by Dave Rouleau | Jan 17, 2013 | Échos d'Outre Monde
Vol. 1 – No.3 : Langues étrangères
Dès le début, la scène métal des années 70’s était dominée à quelques exceptions près par les Britanniques et les Américains, ceux-ci réussissent à s’établir mondialement en performant dans leur langue d’origine. Alors qu’il était déjà établi dans les années 80’s que performer en anglais était sans conteste la norme pour espérer une percée internationale, jamais des groupes comme Kreator ou Voïvod n’auraient envisagé de créer dans leur langue, c’était impensable! Mais c’est dans l’ombre des courants populaires, au cœur des années 90’s, alors que les irréductibles que nous étions, devaient creuser de plus en plus pour assouvir notre dépendance à ce genre musical qui vivait ses jours les plus sombres, que nous avons commencé à découvrir ces quelques groupes (Dimmu Borgir, Enslaved, Setherial) prêts à sortir des limites virtuelles imposées par une langue étrangère et à envahir notre marché sans même vouloir faire de concessions! Du moins au départ, car plusieurs se sont ravisés depuis.
Si maintenant nous savons grâce à l’avènement de l’internet, qu’il y existe depuis bien longtemps des scènes locales évoluant dans leurs propres univers distincts du nôtre, nous n’en connaissons encore très peu sur la majorité d’entre elles.
Malgré quelques succès notables dont le plus connu est sans doute celui de Rammstein, qui a remédié à ce « handicap » en misant majoritairement sur le côté spectaculaire de leurs prestations. Encore aujourd’hui, avoir des visées internationales en excluant la langue anglaise, demeure un pari hautement risqué, voire suicidaire pour ceux dont le talent et la créativité ne sont pas nettement supérieures à la moyenne!
Sotajumala
Sotajumala, du finnois signifiant Dieu de la guerre est un groupe de death metal qui semble encore obscur de notre côté du monde malgré 3 albums et près de 15 ans d’existence. Le fait que ce groupe évolue exclusivement dans leur langue maternelle est sans doute la raison principale pour lequel nous n’en avons pas vraiment entendu parler ici, par ce qu’ils sont vraiment solides! Sotajumala ne ressemble à rien de ce qui se produit normalement en Finlande, mais hormis la langue qui n’a que peu d’importance dans ce cas-ci, outre des titres imprononçables, on a droit à un parfait mélange de Morbid Angel, Cannibal Corpse et Suffocation! Lourd, brutal et technique!
Exegesis
Exegesis, tirée de l’anglais signifiant Exégèse, dont la définition est la suivant: Interprétation surtout philologique ou doctrinale d’un texte sujet à discussion ou dont le sens ou les visées restent de compréhension difficile (l’exégèse biblique, procéder à l’exégèse d’un discours). Vous Vous me suivez toujours? Non? Ce n’est pas grave, car la déroute est exactement le sentiment que la plupart vont ressentir lors d’une première écoute de ce groupe formé en 2003 originaire de Bogotá la capitale de la Colombie, car ce n’est vraiment pas évident à suivre, puisque par surcroît, Exegesis performe dans sa langue maternelle, l’espagnole. Qualifié de gothic / Dark Metal sur metal-archives, je crois ce qualificatif erroné. Personnellement, j’opte plus pour de l’extrême Progressif Metal, alors qu’une multitude de genres se mélangent allègrement à travers une démonstration de musiciens maitrisant leurs instruments respectifs de manière assez déconcertante, passant du Death, au Black, au Folk, au Jazz, au Progressif, et bien plus!
