I just may have a man-crush on Chariots Of The Gods

Bon, je blague, mais oui, ce band de la région de Gatineau a été une révélation au début du mois lorsque que je les ai vu avec Insurrection au Bistro Scanner.  J’étais au courant de leur existence, mais je ne les avais jamais entendu et rarement un band me fait autant d »effet lorsque je les entends pour la première fois en show.  Il faut avouer que l’énergie que le band dégage sur scène aide beaucoup à l’appréciation du produit sonore.

C’est donc avec fébrilité que j’ai commencé les écoutes de cet album, car aussi bizarre que cela puisse paraître, c’est ma première critique écrite d’un album pour Ondes Chocs.  D’habitude, je déblatère dans mes Capsule Ondes Chocs!

« Tides Of War », sorti le 22 septembre dernier, se veut le premier LP de la troupe québécoise, un effort produit par le renommé Glen Robinson.

En gros, pensez Iron Maiden avec une touche de 3 Inches Of Blood.  Les boys offre un trash métal moderne et mentionne le death metal sur leur page facebook, mais cette référence est d’avantage justifiée par les parties vocales développées par Renaud Jobin, le charismatique chanteur de Chariots Of The Gods.

Après l’intro « Overture », on est traité à une attaque rythmique ‘guitaresque’ (et oui, je suis aussi capable d’inventer des mots!) et des double-bass drums dans « Seventh Weapon » et ça donne le ton à un album qui n’offre pas vraiment de répit à l’auditeur.

Les harmonies de guitares et les solos sont vraiment très bien travaillés et montre une maturité qui n’est pas toujours présente dans le premier album d’un band métal.  Mathieu St-Amour, le principal compositeur du groupe, est un ‘riffmaster’ accompli qui a surtout compris l’importance de la mélodie dans ses harmonies et la chimie avec le chant.

J’adore les côtés ‘old-school’ (thrash, orgie de riffs) et ‘new-school’ (productions, chant) que le band propose, car ils le font bien et le facteur plaisir est très présent, surtout quand on a eu la chance de les voir ‘live’ en premier.

Ce clash des styles est très présent sur la pièce suivante, « Blind Assassin », qui présente une première partie qui ne serait pas mal placée sur une track de As I Lay Dying.  Le drummer dévoile aussi une autre facette de son jeu avec des ‘blastbeats’ bien placé!  « Ambrosian Wings » se veut un peu plus générique à mon goût, mais les harmonies de guitares à la fin viennent sauver la pièce.

« Tides of War » et « Unbound » sont les tracks qui m’ont fait connaître le band et elles sont des versions ‘stéroïdées’ (une autre invention!) de tout ce que j’ai mentionné jusqu’à maintenant. « Unbound » aura d’ailleurs dû être la dernière de cet album, une meilleure fin qui donne le goût de recommencer l’album immédiatement… quelle compo!

Je me dois de parler de l’excellente énergie et voix du chanteur qui n’offre pas un range ultra-impressionnant, mais une aisance déconcertante à travailler dans celui-ci dans la même track.  Ce n’est pas si facile à faire et dans ce cas-ci, la production a été faite de mains de maître pour tirer avantage de son talent.  Belle job, Renaud et Glen.

La section centrale de l’album nous présente trois offrandes entièrement composées par Mathieu et c’est épique, avec la track du milieu, « Snow Falls On The White River », une interlude acoustique sur fond atmosphérique qui est la bienvenue dans l’assaut de riffs dont on est victime depuis le début de l’album.  L’histoire est d’une révolution contre la gouvernance en l’espace de 12 ans, une rébellion sanglante qui laisse la nation instable…

« Nebula » est une autre intermission en fin d’album dont je ne comprends pas le sens et aurais pu me passer.  Cependant, juste avant, « Collapse Of An Empire » est particulièrement réussi, avec des solos de fou, incluant un de basse à mi-chemin de la compo.  Cette pièce est un assault continuel dont je raffole.

En gros, excellent album énergique qui me met dedans avant d’aller travailler et est divertissant à souhait.  Ça va être intéressant de voir la suite des choses pour Chariots Of The Gods, car ce qui est très cool est de savoir qu’en show cette énergie du disque est très bien répliquée \m/

 

Note: 8.5/10