Placenta, nouveau-né et foetus mourant.

 

 943541_10151537771373161_1567737799_n

 

Lundi passé avait lieu la fête du travail et quoi de mieux en cette journée de congé que d’assister à un spectacle offert par Blackwidow Promotions dont le line-up est franchement débile.  La programmation comprenait Placentophagia, qui m’était jusqu’à ce jour inconnu, Insurrection, un groupe qui a nettement fait sa trace au Québec et qui lançait son album ce soir là ainsi que Dying Fetus.  L’évènement s’est déroulé au bar Mavericks, une place où j’ai l’habitude d’aller voir des shows de tout genre.  Le seul désavantage de cette salle est que les haut-parleurs sont placés devant les musiciens et que 2 autres petites colonnes de bois réduisent l’espace accessible pour tripper devant la scène.  Sinon, le son y est généralement très bon.  À chaque spectacle au Mavericks, je m’interroge toujours sur l’expérience des 2 musiciens qui se retrouvent avec un haut-parleur au niveau des yeux plutôt qu’avec une foule trippant sur les notes du groupe.  Ça doit enlever un peu à son l’expérience de scène.  Bref, vu leur hauteur, on peut dire qu’au Mavericks les parleurs sont sans aucun doute des HAUT-parleurs!

Le premier groupe, Placentophagia, est un groupe de Death Métal d’Ottawa qui se qualifie comme étant du Death Métal grotesque.  Influencé par Dying Fetus, Cannibal Corpse et Decapitated, leurs textes seraient totalement inappropriés dans une église.  Rien d’étonnant lorsque le groupe porte le nom de l’action d’une mère de mangeant le placenta de son nouveau-né, suite à son expulsion (Placentophagie).  Appétissant!  J’avais oublié que le vocal était livré par Jay, une chanteuse qui monte sur scène avec son allure typiquement Death Métal, cheveux rouges, tatouages et chandail de band!  Le groupe est aussi composé de Charlie Leduc, guitariste du groupe de Death métal technique Deformatory ainsi que de Nigel à la batterie, Ian à la guitare et Matt à la basse.

 

DSCN0554

DSCN0550 (2)

DSCN0562

DSCN0564

 

C’était la première fois que j’avais l’occasion de voir ce groupe en show.  J’avais particulièrement hâte de voir ce que la chanteuse avait dans les tripes.  Elle pousse un growl grave, tout droit sortie des brumes de l’enfer.  Sa puissance vocale semble s’être beaucoup développée depuis la sortie de leur album Fest of thyself en 2012.  En écoutant celui-ci avant le show, je n’avais pas été convaincue par le vocal mais la chanteuse a réussi à me convaincre avec sa prestation.  La batteur a plus d’un tour dans son sac et ne tombe pas dans la redondance.  J’aime ces groupes qui font autant un travail de composition avec la batterie qu’avec les autres instruments.  Je m’explique!  J’ai souvent l’impression que la composition est faite sur les autres instruments et qu’on y rajoute un  »beat » de drum qui fonctionne bien, mais sans trop d’innovation d’une pièce à l’autre.  Dans ce cas-ci, le batteur démontre un vocabulaire diversifié et ne tombe pas dans la redondance! La chanteuse a une bonne prestance sur scène et entraîne la foule dans son périple.  La foule est déjà très dense et les gens devant headbangnent puissamment.  Les  »blastsbeat », le  »sweep picking » et le  »tremolo » picking sont à l’honneur.  Un petit  »moshpit d’une dizaine de personnes se forme à quelques reprises et la chanteuse incite le monde à bouger!

C’est maintenant le temps d’Insurrection de venir nous présenter leur répertoire ainsi que quelques pièces de leur nouvel album Prototype, qu’on a reçues comme une hache en pleine face.  Une prestation solide, brutale et énergique! La foule forme un  »mosh-pit » qui ne cessera qu’à la fin de la prestation du groupe.  Le chanteur est un vrai  »ShowMan »!  Le groupe est formé de Steph Jomphe à la voix, Vince Laprade Séguin et Martin Samson à la guitare, Frank Girard à la basse et Phil Latreille à la batterie.  Le guitariste Antonin Perras-Foisy, guitariste du groupe Mortor, remplace Martin Samson depuis 3 spectacles et rend bien la marchandise.  Les paroles du chanteur sont très bien ressenties et il interagit autant avec la foule qu’avec les autres membres du groupe.  Les gars semblent avoir vraiment du plaisir à jouer ensemble!  Le chanteur monte sur les consoles, fait semblant d’étouffer des gens avec le fil du micro, fait des visages démoniaques, s’enfonce dans le  »Mosh-pit »…  Les musiciens  »headbangnent  » tous avec vigueur et détermination.  Le batteur joue avec assurance et précision.  Le « Mosh-pit »s’élargit de plus en plus et déborde de tout bord tout côté, ce qui m’oblige à sacrifier ma bière (À la caler) pour me mêler un peu à toute cette énergie!  Steph Jomphe invite la chanteuse de Placentophagia à monter sur scène le temps d’une pièce qu’ils partagent habilement.  Vous pourrez lire une critique plus détaillée de leur nouvel album sur Ondes Chocs prochainement et les voir à l’oeuvre le mois prochain au Trois-Rivières MetalFest!

