by Lex Ivian | Nov 29, 2012 | Critiques d'Albums

HOUR OF DEFIANCE
Countdown
2012
(par Lex Ivian)
HOUR OF DEFIANCE ont sorti cette année un EP de cinq pièces intitulé « Countdown« . On parle ici d’un peu plus de 15 minutes de pur hardcore servi avec beaucoup de doigté. D’entrée, on sent les influences fin année 90 début 2000 et je vous avoue que je n’ai pas pu m’empêcher tout au long de l’album de comparer les compositions avec ce qui à mon avis est la meilleure comparaison, soit le groupe « Tragedy« , les icônes du « crust punk« . Le chanteur a même un registre qui ressemble beaucoup à celui de Todd Burdette, chanteur dudit groupe, et il semble aussi « pissed off ». C’est normal, on ne nous chante rien de très joyeux sur ces pièces. Ça commence en nous disant que ça ne sert à rien de refuser l’inéluctable, la libération de nos chaînes aura un prix, et ça finit en nous avertissant que jamais HOUR OF DEFIANCE ne reculera devant les sacrifices nécessaires pour atteindre leurs buts et satisfaire leur envie d’un monde meilleur. Je suis d’accord.
Ce qui frappe dans ces compositions, c’est la beauté des mélodies. Attention! Je ne dis pas qu’on fait de la balade, pas du tout. C’est très intense et ça contient tous les éléments que veut le hardcore mais on sent un désir de nous présenter des pièces où la mélodie prime sur la vitesse ou la violence des breakdowns. Pas que ceux-ci en souffrent, au contraire tout est en place pour du hardcore! Chaque pièce contient sa part de breakdowns et de rolling et bouncing riffs typiques et même quelques riffs qui rappellent le « epic metal » sur une batterie très versatile, qui enveloppe le tout, et nous offre de très bonnes variations. En plus, je dois souligner que si trop souvent les chanteurs de hardcore d’aujourd’hui ne font que beugler, ici ce n’est pas le cas. Mig, chanteur du groupe, trouve le moyen de bien aligner son chant sur les mélodies et il n’y a pas de surutilisation des chants en choeur souvent redondant dans le hardcore. On libère la frustration contenue dans les propos mais toujours dans l’harmonie. Ça fait que l’ensemble nous prépare aux nombreux changements de rythmes qui parsèment leurs compositions que ce soit pour introduire les solos mélancoliques ou plonger dans les breakdowns.
HOUR OF DEFIANCE font du hardcore. J’ai déjà mentionné « Tragedy » mais je pourrais également ajouter « Hatebreed » et « Agnostic Front » et défiler une série d’autres groupes mais je me contenterai de mentionner que HOUR OF DEFIANCE ont concocté un album qui nous propose du bon hardcore mélodique qui promet pour la suite.
Voici la pièce « An inner force« !
CHEERS!!!
Lex
by Jonathan Blais | Nov 22, 2012 | Critiques d'Albums
Unbeing, goupe montréalais fondé en 2006 et composé de 5 jeunes musiciens hyper-talentueux, nous a offert en 2011 leur premier opus éponyme. Plusieurs changements au sein de la formation à abouttit au line-up actuel, dont l’essai à l’époque d’un chanteur, élément qui a été mis de côté pour laisser d’avantage de place aux mélodies et aux explorations techniques.

À la première écoute, l’auditeur est précipité dans un voyage inter-sidéral et inter-dimensionnel. Sans être réellement un album-concept, une certaine trame est mise en place, invitant le voyageur à suivre les péripéties de cette formation de métal-progressif. Un décollage en puissance avec la première pièce Octo8 où tous les musiciens se donnent corps et âmes sur des riffs complexes. Le thème d’introduction, joué en douceur, est par la suite enrichi de solos lancinants, appuyé par une batterie d’une précision chirurgicale. Le son est d’une clareté organique et le clavier, passant du son clair du piano au synthétiseur plus discret laisse amplement de place aux guitares acoustiques et distortionnées. La basse quant à elle est sobre, d’une texture feutrée, donne une agréable profondeur à l’ensemble. 8 minutes de pur progressif, à la fois hypnotique et acrobatique.
Les deux (trop) courts morceaux qui suivent explorent un peu plus les univers électros, dans le cas de 15 years in space et nous propose un déchainement de riffs rapides et concis sur Structube.