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Wolfhetan
Le Black Metal cette force belligérante forgée dans la haine pure et glaciale des contrées nordiques qui a vécu son apogée au tournant du siècle dernier (les années 90 sont déjà loins), semble (à mon avis) désormais plongé dans une période moribonde, mais non dénuée d’intérêt. Et c’est hors des frontières scandinaves à l’origine du genre, seulement à quelques milliers de kilomètres de l’épicentre que proviennent plusieurs de mes fortunées découvertes, tel que Negator, Asaru ou Wolfhetan. L’Allemagne qui a su s’imposer au fil du temps comme un joueur majeur dans plusieurs sous-genres, ne cessera de nous surprendre chaque jour. Wolfhetan performe exclusivement en allemand et compte actuellement 2 albums à son actif. Le dernier en liste intitulé « Was der Tag nicht ahnt » est sorti en 2012 et nous offre plus de 72 minutes de musique répartis sur seulement 7 pièces dont la plupart surpassent la barre des 10 minutes. Un black metal inspiré de la belle époque qui m’évoque en quelque sorte le début d’Emperor ou de Setherial, tout en étant légèrement teinté de folk à la Moonsorrow.
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by Dave Rouleau | Jan 17, 2013 | Critiques de Shows

Aeternam au travail! J’aimerais remercier Alain Labonté de Québec-Métal pour les photos de cet article. You rock, man!
La catchez vous? « Disciples Of The Scene »… « Disciples Of The Seen »… ‘Disciples Of The Unseen »… voyons ciboire, je vous expliquerai pas tout de même tout le long du texte hein?
Remarquez que j’ai considéré « The Antoine Guertin Show » comme titre, mais je trouvais que ça ne rendait pas hommage aux deux bands qui étaient présent hier sur les planches, même si le jeune homme se tappait deux sets de drums et un autre de guitare!
Ok, c’est peut-être moi qui va chercher mes titres trop loin ou c’est juste la fatigue qui se fait sentir après l’assaut dont j’ai été témoin hier soir au Dagobert de Québec, où comme à tous les mercredi, 2nd Skin nous présentait un show métal GRATUIT! Oui, ok, c’est le mercredi et beaucoup de monde travaillent le lendemain, mais avec la qualité de bands qui nous est généralement offert lors de ces soirées c’est un beau problème à avoir, surtout qu’hier Southern Cross et Aeternam, deux bands de Québec, avait la mission de propager le beat métal sur la Grande-Allée.
La journée avait tellement bien commencée en plus avec de la job en masse à ma shop de tattoo/perçage et surtout un mix de métal brutal que je m’étais préparer chez moi avant d’aller affronter la charge de travail. De Deathspell Omega à Napalm Death, mon chien devait avoir hâte que je décrisse pour écouter sa Capsule Ondes Chocs. Hey oui, quand je pars je mets des Capsules à mon chien pour qu’il entende ma voix et ait une présence de quelques heures supplémentaires. Weird? Peut-être, mais mon chien est tellement important dans ma vie que c’est ma façon de le traiter.
Super, je commence une critique et ça se fini en chronique « César, l’homme qui parle aux chiens »…
Tout ça pour dire que le beat matinal m’entraînait tranquillement pas vite vers une belle soirée qui a commencée chez Jonathan Gauthier (drummer de Haeres), le temps d’une bière (merci man!), pour ensuite se déplacer au Dag, où Alain Labonté de Québec-Métal, Marc Lavoie de CDM et Antoine Pellerin de Soiled By Blood ont été les premiers habitants de le faune métal à me jaser en arrivant. Fait intéressant, il y avait beaucoup de personnes que je ne vois toujours dans les shows habituellement, alors c’était cool de savoir que la promo marche et que des braves savent quel évènement ne PAS manquer.
