Holy Cost - Pornado

Holy Cost

«Pornado»

Independant

2015

 

Est-ce que Holy Co$t vous dit quelque chose? Non! Vous savez… c’est le groupe formé en janvier 2008 au Nouveau-Brunswick et maintenant rendu à Montréal. Ça ne vous dit toujours rien? Il a sorti plusieurs EP et split avec d’autres groupes depuis sa formation. Toujours rien? Si je vous dis les mots suivants: grind, threesome, porn, sharknado (si vous voulez voir un film mauvais, c’est parfait pour vous même si c’est meilleur que «The Wicker Man» avec Nicolas Cage). Ah! Je vois que vous avez compris qui est Holy Co$t.. Enfin, peut-être l’avez-vous compris!? Holy Co$t est ce groupe composé de trois membres qui a subi plusieurs changements au fil des années pour finalement sortir un tout premier album intitulé «Pornado».

À quoi ça ressemble cet album? Holy Co$t offre un mélange de goregrind et de pornogrind. Par contre, on sent très bien l’influence du slam death métal dans plusieurs riffs de quelques chansons, surtout dû au rythme de la guitare. D’ailleurs, si vous ne l’avez jamais remarqué, ce genre de musique donne un goût de danser et de faire des «mosh-pits», ce qui est le cas chez Holy Co$t.

En général, la musique est grasse, dégueu (dans le bon sens du terme), simple et efficace. De quoi plaire aux fans du genre. En plus, on entend très bien tous les instruments. Si vous êtes fan du son de la basse, on l’entend très bien et même que par moment, (ça arrive quelques fois à vrai dire) on entend mieux la basse que la guitare. Un défaut qu’on oublie assez rapidement. Pour la voix, ça correspond parfaitement à un évier qui se vide malgré que le tuyau est presque entièrement bouché, mais aussi avec des «pigsqueals» malsains et dégueu (dans le bon sens du terme encore une fois) qui correspondent parfaitement au genre de Holy Co$t.

Au niveau de la production, ma crainte était que je n’allais pas apprécier mon écoute préjugeant que ça sonnerait très mal et que ce ne serait que du bruit que j’entendrais comme ca arrive souvent. Heureusement, ce n’est pas le cas de cet album. C’est une production que j’aime bien comme dans les bons albums du genre. Presqu’aucun instrument n’embarque par-dessus un autre (bon à part mon commentaire plus haut sur la basse mais c’est pas vraiment important).

Pour ce qui est de la durée, j’ai trouvé cet album pas mal court par contre à moins de 20 minutes. C’est d’ailleurs son gros défaut dans le sens qu’après la dernière chanson, j’en voulais encore et encore. J’aurais pu écouter ce groupe pendant plus de 45 minutes et j’aurais été satisfait.

En conclusion, j’ai très apprécié mon écoute de cet album, mais comme je l’ai dit, la durée était trop courte à mon goût parce que j’en demandais encore plus après la dernière chanson. Je crois même qu’après 30 minutes, j’en voudrais plus. Pour le reste, tout m’a paru très bien. Selon leur page Facebook, un deuxième album pourrait voir le jour, mais en espérant que cette fois-ci, l’album va être un peu plus long.

8/10

Marc-André Jobin