Cette Sortie Était Demise!

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Je dois dire que plus les années avancent, plus il faut une sacrée bonne raison pour me faire sortir en plein milieu de semaine et le lendemain d’une bonne bordée de neige, mais ce mercredi soir, les amateurs de métal comme vous et moi avaient 2 bonnes raisons de ne pas rester devant leur poste de télé. Premièrement, il y avait une soirée black/viking métal à L’Agitée, avec les norvégiens d’Einherjer, en visite chez nous pour la première fois, accompagnés par  les groupes Black métal Panzerfaust de Mississauga en Ontario et Hollow de Montréal, ainsi que Valknacht de Québec. Deuxièmement, il y avait au Scanner, une soirée Thrash/Speed Métal mettant en vedette Untimely Demise, un des meilleurs groupes Thrash de notre grand pays qui débutait sa tournée en sol québécois ici-même à Québec! Ceux-ci étaient accompagnés uniquement par Demona de Québec. Bien que les 2 options fussent très alléchantes, j’ai opté pour cette dernière, en espérant qu’un autre membre de notre crew a couvert la venue d’Einherjer et ses acolytes.

Donc, après m’être botté le derrière pour sortir de chez moi, j’ai dû faire face à la terrible tâche de me trouver un stationnement un soir où la ville est en pleine opération de déneigement, quel cauchemar! Je déteste l’hiver et ses désagréments! Arrivé à 21h30, il y avait relativement peu de monde présent, mais énormément de visages familiers à qui j’ai pu jaser avant la montée sur scène de Demona prévue à 22h.  J’avais oublié que nous étions au Scanner et Tanza devait enfiler son kit de guerrière avant que le spectacle puisse commencer.

Donc, ce n’est que 25 minutes plus tard qu’on a eu droit aux premières notes de leur Speed Metal très Old School grandement inspiré de ce qui se faisait de plus rapide au début des années 80, notamment avec le NWOBHM de Satan et Venom. Heureusement, qu’il n’y avait que deux groupes prévus au programme! C’est sous l’éclairage plutôt anémique de la scène du Scanner, qui n’est certainement pas le meilleur ami de mon appareil photo à 100$, que scintillait tout le métal de leurs studs et ceintures de balles, et que s’enchainaient à un rythme effréné quelques pièces de leur premier album Metal Through Time, tel que Pay for your Sins, Nightmare et The Apocalypse, ainsi que quelques nouvelles de leur prochain album Speaking with the Devil, incluant Dirty Speed Metal, pour finalement se terminer avec la reprise d’une pièce assez obscure intitulée Black fire du groupe japonais de Black /Thrash Sabbat.

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Ensuite, ce n’est qu’après une courte pause qu’Untimely Demise est monté sur ce qui fait office de scène au Scanner. Le trio thrash metal de Saskatoon, que j’avais déjà eu la chance de voir et entendre à 2 reprises dans ces mêmes lieux, était devenu officiellement un quatuor avec Sam Martz qui vient admirablement combler ce vide durant les toujours impressionnants solos de Matt Cuthbertson. Le groupe était venu entre autres, nous présenter quelques pièces de son nouveau matériel tirées d’un deuxième album à paraître qui sera intitulé Systematic Eradication, ils en ont joué 6 au total dont The Last Guildsman et Spiritual Embezzlement, ainsi que quelques classiques du premier album tel que les incontournables: Virtue in Death, The Unmaker et la pièce maitresse City of Steel.

Si vous vous demandez encore à quoi peut ressembler Untimely Demise, voici quelques-unes de leurs influences les plus flagrantes : Death, Megadeth, Testament et Kreator. Ils ont d’ailleurs repris le classique Suicide Machine de Death, dans ce qui fût le moment le plus fort de toute cette soirée qui s’est terminé vers minuit 30. Merci, tout spécial à Fred d’End Productions pour avoir organisé le spectacle!

Ma seule et unique déception de cette excellente soirée qui ne m’a jamais fait regretter le sacrifice de quelques heures de sommeil, était que j’aurais bien aimé mettre la main sur le nouvel album d’Untimely Demise, mais celui-ci ne sera vraisemblablement disponible qu’à l’été, ce qui nous donnera sans doute l’opportunité de les revoir à nouveau! En attendant ce moment, je vous laisse avec le vidéo-clip de The Last Guildsman, en espérant voir un peu plus de gens présents à leur prochaine visite, car Untimely Demise le mérite amplement!