Quelques minutes plus tard, on voit David Lizotte et le reste de la formation Southern Cross qui se prépare pour débuter la soirée et je dois dire que je ne connaissais pas le produit de la formation du tout avant de les voir, un petit luxe que je me paye encore quand je sais que je vais découvrir un band, des fois la première impression en show est meilleure que sur un album… et j’avais raison! Le quatuor nous offre un métal progressif à la Dream Theater teinté d’influences modernes et aussi plus old school, tout dépendant des compositions présentées hier. Bien que je savais qu’ils existaient , je ne savais pas qu’ils avaient déjà trois albums en vente et un autre en composition, donc c’était leur dernier show pour un petit bout, car l’enregistrement est déjà commencé pour deux tracks selon les dire de Olivier Potvin, animateur et un des techs de la soirée! Des échanges de solos bien planants et d’autres plus étoffés viennent donner vie à leurs compositions qui présentent à certains endroits des ‘grooves’ vraiment intéressants, tout comme la camaraderie des musiciens sur scène qui est inspirante, car les gars sont là pour tripper et ils profitent de chaque instant. Au niveau du vocal, il serait juste de dire que le ‘range’ offert n’est pas impressionnant, mais il compense avec une justesse des notes et du ‘feeling’ qui ajoute à l’expérience de la musique de Southern Cross. Antoine Guertin assurait de mains de maître la position de drummer, ce qu’il ferait aussi pour Aeternam quelques minutes plus tard. Il est évident que leur musique manquait à ma culture et je compte bien y remédier très rapidement. Good job les boys, un fan de plus!


On se fait toujours un plaisir d’aller rencontrer les bands après les shows, mais cette fois-ci, un arrêt rapide dehors pour un genre de ravitaillement a même été trop long pour l’excellente équipe technique qui se cache derrière le show. J’aimerais d’ailleurs ici profiter de cette plateforme pour licher du monde qui le méritent et j’aimerais que vous portiez attention:
Quand vous arrivez à 22h au Dag (c’est un exemple, j’applique ceci à tous les shows en général…), il y a déjà eu beaucoup d’action au préalable pour s’assurer que tout soit correct durant le show et aussi offrir une transition rapide des bands. Ces gens-là oeuvrent souvent dans l’ombre et c’est ma job de leur donner la reconnaissance nécessaire. Dans ce cas-ci, je parle de Pascal « Le Pic » Cloutier, le soundman qui est pas mal tout le temps là les mercredis et avec qui j’ai travaillé deux ans à ses côtés dans ce même bar en tant que DJ/éclairagiste (cheers man!). Aussi, hier, nous avons eu droit au talentueux (oui, oui!) Ben à l’éclairage. Le gars est fort en sale sur ce côté technique et pour faire écho aux propos de Alain Labonté, « y’en a pas de soirée/salle de même à Montréal ». Il a raison, je crois que c’est hier que je me suis VRAIMENT rendu compte de la qualité de la salle et de ses artisans. Je savais qu’ils étaient talentueux, mais de voir l’ensemble de l’oeuvre est très cool et encourageant pour les bands qui s’y produisent semaine après semaine. Belle job à vous, je vous lève mon chapeau! Crisse, j’en porte même pas… désolé, on reprend ça!
Mon radottage est presque fini, perdez pas patience. J’ai aussi eu la chance de jaser rapidement avec Dave Tweddell et Inès, sa charmante compagne, Christian Pacaud (content de t’avoir enfin rencontré, man!), Alexandre Fisette, Keven Bessette et l’incomparable Pascal Chennard (merci pour la bière!). Toujours cool de parler avec du monde intéressant qui en ont beaucoup à dire.
Comme je mentionnais, en revenant de l’extérieur le ‘change-over’ avait été très rapide alors j’ai manqué les premières secondes de Aeternam, un groupe de Québec qui ne fait jamais les choses à moitié, autant sur leurs albums que sur scène. Ils en étaient à leur premier show dans leur ville pour supporter « Moongod », l’excellent deuxième album produit par Jef Fortin et aussi nommé album de l’année dans le métal québécois par Ondes Chocs en 2012. Leur force demeure dans la reproduction de leur son d’album en show. C’est gros, c’est fort, c’est rond et c’est lourd. Au niveau vocal, quelle prestation de Achraf, surtout lors de la sensationnelle compo « Rise Of Arabia » et aussi « Moongod », la première fois que le band la jouait en show! Quel fucking chef d’oeuvre. Pour ma part, le frontman possède tout ce que je veux à cette position importante d’un band: présence, une voix puissante, charisme et même de petites manières/faces propre à lui, inimitable, en plus d’une attitude puissante sur scène où il est clairement sûr de lui et en pleine possession de tous ses moyens. Alexandre et Maxime sont vraiment dans leur monde sur scène, affichant leurs ‘game face’ et interagissant avec la foule entre les tracks. Max offre d’ailleurs de solides ‘back vocals’. Derrière les peaux, on peut encore voir la face à Antoine Guertin, visiblement heureux de son sort, qui n’a pas quitté son poste pour une deuxième représentation en autant de bands. J’ai un problème avec eux, car je suis vraiment vendu et ça me frustre de savoir que ce produit de chez nous ne sera peut-être jamais découvert au niveau mondial. Si leur niveau de composition, enregistrement et technicité n’est pas suffisante, qu’est-ce que ça prend? J’écoute d’ailleurs le dernier opus en écrivant ces lignes et j’ai des frissons juste à repenser au déchaînement de la foule durant leur set! Man, Achraf ne finissait même pas ses titres de tracks, la foule le faisait pour lui ciboire, en plus de chanter, crier et garder leur ‘devil horns’ bien haut dans les air. Je suis fier de la foule de Québec qui s’est déplacé en grand nombre pour cette soirée.