DSCN0589

IMG_1625

DSCN0576

DSCN0574

 

Insurrection cède sa place à Dying Fetus qui est très attendu.  Leur prestation est à la hauteur de mes attentes.  Le guitariste chanteur, John Gallagher a un jeu de guitare très varié, allant autant vers le Sweep picking et le tapping que vers des accords plus pesants lorsqu’il chante.  Par son calme et son attitude imposante, je trouve qu’il invoque naturellement le respect.  La foule redouble d’énergie et le  »mosh pit » bat son plein!  Les musiciens jouent sans énervement et les contacts avec la foule sont assez courts et se font plutôt entre les pièces étant donné que le chanteur doit rester derrière le micro.  Sean Beasley, à la basse, nous démontre bien ses habiletés techniques en effectuant des passes de  »tapping » et de  »sweep » tout en chantant.  Le jeu de Trey Williams est un sport qu’il maîtrise très bien, et je ne parle pas ici du joueur de baseball du même nom mais bien du batteur.  Vous l’aviez sans doute figuré!

 

DSCN0614

IMG_1630

IMG_1665

 

Bref, mon lundi soir fut un succès et m’a donné la chance de découvrir Placentophagia.  Il a aussi été l’occasion idéale de voir pour la première fois, cette machine de guerre de l’Outaouais qu’on doit surveiller de près, Insurrection et de me procurer Prototype, leur petit nouveau que j’ajoute fièrement à ma collection!

 

\m/ C@w0o0o \m/

Passeport pour Ottawa??

1069393_10153000556660591_135422882_n

 

À entendre parler du Heavy MTL toute la semaine, j’étais assez perturbée de ne pas pouvoir y assister cette année, jusqu’à ce que je vois cet événement qui allait somme toute me procurer ma dose de show pour la fin de semaine!  Je quitte mon côté de la rivière des Outaouais pour traverser du côté anglophone.  Honnêtement, je suis plutôt rassurée que la programmation de la soirée soit composée de 2 groupes francophones puisque la qualité de mon parlé anglais est franchement merdique.

Arrivée là-bas, je constate que le Obsession Live Lounge est situé en haut d’un bar de danseuse et d’un sex shop!  J’entre et je m’agrippe à une bière pour me confirmer que mon foie sera ménagé ce soir, étant donné le coût élevé de la bière.  La place est très belle avec une scène assez grande, des divans au fond et beaucoup d’espace pour une foule en délire.  Toutefois, l’endroit est désert.  Je fais un tour vers la terrasse où je vais me présenter aux gars de Mass Murder Messiah que j’ai déjà vu 3 fois en show auparavant.  Les gars sont super sympathiques et accueillants. Pour les fans du groupe, vous serez heureux d’apprendre que le chat de Sammoth aime l’herbe à chat seulement si elle est de qualité supérieure… Bref, ma soirée a débuté avec des discussions très diversifiées!  Bien contente d’avoir fait connaissance avec les gars de Mass Murder Messiah, surtout quand on sait qu’ils ont passé à deux poils de ne pas avoir de chanteur ce soir là.  Les membres du groupe ayant fait à croire au chanteur J-M que s’il n’avait pas son passeport, il lui serait impossible de traverser la frontière Québec/Ontario.  Au début, il n’en croyait rien mais après des minutes de persuasion, les gars étaient tout près de l’étape de s’arrêter au bord de la route pour demander à J-M de se cacher entre les instruments.  Ça aurait été assez mémorable comme moment.  Autour de 8 heures, la musique se fait entendre.  Les quelques spectateurs s’avancent donc vers la scène pour réaliser que ce n’est que le début des tests de son.  Je continue à jaser sur la terrasse jusqu’à 9 heures.

Le 1er groupe, No Plans for Chaos est un groupe de Power/Thrash métal originaire d’Ottawa.  Le thème de leurs chansons est au couleur de l’histoire  Return to Chernaya Bay écrite par le chanteur/guitariste du groupe, Arnold Eigger, un suisse très sympathique et passionné.

Ce groupe est formé depuis fin 2011.  Le groupe nous présente des compositions intéressantes mais semble manquer un peu d’expérience de scène et de chimie au sein du groupe.  Chacun se concentre sur sa partie sans trop communiquer entre eux.  Le guitariste regardait régulièrement les doigts du guitariste/chanteur, comme pour s’assurer qu’ils étaient bien au même endroit.  Peut- être n’avait-il pas suffisamment de guitare lead dans son moniteur!  Bref, leur composition sont fort intéressantes et il y a clairement du potentiel chez ses musiciens qui doivent tout de même continuer à travailler certains éléments et à rouler leur bosse en spectacle.  Bien sûr, une foule plus active aurait pu contribuer à donner plus d’ardeur à la prestation.  Le devant de la scène était désert à l’exception de l’organisatrice Elizabeth Chaykowski de Rabbit Hole Productions qui s’est démenée tout le long de la soirée en dansant avec vigueur à l’avant de la scène pour remercier chacun des groupes.

 no plans for chaos2

no plans for chaos 3

J’avais bien hâte d’entendre le 2e groupe duquel j’avais entendu parler à plusieurs reprises.  Warsenal est un groupe composé du chanteur/guitariste Mathieu Rondeau , du bassiste Francis Labine et du batteur Antoine Turcotte.

