by Dominic Simard | Avr 8, 2014 | Critiques, Critiques de Shows

Excellente soirée macaque/hardcore/end of the world au Sous-Sol du Cercle jeudi le 3 avril avec HOPELESS YOUTH/ APES/ BOUNDARIES/ ROPE/ KOSOVO.
Le Sous-Sol du Cercle était compacté de fans hardcore grâce à l’organisation réussie de Maxime Maltais, chanteur de Boundaries. Nombreux moments intenses ont marqués la soirée, mais ce qui a retenu l’attention de plusieurs était les hominoïdés dans le moshpit qui s’accrochaient aux supports des lumières du plafond pour mosher la tête à l’envers!
Kosovo : On pourrait dire que pour les amateurs de hardcore, Kosovo est du Rock/hardcore de plage et de la bonne musique d’été! Les gars ont réchauffé la place avec leur bonne vibe rythmée. Le son de Kosovo colle beaucoup à ce qui se faisait en 2004/2005 et on peut remarquer des influences propres à Iron Boots et Riskybusiness. Ils vendent même leur musique sur cassette!
Rope: Leurs styles de Doom, Dark, Cold et Mad Noise semblaient bien s’intégrer au reste de la soirée. Rope joue avec des ambiances de fin du monde chaotiques. L’énergie et l’agressivité se faisaient sentir à travers le band et surtout avec le chanteur qui se donnait beaucoup pour animer la foule.
Boundaries: Wow! Les gars étaient de loin le groupe qui s’est démarqué dans cette soirée. Leur performance était d’une solidité à couper le souffle. Malgré que le Sous-Sol du Cercle puisse parfois jouer des tours par rapport aux sons lourds et hauts en volume, la qualité était de mise. Maxime, le chanteur, déambulait comme un primate enragé. Sa prestance et son attitude faisaient secouer le moshpit. La basse et la guitare se complétaient de façon à nous donner un son lourd in your face. Vincent le drummer, aussi membre de Feels Like Home, avait un bon jeu et une excellente solidité pour soutenir le band. Boundaries peut faire penser à d’autres bands comme Down to Nothing et Guns Up. Bref, ce groupe est une agréable découverte et ils sont à surveiller dans leurs futurs projets.
Apes: Plusieurs sont venus pour entendre le son Blackened hardcore/grind du groupe. Sans être péjoratif, on parle ici d’un vrai chaos sur tous les points! Plusieurs courtes chansons avaient un tempo rapide/blast beat et d’autres étaient plus lente/down tempo. Avec beaucoup de feedback et de bruits contrôlés, Apes a donné à sa crowd ce qu’il fallait pour les satisfaire.
Hopeless Youth: Avec leurs looks vraiment badass, les headliners de Montréal ont donné un excellent show. Signé avec Candlelight Records, Hopeless Youth offre un son saturé et violent qui fait beaucoup penser à l’album « Jane Doe » de Converge. On peut aussi trouver des similarités avec le style du groupe Single Mothers dans leurs moments plus intenses et bagarreurs. Une force agressive et rythmée, le band donnait une performance déchaînée.
Dominic
by Dominic Simard | Avr 1, 2014 | Articles Divers/Primeurs/Annonces, Critiques, Critiques de Shows, Entrevue

ISOS de Québec ont lancé leur premier album, « Loving on Standby » le 25 mars dernier au Cercle. Le succès de la soirée est dû à l’immense travail du chanteur/compositeur, Vincent Leboeuf-Gadreau.

Le calme aérien d’ISOS transportait les spectateurs du Cercle dans un univers propre à Riverside, Steven Wilson, Porcupine Tree et Pink Floyd. Malgré le stress évident de Vincent, le groupe nous a donné une performance fidèle à leur grand talent. Plusieurs membres d’ISOS font aussi partie du groupe Inner Odyssey dont notamment Vincent le chanteur, le bassiste Simon Gourdeau et Étienne Doyon au drum. La participation de la choriste amenait une touche d’intensité bien agréable. Le guitariste Dominique Plante, qui a participé activement au processus studio de l’album, semblait totalement en contrôle de ses moyens sur le stage. Vincent est visiblement bien entouré pour son projet. D’ailleurs, sa liste exhaustive de remerciements faisait sourire.
Les séquences électroniques constituaient un aspect important dans les chansons. On planait en SVP! Le mood feeling good et progressif des quelques pièces jouées nous ont permis d’assister à une performance béton. Le son ultra-propre était bien sûr de mise grâce à David Lizotte à la console.
Bref, un excellent départ pour ISOS, projet solo de Vincent Leboeuf-Gadreau qui a pris vie sur scène de belle façon grâce à ses comparses. Ce 5 à 7 progressif a permis de faire découvrir un groupe très intéressant qui est à surveiller pour les prochains mois.
L’album est déjà en magasin dans quelques détaillants aux États-Unis et même, au Japon! Quelques extraits sont aussi disponibles sur Facebook.