Un Drakkar, de la Neige et des Damnés

Le 20 mars dernier avait lieu un show de Einherjer, Panzerfaust, Valknacht et Hollow à l’Agitée de Québec, une présentation de Apocalypse Métal.  La vie étant ce qu’elle est, j’ai besoin de temps pour ma vie professionnelle et personnelle alors je n’ai pas pu me présenter.  Sans le savoir, Louis-Olivier Brassard Gélinas, « Winterthrone » de Endless Horizon, me préparait un texte pour notre populaire nouvelle aventure, « Fan View », où des fans partagent leurs critiques de show que nous n’avons pas pu couvrir, mais que nous publions si le résultat est satisfaisant.  Je dois dire que ce texte n’est pas ce que j’attendais du tout, vous avez ici l’oeuvre d’un pro, qui va d’ailleurs se joindre à nous pour des critiques de tous genres.  Incroyable talent et potentiel pour ce trippeux de la région de Québec qui est en plus une personne qu’on gagne à connaître.  Cheers, man! – Dave

 

Après un repas rapide et un arrêt au guichet pour s’assurer d’avoir les fonds nécessaires à une beuverie et à l’achat de marchandises de groupe (on ne sait jamais!), moi et ma délicieuse compagne nous dirigeâmes d’un pas décidé vers l’Agitée en ce mercredi bien neigeux. Quel beau décor approprié Dame-Nature avait elle préparé pour la première venue d’Einherjer en sol Québécois!

Arrivés à l’intérieur du temple que des citoyens de Québec ont érigé à la musique underground, nous constatâmes que peu de nos congénères métalleux avaient fait le même choix que nous. En effet, un contingent réduit d’à peine une quarantaine de poilu(e)s occupaient déjà le plancher de l’Agitée qui, au plus fort de la soirée, ne devait contenir que quelques 70 personnes. Nous nous précipitâmes donc au bar afin d’y faire le plein de houblon puis ma douce décida de parcourir du regard le comptoir de bébelles de la tête d’affiche pendant que je saluais Patrice Hamel alias Thorleïf de Valknacht ainsi que François C. Fortin en train de siroter un expresso bien tassé derrière sa console.

Vers les vingt heures le contingent maquillé d’Hollow embarqua sur les planches pour nous livrer son amalgame de Black/Death/Thrash/Power…J’avais déjà écouté quelques extraits de leur musique et je dois dire que ce n’est pas trop ma tasse de thé. Leurs influences semblent être variées sur papier, mais le résultat ressemble à un mélange de Cradle of Filth et de solos à la Children of Bodom et parfois les pièces semblent un brin décousues. On dirait que leur mélange de styles disparates de métal ne prend pas tout à fait. Qu’à cela ne tienne, en cette soirée de mars, leur présence scénique, leur son (merci Franky!) et leur performance musicale furent de haute qualité, mais pas assez toutefois pour me faire aimer leur style. Deux batterie trônaient sur la petite scène de l’Agitée et pourtant les quatre comparses arrivaient à bouger, descendant même de celle-ci pour aller brasser la foule plutôt réservée quoiqu’attentive pendant la dernière pièce de leur performance.

Après environ vingt minutes de changement d’attirail, les Vikings de Valknacht firent leur entrée sur la scène. C’était ma troisième fois avec ce groupe et je dois dire que c’était sans aucun doute la meilleure à tous les points de vue. Une interprétation précise et chargée de puissance de leurs pièces, les vocaux agressifs de Cynthia « Vervandi » Charrette et Patrice « Thorleïf » Hamel s’entremêlant à la perfection, ainsi que quelques interventions bien blasphématoires et comiques entre les chansons firent de leur set un des meilleurs moments de la soirée. Ce groupe est sans-contredit devenu un incontournable du courant Viking Black Metal et d’après le spectacle qu’ils ont donné cette soirée là, c’est pleinement mérité.