Un long cri digitalisé ouvre la quatrième pièce, Mercury, et ses accords secs et courts, tel un message subliminal écrit en morse. D’autre effets de distortions et de textures sont explorés, à la fois plus sinistre et envellopants. Une des pièces les plus lourde de l’album, nous emportant dans un univers angoissant et austère mais en même temps chaleureux.
La deuxième partie de l’album nous accueille par la voix de Chuck Norris, signe qu’on risque de se faire tabasser solidement, et tel est le cas. C’est rapide, puissant précis, comme un coup de poing du Texas Ranger, bien que quelques éléments plus jazzy viennent alléger l’ensemble, nous permettant de retrouver notre souffle après cette série de kicks.
Une épique Interlude s’en suit, grandiose crescendo de rythmes et d’imposant piano.
Les structures explosent enfin sur Versus 10 Behemoth, pièce à réécouter, tout comme le reste de l’album d’ailleurs, pour en saisir toutes les complexités.
L’aterrissage se fait en douceur avec la courte Zomb! et son dialoguerépétitif entre guitares et clavier fait écho à celui lointain de la batterie et de la basse fretless. Quelques minutes de silence nous amène à une outro vombrissante et minimaliste, nous redonnant l’envie de repartir l’album pour retourner sur la planète de cette singulière entité qu’est Unbeing.
Un voyage musical qui m’a ramené à l’age d’or du métal progressif du début des années 2000, où les Gordion Knot, Zero Hour et Aghora tournait sans cesse dans mon disc-man. Période où les musiciens prévilégiaient autant les prouesses techniques que les mélodies, pari qu’Unbeing gagne haut la main.
L’album est disponible en format physique ou digital, ainsi que leurs t-shirts sur leur site http://unbeingmusic.com/fr_main.cf à un prix franchement honnête pour un produit de cette qualité.
by Dave Rouleau | Nov 22, 2012 | Critiques d'Albums

METALIAN
« Rock solid«
2011
(par Lex Ivian)
Quand je suis allé voir le show de METALIAN à l’Hémisphère Gauche il y a un peu plus d’un mois, Ian Wilson, chanteur, maintenant bassiste (il était guitariste jusqu’à tout récemment) et leader de la formation, m’avait donné sa discographie, 3 albums (Metalian, Wasteland et Rock Solid) et un split avec Sanktuary de Whitehorse, Yukon et Black Moor de Halifax, NS.
Je vous offre ici mon appréciation de leur plus récent, « Rock Solid« , paru en 2011. 4 des 6 pièces sont des réenregistrements de pièces qui se retrouvaient sur leurs albums précédents (Conquest et Alone again sur l’album éponyme de 2007 et Sonic Attack et Wasteland sur l’album Wasteland de 2009). À titre d’info, le line up du groupe est maintenant complètement différent avec l’arrivée de 2 guitaristes et d’un nouveau batteur il y a quelques mois. D’ailleurs, le show de l’Hémisphère Gauche constituait leur premier show ensemble.
Bon l’album est dans le lecteur PLAY! Une petite intro mélancolique sur un beat militaire suivi d’un riff un peu thrash, un cri strident puis c’est parti. Bon ok, j’en connais plusieurs qui vont peser sur stop drette là mais pour ceux qui savent à quoi s’attendre, vous venez déjà de constater que Ian a une voix qui assure pour faire des aigus. Le registre est intéressant et m’a vraiment fait penser à Helloween. Côté musical, c’est dans l’esprit de l’époque. La 1ère pièce, Conquest, donne le ton de cet album.
La 2ème, Alone again, m’a par contre déplu. Je ne sais pas trop. À un moment donné, le solo est à n’en plus finir pendant que le drum est nul et rien de plus qu’un métronome. Pis ça revient à la fin… bon passons à la suivante.
Bon, avec la 3ème, on repart avec un riff intéressant. Sonic Attack est une pièce qui sonne comme du Judas Priest mais qui aurait aussi bien pu être joué par Venom. Bon ok, il y a encore un solo qui s’étire au milieu de la pièce mais que voulez vous, c’était ça le métal des années 90.
Wasteland qui suit reste dans le même esprit avec des riffs tout ce qu’il y a d’efficace.
