On Arrête Pas l’Prog!

On Arrête Pas l’Prog (#18)

 

Édition en 2 temps, revue d’une soirée au Off tandis que la montagne se dévoilait pour la dernière fois et « spécial » 4 juillet avec du prog médinne Ouesse!

Bonjour et bienvenue à tous dans cette nouvelle édition d’ On Arrête Pasl’Prog. POur l’occasion, j’ai décidé de faire d’une pierre deux coups cette semaine et vous présenter en premier lieu une petite revue du show de vendredi soir au Off festival de Québec où jouaient, malheureusement pour la dernière fois, Mountains Unfold, qui nous ont sérieusement torché la face. C’est un chroniqueur très triste qui vous relatera ce qui était très platement sa première expérience avec ce groupe qui était accompagné de deux autre bands, un qui tombait pas mal moins dans mes cordes et j’ai skippé et un autre, qui était très bon mais je n’ai pas assisté à leur spectacle vu l’heure trop tardive pour le nouveau Papa que je suis. Quand même je suis resté pour 2 pièces de Grand Morne et c’était à reculons que je suis parti parce qu’il torchait pas moins!

 

 

J’ai été mis au courant de ce spectacle, de loin le plus métal du Off, surtout par l’événement facebook où 2 de mes amis avait signifié leur présence. Je travaillais sur un shift bizarre ce jour-là en plus, finissant vers les 19h à l’autre bout du monde à St-Pamphile. Le temps que je revienne à la maison, me douche et mange un brin, il était déjà passé 22hrs lorsque (idée de génie…) je pris ma voiture pour aller essayer de me trouver un spot de parking dans le vieux pendant le FEQ. Ben oui, toi chose… Après avoir tourné en rond un bout, je me déclarai pas plus cave qu’un autre et me suis parké sur la pelouse comme plein d’autres conducteurs ont faite (pas pire, pas eu de ticket), j’arrive donc passé 22h30 au complexe méduse ». J’étais sûr d’avoir raté une partie du show, paye mon 5$, arrive dans la salle, c’est entre deux groupe que je crois, j’étais content en criss quand Franky BlastBeat, qui assurait le son du Off pour une autre année de file me confirma que j’avais juste raté des soundchecks et que Mountains Unfold était pour prendre la scène dans les minutes suivantes. Lorsque j’avais été mis au courant du show, j’étais allé voir un peu sur le tube qu’est-ce que Mountains Unfold mangeait en hiver mais j’avais pas sur-écouté, voulant me garder la surprise de la découverte pour le live.
Étant un trippeux solide de Isis, Pelican, Conifer et tout plein d’autres bands pouvant se qualifier sous « l’étiquette » Sludge et/ou Expérimental/Post-Metal, j’en ai eu pour mon cash! Mountains Unfold est, était plutôt, un très bon mélange de plusieurs styles, comprenant une bonne dose de stoner et de métal, de sludge mais aussi de passe lyrique empruntant plus au post dans sa musiques et fronté par un excellent vocal hardcore. Les guitares sont extrêmement sur la coche et se prêtent le lead sans coupures auditives, la basse énergique fait très bien le lien entre la partie harmonique et les rythmiques hallucinantes du drummer. À peine 2 mesures et j’étais déjà en train de swigner dla patte pis d’head-banger (avec un peu de retenue, maudites lunettes!) et ça pas laché jusqu’à la fin de leur show. Après avoir parlé avec Miguel de Hours of Defiance, qui était là avec sa douce, c’était un des très bon show parmi les 5 qu’il a eu la chance de voir d’eux et il était très content d’avoir pu voir celui-ci car ils nous ont fait 5 nouvelles pièces qui sortiront bientôt sur un LP (je crois) qui sera malheureuesement posthume au band. Manquez pas de les suivre sur leur site Facebook où vous aurez bientôt la chance d’acheter leur album et où vous pourrez peut-être encore vous procurer leur EP « The Furnace » s’il leur en reste encore (moi j’en ai une copie, nananèreuh!:P ). En bref ceux de vous qui n’avez pas vu ce show, pour un maigre 5 dollars en plus, et bien vous avez manqué tout un show!

 

 

Une dernière petite note pour dire que ce show présentait aussi Grand Morne. Malheureusment à 2h30 am il était plus que temps que je quitte mais j’ai eu le temps de voir 2 pièce de cet excellent trio Stoner instrumental et j’espère bien avoir la chance de les revoir jouer avant longtemps. J’ai juste trouvé un vidéo de qualité douteuse sur le tube que je vous linkerai pas mais je vous invite à aller liker leur page Facebook où vous trouverez facilement un lien vers leur musique et la possibilité d’acheter la version digitale de leur LP éponyme via bandcamp pour la modique somme de 5$. Aller! Fais le, fais le!