Après avoir salué et félicité la horde de guerriers nordiques qui rechargeaient leur drakkar, j’eu à peine le temps de parler un peu avec ma tendre moitié que les fondamentalistes du Black Metal (voir leur « backpatch ») de Panzerfaust étaient déjà prêt pour leur assaut de Black Metal Orthodoxe venu d’Ontario. Je n’en étais pas à première expérience avec eux. Effectivement, je les avais déjà vus en première partie de 1349 à Montréal quelque part en 2009 et j’avais bien aimé leur spectacle bien que leur musique ne m’avait pas parût digne de devenir un fanatique convaincu. À l’époque ils jouaient un Black Metal qui ne ne me semblait pas se dissocier des standards établis du genre. Or, quelle ne fût pas ma surprise en voyant le colosse frontman Goliath et ses acolytes Kaizer (Guitare), Morbid (basse) et Lord Baphomet (batterie) livrer un assaut furibond et théâtral d’une musique qui n’est pas du tout la même qu’en 2009! Le pantagruélique chanteur  nous apparût nimbé de fumée au centre de la scène derrière une tribune aux armoiries du groupe. Son visage caché par un sac de jute rappelant celui des condamnés à la pendaison et son cou enlacé par un nœud coulant. Le guitariste livrait ses partitions violentes et malsaines au rythme effréné de la batterie alternant entre blastbeats et des parties plus atmosphériques. À ce moment votre humble serviteur ne put s’empêcher de participer à susciter les hostilités dans la fosse! En somme, une prestation complètement malade. Tellement que j’allai immédiatement rencontrer le chanteur pour lui livrer mon appréciation à la table de marchandise et pour me procurer leur deux opus et une backpatch.

Les païens d’Einherjer firent leur entrée sur la scène de l’Agitée sans perdre de temps et dans un style passablement plus simple et dépouillé que leurs prédécesseurs. S’adressant à la foule d’une voix presque gênée, le chanteur/guitariste Frode Glesnes lui demanda de s’approcher sans attendre. En effet, cette dernière semblait plutôt endormie et se tenait à distance de la scène comme si un danger en émanait. Finalement, Goliath de Panzerfaust poussa gentiment les récalcitrants vers la scène,alors que je me précipitais déjà vers le bord de celle-ci. Aussitôt et sans cérémonial Einherjer entamèrent leur prestation précise et travaillée. Les Norvégiens livrèrent un Folk Métal qui se distingue par l’absence de surenchère de claviers. Quelques séquences sont utilisées (pas de claviériste dans la formation), mais le côté folk est plutôt exprimé par les guitares qui utilisent des accords et des modes importés de la musique folklorique scandinave. Ils ont aussi un caractère progressif qui se traduit par des rythmiques particulières et saccadées présentes dans la plupart de leurs chansons. Sans miser sur une quelconque théâtralité le spectacle était excellent de par son énergie et les musiciens semblaient s’amuser, si ce n’était de la foule qui ne sembla s’animer que vers la fin de la performance alors que quelques soûlons décidèrent de déclencher les hostilités (dont votre serviteur). Plusieurs des personnes présentent ne semblaient pas beaucoup connaître les chansons du groupe bien que celui-ci termina sur les incontournables « Ironbound » et « Far, far North » à la demande de la foule qui semblait enfin réveillée. Aussitôt la prestation terminée, nous quittâmes rapidement la salle en saluant nos connaissances, car nous avions des obligations professionnelles à remplir le lendemain.

En conclusion, nous avons eu droit à une très belle soirée de Métal et tous les groupes présents ont livré des prestations mémorables. Cependant, bien qu’on puisse comprendre qu’un mercredi soir ne soit pas la soirée idéale pour déchaîner la colère des dieux métalliques, nous serions en droit de s’attendre à une réponse plus fervente des métalleux de la ville de Québec surtout lors de la première visite d’un groupe qui a dû traverser l’Atlantique pour venir présenter leur musique en tête d’affiche. Cela est d’autant plus vrai que l’affiche comprenait un excellent band local qui aurait mérité une assistance mieux garnie. Si vous voulez plus de spectacles de groupes plus underground et bien venez à ceux qu’on vous offre, mécréants! Cela dit je fus particulièrement satisfait de cette soirée d’Apocalypse-Metal!

 

par Louis-Olivier « Winterthrone » B. Gélinas

 

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(metal-archives.com)

Café, Croissants et Amnesia Rockfest

Mardi matin, la journée de Ondes Chocs commençait tôt. Bon, la journée commence tout le temps tôt parce qu’on s’occupe de la page et du site en se levant le matin, mais on est quand même à la maison devant l’ordi avec notre café. Par contre, ce mardi était spécial car je devais être aux Foufounes Électriques dès 10h00AM pour la conférence de presse de dévoilement de la programmation du Amnesia Rockfest Petite-Nation de Montebello. Tout le monde avait bien hâte d’être dans le secret des Dieux.