En cette fin de soirée je me diri……. (imaginez un son de freins sec et fort!!)… Non c’est pas fini la soirée!
Antoine Guertin sort de derrière son drum, prend une fucking guitare et fait monter des boys de Southern Cross et autres artistes pour interpréter des ‘covers’ de power metal!!! Voyons donc! J’aimerais souligner que j’ai serré la main d’Antoine avant de partir et il est bel et bien humain. Je croyais à ces robots qui jouent maintenant de la musique métal, mais non, sa poignée de main semblait humaine et il parlait! Antoine, belle job en générale hier, tu as tout mon respect et j’espère que les fans de métal de Québec apprécie les efforts que tu as donné en cette splendide soirée dans la vieille capitale.
Considérant le très court délai entre les deux bands et la présence sur scène de Southern Cross lors de mon départ, j’ai pas eu le temps d jaser avec les gars de ce band, mais j’aimerais beaucoup refaire ça très bientôt, vous en dites quoi?
La fin de soirée fût beaucoup plus tranquille que le reste de la journée, certains s’en retournant mieux accompagné que lorsqu’ils sont arrivé…

Alex capter sur le vif! Quelle belle job de sa part en harmonie avec Achraf \m/

Antoine Guertin, semi-humain, semi-machine, je me le demande encore, 12h après…

Je le dis et je le répète, Achraf, tu as LE petit quelque chose qu’on recherche chez un frontman…

Intervention divine pour Max de Aeternam?
by Dave Rouleau | Jan 17, 2013 | Critiques d'Albums

Sonata Arctica
« Stones Grow Her Name »
(2012)
Paru le 22 mai l’an dernier en Amérique du nord, le dernier album des finlandais est beaucoup plus attirant musicalement que les deux albums précédents, c’est-à-dire que de mon point de vue, il représente beaucoup mieux le groupe musicalement que les albums «Unia» et «The Last Amazing Gray». Ne vous attendez pas à entendre un disque équivalant à «Silence» ou encore «Winterheart’s Guild» qui représente, selon moi, les deux meilleurs disques de l’oeuvre entière de Sonata Arctica.
« Stone Grow Her Name » décolle assez bien l’ambiance sonore qui résidera la plupart du temps sur le disque avec la pièce «Only the Broken Heart (Make You Beautiful)», une chanson aux accents hard rock tout aussi efficace que le sujet évoqué. C’est un peu la même recette que l’on retrouve parmi les onze pièces du disque, douze si l’on compte le titre bonus «Tonight I Dance Alone», qui équivaut à une balade qui vous donnera peut-être plus le goût d’aller coller votre blonde plutôt que de rester à l’école de la dite chanson. Personnellement, je remets en question le choix d’ajouter un titre bonus comme cette dernière, mais bon, chacun sa vision des choses.