Ce qui nous amène à la deuxième partie de ma chronique. Cette semaine je me suis inspiré du fait que l’on vient de passer le 4 juillet, fête nationale de nos voisin du sud qui ont de très bon groupes que j’adore écouter dans plusieurs styles dont celui qui nous intéresse ici, le prog. Je pense de suite à Tool ou à Mars Volta, mais il existe aussi plein d’autres bands des EU qui mérite d’être écouté. Loin de moi l’idée de vous faire une liste exhaustive de tous les bands prog américains mais je vais tenter de vous faire un ti bout d’article sur certains groupes plus ou moins obscures que je trouve intéressant. Voici donc ce qui se veut un peu mon ABC du prog « médinne ouesse » :

Né des cendres de Silver Sunshine, et reprenant le son du rock psychédélique et progressif des années 70, composé de Richard Vaughan, Conor Riley, Stuart Sclater, David Hurley et Brian Ellis, Astra nous propose un son tout de même intéressant sans trop ré-inventer le genre non plus. Ça reste à découvrir quand on est afficionado du genre et qu’on est tanné de ré-écouter toujours les mêmes groupes.

 

 

Un « super power » trio éphémère formé de super légende du style? Vous connaissez sûrement Terry Bozzio (Frank Zappa, Steve Vai, Jeff Beck), Tony Levin (Peter Gabriel, King Crimson, Liquid Tension Expériment) et Steve Stevens ( Billy Idol, Michael Jackson), ils se sont tous trois unis en 1997 et 2000 pour nous offrir deux LP sous le nom original de Bozzio Levin Stevens… Bon ok, leur musique torchait plus que leur nom.

 

 

Bozzio, est assez friand de ces melting pot avec d’autres super légendes du prog et aime bien se produire un peu partout à la fois tel dans cet autre super-band qui nous a aussi donné 2 albums en 98 et en 2002 comprenant cette fois des membres de Dream Theater (James Labrie, John Petrucci et Derek Sherinian) ainsi que Billy Sheenan et James Murphy dans le band Explorers Club.

 

 

Un autre bon band qui est pour l’instant, et très malheureusement, en mode hiatus depuis 2010 c’est le band californien Casket Salesmen.

 

 

Formé par Phil Pirrone (guitare, voix, basse) et Nathan Lindeman (guitare), le groupe compta aussi sur les membres suivant pour son EP Dr Jesus et sur l’album Sleeping Giants, tous deux auto-produits : Ryan Knights (batterie), David Fujinami (basse, guitare), JJ Gumiran (Guitar, claviers, basse) Anthony Alagna (claviers, percussions, programming), Christoper Walvoor (batterie) Justin Gutierrez (basse, ingénieur du son), Nicole Verhamme (basse, Guitare, voix).

 

 

Influencé par des bands tel que Genesis, Wilco, Gentle Giant, Yes, Jethro Tull pour ne nommer que ceux-ci, d’abord actif de 1989 à 1995, splitté et reformé avec des membres différent en 2000 avant d’être reformé avec la formation originale circa 2003, le groupe Echolyn, nous propose un très bon rock rock-prog autant authentique qu’actuel. Un très bon ajout à ma discothèque, je vous propose de les découvrir sur leur stock de leur « deuxième phase » :

 

 

Un autre de mes coups de cœur, avec une musique qui n’est pas sans me rappeler celle d’un de mes band préférés que je vous ai présenté il y a peu (les très excellents, et purement québécois, Piezo) c’est le groupe new-yorkais de prog orchestral, Edensong.

 

 

D’abord formé à l’université début 2000 sous le nom « Echoes of Eden » par le batteur Matt Cozin et l’auteur-compositeur et chanteur James Schoen, le groupe est passé par plusieurs line-up et s’ils nous ont produit 2 albums studio et qu’ils ont passé par une phase plus rock standard, c’est vraiment lors des festivals prog qu’ils ont fait leur notes de noblesse (notons qu’il furent de l’édition 2010 du festival Terra Incognita ici même à Québec). Vraiment un band à découvrir et à savourer.

 

 

Il reste encore quantité d’autres bons bands prog à découvrir, ou re-découvrir, je me laisse la possibilité de revenir sur une chronique « médinne ouesse » ultérieurement. La température dehors me pousse cependant à mettre un terme à la présente cette semaine, je vous laisse tout de même quelques autres vidéos que je trouve intéressant. À une très prochaine, On arrête pas l’Prog!

Ne manquez pas aussi ma contribution photographique du show du Off à venir très bientôt sur notre page FB (si ce n’est déjà fait à la parution de cet article).
Gatsby’s American Dream ~ Cut The Strings

 

HAPPY THE MAN – Crafty Hands [full album]!!!!

 

Omar Rodriguez Lopez – El Diablo Y La Tierra (Un Escorpion Perfumado)

 

Minibosses – Castlevania

 

RX Bandits And The Battle Begun Video

 

Zechs Marquise: Guajira

 

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On Arrête Pas l'Prog!

On Arrête Pas l’Prog (#18)

 

Édition en 2 temps, revue d’une soirée au Off tandis que la montagne se dévoilait pour la dernière fois et « spécial » 4 juillet avec du prog médinne Ouesse!

Bonjour et bienvenue à tous dans cette nouvelle édition d’ On Arrête Pasl’Prog. POur l’occasion, j’ai décidé de faire d’une pierre deux coups cette semaine et vous présenter en premier lieu une petite revue du show de vendredi soir au Off festival de Québec où jouaient, malheureusement pour la dernière fois, Mountains Unfold, qui nous ont sérieusement torché la face. C’est un chroniqueur très triste qui vous relatera ce qui était très platement sa première expérience avec ce groupe qui était accompagné de deux autre bands, un qui tombait pas mal moins dans mes cordes et j’ai skippé et un autre, qui était très bon mais je n’ai pas assisté à leur spectacle vu l’heure trop tardive pour le nouveau Papa que je suis. Quand même je suis resté pour 2 pièces de Grand Morne et c’était à reculons que je suis parti parce qu’il torchait pas moins!