Malgré le jeune âge des gars, ceux-ci ont pourtant déjà très bien défini leur style et ont une très belle chimie de groupe.  Ils nous font voyager dans les années 80 avec leur musique Thrash/Speed Métal et leur look qui correspond totalement à leur musique.  Les gars viennent de partir en tournée canadienne et sont énormément booker tout le mois d’août.  Ils m’ont fait rêver un peu en me racontant l’aventure de leur tournée, ayant quitté leur maison pour partir à la conquête du Canada avec une mini-van et se débrouillant avec les moyens du bord pour les imprévus.  Parlant d’imprévus, leur début de tournée et leur début de performance ce soir là ont débuté avec un ampli de basse qui a sauté dès leur première pièce.  Leur musique est authentique, les gars n’ont rien à prouver.  Ils nous servent du bon vieux thrash digne des années 80, tout simplement parce qu’ils en sont passionnés!  Les musiciens  »headbangnaient » et occupaient bien la scène.  Ils m’ont convaincu avec leur belle énergie, des solos de guitare bien exécutés suivis de riffs « catchy » et rapide, un chanteur charismatique, une belle complicité et leur thrash intègre qui donne le goût de ressortir les vieux albums indémodables de Megadeth, Sodom ou Kreator.

 

 warsenal 1

 

warsenal2

 

Voici maintenant le temps pour Mass Murder Messiah de venir divertir la foule en délire.  Il ne manque plus que…la foule!  Ce groupe qui se défini comme du Rockcore est composé de J-M à la voix, Captain Jeff  et Vince aux guitares, Bizier à la basse et Sammoth à la batterie.

Ces gars là ont clairement fait beaucoup de travail sur leur son qui leur est propre.  Il semble évident qu’ils ont amplement roulé leur bosse au Québec et nous présente une prestation solide et pleine de conviction.  Le groupe embarque sur la scène et donne une prestation aussi virulente que si la salle avait été bondée.  Le niveau du son monte de plusieurs décibels et fait tournée la tête des quelques spectateurs présents.  Pendant le show, J-M s’accroche sur une guitare et se met à saigner.  Le sang entre bien dans le décor de leur prestation déchainée!

Le chanteur a un bon contact avec son auditoire malgré le fait que son niveau d’anglais soit aussi limité que le mien.  Pour finir, ils nous offrent un cover de Under Pressure de ZZ Top qui, selon moi, a été un moment fort de leur prestation puisque j’étais assoiffée d’entendre enfin les guitaristes exécutés des solos.  J’ai aussi été particulièrement fière que les gars présentent une de leur pièce française digne de leur identité québécoise.  À la fin du show, les gars sortent s’asseoir sur la terrasse et plusieurs personnes viennent les complimenter.  J’ai eu l’étrange impression de voir plus de gens sortir à l’extérieur pour les complimentés et leur serrer la main que j’en avais vu dans la salle.  Les gens assis sur les sofas confortables du lounge semblent s’être réveillés.

S’en suit une discussion entre Elizabeth Chaykowski et les membres du groupe qui ont complètement jeté de la poudre aux yeux à l’organisatrice.  Cette sympathique dame a démontré que ce qu’elle faisait était pour les bonnes raisons, allant jusqu’à dire qu’elle emmerdait son événement, que le talent de Mass Murder Messiah méritait bien mieux et qu’ils se devaient d’être connu à tout prix.  Elle a eu une attitude positive tout le long de la soirée, très hospitalière et accueillante, se démenant devant la scène tout le long et faisant presque partie intégrante du show!

 

M3

m3-3

 

 

Le dernier groupe, Descendant, est un groupe de Métal/Hard Rock de l’Ontario, fondé en 2005.   Ce groupe est un mélange intéressant de riffs rock, d’autres moments un peu plus brutaux et rapides mêlés à du rock and roll et des solos de guitare un peu partout.

Les spectateurs sont un peu plus nombreux à s’avancer lorsque vient le tour de ce groupe puisqu’il s’agit d’un groupe local plus connu des gens du coin.  Je peux tout de même compter le nombre de spectateurs devant la scène sur les doigts de ma main.  En général, le groupe donne une bonne prestation.  Par contre, le son d’une des guitares est beaucoup trop élevé et le restera tout le long de leur prestation!  Cela devient même un peu agaçant et m’empêche de profiter du talent qui m’est présenté!  Outre ce désagrément, le groupe a une bonne prestance et ne laisse pas les spectateurs indifférents avec leur style particulier.  Descendant est un groupe que j’aimerais bien revoir en show une seconde fois!

 

descendant

descendant2

 

Malgré le manque de population au Obsession Live Lounge ce soir-là, je ne regrette absolument pas ma décision d’avoir assisté à cet événement.  Ce fut une très belle soirée comme je les aime, remplie de bonne musique et de belles rencontres!  Merci à Rabbit Hole Productions et à Elizabeth Chaykowski de se démener autant pour la scène émergente!

 

\m/ C@w0o0o \m/

 

Le Gatineau Midsummer fest 2013

10148_623646074312646_495403516_n

 

C’est avec plaisir que la fin de semaine du 26-27 juillet dernier, j’ai assisté au Gatineau Midsummer fest, événement organisé par Drop it Low Production.  Le show avait lieu dans le sous-sol de la salle communautaire St-Gérard.  En arrivant là, j’ai vraiment été charmée par l’endroit.  Premièrement, une salle ni trop grande, ni trop petite, qui permettait d’installer une scène large et profonde.  Ensuite, comble du bonheur, je découvre à mon arrivée que c’est une place où nous pouvons apporter notre propre alcool.  Ça, ça n’a pas de prix… sauf celui d’une caisse de 12 de Pabst du dépanneur!  Arrivée à 8h, j’ai été bien surprise de voir que la salle était encore assez dépeuplée.  Les tests de son et préparatifs étaient encore en cours à mon arrivé et ceux-ci ont durée plus d’une heure, de sorte que le 1er groupe n’a commencé qu’autour de 9h15.  Le programme du vendredi soir comprenait 5 groupes soit Spaz Out, Gloria Victis, Wrath of Olympus, Obliterate et Standing On Oblivion.