Peu de titres se démarquent du lot pour le septième album studio du groupe, cependant «Cinderblox» avec l’ajout d’un banjo réinvente une excitation inexplicable pour cet instrument souvent ignoré par plusieurs groupes qui devraient en prendre exemple, de cette pièce pour en intégrer parfois dans leur habitude. «Wildfire, part III – Wildfire town Population: 0» est objectivement l’une des pièces les plus complètes de l’album, la rapidité et les enchaînements quasi parfaits au niveau sonore sont grandement appréciés, voir même rassurants. «I Have A Right» est aussi une excellente pièce de l’album.
Que dire de «Losing My Insanity» qui de mon point de vue demeure la bombe de l’album, la plus essentielle, qui rehausse la qualité remarquable du disque. D’un point de vue personnel, c’est tant au niveau sonore fortement élevé comparativement aux autres chansons du disque, qu’aux niveaux textuels que «Losing My Insanity» me rejoint. Plusieurs personnes d’entre-nous qui ont passé de mauvais moment dans la vie sur cette terre se reconnaîtront et cette pièce devraient aider à comprendre certains mauvais passages!
Quand on pense au heavy métal qui réside agréablement sur «Stone Grow her nom», le morceau «Shit Load of Money» en est un parfait exemple. C’est d’ailleurs l’un des premiers vidéoclips parus pour ce disque. Une chanson qui sans équivoque se démarque de tous les titres de ce genre qui ont été fait dans l’oeuvre musicale des européens. Certains d’entre vous qui aviez apprécié l’époque épic du heavy métal dans les années 70 et 80, tel que les Ozzy Osbourne, Judas Priest ou encore Quiet Riot, pour ne nommer qu’eux, se retrouveront enchanté par «Somewhere Close To You». La pièce propage un vent vigoureux et détonne un éclat bien calculé.
Loyalement, cet album de Sonate Arctica se veut un disque beaucoup moins power métal/symphonique certes, mais l’évolution constante et habilement intégré des chansons regroupées font de ce disque un achat essentiel pour tout fanatique du groupe. Certains d’entre vous prétendront le contraire, mais il faut tout de même rester objectif dans le contexte philosophique du groupe. Il faut aussi savoir apprécier et savourer pleinement l’ensemble de l’album d’une durer d’environ 55 minutes. Une telle écoute en boucle aidera pleinement à comprendre l’intention pure, simple et logiquement prévisible de l’album. N’attendez pas trop, procurez-vous ce disque.
by Jonathan Blais | Jan 17, 2013 | Chroniques de l'Étrange
Neige sur la galerie, bottes pleines d’eau sur le bord du calorifère, pas de filles en mini-jupes… Ouains, ça a ben l’air que c’est l’hiver! D’ici le retour du beau temps, pas vraiment d’autre chose à faire à part écouter du bon beat, quelques séries en rafale ou s’éffoirer dans le fauteuil, une manette dans les mains à prétendre qu’on est un ninja, un tireur d’élite sur une planète grouillante d’extra-terrestres bélliqueux ou un plombier tueur de champignons et de plantes carnivores.
Pour les gens de ma génération, et surtout les suivantes, le monde des jeux vidéos est devenu indissociable de la culture populaire. Combiens de films et de séries télés ont été tirés de succès sur consoles? Combien de gens ont downloadé des vielles versions de Sonic, Breakout, Metroïd sur leurs téléphones intelligents? C’est fou comme on ne peut se passer de nos jours de ces programmes créés pour nous aider à fuir la réalité. Et la musique n’échappe pas au phénomène.
C’est vers la fin des années 90 qu’est apparu un style musical particulier, plus précisément sur la Côte Ouest américaine. Un son qui mélangeait metalcore et… 8-bits! Sûrement nostalgiques de leur vieux NES et voulant aussi exprimer leur rage à grands coups de screams et de riffs pesants, une formation s’est particulièment illustrée à cette époque. Presque qualifiables de pionniers, HORSE the band se sont surtout démarqués par leur forte utilisation de sites »sociaux » musicaux tel que MP3.com et MySpace. Tellement qu’ils parvinrent à se former un intérressant bassin de fans partout sur la planète, ce qui leur permis de partir en tournée pour 3 mois dans 7 pays différents. 85 shows en 90 jours, en Amérique du Nord et en Europe. Plutôt actifs pour une gang de geeks! Le groupe a connu plusieurs changements au cour de sa carrière mais réussi tout de même à produire 5 albums de 2001 à 2009, une multitude de EP ainsi que 3 DVD, dont Earth Tour qui dure 10 heures et demi. Pour fans seulements… HORSE the band utilise habilement les vieilles sonorités, les intégrants à une structure aggressive et complexe. Ce premier vidéo, tiré de leur 2ième album paru en 2003, démontre bien cette expérimentation, bien qu’avec le temps, le son s’est quelque peu homogéneisé et un peu adoucit par moment lors de leur mise en veilleuse en 2009. Le band reste tout de même un groupe-phare du mouvement Nintendocore.
Shapeshift, de l’album Desperate Living (2009)
Dans une catégorie un peu plus inclassable, Red Ankh, un one-man project créé en 2004 au Minnessota, utilise quant à lui le Chiptune à divers sauce. Intégrant à la fois de l’alternatif, du metal symphonic, du dance, du death metal et même du folk, le produit final est plutôt difficile à classifier. Sûrement que plusieurs d’entre-vous ne se rendront pas à 9:39 minutes mais pour les plus aventureux, vous pourrez vous stimuler les méninges (ou faire chier vos colocs) en téléchargeant gratuitement près de 16o minutes d’expérimentation musicale dans la description du vidéo suivant:
Le travail en solo semble quelque chose d’assez commun dans ce mouvement musical. Deux bons exemples sont Norrin Rad et Dr Zilog. Les deux nerds solitaires ont pour leur part décidé d’explorer le Nintendocore, mais vers un son plus heavy. Le premier, un canadien de C-B, tire son nom de l’alias du légendaire Silver Surfer tandis que l’autre est un américain de la Floride. Ce qui les rattache, c’est d’avoir voulu créer un son unique en utilisant les éléments 8-bits mais sous la forme du Death metal, appuyé par un vocal gras et rauque ainsi que des bass drums dans le tapis et des riffs frénétiques. En utilisant un logiciel appelé »Modplug », ils réussirent donc à produire ce qui aurait pu arriver si des jeux comme Punch-Out ou Contra auraient utilisé des pièces de Suffocation, Necrophagist ou Cannibal Corpse…
Dr. Zilog intègre quant à lui de vrais éléments rythmiques, ce qui donne un produit légèrement plus »organique ». Et pour ceux à qui ça plait, ses albums sont gratissss en suivants les liens sur sa page FaceBook…
En conclusion de cette petite incursion dans ce style étrange, qui ne semble pas avoir encore trouvé d’échos ici, je vous laisse avec un vidéo de Vomitron, tiré de leur album »No NES for the wicked ». Contrairement aux autres bands présentés plutôt, ceux-ci rendent hommage aux classiques des jeux vidéos mais à l’aide de vrais instruments, tout comme POWERGLOVE, The NESkimos,MINIBOSSES, dont j’avais fais mention dans ma Chronique no 10.
Sur ce, bonne semaine, et allez donc jouer dehors ou aux fessses, gang de nerds…
}:)~>
by Dave Rouleau | Jan 17, 2013 | Chroniques de l'Étrange
Neige sur la galerie, bottes pleines d’eau sur le bord du calorifère, pas de filles en mini-jupes… Ouains, ça a ben l’air que c’est l’hiver! D’ici le retour du beau temps, pas vraiment d’autre chose à faire à part écouter du bon beat, quelques séries en rafale ou s’éffoirer dans le fauteuil, une manette dans les mains à prétendre qu’on est un ninja, un tireur d’élite sur une planète grouillante d’extra-terrestres bélliqueux ou un plombier tueur de champignons et de plantes carnivores.
Pour les gens de ma génération, et surtout les suivantes, le monde des jeux vidéos est devenu indissociable de la culture populaire. Combiens de films et de séries télés ont été tirés de succès sur consoles? Combien de gens ont downloadé des vielles versions de Sonic, Breakout, Metroïd sur leurs téléphones intelligents? C’est fou comme on ne peut se passer de nos jours de ces programmes créés pour nous aider à fuir la réalité. Et la musique n’échappe pas au phénomène.