 

 

J’ai été mis au courant de ce spectacle, de loin le plus métal du Off, surtout par l’événement facebook où 2 de mes amis avait signifié leur présence. Je travaillais sur un shift bizarre ce jour-là en plus, finissant vers les 19h à l’autre bout du monde à St-Pamphile. Le temps que je revienne à la maison, me douche et mange un brin, il était déjà passé 22hrs lorsque (idée de génie…) je pris ma voiture pour aller essayer de me trouver un spot de parking dans le vieux pendant le FEQ. Ben oui, toi chose… Après avoir tourné en rond un bout, je me déclarai pas plus cave qu’un autre et me suis parké sur la pelouse comme plein d’autres conducteurs ont faite (pas pire, pas eu de ticket), j’arrive donc passé 22h30 au complexe méduse ». J’étais sûr d’avoir raté une partie du show, paye mon 5$, arrive dans la salle, c’est entre deux groupe que je crois, j’étais content en criss quand Franky BlastBeat, qui assurait le son du Off pour une autre année de file me confirma que j’avais juste raté des soundchecks et que Mountains Unfold était pour prendre la scène dans les minutes suivantes. Lorsque j’avais été mis au courant du show, j’étais allé voir un peu sur le tube qu’est-ce que Mountains Unfold mangeait en hiver mais j’avais pas sur-écouté, voulant me garder la surprise de la découverte pour le live.
Étant un trippeux solide de Isis, Pelican, Conifer et tout plein d’autres bands pouvant se qualifier sous « l’étiquette » Sludge et/ou Expérimental/Post-Metal, j’en ai eu pour mon cash! Mountains Unfold est, était plutôt, un très bon mélange de plusieurs styles, comprenant une bonne dose de stoner et de métal, de sludge mais aussi de passe lyrique empruntant plus au post dans sa musiques et fronté par un excellent vocal hardcore. Les guitares sont extrêmement sur la coche et se prêtent le lead sans coupures auditives, la basse énergique fait très bien le lien entre la partie harmonique et les rythmiques hallucinantes du drummer. À peine 2 mesures et j’étais déjà en train de swigner dla patte pis d’head-banger (avec un peu de retenue, maudites lunettes!) et ça pas laché jusqu’à la fin de leur show. Après avoir parlé avec Miguel de Hours of Defiance, qui était là avec sa douce, c’était un des très bon show parmi les 5 qu’il a eu la chance de voir d’eux et il était très content d’avoir pu voir celui-ci car ils nous ont fait 5 nouvelles pièces qui sortiront bientôt sur un LP (je crois) qui sera malheureuesement posthume au band. Manquez pas de les suivre sur leur site Facebook où vous aurez bientôt la chance d’acheter leur album et où vous pourrez peut-être encore vous procurer leur EP « The Furnace » s’il leur en reste encore (moi j’en ai une copie, nananèreuh!:P ). En bref ceux de vous qui n’avez pas vu ce show, pour un maigre 5 dollars en plus, et bien vous avez manqué tout un show!

 

 

Une dernière petite note pour dire que ce show présentait aussi Grand Morne. Malheureusment à 2h30 am il était plus que temps que je quitte mais j’ai eu le temps de voir 2 pièce de cet excellent trio Stoner instrumental et j’espère bien avoir la chance de les revoir jouer avant longtemps. J’ai juste trouvé un vidéo de qualité douteuse sur le tube que je vous linkerai pas mais je vous invite à aller liker leur page Facebook où vous trouverez facilement un lien vers leur musique et la possibilité d’acheter la version digitale de leur LP éponyme via bandcamp pour la modique somme de 5$. Aller! Fais le, fais le!

Ce qui nous amène à la deuxième partie de ma chronique. Cette semaine je me suis inspiré du fait que l’on vient de passer le 4 juillet, fête nationale de nos voisin du sud qui ont de très bon groupes que j’adore écouter dans plusieurs styles dont celui qui nous intéresse ici, le prog. Je pense de suite à Tool ou à Mars Volta, mais il existe aussi plein d’autres bands des EU qui mérite d’être écouté. Loin de moi l’idée de vous faire une liste exhaustive de tous les bands prog américains mais je vais tenter de vous faire un ti bout d’article sur certains groupes plus ou moins obscures que je trouve intéressant. Voici donc ce qui se veut un peu mon ABC du prog « médinne ouesse » :

Né des cendres de Silver Sunshine, et reprenant le son du rock psychédélique et progressif des années 70, composé de Richard Vaughan, Conor Riley, Stuart Sclater, David Hurley et Brian Ellis, Astra nous propose un son tout de même intéressant sans trop ré-inventer le genre non plus. Ça reste à découvrir quand on est afficionado du genre et qu’on est tanné de ré-écouter toujours les mêmes groupes.