Soldiers of the dawn, une balade métal comme il ne s’en fait plus, nous amène à Scorpions mais en même temps j’ai une petite pensée pour The Vibrators, groupe icône de l’Angleterre qui nous avait composé l’hymne Troops of tomorrow. C’est drôle, j’étais tellement dans le beat de la toune que lorsque le refrain est arrivé, j’ai chanté moi aussi…
We are, we are the soldiers of the dawn.
We are the chosen ones, we’re marching on.
Quand la pièce suivante a débuté, j’avais encore le beat de la précédente en tête et je me disais que l’album aurait bien pu finir là. Pas que Motor maniac n’est pas bonne. Au contraire! Mais je l’aurais préférée plus tôt dans le setlist de l’album. Motor maniac est le genre de trucs qui s’écoute si bien en faisant de la route.
Dans l’ensemble, Rock Solid fait exactement ce que le titre propose. Ceux qui aiment le heavy metal des années 90 ne seront pas déçus par cet album qui en renferme tous les éléments. On a l’impression de réécouter des groupes comme Grave Digger, Tysondog, Armored Saints, Maltese Falcon, Running Wild. Je sais que ça ne vous dit peut-être pas grand-chose mais que voulez-vous? Lorsque la révolution du métal s’est produite au début des années 80 avec l’arrivée de groupes comme Venom, Metallica, Slayer, Voivod et autres, apparue également toute une série de groupes, principalement européens, qui ont continué à faire du heavy metal traditionnel dans la foulée de Judas Priest. Et METALIAN se veut un digne descendant de cette époque. Je vous laisse avec une pièce de circonstance. Won’t stop rockin’ de Gravestone.
CHEERS!!!
Lex
by Lex Ivian | Nov 22, 2012 | Critiques d'Albums

METALIAN
« Rock solid«
2011
(par Lex Ivian)
Quand je suis allé voir le show de METALIAN à l’Hémisphère Gauche il y a un peu plus d’un mois, Ian Wilson, chanteur, maintenant bassiste (il était guitariste jusqu’à tout récemment) et leader de la formation, m’avait donné sa discographie, 3 albums (Metalian, Wasteland et Rock Solid) et un split avec Sanktuary de Whitehorse, Yukon et Black Moor de Halifax, NS.
Je vous offre ici mon appréciation de leur plus récent, « Rock Solid« , paru en 2011. 4 des 6 pièces sont des réenregistrements de pièces qui se retrouvaient sur leurs albums précédents (Conquest et Alone again sur l’album éponyme de 2007 et Sonic Attack et Wasteland sur l’album Wasteland de 2009). À titre d’info, le line up du groupe est maintenant complètement différent avec l’arrivée de 2 guitaristes et d’un nouveau batteur il y a quelques mois. D’ailleurs, le show de l’Hémisphère Gauche constituait leur premier show ensemble.
Bon l’album est dans le lecteur PLAY! Une petite intro mélancolique sur un beat militaire suivi d’un riff un peu thrash, un cri strident puis c’est parti. Bon ok, j’en connais plusieurs qui vont peser sur stop drette là mais pour ceux qui savent à quoi s’attendre, vous venez déjà de constater que Ian a une voix qui assure pour faire des aigus. Le registre est intéressant et m’a vraiment fait penser à Helloween. Côté musical, c’est dans l’esprit de l’époque. La 1ère pièce, Conquest, donne le ton de cet album.
La 2ème, Alone again, m’a par contre déplu. Je ne sais pas trop. À un moment donné, le solo est à n’en plus finir pendant que le drum est nul et rien de plus qu’un métronome. Pis ça revient à la fin… bon passons à la suivante.
Bon, avec la 3ème, on repart avec un riff intéressant. Sonic Attack est une pièce qui sonne comme du Judas Priest mais qui aurait aussi bien pu être joué par Venom. Bon ok, il y a encore un solo qui s’étire au milieu de la pièce mais que voulez vous, c’était ça le métal des années 90.
Wasteland qui suit reste dans le même esprit avec des riffs tout ce qu’il y a d’efficace.
Soldiers of the dawn, une balade métal comme il ne s’en fait plus, nous amène à Scorpions mais en même temps j’ai une petite pensée pour The Vibrators, groupe icône de l’Angleterre qui nous avait composé l’hymne Troops of tomorrow. C’est drôle, j’étais tellement dans le beat de la toune que lorsque le refrain est arrivé, j’ai chanté moi aussi…
We are, we are the soldiers of the dawn.
We are the chosen ones, we’re marching on.