 

Organisateur

 

 Stage

 

 

Le 1er groupe, Spaz Out, défini par ses membres comme un groupe aux influences Hardcore/Trash/Punk/Metal, entame leur set autour de 9h30.  Ce groupe de Gatineau/Ottawa ont démarré la soirée avec une foule de plus d’une vingtaine de personnes qui longeaient les parois des murs à l’avant de la scène.  Peu à peu l’énergie de la foule s’est amplifiée, l’éclairage s’est tamisé et l’ambiance s’est imposée.  Ce groupe nous présente des pièces mélangées de riffs typiquement hardcores, d’un jeu de batterie franc et intense, d’une basse très présente et d’un chanteur convaincant.  Quelques personnes se sont mises à faire du mosh pit, les autres se contentant de bouger leur tête au gré du rythme.

 

 IMG_1243

 

C’est maintenant au tour de Gloria Victis, groupe de métalcore progressif de Sherbrooke qui ont joué au Rockfest 2013.  Les gars commencent avec énergie et ardeur, le chanteur plaçant son stand de micro devant le stage afin de prendre la place que la foule n’ose prendre!  Le groupe convainc la foule dès le départ.  Impossible de ne pas bouger pour les spectateurs devant un groupe aussi énergique.  Tous les musiciens dansent avec vigueur sur leur musique, prenant l’espace comme un esclave de chacune des vibrations qu’ils émettent.  Le batteur, Fred Corbeil Smith, démontre une aisance sur son instrument, faisant des acrobaties avec ses baguettes et ajoutant beaucoup de variétés dans son jeu.  Les gars ont l’air franchement passionnés et transmettent cette passion à l’auditoire.  Cette photo du guitariste Alex Plante et de sa Schecter ensanglantée démontre bien à quel point la prestation du groupe fût déchainée.  Ayoye!

 

 017

 

IMG_1249

 

Le 3e groupe, Wrath of Olympus, est un groupe Métalcore de Gatineau formé depuis 2010.  Ce groupe nous offre un mélange de growl et de voix clean avec des riffs de guitares qui groovent en masse.  L’énergie des spectateurs est de plus en plus présente avec une quinzaine de personnes qui  »headbang » à l’avant de la scène.  La chaleur dans le sous-sol de l’enfer devenait de plus en plus accablante!

 

 041

 

 

L’avant dernier groupe de la soirée, Obliterate nous offre des pièces de deathcore brutales et pesantes.  Le chanteur Rémi Provencher, avec une voix tout droit sortie des limbes, nous tabasse les tympans violemment.  La batterie est très rapide et les blasts beats sont à l’honneur.   Le premier album du groupe de Victoriaville, The Filth of Humanity, vaut le coup d’oeil… ou d’oreille…

 

 057

 

Standing On Oblivion, groupe de metalcore progressif de Gatineau doté d’un avenir fort prometteur vient clore la soirée en beauté.  Malgré qu’ils ne soient pas très âgés, les gars démontrent qu’ils ont de l’expérience sur scène et qu’ils sont vraiment passionnés.  Lors de la dernière pièce, plusieurs invités viennent remplir la scène pour finir la soirée en force, moment qui a clairement fait  »tripper » les membres du groupe.  Vous pouvez télécharger gratuitement leur album via le lien suivant.

 

 109

 

 

Le show ayant commencé plus tard que prévu, les gens n’ont pas tardé à quitter dès la fin, histoire de préserver leur force pour les sept groupes au programme du lendemain.

 

La soirée du samedi débutait à 18h00.  Après avoir donné quelques heures de répit à mon foie, je fais un arrêt au dépanneur pour renouveler mes provisions de Pabst.  En arrivant, je vais me présenter à quelques membres des groupes et fait le tour des marchandises de chacun des groupes.  La soirée s’amorce avec le groupe Victims of Time, un groupe de glam rock de Gatineau composé de 3 jeunes musiciens.   Ils ont été courageux de briser la glace malgré leur style complètement différent des autres groupes présentés durant la fin de semaine et leur peu d’expérience de scène.  Ils ont environ 10 spectacles à leur actif.  Le chanteur/guitariste Fil-x compose depuis l’âge de 10 ans et il en a actuellement 16.  Une dizaine de personnes étaient devant la scène et écoutaient sagement le groupe en applaudissant à la fin des pièces.  Ils nous ont présenté quelques compositions ainsi qu’un cover de Run to the Hills de Iron Maiden.  Prestation simpliste, sans éclat mais fidèle à leur style musical et susceptible de plaire à un public assez large.

 

 002

003

 

007

 

Ensuite, le groupe My Shadow est venu nous rentrer dedans avec leurs compositions très convaincantes.  Ce groupe de Gatineau/Ottawa aux influences de death métal mélodique s’est formé en 2003 et devrait sortir un 1er album à l’automne. Ils sont, à mon avis, un groupe à surveiller dans les prochains mois.  Le chanteur met de l’énergie dans la place dès ses premières notes.  Les voix sont un assortiment de cris aigus et de voix clean soutenues par des musiciens très talentueux, de bons riffs de guitare et des solos vraiment intéressants.  Ce groupe a nettement piqué ma curiosité et j’ai franchement hâte d’entendre ce qu’ils nous offrirons prochainement.