La conférence de presse a débuté avec une courte prestation acoustique de Matt des Planet Smashers venu également nous présenter sa vision du festival. Par la suite naturellement, ce que tout le monde attendait, la venue de Alex Martel sur la tribune a fait monter la curiosité d’un cran. L’affiche qui reposait sur le lutrin allait enfin être dévoilée. Alex nous a entretenu pendant une bonne 20aine de minutes sur les nouveaux développements du festival et également diverses réflexions et démarches qui l’ont mené à monter le line up de malade qui nous est offert cette année. Et quand je dis malade, c’est à peine assez fort comme mot. On vous fera d’ailleurs une série de portrait des groupes afin de vous aider à planifier vos déplacements entre les scènes. La liste des noms à nous faire tomber la mâchoire se peut quasiment pas. En plus, pour un vieux schnock comme moi, il va y avoir une scène « Old-Timers » avec des groupes comme Cro-Mags, SUB HUM ANS, Agnostic Front, Bad Brains, Discharge, Screeching Weasel. Pis ya le f***in reunion de Black Flag! Le retour de Groovy Aardvark et de Arseniq 33 aussi. Cryptopsy avec Lord Worm. Lamb of God avec un Randy Blythe fraîchement acquitté. Rancid, the Offsprings, Pennywise. Le retour des Mighty Mighty Bosstones. Pis tout plein de groupes locaux.

5 scènes, c’est pas rien!

Après la conférence de presse, Matt est revenu nous en jouer une autre avec un comparse dont je n’ai pas entendu le nom, mais si quelqu’un le connait, gênez-vous pas pour me le dire ou même lui dire que j’ai trouvé ça cool son « gazou ».

Je termine en déplorant le fait que la programmation a été partagée effrontément par plusieurs personnes, groupes ou organismes malgré la demande formelle faite par les organisateurs de respecter l’embargo sur les infos divulguées jusqu’à ce que le Amnesia Rockfest Petite-Nation en fasse l’annonce officielle. Cette annonce n’est venue qu’à 20h30. Plusieurs diront que les infos ayant déjà amplement circulées sur le web, ne pas les partager revenait à cacher un secret de polichinelle et sur le statut de l’info, ils ont raison. Dès le milieu de l’après-midi, l’affiche circulait et quiconque le moindrement présent sur Facebook l’a vu passer. Par contre, je trouve que la partager avant le temps parce que les autres l’ont fait n’est pas correct. Vous penserez bien ce que vous voulez, vous m’écrirez pour me le dire si ça vous tente, mais comme Dave aime mes images je vais vous en faire une. Ça revient au même que de prendre du stock dans une vitrine fracassée lors d’une émeute. Ce n’est pas parce que ce n’est pas toi qui l’a fracassée et que tout le monde se sert que tu dois faire pareil. Là dessus, fini la morale. On se met en mode « fest ».

Oh yeah!!

 

Lex

Café, Croissants et Amnesia Rockfest

Mardi matin, la journée de Ondes Chocs commençait tôt. Bon, la journée commence tout le temps tôt parce qu’on s’occupe de la page et du site en se levant le matin, mais on est quand même à la maison devant l’ordi avec notre café. Par contre, ce mardi était spécial car je devais être aux Foufounes Électriques dès 10h00AM pour la conférence de presse de dévoilement de la programmation du Amnesia Rockfest Petite-Nation de Montebello. Tout le monde avait bien hâte d’être dans le secret des Dieux.

La conférence de presse a débuté avec une courte prestation acoustique de Matt des Planet Smashers venu également nous présenter sa vision du festival. Par la suite naturellement, ce que tout le monde attendait, la venue de Alex Martel sur la tribune a fait monter la curiosité d’un cran. L’affiche qui reposait sur le lutrin allait enfin être dévoilée. Alex nous a entretenu pendant une bonne 20aine de minutes sur les nouveaux développements du festival et également diverses réflexions et démarches qui l’ont mené à monter le line up de malade qui nous est offert cette année. Et quand je dis malade, c’est à peine assez fort comme mot. On vous fera d’ailleurs une série de portrait des groupes afin de vous aider à planifier vos déplacements entre les scènes. La liste des noms à nous faire tomber la mâchoire se peut quasiment pas. En plus, pour un vieux schnock comme moi, il va y avoir une scène « Old-Timers » avec des groupes comme Cro-Mags, SUB HUM ANS, Agnostic Front, Bad Brains, Discharge, Screeching Weasel. Pis ya le f***in reunion de Black Flag! Le retour de Groovy Aardvark et de Arseniq 33 aussi. Cryptopsy avec Lord Worm. Lamb of God avec un Randy Blythe fraîchement acquitté. Rancid, the Offsprings, Pennywise. Le retour des Mighty Mighty Bosstones. Pis tout plein de groupes locaux.