Quand la pièce suivante a débuté, j’avais encore le beat de la précédente en tête et je me disais que l’album aurait bien pu finir là. Pas que Motor maniac n’est pas bonne. Au contraire! Mais je l’aurais préférée plus tôt dans le setlist de l’album. Motor maniac est le genre de trucs qui s’écoute si bien en faisant de la route.
Dans l’ensemble, Rock Solid fait exactement ce que le titre propose. Ceux qui aiment le heavy metal des années 90 ne seront pas déçus par cet album qui en renferme tous les éléments. On a l’impression de réécouter des groupes comme Grave Digger, Tysondog, Armored Saints, Maltese Falcon, Running Wild. Je sais que ça ne vous dit peut-être pas grand-chose mais que voulez-vous? Lorsque la révolution du métal s’est produite au début des années 80 avec l’arrivée de groupes comme Venom, Metallica, Slayer, Voivod et autres, apparue également toute une série de groupes, principalement européens, qui ont continué à faire du heavy metal traditionnel dans la foulée de Judas Priest. Et METALIAN se veut un digne descendant de cette époque. Je vous laisse avec une pièce de circonstance. Won’t stop rockin’ de Gravestone.
CHEERS!!!
Lex
by Dave Rouleau | Nov 19, 2012 | Critiques d'Albums
Il me fait plaisir de vous présenter le nouveau collaborateur de Ondes Chocs, David Poisson! David nous offrira des critiques d’albums à chaque semaine et il commence avec une critique qu’il avait écrite il y a quelques mois, un band qui se retrouve sur l’étiquette Deathbound Records, un partenaire de Ondes Chocs! Cheers!

Catuvolcus
« Gergovia »
(2012)
Voici un groupe qui fait figure de proue d’un genre bien particulier peu représenté sur la scène metal québécoise, le metal noir gaulois. Je parle de Catuvolcus. Ce groupe de Warwick (Centre du Québec) qui est ma région soit dit en passant nous propose son deuxième album après Vae Victis (2009) et un EP, Terre de sang (2010). Le nouvel album porte le nom d’une bataille, Gergovia ou Gergovie.
Je dois dire qu’étant moi-même féru de la période antique, j’ai tout de suite accroché au concept de faire un album qui relaterait une des batailles les plus connues de l’histoire européenne celte. Segomaros alias Pierre-Alexandre Plessix nous propose un récit épique et poétique étalé sur neufs hymnes qui correspondent au déroulement de la bataille. Il y a vraiment beaucoup d’effort de fait pour nous faire sentir musicalement toute l’intensité et le côté épique de ce conflit. Vient aussi une trame de bruits tels que le flot d’une rivière qui coule, le vent, comme dans l’introduction qui nous transporte dans une forêt ancienne ou bien des chevaux et des bruits de camps comme sur Aux portes de l’Oppidum. C’est un plus ce côté immersif qui cherche a vraiment mettre l’auditeur dans une position où il peut s’imaginer lui-même de quoi pourrait avoir l’air un tel portrait.
Certains rythmes au niveau de la batterie font penser a des marches militaires et font qu’avec les riffs de guitares se dégage un air martial qui contribue a accentuer le côté guerrier de l’opus. Il y a quelques bouts a la guitare sèche et même un peu de flûte pour les moments calmes. Au niveau vocal, Pierre-Alexandre nous démontre d’une manière assez éloquente qu’il possède la petite touche haineuse et en même temps rassembleuse qu’il faut pour faire ce genre de musique. Des voix claires s’ajoutent occasionnellement et c’est bien a entendre. Pour ce qui est des musiciens ayant contribué, il y a Matrak, connu pour son travail entre autre avec Chasse-galerie (metal noir patriotique) et plusieurs autres groupes du genre, Maxime Côté ( Hands of Despair) pour la guitare, étant membre permanent depuis Terre de sang en 2010. Il y a aussi eu des participations de Barre Gambling de Daylight dies pour les segments de guitare acoustique et de Jake Rogers de Gallowbraid pour les voix claires.
Faire un album concept est un pari risqué, surtout pour un événement historique d’une aussi grosse ampleur que la bataille de Gergovie mais le pari est remporté de main de maître par P-A et les autres. Le genre est plus connu en France qu’ici mais gagne vraiment a être développé et exploré car il est une bonne source d’histoires merveilleuses et passionnantes. Un bel avenir attends Catuvolcus surtout qu’on a appris récemment que Century media, un des label majeurs metal a accepté de distribuer Gergovia. Le monde n’a qu’a attendre pour voir que les Gaulois n’ont pas entièrement disparus. Levons notre cervoise a la gloire des ancêtres!
