse est définitivement leur force, selon moi. Un atout que l’on ne peut pas passer devant.

La voix aigue du bassiste est celle qui prend place en premier dans la chanson « Absinthe« . On dirait même que c’est elle qui mène la danse. La voix du chanteur principal n’est que secondaire pour une bonne partie de la chanson. Coup de coeur une fois de plus pour le (premier) solo de guitare. Il est très rapide et accompagné de riffs condensés. Ça fait plusieurs fois que je mentionne la rapidité car c’est de toute évidence un des aspects principaux de la musique de Fleshgod Apocalypse, mais il faut mentionner que jouer rapide pour simplement faire de la vitesse, ce n’est pas pertinent. C’est très bien fait par ce groupe et les mélodies qui accompagnent la vitesse sont bien construites et mémorables.

Vient ensuite le titre « Pissing on the Score« . J’aime beaucoup les riffs de guitare dans celle-là. Surtout les descentes en gammes diminuées. Les transitions sont mémorables et le tout est bien ficelé.

« The Day We’ll be Gone » est comme une ballade, tragique. Un tempo beaucoup plus lent et l’énergie la plus calme de tout l’album. C’est la chanteuse classique qui prend le chant principal pour celle-ci. Un moment plus relaxe aide a nuancer le contenu et varier l’ambiance, c’est très bien réalisé ici. On peut apprécier davantage le côté expressif du solo de guitare. Le piano également est plus mis de l’avant, il fait un beau duo avec la chanteuse.

« Embrace the Oblivion » est une aventure de 8 minutes, c’est la plus longue pièce de l’album. C’est impressionnant de voir que malgré le changement dans le line up, le nouvel ouvrage du groupe reste fidèle a l’essence de ce qui fait le son de Fleshgod Apocalypse. Il faut mentionner que le musicien étant maintenant au chant et la guitare rythmique, a déja occupé ce poste par le passé, c’est donc pour lui un retour aux sources, et ça ne dénature pas le son du groupe. Je dois avouer que j’aime beaucoup le premier riff de la chanson parce qu’il est dans une sonorité orientale. Ça fait penser à l’Égypte et l’époque des pharaons.

La dernière, la pièce titre de l’album, Veleno, est une « outro » de piano. Je trouve que c’est une belle façon pour le groupe de souligner ses influences de la musique classique, une sortie élégante et gracieuse avec cet instrument qu’est le piano, alors que le rideau se referme, c’est avoir un bon sens du spectacle. Je dois mentionner que l’ouvrage au piano dans la musique de Fleshgod Apocalypse est un élément clé, prenons note que ce n’est pas un instrument électrique que l’on retrouve couramment dans les arrangements musicaux de la musique metal, mais que dans ce groupe, le son du piano est très bien intégré et cela rend le son du groupe beaucoup plus riche.

Photo du groupe

Cet album est réalisé avec brio et enchaîne habilement les différentes ambiances. Chapeau au talent très polyvalent de Francesco Paoli, sa capacité à s’adapter et changer d’instrument pour assurer la continuité du groupe est quelque chose de très inspirant et honorable. Auriez vous imaginé, que cette bête de drummer, allant a des vitesses aussi époustouflantes que 270 bpm, était aussi un guitariste et chanteur, ayant l’étoffe d’être le frontman du groupe, en plus d’avoir été longtemps cette puissance incroyable derrière les tambours? Je dois avouer que cela dépasse ce que j’aurais pu imaginer.

Francis LaBadie

 

English:

The album starts right away on a riff with a drum blast, no long intro, I am surprised by the fact it’s sraight to the point. Fleshgod Apocalypse is a band that often build tensions, progressively, to introduce their songs. But not for this album’s first track. I have to admit, This band does not need to be introduced anymore. The first song’s title, « Fury » really speaks for itself. Fast and aggressive riffs, fast rhythms as well. It is well known that the reputation of Fleshgod Apocalypse is to have very fast rythms, among the most impressive out there in the metal music world.

Let’s take note that this album is not made with the same line up as the previous one (King, 2016): the frontman dans rhythm guitarist, Tommaso Riccardi, and the other guitarist, which does lead guitar and back vocals, Cristiano Trionfera, have left the band. It is therefore Francesco Paoli, the impressive drummer,  who left his position behind the drumkit to become the frontman again, taking vocal and rhythm guitar duties. It is important to mention that at the beginning of the band, he was doing these tasks in the band, and he had switched to drums, therefore it is a return to roots for him.

The second song, « Carnivorous Lamb » is more glorious and focuses on the orchestrations in its first sections. I really appreciate the way the orchestra quickly moves to sit in the mix (more subtle presence) and the focus moves to the guitar melodies. Soon in the album, the high pitched clean vocals of the bass player, Paolo Rossi, and it still works as great as always. It brings special colors to the story being told by the music. In this case, it’s a sort of pre-chorus or chorus in which he does exchanges with the main vocals. It’s a safe value, a thing which is not being abused by the band, and as a fan, it’s always something I can appreciate. What I like about this song is that it contains riffs that have a more technical death metal flavor rather than melodic, but the orchestra still joins in to create an excellent result.

