Une nouvelle critique de notre ami Migg. Toutes ses critiques peuvent être lues en suivant ce lien!
Meat the Grinders
« Strictly Ground »
2012
Aussi bizarre que cela puisse paraître, je n’ai encore fait aucune critique du genre de métal que j’écoute le plus. Normalement je suis surtout axé entre le grindcore et le death brutal. C’est donc avec un très grand plaisir que je vais vous disséquer le cd « Strickly ground », du groupe de Sherbrooke Meat the Grinders. Le groupe ne fait pas dans la dentelle. On parle plus de death/grind assez technique, quelque part entre Fuck the Facts et Slaugther Slashing, mais sans coté noize/électro. Donc si vous vous attendez à de belles mélodies et à de douces harmonies, vous vous êtes peux-être trompé d’album. Mais si vous êtes en manque d’agressivité, dépêchez-vous de peser sur play.
Premier fait à noter, le vocal principal, malgré les apparences, est bel et bien celui d’une femme. Pour moi, c’est un bon point. Il n’y a malheureusement pas assez de femmes dans ce milieu, qui peuvent pourtant faire une job aussi bonne, sinon meilleur qu’un homme. Quoique le fait d’être une femme ne suffit pas. Encore faut-il que le vocal soit à la hauteur. Rien à redire ici. Des bons patterns, une voix bien contrôlée et plusieurs teintes différentes. Excellent. Deuxième fait à noter, tout aussi intéressant que le premier : Malgré que la majorité des titre soit en anglais, la plupart des paroles sont en français. Ce qui prouve une fois de plus qu’on peux faire de quoi qui sonne, même dans notre langue. Coté son, ce n’est pas le top, mais c’est très écoutable, surtout pour du grindcore. Disons aussi que c’est le premier album d’un petit groupe, sortit sur Guilty Parade Records, petit label DIY, qui en est à son deuxième release. Donc le meilleur moyen si vous voulez un meilleur son, achetez l’album et encouragez-les. Plus de budget = un meilleur son…
Dès les premières notes de basse de la pièce-titre du groupe, « Meat the Grinder », j’ai envie de danser. Faut dire que la toune, en fait plus une intro, est des plus joviale et originale. On voit tout de suite que le groupe ne se prend pas au sérieux (on s’en doutait déjà en les voyant influencés par Yves Corbeil, sur Fessebook). Mais c’est avec « Dead pig are fun » que les hostilités débutent vraiment. C’est du grindcore mais avec une touche plus technique. Faut dire qu’en 44 secondes, ça ne laisse pas grand chose à dire. Ensuite une de mes préférées, « Raped taco style ». Un riff punk’n roll, vers le milieu, donne une belle touche funny, surtout entouré de riffs qui, eux, ne le sont vraiment pas. La prochaine, « Distillation humaine » est aussi une excellente toune, plus death un peu que les autres. À noter que la plupart des paroles sont facilement compréhensibles, malgré qu’elles soient gueulés. Les changements de beat sont intéressants, ne restant pas en mode blastbeat, comme beaucoup de groupe du genre. Pour « Stérilet shit », la 5e piste, il manque un petit quelque chose, sans que je ne puisse mettre le doigt dessus. On s’ entends, c’est une bonne toune, mais qui en suit deux excellentes… La prochaine, « Toilet loop » est bonne, mais pour moi elle ne commence vraiment qu’à 38 secondes. Le début est Intéressant, mais ce n’est rien comparé au reste. Sur certain riff, la guit pitonne pas mal. Nous sommes rendu à la 7e, « Bad trip », qui continu dans la même veine. Des bouts pas mal techniques, entrecoupé de parties plus grind. Un bout aux influences plus ”Démence”, vers le milieu, est assez entraînant. Le tout est suivi par « Lighter thief », partie 1 et 2, qui peux très bien s’écouter en une toune. Et une maudite bonne à part ça. Tantôt dans l’tapis, tantôt plus intense, des paroles drôles et combien vraies, le mélange idéal.
Le morceaux suivant, « Reptilien », a une touche plus trash. Punchs, solo et une guit qui sonne comme une sirène. C’est loin d’être ma préférée. Seule consolation, vers la fin, le vocal prends des teintes encore inutilisés. Qu’à cela ne tienne, ils sont de retour avec la suivante, « Douch attack ». Celle-ci est nettement plus crust que le reste de l’album. Un bon morceaux avec des patterns de vocal bien entraînants. Viens ensuite « Powerviolence in your pants », l’avant dernier titre de l’album. Elle aura, elle aussi, une touche crust, donné par la guit et les vocals. Par contre à 1m50 (la toune dure 3m24), plus rien jusqu’à la fin, pour enfin enchaîner avec « Outro », qui commence… comme l’autre à fini, c’est à dire en silence. Elle ne commencera qu’à 1m06. Il s’agit d’un rap mixé avec une toune de Mario Bros qui finira à 2m10. Ensuite un autre silence jusqu’à 3m50. Tout ça pour un peu de guit, sans vocal, sans drum, sans distorsion ni agressivité et ce jusqu’à la fin (5m43).
C’est donc un bon cd, mais ma principal critique ce situe sur les 7 dernières minutes. On a vraiment l’impression qu’on à cherché à étirer le temps. Je crois que l’album ce serait beaucoup mieux terminé avec, par exemple, quelques petites tounes cachés, très grind et garochées, qui n’auraient pas demandé beaucoup de travail…
Ils seront d’ailleurs en spectacle le 22 octobre, au Café Chaos, à Montréal. Allez les encourager, vous ne serez pas déçu.
Note: 7,5/10
Site : https://www.facebook.com/pages/Meat-The-Grinders/185422611505932






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