by | Nov 2, 2012 | Critiques d'Albums
Voici une critique du nouvel album de Chabtan, un groupe de France. Pour consulter toutes les critiques de notre staff, veuille vous rendre sur cette page!

Chabtan (France)
« Eleven »
2012
(par Migg)
Une chose intéressante, lorsqu’on fait des critiques cd, c’est les découvertes imprévus. J’ai découvert quelques groupes très intéressants (comme, par exemple, Death Lullaby) en rédigeant mes chroniques. C’est de cette façon que j’ai découvert Chabtan, un groupe de deathcore parisien (avec un coté hardcore assez présent). Pour pouvoir percer dans ce milieu, ça prends deux choses. La première (et plus importante) : Avoir un bon produit. La deuxième : Pousser pour ce faire connaître. Et cette dernière, le groupe la possède indéniablement. Ce sont eux qui m’ont contacté pour cette critique, ils font tourner leur produit etc. De plus, et c’est parfait pour ce démarquer, le groupe a un concept traitant des mythologies meso-américaines (mayas, aztèques etc). Par contre, j’aurais bien apprécié des textes en français, pour en saisir pleinement la portée. Reste à savoir si leur premier EP, « Eleven », qui est auto-produit de A à Z, est un bon produit. Juste un moyen de le savoir…
Après une petite intro de moins d’une minute, ça commence avec la très ”in your face” « This day is red », premier extrait du EP. J’adore la cassure entre l’ intro et les premiers screams dans le tapis. Ah !!! pis de la marde, j’adore le morceau au complet. C’est très bien monté et bien exécuté. Je vous mets au défi d’écouter cette toune, le son dans le tapis, et de ne pas avoir envie d’ headbanger. Un petit coté mélodique contraste un peu avec l’agressivité de la piste, donnant un petit cachet, mais sans la ramollir. Ça commence bien. La suivante, « Betrayer », commence moins radicale que sa prédécesseure. Mais moins radicale ne signifie pas pour autant moins bonne. Mais un bout, vers le 2/3, me mitige un peu. Comme vous le savez, je ne suis ni un fan des solos, ni des voix cleans. Et voilà que j’ai les deux. Normalement je chialerais à profusion. Mais voilà, le concept du groupe m’en empêche. Car, je l’avoue, bien que ce ne soit pas ma préférée, ça s’ emboite très bien dans l’atmosphère recherchée pour le concept. De plus le clean, en plus d’être assez court, a le mérite de ne pas se lamenter. Ensuite, un petit noise et un peu de drum nous annoncent « Divine vengeance », la 4e. Le coté mélodique est présent, mais ça continue à avoir du beat. Le breakdown, bien que très commun, sonne et donne l’effet escompté. J’adore le riff suivant, plus planant, surtout avec son sampling.
Puis « Bloodstained hate », avec sa touche trash et encore un peu de clean (que j’apprécie un peu plus quand les autres voix deviennent plus présentes). Par contre, celui de la fin est, à mon goût, pénible. Passons ensuite au deuxième extrait, « Nacon ». Et cette toune est l’exemple parfait du vocal clean que j’apprécie : les teinte ne sont pas agaçantes, sont bien placé et ne sont pas trop présentes. Une bonne toune, pas surprenant qu’ils l’ai choisi comme 2e extrait. Par contre, la suivante, « Worshiping death », aurait aussi mérité de l’être. Sa puissante et pesante intro est excellente. La façon dont les voix s’entremêlent parfois aussi d’ ailleur. J’aime bien la progression, vers la moitié, juste avant la partie plus atmosphérique ainsi que la fin, aux tendances presque grindcore. Une de mes préférées, avec « This day is red ». Le cd se terminera avec la pièce-titre de l’album, « Eleven », qui ne sera qu’une petite Outro…
Donc, en conclusion, oui, la condition du bon produit est respecté. Je ne vois donc pas ce qui pourrait empêcher ce groupe de percer et de continuer à faire parler d’eux. Encouragez-les, surtout que, comme je le disais plus haut, ils sont entièrement auto-produit. D’ailleur, si vous êtes un label à la recherche de potentiel, voilà votre chance !!!