« Sugar » is the song that has the most personnality so far, therefore it’s not surprising they chose this one for their music video used for the album’s promotion. It has a dark intro and leads to evil and very characterized riffs. It sounds wicked and dramatic, a little bit like an evil character’s theme song in a movie, but with the speed and power of Fleshgod Apocalypse‘s music. The chorus part changes the mood and brings a touch of hope in the melody.

The next one, « The Praying Mantis Strategy« , focuses on orchestrations. It lasts only a minute and is meant as an intro for the next song. The orchestra is put to the front and there’s a good deal of choir as well, which is great. It fades into the next one to create a transition.

The following title is « Monnalisa« , you probably know this work of art. It is this famous historical painting from Leonardo da Vinci. This one is more slow and gracious than the previous ones from this album. There are more calm, spoken voice verses. It seems like it’s telling a story.

The sixth song, « Worship and Forget » carries some kind of distress. Fast, dramatic, it sounds kind of like a pursuit, some emergency. My favorite moment of the song is the elegant guitar solo. The song’s tempo and the drum blasts are really fast! This aspect of Fleshgod Apocalpyse is definitively their main strength, in my opinion. It is an asset we cannot ignore.

The high pitched voice of the bass player takes the first spot in the song « Absinthe« . It is even the lead vocal of this song for a while. Again, super great guitar solo (the first one of the song). It is super fast and accompanied by condensed riffs. It’s been several times I mentions the fast speed already, because it is obviously one of the main aspects of Fleshgod Apocalypse‘s music, but I have to mention it’s not relevant to play fast just to go fast. It is really well done by this band and the melodies in the fast riffs are well done and memorable.

« Pissing on the Score » comes next. I really like the guitar riffs in this one. Especially the descending riffs in diminished scales. The transitions are memorable and the whole is well constructed.

« The Day We’ll be Gone » is like a tragic ballad. it has a really slower tempo and the calmest energy of the album so far. It is the soprano soprano singer which takes the lead for this one. A more relaxed moment in an album helps to add nuance the content, and vary the mood, it is very well done with this song. We can appreciate the expression in the guitar solo. the piano is also put to the front, it does a great duo with the soprano singer.

« Embrace the Oblivion » is an 8 minute adventure, the longest song on the album. It’s impressive to consider that despite the changes in the lineup, the new album stays very true to the band’s original sound. It’s a good thing that the member who took the frontman’s duties have occupied that position in the past, therefore it doesn’t denature the band’s sound. I must admit I really love the song’s first riff because it has this oriental sound. It reminds me of the Egypt and its pharaohs.

The last one, the album’s title track, Veleno, is a piano outro. I think it’s a beautiful way for the band to point at their classical music influences, an elegant and gracious way to close the album with the piano, you can picture in your mind the curtains closing, I think it has a great sense of showmanship. Also, it is worth mentioning that the piano’s work is a key element in Fleshgod Apocalypse‘s music. It is not a common thing to hear that acoustic instrument in today’s metal music arrangements, but in this band, it is very well integrated and makes the sound much richer.

Photo du groupe

This album is brilliantly done. The transitions between the different ambiances are made skillfully. I tip my hat to the versatilty of  Francesco Paoli. His capacity to switch instruments and adapt himself to the band’s needs is something very inspiring and honorable. Who would’ve thought that this beast of a drummer, reaching speeds as fast as 270 bpm blasts, was also a guitarist and singer, having the proper skillset to be the band’s frontman? I must admit that it exceeds what I could have imagined.

Francis LaBadie

O-Local – 20 et 13 mai 2019

Bienvenue sur la chronique d’Ondes Chocs dédiée à O-Local!

 

O-Local est un podcast ayant pour thème celui de la scène musicale, dont l’hôte est Simon Crow (Maggots, ex-Death Lullaby). Étant proche de la scène metal et y ayant beaucoup d’amis et connaissances, Simon reçoit souvent à son podcast des artistes de la scène metal, et il y prend une bière avec eux en discutant de leurs projets.

Ondes Chocs a décidé d’offrir à ce podcast une contribution en lui offrant une vitrine sur son site. On espère que vous appréciez le format!

Liens du podcast

Édition du 20 mai 2019

Invités de cette édition

Jay Bonventre

Guitariste

Projets:

The Altruist

Antony Steben

Promoteur

Projets:

Breakdown Fest

Édition du 13 mai 2019

Invités de cette édition

JF Bombardier

Guitariste

Projets:

A Life Forsaken

Steven Charland

Promoteur

Projets:

The Well Done Productions