 

 

Un « super power » trio éphémère formé de super légende du style? Vous connaissez sûrement Terry Bozzio (Frank Zappa, Steve Vai, Jeff Beck), Tony Levin (Peter Gabriel, King Crimson, Liquid Tension Expériment) et Steve Stevens ( Billy Idol, Michael Jackson), ils se sont tous trois unis en 1997 et 2000 pour nous offrir deux LP sous le nom original de Bozzio Levin Stevens… Bon ok, leur musique torchait plus que leur nom.

 

 

Bozzio, est assez friand de ces melting pot avec d’autres super légendes du prog et aime bien se produire un peu partout à la fois tel dans cet autre super-band qui nous a aussi donné 2 albums en 98 et en 2002 comprenant cette fois des membres de Dream Theater (James Labrie, John Petrucci et Derek Sherinian) ainsi que Billy Sheenan et James Murphy dans le band Explorers Club.

 

 

Un autre bon band qui est pour l’instant, et très malheureusement, en mode hiatus depuis 2010 c’est le band californien Casket Salesmen.

 

 

Formé par Phil Pirrone (guitare, voix, basse) et Nathan Lindeman (guitare), le groupe compta aussi sur les membres suivant pour son EP Dr Jesus et sur l’album Sleeping Giants, tous deux auto-produits : Ryan Knights (batterie), David Fujinami (basse, guitare), JJ Gumiran (Guitar, claviers, basse) Anthony Alagna (claviers, percussions, programming), Christoper Walvoor (batterie) Justin Gutierrez (basse, ingénieur du son), Nicole Verhamme (basse, Guitare, voix).

 

 

Influencé par des bands tel que Genesis, Wilco, Gentle Giant, Yes, Jethro Tull pour ne nommer que ceux-ci, d’abord actif de 1989 à 1995, splitté et reformé avec des membres différent en 2000 avant d’être reformé avec la formation originale circa 2003, le groupe Echolyn, nous propose un très bon rock rock-prog autant authentique qu’actuel. Un très bon ajout à ma discothèque, je vous propose de les découvrir sur leur stock de leur « deuxième phase » :

 

 

Un autre de mes coups de cœur, avec une musique qui n’est pas sans me rappeler celle d’un de mes band préférés que je vous ai présenté il y a peu (les très excellents, et purement québécois, Piezo) c’est le groupe new-yorkais de prog orchestral, Edensong.

 

 

D’abord formé à l’université début 2000 sous le nom « Echoes of Eden » par le batteur Matt Cozin et l’auteur-compositeur et chanteur James Schoen, le groupe est passé par plusieurs line-up et s’ils nous ont produit 2 albums studio et qu’ils ont passé par une phase plus rock standard, c’est vraiment lors des festivals prog qu’ils ont fait leur notes de noblesse (notons qu’il furent de l’édition 2010 du festival Terra Incognita ici même à Québec). Vraiment un band à découvrir et à savourer.

 

 

Il reste encore quantité d’autres bons bands prog à découvrir, ou re-découvrir, je me laisse la possibilité de revenir sur une chronique « médinne ouesse » ultérieurement. La température dehors me pousse cependant à mettre un terme à la présente cette semaine, je vous laisse tout de même quelques autres vidéos que je trouve intéressant. À une très prochaine, On arrête pas l’Prog!

Ne manquez pas aussi ma contribution photographique du show du Off à venir très bientôt sur notre page FB (si ce n’est déjà fait à la parution de cet article).
Gatsby’s American Dream ~ Cut The Strings

 

HAPPY THE MAN – Crafty Hands [full album]!!!!

 

Omar Rodriguez Lopez – El Diablo Y La Tierra (Un Escorpion Perfumado)

 

Minibosses – Castlevania

 

RX Bandits And The Battle Begun Video

 

Zechs Marquise: Guajira

 

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On Arrête Pas l’Prog!

On Arrête Pas l’Prog (#17)

Édition post-natal! Voyage dans l’après-vie, pause d’un tiers puis détours vers le Japon avant de revenir se taper des plaies de lit entre Québec et Montréal.

 

Salut à tous! Désolé de vous avoir fait attendre si longtemps, si écrire des articles et partager ma passion avec vous m’a manqué, j’ai pas eu le temps de m’ennuyer, loin de là. Ceux qui me connaissent savent que j’ai enfin eu mon petit bébé (une belle petite fille qui ne ressemble heureusement pas à son papa) et que si l’accouchement s’est bien passé (agrémenté de la musique de Mars Volta, Maps and Atlases et surtout de Opeth – oui, oui accouchement musicale mesdames et messieurs), il y a malheureusement eu quelques complications post-natal qui nous ont obligé à visiter nos merveilleux (veuillez sentir ici un énorme sarcasme) établissements de santé…

Mettons qu’il y en a de meilleurs que d’autres, mais pour une histoire brève, tout est bien qui fini bien, on est de retour à la maison, la petite fille va bien et papa a déjà commencé à faire son éducation musicale. Si j’ai pris une pause d’écriture, la musique elle, et le Prog en particulier, vous le savez, ne s’arrête pas pour autant et l’article de cette semaine se veut, comme toujours, un échantillon de ce qui se passe dans ce merveilleux monde.