5 scènes, c’est pas rien!

Après la conférence de presse, Matt est revenu nous en jouer une autre avec un comparse dont je n’ai pas entendu le nom, mais si quelqu’un le connait, gênez-vous pas pour me le dire ou même lui dire que j’ai trouvé ça cool son « gazou ».

Je termine en déplorant le fait que la programmation a été partagée effrontément par plusieurs personnes, groupes ou organismes malgré la demande formelle faite par les organisateurs de respecter l’embargo sur les infos divulguées jusqu’à ce que le Amnesia Rockfest Petite-Nation en fasse l’annonce officielle. Cette annonce n’est venue qu’à 20h30. Plusieurs diront que les infos ayant déjà amplement circulées sur le web, ne pas les partager revenait à cacher un secret de polichinelle et sur le statut de l’info, ils ont raison. Dès le milieu de l’après-midi, l’affiche circulait et quiconque le moindrement présent sur Facebook l’a vu passer. Par contre, je trouve que la partager avant le temps parce que les autres l’ont fait n’est pas correct. Vous penserez bien ce que vous voulez, vous m’écrirez pour me le dire si ça vous tente, mais comme Dave aime mes images je vais vous en faire une. Ça revient au même que de prendre du stock dans une vitrine fracassée lors d’une émeute. Ce n’est pas parce que ce n’est pas toi qui l’a fracassée et que tout le monde se sert que tu dois faire pareil. Là dessus, fini la morale. On se met en mode « fest ».

Oh yeah!!

 

Lex

Un Lundi Coquet, Joyeux… et Thrash!

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Jeff Loomis qui salue les métaleux québécois!

 

Après une fin de semaine mouvementée, je me disais que j’aurais peut-être aimé un lundi un peu plus tranquilos chez moi à faire mes tâches ménagères… NOT! Voyons esti, phrase de moumoune!  Je re-deviens un homme:  j’ai mis mes bottes de rubber, j’ai crissé une claque sur les fesses à ma femme, j’ai pris une bouchée de viande crue et je me suis mis de la musique d’homme dans mon gros char qui boit beaucoup de gaz juste avant de prendre la direction du bar le Dagobert à Québec, où avait lieu le show de Soilwork, Jeff Loomis, Bonded By Blood et Hatchet.  La formation Blackgurard avait annoncée durant la journée qu’elle ne serait pas du show, malheureusement.  Je voulais vraiment voir Justine Éthier derrière ses peaux, moi!

Anyway, j’arrive au Dagobert où j’avais rendez-vous avec Gilbert Jay, guitariste du band de Québec The Outborn, mais c’est la présence de Hatchet à 19h sur les planches du bar que je m’aperçois en premier, alors que je salue Gabriel de District 7 Productions (j’espère vraiment que c’est ça ton nom, j’ai un blanc!), que je remercie pour les accès d’ailleurs.  Toujours un plaisir.  Je laisse mon ‘coat’ au vestiaire, je garde en main le gilet Ondes Chocs que j’avais sorti de mon char avant d’entrer et je vais le remettre immédiatement à un trippeux de première classe, Dave Gagné, que vous verrez dans une photo un peu plus bas.  On jase un brin, mais j’essai très rapidement de me concen… non, je veux absolument dire salut à François « Tha Tank » Dufour, un gars que tout métaleux de la région connaît et le gars est juste trop cool pour être vrai.  Content de t’avoir vu, man, it’s been way too long.