  016

 

Entre chaque groupe, les grosses lumières sont rallumées et nous sortent assez violemment de l’ambiance.  Les gens sortent à l’extérieur étant donné la chaleur de plus en plus accablante du sous-sol de St-Gérard.  Lorsque le groupe suivant est prêt à jouer, quelqu’un doit sortir dehors pour gueuler aux gens d’entrer à l’intérieur.

Le 3e groupe de la soirée, Fight to Resist, est un groupe de métalcore de Gatineau, fondé en 2010.  Ces gars nous offrent un gros mélange de breakdowns, de solos mélodiques et de riffs plus pesants.  Le guitariste, avec son jack sans fil, descend de la scène et se promène parmi le monde. Le chanteur chante avec ses tripes et on ne peut faire autrement que de headbanger tout le long de leur pièce.

 

 

Maintenant le tour du groupe We, The Jury, groupe qui se décrit comme une groupe Djent, métalcore, deathcore et wathevercore.  Le chanteur du groupe a donné tout un show en tentant par tous les moyens de réveiller les spectateurs, laissant la scène aux autres musiciens et s’accaparant de la salle en entier.  Il ne s’est pas gêné d’entrer dans les spectateurs à plusieurs reprises pour les inciter à bouger ou bien de se mettre à genou par terre en gueulant… un vrai showman!

 

 024

 

Le 5e groupe de la soirée, Abraxas, groupe de l’Ontario, donne une prestation intéressante, nous présentant leurs compositions de métalcore progressif avec des riffs mélodiques qui groovent, et une bonne présence scénique du chanteur!  Le groupe s’est réorienté en changeant de nom et de perspective en 2013, se nommant auparavant Sleep is for the Dead.

 

 029

027

 

Pear of Anguish s’amène ensuite sur la scène, groupe de deathcore mélodique/progressif de Gatineau.  Vous pouvez écouter leur album via le lien suivant.  Le chanteur fait plusieurs tentatives pour amener les troupes à bouger mais il manque clairement de monde et la plupart des gens sont plus là pour écouter que pour se défouler avec le groupe.  Les voix du band se démarquent particulièrement avec une voix poussant un scream puissant et l’autre un growl ténébreux.  Les passes de sweeps, riffs et solos des guitaristes sont aussi remplis de potentiel.  L’absence de bassiste avec eux sur scène a créé un petit vide que le groupe a tout de même su camoufler avec une guitare 7 cordes.  Le groupe est présentement à la recherche d’une nouveau bassiste!

 

 035

036

Finalement, le dernier groupe de la fin de semaine, Chariots of the Gods est un groupe de Ottawa/Gatineau qui fait beaucoup jaser dernièrement.  Je n’avais jamais eu l’occasion de les voir en show encore.  Le chanteur s’était même habillé chic pour l’occasion! Chaque membre du groupe est vraiment à sa place sur la scène.  Ce groupe là respire l’expérience et la maturité et les membres s’installe sur une scène comme si c’était l’endroit le plus confortable qui soit!  Il nous présente un mélange de thrash et de death métal mélodique avec des nuances de metalcore.  Les gars s’amusent vraiment ensemble et se promènent de chaque côté de la scène.  La foule demande un rappel et ils font venir un ami du groupe sur la scène pour chanter avec eux.

 

 IMG_1358

 

 

 

Bref, la fin de semaine au Gatineau Midsummer Fest fut trippante et l’occasion parfaite de découvrir plusieurs groupes locaux.  Seulement un peu plus de 40 billets ont été vendus au cours de la fin de semaine, un événement avec un grand potentiel qui manquait malheureusement de trippeux.  Chapeau à Drop it Low Production d’avoir organisé une si belle fin de semaine et d’avoir travaillé  fort pour contribuer à faire connaître les groupes émergents de notre scène québécoise!  Les gars ont couru de bord en bord toute la fin de semaine, nous ont servis des hot-dogs à la fin de la soirée et Ondes Chocs a été très bien accueilli! En espérant qu’il y aura une seconde édition du Gatineau Midsummer Fest l’an prochain!

 

organisation midsummer

 

Cheers!

 

Caro \m/

 

 Stage en déchéance à la fin.

 

 

Critique d’Album: Dichotomy –  »Paradigms »

481484_474562232587362_341811457_n

 

Dichotomy

 »Paradigms »

2013

 

 

1 Empyrean

2 The Sentient Oppressed

3 All-Seeing Eye

4 Polarity

5 No Catharsis

6 Covenant of the Forsworn 

7 Alea lacta Est

8 Of Strife Of Discord 

Dichotomy, groupe irlandais de Dublin, nous offre un mélange de Death Métal mélodique et technique qui fût fort intéressant à découvrir pour mes oreilles.  Le groupe tire ses influences de groupes variés tels que Death, Decapitated et Gojira.  Le groupe s’étant formé en 2010, nous offre, cet été, leur tout premier album, Paradigms, qui décapera les oreilles de plus d’un amateur de Death Métal.

La première pièce, Empyrean, avec son ‘picking’ lent et simpliste, nous plonge dans une ambiance méditative et sombre qui ne présage rien de moins que le calme avant la tempête.  Après 1 minute de détente auditive, la seconde pièce, The Sentient Oppressed débute avec une passe de guitare qui nous rappelle vite la signification du nom du groupe!  Dichotomie, provenant du grec, signifie une division entre deux choses et prête très bien son nom au groupe.  Dans cet album, on peut constater une dichotomie entre certains moments calmes et mélodiques proposés par une guitare clean et d’autres moments techniques qui rentrent au poste bien fermement.  Les guitares sont un drôle de mélange entre des parties techniques, des riffs répétitifs et  »groovys »’ et des solos typiquement mélodiques.

Les 2 prochaines pièces, All-Seeing Eyes et Polarity enchaînent avec la même ardeur que la précédente.  Le chanteur alterne régulièrement entre du ‘growl’ et des cris plus aigus.  Personnellement, après les trois premières pièces, j’avais la net impression que le vocal n’était pas à la juste valeur de l’ensemble du groupe.  Heureusement, les pièces suivantes m’ont fait revenir sur ma position puisque la voix semble être meilleure d’une pièce à l’autre.  L’enchainement des pièces m’a donné la perception que l’album s’améliore à chaque pièce.  No Catharsis marque le début de mon intérêt marqué pour cet album.  À la fin, un discours récité par dessus la musique contribue à instaurer une ambiance propre à ‘‘Paradigms ».  La pièce Covenant of the Forsworn vient mettre un terme au moment atmosphérique pour nous faire entendre une des meilleures pièces de l’album avec un solo très bien construit.  Ensuite, Alea lacta Est est une pièce substantielle de  »Paradigms » qui nous ramène directement au préambule de l’album avec du picking et une ambiance calme et puissante.  Pour finir, le silence que laisse la fin de Alea lacta Est est complètement désintégré par le cri dément du chanteur qui marque le début de  Of Strife Of Discord qui termine l’album violemment, nous donnant ainsi envie de recommencer l’album du début.   »Paradigms » est un album qui regorge de rebondissements et qui te plonge complètement dans un univers qui appartient aux membres du groupe .  Sa date de sortie est prévue pour le 18 août!

 

Bonne écoute!

 

\m/ CaWo0o0 \m/

Un Au Revoir et Une Claque Sur La Gueule

C’est toujours plaisant de voyager dans les quatres coins de la province pour aller voir des bands se donner à fond pour nous livrer leur musique sans compromis, mais c’est encore mieux quand en plus de ces bands je me permets d’initier une nouvelle arrivante dans la famille Ondes Chocs!  C’était le cas samedi dernier alors que je rencontrais Caro Roy de Hull pour la première fois, une petite nouvelle qui voulait s’impliquer dans la scène locale et parler musique avec vous.  La fille est dynamique, débrouillarde et, comme vous allez le constater, une mordue de musique!  Vraiment satisfait de cette nouvelle addition à notre staff, alors Caro, je te souhaite une bienvenue officielle! –

Dans les prochains jours, vous aurez la chance de boir un montage de ma soirée à Hull et la performance presque complète de Mortor avec aussi une entrevue exclusive enregistrée chez le chanteur avec le band \m/ – Dave

 

263313_10200797431570181_559768461_n

Ce samedi 6 Juillet avait lieu mon baptême brutal dans l’univers d’Ondes Chocs où je me suis fait engloutir sous une grosse vague de musique déchaînée.  De la musique qui bûche, pleins de mélomanes déshydratés et de la bonne bière… s’il existe une recette au bonheur c’est définitivement celle-là! Ce fût une très belle soirée organisée par Vile Productions, organisme responsable de plusieurs activités de la scène métal de l’Outaouais depuis 2004.  Ma soirée s’est tout d’abord entamée avec une légère crainte d’être en retard alors qu’à 8h, je sirotais encore une bière avec des amis, assise dans ma cour arrière, en écoutant des vidéos lives des groupes présentés ce soir-là.  À mon arrivée dans le Vieux-Hull, j’ai pu constater qu’outre Le Petit Chicago qui débordait de testostérone, les environs semblaient franchement déserts et un peu trop placides à mon goût. On aurait dit que la Promenade du Portage, pourtant bondée de restaurants et de bars, avait été troquée pour les chalets et la campagne en ce chaud samedi d’été.

Arrivée sur place, le test de son du premier groupe n’était pas encore entamé.  J’ai donc eu le temps de rencontrer pleins de beau monde avant le show et d’avoir la dose de conversation musicale  indispensable à ma survie.  J’ai aussi rencontré un méchant malade, Dave Rouleau, qui m’a mis assez à l’aise pour que je me permette de l’envoyer chez le  »yâble » pas moins d’une minute après notre rencontre.  Je pense qu’il testait le sens de l’humour de la petite recrue! Il a bien vu  »qu’ONDES m’CHOCS » pas si facilement!  C’était la deuxième fois que je mettais les pieds au Petit Chicago, un petit bar intime accueillant plusieurs événements culturels très variés.  J’aime bien cet endroit malgré le fait que la scène y est étroite et qu’il y fait très chaud.  En allant me procurer le dernier album Perpetuation de Derelict, j’en ai profité pour jaser avec le chanteur du groupe, Eric Burnet, que j’ai harcelé de plusieurs questions.  Ensuite, ce fût au tour de la table de marchandises de Mortor d’y passer , où je me suis procurée leur album Shoot’Em Up, paru en  2012.  Me renseignant sur les mobiles de l’arrêt d’une durée indéterminée des activités de Mortor, la jeune dame sympathique qui vendait leurs marchandises, m’a informée, tout en me pointant sa bédaine ronde, que le chanteur, Yolin Lafrenière allait être papa d’ici quelques semaines.  Félicitation à vous deux gens sympathiques et accueillants que vous êtes!  Aussi, le bassiste, Jonathan Boulay, doit quitter son petit coin de pays prochainement pour aller travailler dans le Nord.  Elle m’a tout de même confirmée que les membres du groupe désiraient, si possible, continuer ensemble après leur temps d’arrêt.  Je n’ai pas eu le temps de me rendre aux marchandises de Accursed Spawn que leur test de son commençait à se faire entendre.  J’étais réellement impatiente d’entendre ce que les 3 groupes avaient à nous offrir.

C’est autour de 9h que le show débuta avec Accursed Spawn, groupe de death metal d’Ottawa, influencé par plusieurs groupes tels que Cannibal Corpse, Decapitated et Death, pour n’en citer que quelques uns.  La formation est active depuis mai 2010. Les compositions du groupe sont un amalgame de  »riffs » brutaux et techniques, de solos mélodiques bien exécutés, d’une voix guttural puissante et rapide et de breakdowns pesants, le tout dirigé par un batteur typiquement Death métal et exécuté avec précision.  En avant de la scène, 5-6 femmes, qui accompagnaient le groupe, en bavaient pour les musiciens tout au long de leur performance et trashaient avec énergie.  Le reste de la foule était plutôt calme et attentif, organisant un pit d’une dizaine de personnes qui s’arrêtait dans le milieu d’une pièce et repartait au début de la suivante.  C’est au premier breakdown du groupe que j’ai senti l’intensité monter peu à peu.  Un bémol que j’ai noté est que le groupe manquait légèrement de contact avec son auditoire.  Les membres du groupe étaient assez concentrés sur leurs instruments respectifs et les 2 guitaristes s’agitaient le  »PouWell » surtout dans les moments moins techniques.  Toutefois, bien qu’ils se laissaient porter par leur musique, ils n’avaient pas beaucoup de contact visuel et d’échanges avec le public. En allant m’informer sur le groupe quelques jours avant, j’ai pu observer qu’ils avaient 2 guitaristes lead.  J’étais particulièrement curieuse de voir comment chacun allait prendre sa place respective lors de leur prestation.  Paul Kelly, le guitariste à gauche de la scène, a occupé une grande place de Lead avec sa guitare Dean Dime Razorback, alors qu’Adam a tout de même démontré qu’il peut clairement rendre la marchandise, en nous envoyant quelques solos en pleine gueule, sa B.C Rich Ironbird en main.  Pendant toute la prestation, j’ai été étonnée par ce growl brutal et profond puis lors de la dernière pièce, le chanteur a su démontré l’étendu de son registre en alternant entre les aigus et le growl d’une phrase à l’autre.

Aussitôt que les gars d’Accursed Spawn termine leur dernière pièce, il cède rapidement la place à Derelict qui monte sur la scène et s’installe.  Alors qu’ils font un test de son plutôt rapide, je me fais prendre dans le piège impitoyable de l’amour; un vrai coup de foudre!  Leur prestation n’est même pas commencée que déjà mes yeux sont rivés sur Max Lussier qui tient à ses mains un autre de ses instruments magnifiques fabriqués par le talentueux luthier québécois Louis-Philippe Bond.  Sans entrer dans les détails techniques, une 7 cordes sublimes, habillées d’un logo de Derelict illuminant à la noirceur et muni d’un logo 3D de Bond instrument en étain, fait à la main. Ce luthier m’impressionne vraiment à tout coup avec toute la finesse et la précision de ses instruments au son pourtant si brutal et imposant.  S’en suit une conversation déchirante entre moi et moi-même, que voici :

Moi : Arrête tu t’fais du mal! T’auras jamais la blé! Il faut vivre au présennnt!

Moi-même: Un jour elle sera mienne! Oh oui! Un jour elle sera mienne 

                (Parlant d’une guitare Bond faite sur mesure et non précisément de celle de Max Lussier avec le logo de Derelict).

Le chanteur fait alors un appel à l’hydratation et à la fête, étant donné la chaleur accablante.  Bière!  Dès le début du show, on peut percevoir une bonne chimie entre les gars.  Le voix grave du chanteur convient parfaitement au style du groupe avec sa puissance et sa vigueur.  Celui-ci est vraiment confiant et occupe tout l’espace disponible, quoi qu’il soit plutôt limité.  Malgré la technicité de leur musique, les musiciens ont un grand dynamisme et le chanteur établit facilement un lien avec son auditoire.  Derelict est un groupe de Death metal technique de Montréal, formé en 2005.  Bien que la plupart des membres du groupe ont des influences typiquement death metal, Jordan Perry, le batteur, a un bagage complètement différent, tirant ses influences de Genesis, Benni Grab ou encore Buddy Rich (batteur américain de Jazz).   Derelict a été son premier groupe métal dans lequel il a grandement développé ses techniques de jeu, tout en conservant son jeu particulier qui ne trahit pas ses influences diverses.  Les amateurs de groupes tels que The Black Dalhia Murder et Death trouveront vraisemblablement leur compte avec Derelict.  Les musiciens sont accordés en Si et les guitare 7 cordes utilisent un accordage en Si non-standard en abaissant la 3e corde d’un demi-ton (Un F# plutôt qu’un sol).  Le chanteur a mentionné que le groupe songe prochainement à composer en La pour faire différent et plus pesant et possiblement à utiliser une basse 6 cordes.  J’ai perçu que les membres du groupe avaient tous une très grande maturité par rapport à leur instrument; chacun cherchant constamment à peaufiner ses techniques et à se surpasser.  D’ailleurs, on vient tout juste d’apprendre que le groupe a signé avec Maple Metal Records.  Derelict est donc un groupe qui n’a pas fini de nous surprendre et de nous impressionner… À surveiller de près!

Leur show commence avec Perpetuation, la toune la plus rapide de leur programme avec ses 220 bpm de brutalité et ses changements de signature rythmique.  Principalement, leur programme est composé de 9 des 12 pièces de leur dernier album Perpetuation.   L’énergie de l’auditoire commence à se faire sentir.  Le pit est actif et la chaleur est pesante.  Chaque pièce de Derelict commence avec puissance et violence.  Une technique particulière utilisée par le bassiste, Xavier Sperdouklis, consiste à utiliser son index comme un pick.  On peut entendre certains passages plus progressifs durant leur prestation.  Le guitariste Simon Cléroux est aussi très dynamique sur scène et habile avec son tremolo-picking agressif.  La dernière pièce est présentée par le chanteur qui décrit les paroles comme résumant bien le message de l’ensemble des chansons du groupe :

« La dernière toune parle de nous informer nous-mêmes et de prendre le pouvoir qu’on peut avoir dans nos vies ».  J’ai particulièrement apprécié cette petite dernière qu’ils nous ont offert, « Shackles Of Indoctrination », avec un solo très mélodique mélangeant des passes de tapping et de sweep picking intéressantesLe seul problème technique notable durant leur performance fût le ventilateur du batteur qui s’arrêtait régulièrement de fonctionner et qu’il prenait le temps de rallumer entre 2 blast-beats.  Bien sûr, cela n’a pas affecté leur performance puisque devant, les guitaristes faisaient tout de même de l’aération au batteur en agitant leur touffe de ‘‘PouWell »!

Voici venu le temps de la pièce de résistance; Mortor qui prend place pour se préparer à partir en pause après avoir roulé leur bosse depuis 2008.  En attendant leur test de son… Bière!  Dès le début du show, Yolin mentionne que leur toute première prestation était à ce même endroit il y a 5 ans de cela et qu’ils sont bien heureux d’être au Petit Chicago pour faire leur Au revoir! Mortor, qui a vu le jour sous l’initiative du guitariste David Paquette, est un violent mélange de Trash et de Death métal qui tire ses influences de groupes tels que Kreator et Sepultura.  Qu’on se la tienne pour dit, Mortor sait comment trasher une place! Avec son animosité contagieuse et ses riffs entraînants, la foule en prend plein la gueule!  Le chanteur, Yolin Lafrenière est très imposant sur scène en poussant régulièrement des cris diaboliques graves, les deux bras levés dans les airs, comme si une force supérieure l’aidait à pousser ses cris.  Son growl ténébreux nous donne l’impression que chaque pièce est un départ pour sauver le monde d’un chaos imminent.  Les solos typiquement Death métal du guitariste Antonin Perras-Foisy sont très bien exécutés et les harmoniques font vibrer Le Petit Chicago.  Le band groove à souhait avec les riffs accrocheurs des guitaristes et du bassiste qui danse constamment derrière sa basse 5 cordes ainsi que le son de bass drum pesant du batteur Jay Cross.  Les gars ont une très belle chimie sur scène et savent  »tripper » avec leurs spectateurs.  Mortor est un de ses groupes rassembleurs qui donne presque l’impression au public de faire partie intégrante du groupe et élimine la frontière entre la scène et le reste de la salle.  On a pu entendre le chanteur interagir constamment avec le public.  Par exemple, Yolin Lafrenière demande de ne voir personne immobile et incite les gens à bouger.  Il descend parmi les spectateurs pendant une pièce et accueille des invités qui chanteront à ses côtés, tels que Vincent Laprade-Séguin de Insurrection et Graham Cwinn de From the Deep.   Il amorce un Wall of Death avec succès.  Il fait de très charmante présentation des pièces.

Par exemple :  » La prochaine toune ça parle de couper du monde en morceau »

 » On est vraiment ému de vous voir ce soir et la prochaine toune parle de tuer tout le monde ».

Entre deux riffs d’un pièce, le bassiste profite du délai pour balancer une claque en pleine gueule au guitariste à côté de lui qui va répliquer dès qu’il en aura l’occasion.  Complicité cruelle entre les deux musiciens! Pendant ce temps, alors que le pit bat son plein, un combattant échappe  »sa vision » par terre et tout le monde arrête de se pousser alors qu’une dizaine de personnes l’aide à chercher ses lunettes en examinant le plancher.  Bon ça peut paraître banal comme anecdote, mais personnellement j’aime tellement voir ce genre d’attitude d’entraide, où tout le monde se monopolise pour aider un inconnu lors d’un show.  Lorsque Mortor termine sa dernière pièce, le pit s’estompe tranquillement alors que sur les dernières notes du groupe on peut apercevoir le bassiste de Accursed Spawn faire des mouvements de danse qui ressemblent à du balai jazz, en faisant pivoter une demoiselle… Ah bin… Bière!

Mortor peut être bien fier de son cheminement et de sa dernière performance de Samedi passé.  Je  reste bien confiante qu’ils réapparaîtront après leur moment de répit et que leurs fans seront tout aussi déchainés! Chapeau à Vile Productions pour cette belle soirée toute en métal.  Je suis très fière d’avoir pu constater, samedi passé, que la scène métal de mon coin de pays est non seulement active, mais qu’elle a un excellent potentiel.  J’ai la net impression que je viens de me lancer dans un univers qui me correspond parfaitement en joignant la grande famille d’Ondes Chocs!

 

 \m/ C@w0o0o \m/

 

IMG_2276

 

IMG_2277