Note : 8/10
Site : https://www.facebook.com/officialchabtan
by | Oct 27, 2012 | Critiques d'Albums

The ARRS
Soleil noir
29 octobre
(Par Migg)
Aujourd’hui, je profite pleinement des avantages de faire parti du staff d’Ondes Chocs. Pourquoi me demanderai vous? Pour la simple et bonne raison que je suis présentement en train d’écouter en primeur« Soleil noir », la nouvelle offrande d’un groupe dont je suis on ne peux plus fan. Je parle ici du groupe de metalcore français (et francophone) The ARRS. J’ai découvert ce groupe complètement par hasard, il y a environ 5 ans, en cherchant sur Spirit of Metal. Coup de foudre instantané. Par contre je n’ai jamais parlé avec un Québécois qui connaissait déjà ce band, à moins de lui en avoir déjà fait écouter. Triste chose, car ce groupe mérite vraiment d’être découvert ici. Dave nous en fera d’ailleurs écouter dans la capsule 51 de samedi prochain. De plus, et ils ne sont pas légion, le groupe a choisi le français pour s’exprimer. Et, contrairement à ce que plusieurs pourraient le penser, tout s’intègre à la perfection. J’encourage tout les groupes d’ici à en faire autant… Je me lance donc.
Et c’est parti avec « Du berceau à la tombe ». Le drum embarque seul (tiens, ça fait changement), feedback, riff plus stoner, à part le drum plus rapide, et on décolle. Le son, surtout pour un mp3, est excellent, comme tout leurs albums, peu-être à l’exception de « Condition humaine », leur démo de 2003. Seul commentaire négatif, et il reviens sur beaucoup de cd, la basse passe presque inaperçu. Surtout que j’aurais aimé sentir la différence, car il s’agit d’un nouveau bassiste (un des deux guitariste a aussi été remplacé). Il s’agit d’un maudit bon morceau, changeant de rythme à plusieurs occasions, avec un petit sampling intégré au milieu qui donne un effet monstre, avant de nous laisser prendre un respire et de repartir de plus belle. Et la deuxième, « L’âme la plus noire » commence d’aussi belle façon avec son premier riff un peu plus trash, un autre typiquement metalcore et sa suite plus mélodique. Il y a aussi un bon breakdown, tout ce qu’il y a de plus hardcore. Encore là, le tempo change à plusieurs reprises, avec un bout pas mal molo au milieu. Une très bonne toune, que j’aurais par contre préféré un peu moins mélodique.
Nous enchaînons ensuite avec « Mon Épitaph », qui a déjà fait l’objet d’un vidéo. C’est donc la seule toune que j’avais déjà entendu. Et si ils ont choisi celle-la, ce n’est pas pour rien, elle à tout pour plaire : Des riffs accrocheurs, des beats puissants et un refrain qui reste (trop) dans la tête. Seul défaut, un peu trop de chants cleans. Je comprends que souvent, metalcore rime avec clean, mais je ne suis pas un fan. Surtout que celui-ci est vraiment claire. Ce qui m’aide à m’y faire, c’est le fait que ce soit en français. Certains diront que ce n’est pas une bonne raison, mais au moins, je comprends les paroles, qui sont très bien écrites. Ils y en avait déjà sur les albums précédents, et je les accepte très bien, mais ici je pense qu’on aurait pu en sauter un au milieu, ou encore mettre les growls, qui sont caché très loin derrière, un peu plus en avant plan. Ne serait-ce de cela, la toune serait malade. Mais on poursuit avec « Le triomphe de la mort », qui nous apprends une constante : L’album sera à la hauteur, et même plus, de « Héros Assassin », leur dernier opus datant de 2009. La piste commence en force, et Nico, le chanteur, me semble particulièrement déchaîné sur celle-ci. Des bouts dans le tapis, des bouts sludgy et un autre plus rock. On n’a pas le temps de s’ennuyer. On sent une évolution durant les morceaux, ne tombant jamais dans la monotonie. Chaque chansons, tout en restant dans un certain cadre, a aussi son petit quelque chose qui la différencie. Toutes ces affirmations sont aussi valable en ce qui concerne « 1781 », la 5e track. On baisse le tempo, mais pas l’intensité. Après un début plutôt stoner, voilà qu’on poursuit avec un riff tirant un peu sur le heavy métal de la fin des années 80, pour ensuite s’accélérer et tomber plus trash. J’aime encore une fois les bouts ambiants, avec des sampling ensachez dedans. L’atmosphère ainsi crée permet une lourdeur et une intensité certaine, avant de redécoller de nouveau.