Là c’est vrai, je me revire et je focus sur Hatchet, un band de thrash métal de San Francisco qui est en promotion de son nouvel album, « Dawn of the End », leur deuxième LP.  Ils font parti du renouveau thrash que l’on peut voir dans le monde métal, un retour aux sources qui me rend très heureux, surtout que les boys arborent des gilets old school d’Exodus et Destruction.  C’est d’ailleurs un phénomène spécial qui allait se produire devant nous avec les deux premiers bands qui faisaient dans le thrash.  Avec Hatchet, on peut facilement se fermer les yeux et s’imaginer dans un bar durant la haute période du thrash que la Bay Area en Californie a produit à la fin des années ’80 et début des années ’90.  Des riffs accrocheurs et répétitifs qui sont directement basés sur ce qui a été fait dans le passé, mais avec une efficacité désarmante.  Juste quand je pensais que tous les riffs avaient été pondu dans le style, ils nous frappent violemment avec les grooves et la violence de « Silenced By Death » (entre autres), mélangeant l’aggression et les solos pour le plus grand plaisir des fans, comme notre ami Yvan Létourneau de Phosphorus, qui était venu expressément pour les deux premiers groupes de la soirée.  Au niveau de la voix, comme dans le temps, c’est clairement l’aspect le moins fort et travaillé de leur musique, mais en même temps il y a quelque chose d’authentique dans leur approche qui fait que je passe rapidement par-dessus ce facteur.  Avec les trois drums déjà montés sur la petite scène du Dagobert, pas besoin de vous dire que les musiciens n’étaient pas en mesure de vraiment se garrocher partout, mais je dois leur lever mon chapeau, car après un show sold out la veille à Montréal au Petit Campus, il n’ont pas laissé voir que la petite foule et espace de Québec les dérangeaient.  Je me suis procuré leur album le lendemain, ça vous en dit long.

Je trouve enfin Gilbert Jay, Alain Labonté de Québec-Métal est aussi venu faire son tour, Patrick Graham de Ondes Chocs arrivent enfin de sa job et Marc Lavoie de CDM vient nous dire salut.  On refait le plein au bar derrière nous (encore des gars qui travaillent au Dag! Fuck!).

Bonded By Blood prend ensuite la scène d’assaut et c’est le mot à utiliser, car ils montent et essaient de conquérir la ville au grand complet on dirait.  Ils sont la deuxième et dernière partie du phénomène spécial mentionné ci-haut, car ils nous offrent leur version de thrash métal, mais cette fois-ci un peu plus moderne avec une guitare à 7 cordes et aussi des tendances hardcore et punk.  Le band a financé son premier démo en 2006 avec un prix en argent qu’ils ont reçu lors d’un concours qui comptait plus de 250 bands et ils sont maintenant rendu à leur cinquième sortie, « The Aftermath », dévoilée en 2012.  Ceci dit, ne vous trompez pas, car on a aussi droit ici à du thrash de première classe, mais cette fois avec un frontman qui n’est pas gêné par un instrument et ses acolytes qui se donnent vraiment pour la foule.  Je ne savais pas à quoi m’attendre e cette formation, mais je dois dire que j’étais vraiment impressionné par mon début de soirée, ce retour dans le temps avec des musiciens qui se donnent et surtout montrent un degré de ‘musicianship’ élevé.  Juan, le guitariste, pète d’ailleurs sa strap de guitare à la dernière pièce et c’est avec dextérité qu’il réussi à la finir sans l’aide de son support.  Il porte aussi des gants qui me rappellent la période ‘glam’ métal.  Le drummer frappe fort sur son drum et est particulièrement ‘tight’ en ce lundi soir.  Si vous vous demandez si le nom du band est basé sur l’album fétiche d’Exodus et bien oui, c’est exactement ça!

Après la prestation, je jase avec le monde et le band suivant se prépare rapidement… trop rapidement même pour vraiment développer une conversation avec tout le monde.