by Dominic Simard | Mar 25, 2014 | Critiques, Critiques d'Albums

Dillinger Escape Plan
« One of Us Is the Killer »
May 14, 2013
Party Smasher inc., Sumerian Records
1. « Prancer » / 3:52
2. « When I Lost My Bet » / 3:53
3. « One of Us Is the Killer » / 3:28
4. « Hero of the Soviet Union » / 3:00
5. « Nothing’s Funny » / 3:26
6. « Understanding Decay » / 3:48
7. « Paranoia Shields » / 4:27
8. « CH 375 268 277 ARS » / 2:32
9. « Magic That I Held You Prisoner » / 2:49
10. « Crossburner » / 5:05
11. « The Threat Posed by Nuclear Weapons » / 3:46
L’énergie chaotique et ultra agressive de Dillinger Escape Plan est de retour avec leur nouvel album « One of Us Is the Killer » qui s’avère à nouveau, une réussite totale.
Malgré un succès international, Dillinger Escape Plan n’est jamais tombé dans le kitch et n’a aucunement produit un son qui ne lui rendrait pas honneur. La première chanson, « Prancer« , nous « garroche » dans un chaos total. Les gars maîtrisent parfaitement l’art d’orchestrer la dissonance hypnotisante et font preuve de virtuosité musicale unique. Avec les quarante minutes et une seconde du nouvel album, on parcourt un univers agréablement violent et décousu. La qualité studio et la production musicale sont réfléchies pour que le moindre détail leur rende gloire. Ça cogne et ça fait du bien!
Le chanteur, Greg Puciato, a un registre amplement large pour projeter intensément son « scream » et son vocal « clean » avec puissance. Mettant de l’ordre parmi le chaos de temps à autre avec ses mélodies chantées, il nous donne un coup de poing en pleine figure lorsqu’il recommence ses cris agressifs. Chaque fois que Dillinger Escape Plan sort un nouvel album, on sent facilement la progression de la maturité de la voix de Puciato qui a maintenant une forme olympique.
Les textes sont fréquemment aussi décousus que la musique mais on trouve un sens lorsque l’on creuse un peu. Le refrain de la troisième chanson, portant le même nom que l’album, affirme: «one of us must die, but the killer won’t survive’’. Greg Puciato indique que dans une relation, les deux parties se partagent également la responsabilité lorsqu’il y a conflit. Il s’agit d’accepter la responsabilité au lieu de la diriger vers l’extérieur.
Plusieurs diront que cette musique est juste du « n’importe quoi ». Elle a pourtant une profondeur incomprise par beaucoup et souvent même par les fans eux-mêmes. Déjà que pour apprécier leur musique, il faut être très ouvert d’esprit. Il faut investir de nombreuses heures d’une écoute attentive pour absorber le maximum de cette musique.
On ne se lasse pas du reste des chansons. En parcourant l’album, malgré la base intensément agressive, on est transporté dans des zones plus aériennes et atmosphériques. On sent les montagnes russes de nombreuses fois. Les traditionnels accords dissonants de la guitare de Ben Weinman, les beats de drum rapides de Billy Rymer, la basse un peu timide de Liam Wilson et les bons vieux « screams » de Puciato sont toujours aussi fidèles au style de Dillinger Escape Plan tout en gardant des nouveautés imprévisibles au menu.
Bref, « One of Us Is the Killer » est encore un succès pour le band et pour le guitariste/gérant du groupe. Ce dernier fait un travail extraordinaire pour promouvoir ce style de musique encore très marginal. Dillinger Escape Plan connait un succès monstre grâce à la stratégie marketing qu’ils ont depuis le début qui est d’aller au-delà des bands traditionnels qui tentent de choquer. Quelqu’un qui sort de leur show et qui ne les connaissait pas avant, doit se dire «QU’EST-CE QUE JE VIENS DE VOIR LÀ??».
8.5/10
Dominic Simard
by Dominic Simard | Mar 5, 2014 | Critiques d'Albums

Inward / Outward
Mire
Date de sortie: 18 mars, 2014
Self-Release
Believe Digital
C’est après un énorme travail chirurgical que le groupe MIRE nous offre l’album Inward / Outward muni d’une qualité sonore exceptionnellement réussie.
L’album de quarante et une minutes nous expédie vers un univers aérien viscéralement énergique. On constate évidement les similitudes avec Tool et A Perfect Circle qui sont souvent très flagrantes. Les mélodies, les accords, les feedback et les effets de guitare sont presque identiques que ceux d’Adam Jones. Les liens avec l’univers des projets de Maynard James Keenan se retrouvent aussi dans les jeux et les effets de la basse, dans la technique du batteur et aussi dans les ambiances comme dans leur pièce Upheaval et de Convolution avec des bruits stridents de porte grinçante, de vent, de bruits industriels en même temps que des respirations de masque à gaz et des planchers qui craquent. La structure de la première partie de l’album Inward / Outward est très influencée par le début de 10 000 Days, le plus récent album de Tool.
L’angoisse et l’agressivité sont très présents au cours de l’écoute. Avec ces touches prog/métal hypnotisantes, les gars nous amènent dans un voyage spatial et dans un ensemble de différentes émotions. Les mélodies de piano sont toujours bien reçues, particulièrement dans Open Circle qui fait agréablement frissonner. On y sent bien la recherche, la symbiose entre les évolutions d’accords, les mélodies de basse, l’intensité des percussions et la puissance du chant de J.P. Lachapelle. Les ambiances atmosphériques et introspectives font penser parfois à l’énergie que dégage la nouvelle vague de métal de Russian Circle, God is an Astronaut, Isis, Explosions in the Sky etc.
“We created this with our guts and have dared to explore a less common style of metal where the music is less obvious and sometimes requires the individual to have more than one listen before being able to grasp and really appreciate every musical element,” dit Dave Massicotte à propos de l’album.
Bref, il n’est qu’agréable de voir que ce style de musique soit exploité au Québec. Les gars étaient de passage à Québec cet été au Dagobert et espérons qu’ils vont revenir bientôt nous voir.
Vous pouvez regarder leur vidéo clip Limitless Pt. 2 au ou écouter les extraits de leur album ci-dessous.
7/10
Dominic Simard