Donc j’ai pour vous cette semaine : un partage très spéciale en fin d’article, un band bien de chez nous comprenant l’inimitable Franky BlastBeat aux casseroles, mais aussi derrière le son de son band Escarre; un Japonais multi-disciplinaire qui compose autant de la musique que des jeux vidéos ou des animés japonais, ce qui se transpose bien dans sa musique que je trouve excellente; un sextuple de Catalan qui sévit de puis les années 80 et qui nous ont sorti cette année un album prog aux influences diverses et à la musicalité certaine; mais je commence avec un multi-instrumentiste espagnol et son album début qui nous fait visiter la « vie après la mort » selon les trois icônes mythologique que sont Hypnos, Thanatos et Caronte.

Aitor Lucena est l’artiste derrière ALMS, son premier album, « Beyond », est à première écoute délectable. Les influences diverses se rencontrent et se transforment donnant une nouvelle vie à ces sons provenant autant du prog-rock symphonique que du prog Italien, du classique et du métal. La vie n’est pas toujours facile pour les musicien prog et si Aitor a bien tenté de se faire un band, après plusieurs essais infructueux, il a décidé de tout faire lui-même et il possède son propre studio à la maison, étant lui-même ingénieur de son. Il nous a concocté un album qui s’écoute très bien. Seulement trois pièces, mais quand même 42 minutes, 28 secondes de musique. Décidemment un artiste à surveiller! Allez le voir sur sa page officiel ici.

Vous le savez, j’ai un faible pour le post-rock et le prochain band est un trio qui s’est formé sur le campus de l’université Yale tandis que le batteur Steven Walls et le guitariste Brian Alfred complétaient leurs études en Arts et que le bassiste Dominique Davison complétait les siennes en architecture. Tout trois des amants de la musique, ils avait décidé de jouer, sans aucun agenda, la musique qui les faisait vibrer et ça a donné 33.3.

Brian étant un ami de Joe Costa du groupe L’Altra (un autre bon band post-rock), il avait été présenté à Kenneth James Dyber, fondateur de Aestethic-Usa et après un premier spectacle désastreux selon Steven, ils avait eu la chance de jouer dans un party privé qui s’est terminé par une offre d’enregistrement pour 33.3.  Un premier album début vit le jour en 1999 et fût rapidement suivi d’un 2ème avec l’ajout de deux autres musiciens. Malheureusement, ce band est décédé depuis, mais rien ne vous empêche d’apprécier leur musicalité ou encore d’acheter leur CDs (voir le site d’aesthetic)

Une autre chose que j’aime bien, c’est le prog nippon. Ajoutez à ça le fait que j’aime bien le jazz aussi, mais encore que j’adore les animés japonais et les jeux vidéos, mélangez le tout dans l’esprit d’un seul maniaque du nom de Motoi Sakuraba et vous avez une sacré recette gagnante!!  Écoutez ceci:

Intense, n’est-ce pas? Le pire c’est qu’il y’en a plein d’autre fait par cet artiste qui a signé bien des musiques qui ont probablement marqué votre enfance si vous avez joué à des jeux tel Mario Golf, Mario Tennis, Golden Sun, Tales of Phantasia, Star Ocean, pour ne nommer que ceux-ci ou si vous avez écouté un des nombreux film ou série d’animation pour lesquels il a aussi composé de la musique tel Cyber Bushoujo Telomere, Vanny Knights ou Tales of The Abyss.

Toujours au Japon, un band à connaître et qui sévit depuis 1985, composé d’un drummer / percusionniste /vocal, Tatsuya Yoshida, qui se fait accompagner d’un bassiste (plusieurs ont pris le poste depuis le début, le plus récent étant Sasaki Hisashi). Le (les?) duo ainsi formé ont produit quantité d’albums et de EPs fortement inspiré de la musique de Magma, le groupe mythique du Français Christian Vander. Les «paroles» de Ruins ressemble d’ailleurs fortement au langage inventé par Vander, appelé Kobaïan

.

Je suis pas mal d’accord avec un des commentaires sur ce vidéo youtube qui compare ça à du S.O.A.D. écouté à l’envers. La composition est certainement plus malade que ces derniers cependant, Yoshida se faisant un devoir de tout composer sans s’imposer de contraintes autres qu’une discipline rigoureuse.

Le son de Ruins est souvent changeant, dépendant du bassiste avec lequel Yoshida se produit. Depuis 2004 cependant, avec le départ de Hisashi, il se produit seul sous le nom de Ruins-alone mais n’a rien perdu de sa fougue. Si vous avez aimé Giraffe?Giraffe! ou Hella, ou encore si vous êtes fan de Magma et de Zheul (le style musical inspiré du band français), Ruins et Ruins-alone saura définitivement vous plaire.

Certains bands sont comme de bon vins, ou plutôt de bon Scotch; ça prend des années de maturation afin de donner à leur musique toute la complexité et la saveur que les créateurs recherchaient. Né Esker en 1997 avec Simon C. Bouchard à la guitare, François C.-Fortin à la batterie (oui, oui le fameux Franky BlastBeat lui-même) et Sébastien Martel à la basse, ce band de black métal plutôt cru, tout en français (un des, sinon le pionnier du genre au Québec) fût laissé en jachère après plusieurs concerts avec divers bands locaux et internationaux.