Jeff Loomis est ce prochain invité sur scène et lui et sa gang sont aussi surpris que vous d’être présent.  Ce que je veux dire par là est que suite à ma conversation avec le virtuose à l’entrée du Dagobert pendant sa pause cigarette après son show, il est clair qu’il ne croyait jamais que ce projet pourrait un jour aller en tournée, encore moins jouer juste avant Soilwork dans une soirée.  On doit l’avouer, la musique instrumentale n’est pas appréciée par tout le monde, à tort ou à raison, mais dans son cas il a une force créatrice exceptionnelle qui permet à l’auditeur d’être captivé, même sans les refrains accrocheurs qu’on peut habituellement s’attendre dans un show métal.  Il existe une ligne très fine entre l’instrumental accessible et l’instrumental qui devient de la masturbation musical pour le musicien… une situation qui est souvent seulement profitable pour celui-ci.  Dans le cas de Loomis et sa troupe, on a droit à du stock de ses deux albums solos et je vous inviterais à vous les procurer pour être témoin de tout le talent offert par ce guitariste qui a été surtout connu grâce à son excellent travail dans Sanctuary et Nevermore, mais qui offre maintenant du « néo-classique qui reste viril » (tout le crédit va à Yvan pour cette description \m/).  Il se tient au milieu de la scène, comme un frontman le ferait et il assure d’ailleurs ce rôle avec entrain quand il n’est pas occupé par son instrument.  Parlant de guitare, je m’imaginais des changements sans cesse entre les tracks, mais non, le rythme est gardé et les chansons s’enchaînent rapidement et les fans réunis dans la salle semblent même connaître les compos beaucoup plus que je ne l’aurais imaginé.  Je vais résumé sa performance avec une citation du bassiste à qui j’ai demandé « how is it to play alongside the master? ».  Sa réponse: « awesome ».

Après cette performance, je m’aperçois que Pat Graham parle avec le bassiste de Bonded By Blood et c’est au deuxième étage avec plusieurs musiciens de la soirée, loin des regards indiscrets, que l’on passe l’intermission qui mènera au band  headliner de la soirée.  On en profite pour consommer les plaisirs de la vie et aussi demander à ce même bassiste où il a pu fumer le meilleure weed, considérant qu’il en a fumé pas mal partout dans le monde.  Sa réponse, et moi non plus je ne m’attendais pas à ça: Los Angeles.  Enough said.

On re-descend au premier étage et Soilwork semble d’attaque et prêt à nous conquérir… mais pas moi.  Comprenez-moi: je suis un fan de la troupe, ce band de métal mélodique qui nous venait directement de la Suède, car j’ai toujours respecté le fait qu’ils ont su garder leur mordant au fil du temps, ce que plusieurs bands métal ne peuvent pas clamer haut et fort.  Ceci dit, leur performance m’a laissé froid à plusieurs niveaux, mais sans avouer plusieurs forces à leur set.  Premièrement, « Speed » a offert un excellent vocal et à chaque fois qu’il chantait il était dedans, mais la seconde qu’il ne devait plus chanter, il avait l’air de trouver le temps long en sale.  Ses regards de « get me out of here » à son technicien qui se trouvait à mes côtés en disaient long.  Je ne le blâme pas, 150 personnes environ pour un show de cette envergure est décevant.  Le point fort de ce show fût la présence sur scène du petit nouveau, David Andersson, qui avait l’air d’un enfant en jouant de la guitare et c’est tout à son honneur de pouvoir tripper autant avec la foule, comme le montre si bien cette photo de David avec Dave Gagné que j’ai mentionné plus tôt:

 

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Le français Sylvain Coudret a bien assuré son rôle de l’autre côté du stage à la guitare et le bassiste en a profité pour boire en masse et le gars jouait sur les talons tout le long du show.  Il a même rentré dans le chanteur à la dernière toune, ce qui a bien fait rire ce dernier.  Mon problème avec le tout a été le ‘mood’ général du show qui me semblait une interprétation de leurs tracks, un bon mix de leur catalogue et avec une finition de « As We Speak » qu’ils ne pouvaient juste pas ignorer.  Cependant, quand je vais voir un show, c’est ça que je veux voir justement: ce petit quelque chose qui va faire que ça va me marquer.  Je suis persuadé que plusieurs ne seront pas d’accord avec cette critique de leur show et honnêtement je pourrais facilement vous donner raison.  C’était loin d’être mauvais, mais je n’ai vraiment pas été conquis et ça c’est très personnel.  Pour les fans de longue date, j’espère vraiment que vous avez trippé et je lève très haut mon chapeau à Soilwork pour la MÉGA tournée qu’ils effectuent en ce moment en Amérique du Nord, car ils vont dans tous les recoins et ça c’est cool en maudit.

Je ne vous mentirai pas que ma soirée s’est terminée là, j’étais claqué de ma fin de semaine et je me suis tappé « The Living Infinite » pour vraiment clore ma journée et je vais résumé mon impression qui ressemble beaucoup au show… je reste sur mon apprétit, mais je ne suis pas déçu.  C’est juste facilement rélegué aux oubliettes pour moi.