Label : Deathbound Records
Liste des chansons :
1- Elaver (Intro)
2- Par monts et par vaux
3- La colline de Chanturges
4-Litaviccos
5-Impetus
6-Aux portes de l’oppidum
7-Recueil d’opprobe
8- A la poursuite des vents
9-Elaver II (Prologue)
Sites internet :
www.myspace.com/catuvolcus
www.facebook.com/catuvolcusmetal
by | Nov 8, 2012 | Critiques d'Albums

Alaska (France)
« Into the sea »
31 octobre 2012
(par Migg)
Pour cette nouvelle critique, je ne m’éloignerai pas trop, et je resterai chez nos cousins français. C’est le groupe lui-même qui m’a fait parvenir le EP. Je vais donc vous détailler ce que j’en pense.
Le groupe fait dans le hardcore/deathcore très mélodique. Mais, comme c’est leur premier EP (le groupe n’existe que depuis le debut de l’année), je n’ai pas grand chose sur quoi me baser. Je jette donc un coup d’œil à la pochette, et je commence un peu à avoir peur. Le artwork est beaucoup plus space et clean que ce dont je suis habituer. Mais on ne juge pas un livre à sa jaquette, alors on appuie sur play.
Le tout commence avec un sampling d’une orageuse tempête, avant de, comme l’annonce le titre de l’album, plonger sous la mer. J’avoue que le lien entre la pochette et le sampling d’ouverture est parfait. Coté son, absolument rien à redire, c’est très bien. La première toune, « Immersed », sert d’intro et ne commence vraiment qu’ à 1m15. Et ça débute plutôt bien. Le breakdown d’ouverture est à la fois puissant et lourd, mais avec un peu de mélodie en arrière plan. J’aime bien, surtout quand le vocal, dont la teinte est vraiment bonne, commence. Une bonne toune. C’est donc le cœur plein d’espoir que je commence la suivante, « Mind Injuries ». Et elle décolle vraiment en force. C’est pesant et agressif, vraiment bon. Mais je désenchante vers 1m00. L’agressivité prends le bord et est remplacé par une belle voix clean, avec des pattern pratiquement pop. Ces bouts là (parce qu’il y en a plusieurs, environ le tiers de la toune) pourrais facilement passer à la radio commerciale… Est-ce que c’est bien exécuté? Oui, sans aucun doute. Est-ce que j’aime ça? Absolument pas.
Dans mes goûts, commercial et métal ne font vraiment pas bon ménage. Je croise mes doigts et j’y vais avec la pièce-titre, « Into the sea ». Et ça ne commence pas bien du tout. Encore du commercial, rempli de lamentations. Et c’est pire que pire, les voix étant rendu à environ 50% clean. J’ai un peu peur, mais je poursuit tout de même avec l’avant dernière, « Take me home ». Et elle commence bien, avec un riff de death mélodique. La voix est aussi plus profonde. Mais tout ce gâche encore une fois à 1m00. Au moins le ratio pop/métal est un peu plus élevé sur celle-ci. Si ce ne serait du commercial, ce serait vraiment dans mes goûts. Mais après un peu de braillage, la toune perds, à mes yeux, toute crédibilité. C’ est péniblement que je poursuit avec la dernière (enfin), « Burden ». Heureusement, le début dépasse en frais d’agressivité tout ce qui à été entendu sur cet album. Il y a même un bout plus doom. Mais, comme sur toutes les autres ( mise à part « Immersed »), ça se gâchera plus tard. Au moins le clean est sur celle-ci minoritaire. Et « Burden » finira en outro, semblable à l’intro.
Désolé les gars, mais malgré que votre métal soit excellent, je ne pourrai jamais aimé un groupe avec tant de commercial. Question de goût me direz-vous. Et là-dessus je vous donne à 100% raison. Je suis très conscient qu’il y a un marché pour ce genre, et que dans celui-ci, Alaska risque de percer. Mais, malheureusement, il s’agit ici de ma critique…
Note : 5/10
Site : https://www.facebook.com/thisisalaska?ref=ts&fref=ts