Donc de 2001 à 2006, les membres se produisirent dans d’autre projets tel Veneficium, Utlagr, Longing for Dawn, Superior Enlightenment et Towards Darkness pour ne nommer que ceux-ci. Pris d’une certaine nostalgie, Franky et Simon décidèrent en 2006 de ré-enregistrer les pièces pour en produire un album afin de les immortaliser à leur juste valeur. Ayant chacun prit une certaine matûrité musicale, il fût décidé que plutôt que de faire une reprise directe des version originales, les pièces seraient réarrangées, aggrandissant la gamme dynamique. Sébastien, pour différentes raisons, s’étant retiré du projet, les deux autres comparses demandèrent à leur ami Kevin Jones de remplir le poste vacant et ensemble, avec les idées et le son particulier de Kevin, ils pigèrent allégrement dans les influences progressives, électroniques, donnant un son beaucoup plus éclectique et expérimental à ce qui était d’abord que du black métal cru (je leur trouve un petit quelque chose de Cynic, la basse ‘fretless’ en tout cas fait crissement bien la job, la batterie est drette sur la coche et la guitare installe un climat sinistre imminent que la voix éthéré de Simon rend anxiétique).

De même, le concept lyrique fût redirigé vers les thèmes de la maladie et de l’utilisation de drogue. Initiant un périple spirituel, ces textes évoquent un univers étrange et symbolique en phase avec la nouvelle direction musicale du groupe. Ainsi, pour symboliser ce renouveau et pour mieux cadrer avec la nouvelle thématique du groupe, après une longue maturation et alliant les ingrédients du perfectionnime et de la procrastination, c’est avec grand plaisir que je vous présente, en grande primeur sur Ondes Chocs, le groupe Escarre. Leur son saura vous stupéfier au point ou il serait dangereux, avec le « auto replay », que vous en fassiez des plaies de lit! Aller les voir sur leur soundcloud ici.

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On Arrête Pas l'Prog!

On Arrête Pas l’Prog (#17)

Édition post-natal! Voyage dans l’après-vie, pause d’un tiers puis détours vers le Japon avant de revenir se taper des plaies de lit entre Québec et Montréal.

 

Salut à tous! Désolé de vous avoir fait attendre si longtemps, si écrire des articles et partager ma passion avec vous m’a manqué, j’ai pas eu le temps de m’ennuyer, loin de là. Ceux qui me connaissent savent que j’ai enfin eu mon petit bébé (une belle petite fille qui ne ressemble heureusement pas à son papa) et que si l’accouchement s’est bien passé (agrémenté de la musique de Mars Volta, Maps and Atlases et surtout de Opeth – oui, oui accouchement musicale mesdames et messieurs), il y a malheureusement eu quelques complications post-natal qui nous ont obligé à visiter nos merveilleux (veuillez sentir ici un énorme sarcasme) établissements de santé…

Mettons qu’il y en a de meilleurs que d’autres, mais pour une histoire brève, tout est bien qui fini bien, on est de retour à la maison, la petite fille va bien et papa a déjà commencé à faire son éducation musicale. Si j’ai pris une pause d’écriture, la musique elle, et le Prog en particulier, vous le savez, ne s’arrête pas pour autant et l’article de cette semaine se veut, comme toujours, un échantillon de ce qui se passe dans ce merveilleux monde.

Donc j’ai pour vous cette semaine : un partage très spéciale en fin d’article, un band bien de chez nous comprenant l’inimitable Franky BlastBeat aux casseroles, mais aussi derrière le son de son band Escarre; un Japonais multi-disciplinaire qui compose autant de la musique que des jeux vidéos ou des animés japonais, ce qui se transpose bien dans sa musique que je trouve excellente; un sextuple de Catalan qui sévit de puis les années 80 et qui nous ont sorti cette année un album prog aux influences diverses et à la musicalité certaine; mais je commence avec un multi-instrumentiste espagnol et son album début qui nous fait visiter la « vie après la mort » selon les trois icônes mythologique que sont Hypnos, Thanatos et Caronte.

Aitor Lucena est l’artiste derrière ALMS, son premier album, « Beyond », est à première écoute délectable. Les influences diverses se rencontrent et se transforment donnant une nouvelle vie à ces sons provenant autant du prog-rock symphonique que du prog Italien, du classique et du métal. La vie n’est pas toujours facile pour les musicien prog et si Aitor a bien tenté de se faire un band, après plusieurs essais infructueux, il a décidé de tout faire lui-même et il possède son propre studio à la maison, étant lui-même ingénieur de son. Il nous a concocté un album qui s’écoute très bien. Seulement trois pièces, mais quand même 42 minutes, 28 secondes de musique. Décidemment un artiste à surveiller! Allez le voir sur sa page officiel ici.

Vous le savez, j’ai un faible pour le post-rock et le prochain band est un trio qui s’est formé sur le campus de l’université Yale tandis que le batteur Steven Walls et le guitariste Brian Alfred complétaient leurs études en Arts et que le bassiste Dominique Davison complétait les siennes en architecture. Tout trois des amants de la musique, ils avait décidé de jouer, sans aucun agenda, la musique qui les faisait vibrer et ça a donné 33.3.

Brian étant un ami de Joe Costa du groupe L’Altra (un autre bon band post-rock), il avait été présenté à Kenneth James Dyber, fondateur de Aestethic-Usa et après un premier spectacle désastreux selon Steven, ils avait eu la chance de jouer dans un party privé qui s’est terminé par une offre d’enregistrement pour 33.3.  Un premier album début vit le jour en 1999 et fût rapidement suivi d’un 2ème avec l’ajout de deux autres musiciens. Malheureusement, ce band est décédé depuis, mais rien ne vous empêche d’apprécier leur musicalité ou encore d’acheter leur CDs (voir le site d’aesthetic)

Une autre chose que j’aime bien, c’est le prog nippon. Ajoutez à ça le fait que j’aime bien le jazz aussi, mais encore que j’adore les animés japonais et les jeux vidéos, mélangez le tout dans l’esprit d’un seul maniaque du nom de Motoi Sakuraba et vous avez une sacré recette gagnante!!  Écoutez ceci:

Intense, n’est-ce pas? Le pire c’est qu’il y’en a plein d’autre fait par cet artiste qui a signé bien des musiques qui ont probablement marqué votre enfance si vous avez joué à des jeux tel Mario Golf, Mario Tennis, Golden Sun, Tales of Phantasia, Star Ocean, pour ne nommer que ceux-ci ou si vous avez écouté un des nombreux film ou série d’animation pour lesquels il a aussi composé de la musique tel Cyber Bushoujo Telomere, Vanny Knights ou Tales of The Abyss.

Toujours au Japon, un band à connaître et qui sévit depuis 1985, composé d’un drummer / percusionniste /vocal, Tatsuya Yoshida, qui se fait accompagner d’un bassiste (plusieurs ont pris le poste depuis le début, le plus récent étant Sasaki Hisashi). Le (les?) duo ainsi formé ont produit quantité d’albums et de EPs fortement inspiré de la musique de Magma, le groupe mythique du Français Christian Vander. Les «paroles» de Ruins ressemble d’ailleurs fortement au langage inventé par Vander, appelé Kobaïan

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Je suis pas mal d’accord avec un des commentaires sur ce vidéo youtube qui compare ça à du S.O.A.D. écouté à l’envers. La composition est certainement plus malade que ces derniers cependant, Yoshida se faisant un devoir de tout composer sans s’imposer de contraintes autres qu’une discipline rigoureuse.

Le son de Ruins est souvent changeant, dépendant du bassiste avec lequel Yoshida se produit. Depuis 2004 cependant, avec le départ de Hisashi, il se produit seul sous le nom de Ruins-alone mais n’a rien perdu de sa fougue. Si vous avez aimé Giraffe?Giraffe! ou Hella, ou encore si vous êtes fan de Magma et de Zheul (le style musical inspiré du band français), Ruins et Ruins-alone saura définitivement vous plaire.

Certains bands sont comme de bon vins, ou plutôt de bon Scotch; ça prend des années de maturation afin de donner à leur musique toute la complexité et la saveur que les créateurs recherchaient. Né Esker en 1997 avec Simon C. Bouchard à la guitare, François C.-Fortin à la batterie (oui, oui le fameux Franky BlastBeat lui-même) et Sébastien Martel à la basse, ce band de black métal plutôt cru, tout en français (un des, sinon le pionnier du genre au Québec) fût laissé en jachère après plusieurs concerts avec divers bands locaux et internationaux.

Donc de 2001 à 2006, les membres se produisirent dans d’autre projets tel Veneficium, Utlagr, Longing for Dawn, Superior Enlightenment et Towards Darkness pour ne nommer que ceux-ci. Pris d’une certaine nostalgie, Franky et Simon décidèrent en 2006 de ré-enregistrer les pièces pour en produire un album afin de les immortaliser à leur juste valeur. Ayant chacun prit une certaine matûrité musicale, il fût décidé que plutôt que de faire une reprise directe des version originales, les pièces seraient réarrangées, aggrandissant la gamme dynamique. Sébastien, pour différentes raisons, s’étant retiré du projet, les deux autres comparses demandèrent à leur ami Kevin Jones de remplir le poste vacant et ensemble, avec les idées et le son particulier de Kevin, ils pigèrent allégrement dans les influences progressives, électroniques, donnant un son beaucoup plus éclectique et expérimental à ce qui était d’abord que du black métal cru (je leur trouve un petit quelque chose de Cynic, la basse ‘fretless’ en tout cas fait crissement bien la job, la batterie est drette sur la coche et la guitare installe un climat sinistre imminent que la voix éthéré de Simon rend anxiétique).

De même, le concept lyrique fût redirigé vers les thèmes de la maladie et de l’utilisation de drogue. Initiant un périple spirituel, ces textes évoquent un univers étrange et symbolique en phase avec la nouvelle direction musicale du groupe. Ainsi, pour symboliser ce renouveau et pour mieux cadrer avec la nouvelle thématique du groupe, après une longue maturation et alliant les ingrédients du perfectionnime et de la procrastination, c’est avec grand plaisir que je vous présente, en grande primeur sur Ondes Chocs, le groupe Escarre. Leur son saura vous stupéfier au point ou il serait dangereux, avec le « auto replay », que vous en fassiez des plaies de lit! Aller les voir sur leur soundcloud ici.