Avec « Amants Damnés », nous dépassons la mi-album, et, à part le vocal clean sur « Mon Épitaph », je ne trouve pas grand chose sur quoi chialer. Par contre, je ne vous mentirai pas : « Âmes Damnés » est loin d’être ma préféré de l’album. Le problème n’est pas qu’elle n’est pas bonne, bien au contraire, car encore une fois un bout plus lent avec un vocal en écho donne une saveur propre à celle-ci. Mais les précédentes ont fait monter les attentes et celle-ci est simplement un peu moins bonne que les autres. Les tounes ne peuvent simplement pas toutes être la meilleur du cd. Mais une surprise m’attends avec « Paranoia ». Après un mise en appétit au début, elle devient très »dans ta face ». C’est probablement une des plus rapide de l’album. Un bon petit breakdown est aussi dans mes goûts. Il y a même du feedback, et on ne me surnomme pas Feedwelito pour rien… Il y a aussi un petit bout plus mélodique et un riff black métal. De tout pour tout les goûts. Quoi demander de mieux me direz-vous?
Pour finir en beauté, ça fini par un growl à la death métal, vocal que je ne me souviens pas d’avoir entendu dans The ARRS. Ma toune préféré sur l’album. Mais pour contre-balancer, viens « Fahrenheit », la 8e. Ce sera celle que j’aime le moins. La toune est assez hardcore, il y a même un bout vraiment puissant. Mais j’ai beaucoup de difficulté avec le mélange hardcore et chant clean. Évidement, certains riffs sont plus propices pour du émo, mais pas ceux ou ils sont placés dans cette toune. « Décembre Acide » est aussi assez hardcore,commençant même direct avec un breakdown. Le clean sur « Fahrenheit » est déjà pardonné. Un maudite bonne toune. Tout comme « Invincibles », avec ses bouts plus épiques et des nuances intéressantes au vocal. J’ai aussi bien aimé la fin quasi mosh avec ses chœurs. Nous en sommes déjà rendu à la dernière, « Authentiques/Indignés ». Et l’album finira, comme il a commencé, avec une autre bonne toune…
J’ai souvent dis qu’un cd (tout comme un film, un show etc.), c’est une question d’attente. Dur de décevoir, quand personne n’a d’attente. Mais à l’inverse, il est très difficile de satisfaire quelqu’un dont les attentes sont très élevés. Et comme je vous l’ai dit, je suis un grand fan, donc mes attentes étaient pas mal dans le plafond. Et je suis pleinement satisfait. Je crois que ça dit tout.
Note : 9/10
Site : http://www.thearrsmetal.com/home.php
by | Oct 25, 2012 | Critiques d'Albums

Dethklok
Dethalbum III
16 octobre 2012
(Par Migg)
Pour cette critique, j’ai choisi de vous parler du très attendu « Dethalbum III », du groupe ”virtuel” Dethklok. Je dis virtuel car, pour ceux qui ne le saurait pas, le groupe est un dérivé de Metalocalypse, une série animée parodiant à l’extrême la scène métal. J’ai connu ce groupe au premier Heavy MTL, et ce qui m’a marqué, ce sont les écrans géants, qui sont très bien exploités. Chaques tounes a son vidéo en animation. Un must à voir en show. D’ailleurs, ils nous visiteront le 5 novembre prochain au Métropolis, accompagné de Machine Head, All That Remain et The Black Dalhia Murder. Pour la création des albums, c’est à Brendon Small (voix, guit et bass) et Gene Hoglan (drum) que reviens le crédit. Alors que le premier est le créateur du show, le deuxième à jouer, entre autre, pour les formations Death et Old man’s child. Par contre, exceptionnellement, le bassiste ”live”, Bryan Beller, a aussi participé à l’enregistrement du 3e opus. Leur musique puise dans le death mélodique, avec une petite touche de trash. Pour les fans de Dethklok, vous ne serez pas déçu. Bien que certaines tounes se rapproche de d’autre style, la base reste bel et bien du Dethklok. Pas de grande révolution ici, et c’est très bien comme ça. On pèse sur play et ça décolle…
D’entrée de jeu, nous sommes accueilli par une petite intro symphonique et épique, qui laisse rapidement la place à « I ejaculate fire », le premier titre. Pour ceux qui me connaissent, vous savez que je ne suis vraiment pas un fan des solos, qui sont, ici, légion. Je vais donc chialer une fois pour toute en commençant, pour ensuite aller au vif du sujet… OSTIIII !!! Bon, voilà qui est fait, on passe aux choses sérieuses. La toune commence en force avec un bon riff, quand même assez mélodique, qui deviendra plus agressif avec l’ajout des voix (qui me semblent un peu plus méchantes qu’à l’habitude). Le son est, comme toujours, excellent. Par contre, la basse aurait pu être plus présente. Une vrai bonne toune, qui laisse présager un album pas piqué des vers. On enchaîne avec « Crush the industry » et son début planant. J’y décèle par bout une légère influence black métal qui n’est vraiment pas déplaisante. Le beat est entraînant, mais il manque un petit quelque chose. C’est une très bonne toune, mais ce ne sera pas LA toune de l’album. Car LA toune pour moi, c’est la suivante, « Andromeda » qui possède l’agressivité et la rapidité qui manquaient à « Crush the industry ». Un coté plus trash, une voix plus couinante et un peu de blast beat, tout les ingrédients sont là pour faire mon bonheur.
Tiens donc, la suivante commence aussi avec un riff planant, un peu pesant. Quoiqu’ avec un titre comme « Galaxy », le choix s’imposait par lui-même. Mais bon, y’ a quand même des limites. La track ne commencera jamais tout à fait. Pas plus que l’intensité ne changera d’ailleurs, ce qui en fera un morceau assez linéaire. La touche black métal sera cette fois plus présente. Décidément, je n’aime pas du tout « Galaxy ». La suivante, « Starved », commence avec un riff aux tendances plus dgent, ou la basse sera plus présente. Ensuite un bout plus trash nous donnera envie de galoper. Par contre je ne pourrai pas tenir ma promesse, car je doit chialer sur un solo. Certains solos peuvent être intéressants, bien placés et donner une autre atmosphère. Je n’aime pas plus mais je comprends le principe. Par contre celui à 1m45 me fait souffrir péniblement. Il ne fitte pas dans le décors, et en plus il est vraiment trop mis à l’avant plan. Ne serait-ce de cela, la toune aurait pu être intéressante. Au moins la suivante, « Killstardo abominate », commence sur les chapeaux de roue. Elle est méchante, dans le sens positif du terme. Les seuls bouts ou la rapidité est réduites servent de tremplins au riff suivant, et sont largement compensés par l’augmentation marqué de l’intensité. Un autre coup de cœur. Ensuite, « Ghostqueen », qui joue elle aussi dans la ligue des mollos. Malgré une très légère augmentation d’intensité par-ci par-la, elle ne m’impressionnera guère plus que « Galaxy ».
Passons à la 8e, « Impeach god ». Elle est somme toute intéressante, avec ses bouts assez death old school et son écho dans la voix. Le coté mélodique est très (trop?) présent. Intéressante mais pas nécessairement bonne. Continuons avec « Biological warfare ». Certains bouts me font penser à Pantera, mais en plus mélodique. Un bonne toune, avec une fin intéressante. D’ailleurs, la prochaine, « Skyhunter » est aussi une bonne toune, avec une montée vers le milieu qui ajoute un petit plus. Nous en sommes à l’avant dernière, « The hammer ». Bien qu’elle ne soit pas dans le tapis (assez loin même), ça reste un bon morceau, bien catchy et grounder. Le début de la dernière, « Rejoin » me fait peur un peu car c’est une réplique de la piste précédente mais en moins bon. Mais le tout s’arrange après la première minute. Par contre, ce ne sera pas la meilleure toune de l’album, restant trop légère, malgré les bass drum dans le tapis. J’aurais souhaité une toune plus agressive pour terminé l’album.
C’est donc un album en dents de scie que nous aurons livrés les Américains de Dethklok. Certains excellents morceaux, d’autre plutôt ennuyeux et plusieurs pistes assez ordinaires. À mon avis, il est un peu meilleur que le Dethalbum II, mais moins bon que le premier.
Note:7,5/10
by Dave Rouleau | Oct 24, 2012 | Critiques d'Albums

I just may have a man-crush on Chariots Of The Gods…
Bon, je blague, mais oui, ce band de la région de Gatineau a été une révélation au début du mois lorsque que je les ai vu avec Insurrection au Bistro Scanner. J’étais au courant de leur existence, mais je ne les avais jamais entendu et rarement un band me fait autant d »effet lorsque je les entends pour la première fois en show. Il faut avouer que l’énergie que le band dégage sur scène aide beaucoup à l’appréciation du produit sonore.
C’est donc avec fébrilité que j’ai commencé les écoutes de cet album, car aussi bizarre que cela puisse paraître, c’est ma première critique écrite d’un album pour Ondes Chocs. D’habitude, je déblatère dans mes Capsule Ondes Chocs!
« Tides Of War », sorti le 22 septembre dernier, se veut le premier LP de la troupe québécoise, un effort produit par le renommé Glen Robinson.
En gros, pensez Iron Maiden avec une touche de 3 Inches Of Blood. Les boys offre un trash métal moderne et mentionne le death metal sur leur page facebook, mais cette référence est d’avantage justifiée par les parties vocales développées par Renaud Jobin, le charismatique chanteur de Chariots Of The Gods.
Après l’intro « Overture », on est traité à une attaque rythmique ‘guitaresque’ (et oui, je suis aussi capable d’inventer des mots!) et des double-bass drums dans « Seventh Weapon » et ça donne le ton à un album qui n’offre pas vraiment de répit à l’auditeur.
Les harmonies de guitares et les solos sont vraiment très bien travaillés et montre une maturité qui n’est pas toujours présente dans le premier album d’un band métal. Mathieu St-Amour, le principal compositeur du groupe, est un ‘riffmaster’ accompli qui a surtout compris l’importance de la mélodie dans ses harmonies et la chimie avec le chant.
J’adore les côtés ‘old-school’ (thrash, orgie de riffs) et ‘new-school’ (productions, chant) que le band propose, car ils le font bien et le facteur plaisir est très présent, surtout quand on a eu la chance de les voir ‘live’ en premier.
Ce clash des styles est très présent sur la pièce suivante, « Blind Assassin », qui présente une première partie qui ne serait pas mal placée sur une track de As I Lay Dying. Le drummer dévoile aussi une autre facette de son jeu avec des ‘blastbeats’ bien placé! « Ambrosian Wings » se veut un peu plus générique à mon goût, mais les harmonies de guitares à la fin viennent sauver la pièce.
« Tides of War » et « Unbound » sont les tracks qui m’ont fait connaître le band et elles sont des versions ‘stéroïdées’ (une autre invention!) de tout ce que j’ai mentionné jusqu’à maintenant. « Unbound » aura d’ailleurs dû être la dernière de cet album, une meilleure fin qui donne le goût de recommencer l’album immédiatement… quelle compo!
Je me dois de parler de l’excellente énergie et voix du chanteur qui n’offre pas un range ultra-impressionnant, mais une aisance déconcertante à travailler dans celui-ci dans la même track. Ce n’est pas si facile à faire et dans ce cas-ci, la production a été faite de mains de maître pour tirer avantage de son talent. Belle job, Renaud et Glen.
La section centrale de l’album nous présente trois offrandes entièrement composées par Mathieu et c’est épique, avec la track du milieu, « Snow Falls On The White River », une interlude acoustique sur fond atmosphérique qui est la bienvenue dans l’assaut de riffs dont on est victime depuis le début de l’album. L’histoire est d’une révolution contre la gouvernance en l’espace de 12 ans, une rébellion sanglante qui laisse la nation instable…
« Nebula » est une autre intermission en fin d’album dont je ne comprends pas le sens et aurais pu me passer. Cependant, juste avant, « Collapse Of An Empire » est particulièrement réussi, avec des solos de fou, incluant un de basse à mi-chemin de la compo. Cette pièce est un assault continuel dont je raffole.
En gros, excellent album énergique qui me met dedans avant d’aller travailler et est divertissant à souhait. Ça va être intéressant de voir la suite des choses pour Chariots Of The Gods, car ce qui est très cool est de savoir qu’en show cette énergie du disque est très bien répliquée \m/
Note: 8.5/10
by | Oct 4, 2012 | Critiques d'Albums
Man! Un nouveau membre dans le staff de Ondes Chocs et c’est Dez!! Bienvenue dans le crew le malade,! Pour fêter ça, il nous a préparer une critique du nouvel album de Pathology \m/. Toutes les critiques d’albums de Ondes Chocs sont disponible sur cette page.

Pathology
« The Time Of Great Purification »
2012
PATHOLOGY est un groupe de Death Métal Brutal provenant de San Diego en Californie. Depuis leur formation en 2006, ils en sont déjà à leur 6e album! N’ayez crainte, leur productivité n’affecte aucunement la qualité de leur musique! Depuis 2009, dans mon cas, j’attends donc impatiemment la sortie de leur nouvel album chaque année. Malgré tous les changements de membres au niveau du groupe (il ne reste que le batteur comme membre original), le style musical de PATHOLOGY reste le même : du Death Metal Brutal, assez simpliste et sans compromis, incluant des grooves Slam ultra pesants, sans toutefois tomber dans le Deathcore (pensez plutôt à DEVOURMENT pour le Slam) !
Pour leur nouvel album, THE TIME OF GREAT PURIFICATION, leur guitariste (Diego de DISGORGE) et leur chanteur (Matti aussi de DISGORGE) ont cédés leurs places à de nouveaux membres. Étant un grand fan de DISGORGE, j’étais un peu septique quant à leur départ du groupe mais, j’ai été agréablement surpris dès lors de ma première écoute de l’album. Le vocal reste similaire; le plus guttural possible. Le nouveau guitariste (qui joue aussi la basse sur l’album) apporte de nouvelles textures au groupe en y ajoutant des solos créant des atmosphères assez uniques pour le style.
THE TIME OF GREAT PURIFICATION contient aussi des riffs un peu plus techniques, tout en restant loin du Death technique. Ça reste pesant et brutal. Les fans ne seront pas déçues, au contraire! À force d’écouter le nouvel album, je crois même qu’il surpasse les autres par sa variété d’ambiances transmises par les riffs et les grooves. Les fans de Death Brutal sont servis!
by Dave Rouleau | Oct 3, 2012 | Critiques d'Albums
Une nouvelle critique de notre ami Migg. Toutes ses critiques peuvent être lues en suivant ce lien!
Meat the Grinders
« Strictly Ground »
2012
Aussi bizarre que cela puisse paraître, je n’ai encore fait aucune critique du genre de métal que j’écoute le plus. Normalement je suis surtout axé entre le grindcore et le death brutal. C’est donc avec un très grand plaisir que je vais vous disséquer le cd « Strickly ground », du groupe de Sherbrooke Meat the Grinders. Le groupe ne fait pas dans la dentelle. On parle plus de death/grind assez technique, quelque part entre Fuck the Facts et Slaugther Slashing, mais sans coté noize/électro. Donc si vous vous attendez à de belles mélodies et à de douces harmonies, vous vous êtes peux-être trompé d’album. Mais si vous êtes en manque d’agressivité, dépêchez-vous de peser sur play.