C’est vers la fin des années 90 qu’est apparu un style musical particulier, plus précisément sur la Côte Ouest américaine. Un son qui mélangeait metalcore et… 8-bits! Sûrement nostalgiques de leur vieux NES et voulant aussi exprimer leur rage à grands coups de screams et de riffs pesants, une formation s’est particulièment illustrée à cette époque. Presque qualifiables de pionniers, HORSE the band se sont surtout démarqués par leur forte utilisation de sites »sociaux » musicaux tel que MP3.com et MySpace. Tellement qu’ils parvinrent à se former un intérressant bassin de fans partout sur la planète, ce qui leur permis de partir en tournée pour 3 mois dans 7 pays différents. 85 shows en 90 jours, en Amérique du Nord et en Europe. Plutôt actifs pour une gang de geeks! Le groupe a connu plusieurs changements au cour de sa carrière mais réussi tout de même à produire 5 albums de 2001 à 2009, une multitude de EP ainsi que 3 DVD, dont Earth Tour qui dure 10 heures et demi. Pour fans seulements… HORSE the band utilise habilement les vieilles sonorités, les intégrants à une structure aggressive et complexe. Ce premier vidéo, tiré de leur 2ième album paru en 2003, démontre bien cette expérimentation, bien qu’avec le temps, le son s’est quelque peu homogéneisé et un peu adoucit par moment lors de leur mise en veilleuse en 2009. Le band reste tout de même un groupe-phare du mouvement Nintendocore.
Shapeshift, de l’album Desperate Living (2009)
Dans une catégorie un peu plus inclassable, Red Ankh, un one-man project créé en 2004 au Minnessota, utilise quant à lui le Chiptune à divers sauce. Intégrant à la fois de l’alternatif, du metal symphonic, du dance, du death metal et même du folk, le produit final est plutôt difficile à classifier. Sûrement que plusieurs d’entre-vous ne se rendront pas à 9:39 minutes mais pour les plus aventureux, vous pourrez vous stimuler les méninges (ou faire chier vos colocs) en téléchargeant gratuitement près de 16o minutes d’expérimentation musicale dans la description du vidéo suivant:
Le travail en solo semble quelque chose d’assez commun dans ce mouvement musical. Deux bons exemples sont Norrin Rad et Dr Zilog. Les deux nerds solitaires ont pour leur part décidé d’explorer le Nintendocore, mais vers un son plus heavy. Le premier, un canadien de C-B, tire son nom de l’alias du légendaire Silver Surfer tandis que l’autre est un américain de la Floride. Ce qui les rattache, c’est d’avoir voulu créer un son unique en utilisant les éléments 8-bits mais sous la forme du Death metal, appuyé par un vocal gras et rauque ainsi que des bass drums dans le tapis et des riffs frénétiques. En utilisant un logiciel appelé »Modplug », ils réussirent donc à produire ce qui aurait pu arriver si des jeux comme Punch-Out ou Contra auraient utilisé des pièces de Suffocation, Necrophagist ou Cannibal Corpse…
Dr. Zilog intègre quant à lui de vrais éléments rythmiques, ce qui donne un produit légèrement plus »organique ». Et pour ceux à qui ça plait, ses albums sont gratissss en suivants les liens sur sa page FaceBook…
En conclusion de cette petite incursion dans ce style étrange, qui ne semble pas avoir encore trouvé d’échos ici, je vous laisse avec un vidéo de Vomitron, tiré de leur album »No NES for the wicked ». Contrairement aux autres bands présentés plutôt, ceux-ci rendent hommage aux classiques des jeux vidéos mais à l’aide de vrais instruments, tout comme POWERGLOVE, The NESkimos,MINIBOSSES, dont j’avais fais mention dans ma Chronique no 10.
Sur ce, bonne semaine, et allez donc jouer dehors ou aux fessses, gang de nerds…
}:)~>