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On Arrête Pas l’Prog (Édition Spéciale)

(#16)

Édition spéciale 

Bonjours à tous et à toutes et bienvenue dans cette édition spéciale de ma chronique. Elle est spéciale car je vous parlerai de deux bands de Québec et avec des extras. J’ai pour vous deux entrevues réalisées avec des bands Prog de la capitale et j’ai même un vidéo fait ‘sur le fly’ avec un des bands qui s’est prêté bien généreusement à une entrevue dans leur local. Pour vous faire oublier que je ne suis pas un caméraman professionnel, j’ai même reçu le droit de mettre une de leur toune, « Still » en vidéo et de le partager dans cette chronique et sur notre channel Youtube. Les deux bands en question sont donc Piezo, qui s’est livré à l’entrevue live avec vidéo (et que vous aurez la chance de voir le 4 Juin à L’AgitéE Bar-Coop en compagnie de The Asylum Factory), et Shatters, un band de Heavy-Prog aux influences diverses (Porcupine Tree, Opeth, Amorphis, Primordial, Blackfield).  C’est excellent et j’ai bien hâte de les voir sur un ‘stage’.

Donc sans plus attendre, voici l’entrevue que j’ai réalisé via e-mail avec Martin Poirier, chanteur-guitariste du groupe Shatters, aussi composé de Emmanuel Rousseau à la basse, Marc-Antoine Guay à la guitare/voix, Stéphane Moisan à la batterie et Mathieu Houde aux claviers et piano.

 

OC : Fondé en 2005, vous connaissiez-vous tous?

Non. En fait, je suis le seul membre original du groupe. Au début nous n’étions que deux et c’était un « side project » de mon autre groupe de l’époque O.R.B. Après 3 ans, nous avons décidé d’en faire un vrai groupe car O.R.B. s’était dissout.  Il y a eu quelques changements de personnel et ce n’est que depuis décembre 2012 que le groupe s’est solidifié avec la formation actuelle.

 

OC : Sinon, comment vous êtes-vous rencontré ?

Le premier « nouveau » membre fut Stéphane Moisan le batteur et c’est par les petites annonces que nous nous sommes rencontrés. À l’époque, il était le batteur d’Atma Sphacelus. Il se cherchait un projet de musique progressive. Emmanuel Rousseau était une connaissance de Stéphane. Pour Mathieu Houde le claviériste, ça faisait 2 ans que nous cherchions. Quelqu’un m’a suggéré de regarder sous la rubrique « cours de piano ». Il a écouté, il a aimé et il s’est joint au groupe. Pour Marc-Antoine Guay, il est un ami de Mathieu et c’est lui qui s’est le plus démarqué lors des auditions.

 

OC : Est-ce tous les membres qui trippent prog?

Oui, dans l’ensemble on s’intéresse tous au prog mais pas juste à ce genre. Stéphane adore nous surprendre avec toutes sortes de découvertes dans des genres pas mal différents. Ça nous aide beaucoup pour développer de nouvelles idées. Mais c’est surtout le prog qui nous lie, le vieux comme le nouveau.

 

OC : Vos influences éclectiques à saveur un peu « doom » affectent votre musique de quelle façon? Qu’est-ce qui vous attire dans ce genre de musique?

En effet, ça peut paraître éclectique mais chacun de ces groupes a une touche très sombre. Je crois que c’est dans ce créneau musical que l’émotion passe le mieux. Nos textes ne respirent pas vraiment la joie de vivre donc la musique supporte bien nos idées, nos textes. C’est dans la lourdeur que nous ressentons l’intensité. Nous avons tous un background musical différent mais quand nous mettons nos idées en commun, c’est comme ça que ça sort. De plus, nos chansons sont tout autant éclectique car dépendamment de l’émotion que nous voulons transmettre, la musique s’adapte en conséquence. Notre style devient donc difficile à décrire…

 

OC : Qu’est-ce qui inspirent vos paroles?

Notre principal thème est la psychologie humaine. Comment notre entourage, nos décisions, nos émotions et nos réactions affectent notre psyché au point même d’en perdre tous nos moyens. L’esprit de l’homme est fragile et c’est cet aspect que nous explorons. D’ailleurs le nom du groupe SHATTERS, qui veut dire éclatements, représente l’idée que notre état mental peut souvent se briser en éclat, en mille morceaux…

 

OC : En français et en anglais, qui écrit les paroles? La musique? Quel est votre processus de création?

Dans le groupe, il n’y a pas vraiment de tâches attribuées aux membres. Tout le monde est libre d’apporter ses idées tant au niveau des paroles que de la musique. Actuellement c’est moi et Stéphane qui apportons les textes.

 

Pour la musique, tous y mettent leur grain de sel. Un d’entre nous peut avoir une idée de riff et en groupe nous nous amusons à y greffer d’autres éléments. C’est comme ça que l’on compose. Il est important qu’à la toute fin que tout le monde soit satisfait de la chanson. Ce n’est rien de bien compliqué; nous laissons l’inspiration nous guider.

 

OC : Le français c’est tout de même difficile à faire sonner sur ce genre de musique. Il faut se casser la tête un peu. Pourquoi ce choix? C’est important pour vous de chanter en français?

Au début du projet, nous voulions qu’il soit strictement en français car nous voulions quelque chose de différent et qu’après tout, c’est notre langue. