Voici la critique et les photos prises par Martin Desbois lors du spectacle de Maeskyyrn présenté par DMBH Prod au Le MonteCristo de Ste-Thérèse le 21 octobre dernier et qui mettait également à l’affiche Flesh Shrine, PolymorphiK et Zero State.
Critique
En cette soirée automnale, j’allais me diriger vers Le MonteCristo. Une première pour moi. Certes, c’est le genre de salle un peu moins grande que la plupart des grands événements d’envergure, mais je dois avouer aimer encourager la scène locale et parfois découvrir de véritables belles surprises.
Armé de ma Canon, je me suis donc tapé une bonne heure de voiture pour m’y rendre et je dois dire que j’étais très curieux de voir ces quatre formations pour la toute première fois. La soirée s’annonçait typiquement Death métal mais une ombre au tableau subsistait : le groupe Maeskyyrn qui œuvre dans le black métal.
Zero State
La formation Zero State a tout détruit et nous a fait faire un bond de 30 ans en arrière avec un OSDM typique des débuts quatre-vingt-dix. Je me revoyais avec ma grosse tignasse me lancer partout dans le pit et de ne pas craindre de marcher tout croche le lendemain ou d’avoir un torticolis abominable, rançon du headbanger maladif! C’était très bien délivré et le public a rapidement compris que la soirée s’annonçait purement violente et sans merci.
PolymorphiK
Ensuite, vient la joyeuse bande de Polymorphik (euh joyeuse?). Eh bien ici, nous avons encore un death métal qui groove et qui tue tout. Mais les gars sont hyper sympathique et ne se prennent pas au sérieux. Ils le devraient pourtant, ils maitrisent fort bien la scène. Et ils sont une vraie arme de destruction massive. En plus d’être groovy. J’ai vraiment apprécié leur prestation, on a du sérieux talent au Québec!
Flesh Shrine
Cette soirée avait pour but le lancement du premier album de Flesh Shrine, intitulé The Grand Apostasy.
Vincent Perrier et Maxime Michaud n’en sont pas à leurs premières armes, ayant fait partie de la défunte formation Warbound. Nous n’avions donc pas affaire à une jeune formation sans expérience, détrompez-vous. Le charismatique Spencer aux vocaux, nous démontrera sa diversité vocale et il n’en fallut pas moins à la foule pour détoner à la hauteur de l’agression perpétuée par Flesh Shrine. Sacha Fenrir de la formation Ulfhednar fut invité sur scène à chanter le temps de la pièce Thirteen. Yeah!
Maeskyyrn
Quest-ce que l’on fait lorsque l’on se démène comme des cinglés durant trois prestations? On en veut encore, mais on a le goût de respirer un peu. Le moment était bien choisi pour accueillir Maeskyyrn et son métal noir froid et sans merci. Une gifle fondamentale formulée de façon grandiose et sans pitié. De la beauté dans la douleur. Une transcendance soutenue par des élans de violence qui font voyager l’esprit tout en le maintenant sous bonne garde, d’une poigne de fer, torture magistrale. Je connaissais bien la formation, mais c’était mon premier rituel aux chandelles en leur compagnie.
Je me dois de souligner la grande prestance d’Alexandre Lamothe aux chants, donnant parfois dans les aigus dissonants, mais aussi dans le chant plus grave et non guttural et plutôt classique avec une touche d’opéra légère. Les percussions étaient démentes et le jeu des guitares rythmiques et solistes soutenu par une basse lourde et imposante ont su faire oublier, le temps de quelques compositions, notre misère humaine! Merci!
-Texte & Photos: Martin Desbois