Premier fait à noter, le vocal principal, malgré les apparences, est bel et bien celui d’une femme. Pour moi, c’est un bon point. Il n’y a malheureusement pas assez de femmes dans ce milieu, qui peuvent pourtant faire une job aussi bonne, sinon meilleur qu’un homme. Quoique le fait d’être une femme ne suffit pas. Encore faut-il que le vocal soit à la hauteur. Rien à redire ici. Des bons patterns, une voix bien contrôlée et plusieurs teintes différentes. Excellent. Deuxième fait à noter, tout aussi intéressant que le premier : Malgré que la majorité des titre soit en anglais, la plupart des paroles sont en français. Ce qui prouve une fois de plus qu’on peux faire de quoi qui sonne, même dans notre langue. Coté son, ce n’est pas le top, mais c’est très écoutable, surtout pour du grindcore. Disons aussi que c’est le premier album d’un petit groupe, sortit sur Guilty Parade Records, petit label DIY, qui en est à son deuxième release. Donc le meilleur moyen si vous voulez un meilleur son, achetez l’album et encouragez-les. Plus de budget = un meilleur son…
Dès les premières notes de basse de la pièce-titre du groupe, « Meat the Grinder », j’ai envie de danser. Faut dire que la toune, en fait plus une intro, est des plus joviale et originale. On voit tout de suite que le groupe ne se prend pas au sérieux (on s’en doutait déjà en les voyant influencés par Yves Corbeil, sur Fessebook). Mais c’est avec « Dead pig are fun » que les hostilités débutent vraiment. C’est du grindcore mais avec une touche plus technique. Faut dire qu’en 44 secondes, ça ne laisse pas grand chose à dire. Ensuite une de mes préférées, « Raped taco style ». Un riff punk’n roll, vers le milieu, donne une belle touche funny, surtout entouré de riffs qui, eux, ne le sont vraiment pas. La prochaine, « Distillation humaine » est aussi une excellente toune, plus death un peu que les autres. À noter que la plupart des paroles sont facilement compréhensibles, malgré qu’elles soient gueulés. Les changements de beat sont intéressants, ne restant pas en mode blastbeat, comme beaucoup de groupe du genre. Pour « Stérilet shit », la 5e piste, il manque un petit quelque chose, sans que je ne puisse mettre le doigt dessus. On s’ entends, c’est une bonne toune, mais qui en suit deux excellentes… La prochaine, « Toilet loop » est bonne, mais pour moi elle ne commence vraiment qu’à 38 secondes. Le début est Intéressant, mais ce n’est rien comparé au reste. Sur certain riff, la guit pitonne pas mal. Nous sommes rendu à la 7e, « Bad trip », qui continu dans la même veine. Des bouts pas mal techniques, entrecoupé de parties plus grind. Un bout aux influences plus ”Démence”, vers le milieu, est assez entraînant. Le tout est suivi par « Lighter thief », partie 1 et 2, qui peux très bien s’écouter en une toune. Et une maudite bonne à part ça. Tantôt dans l’tapis, tantôt plus intense, des paroles drôles et combien vraies, le mélange idéal.
Le morceaux suivant, « Reptilien », a une touche plus trash. Punchs, solo et une guit qui sonne comme une sirène. C’est loin d’être ma préférée. Seule consolation, vers la fin, le vocal prends des teintes encore inutilisés. Qu’à cela ne tienne, ils sont de retour avec la suivante, « Douch attack ». Celle-ci est nettement plus crust que le reste de l’album. Un bon morceaux avec des patterns de vocal bien entraînants. Viens ensuite « Powerviolence in your pants », l’avant dernier titre de l’album. Elle aura, elle aussi, une touche crust, donné par la guit et les vocals. Par contre à 1m50 (la toune dure 3m24), plus rien jusqu’à la fin, pour enfin enchaîner avec « Outro », qui commence… comme l’autre à fini, c’est à dire en silence. Elle ne commencera qu’à 1m06. Il s’agit d’un rap mixé avec une toune de Mario Bros qui finira à 2m10. Ensuite un autre silence jusqu’à 3m50. Tout ça pour un peu de guit, sans vocal, sans drum, sans distorsion ni agressivité et ce jusqu’à la fin (5m43).
C’est donc un bon cd, mais ma principal critique ce situe sur les 7 dernières minutes. On a vraiment l’impression qu’on à cherché à étirer le temps. Je crois que l’album ce serait beaucoup mieux terminé avec, par exemple, quelques petites tounes cachés, très grind et garochées, qui n’auraient pas demandé beaucoup de travail…
Ils seront d’ailleurs en spectacle le 22 octobre, au Café Chaos, à Montréal. Allez les encourager, vous ne serez pas déçu.
Note: 7,5/10
Site : https://www.facebook.com/pages/Meat-The-Grinders/185422611505932
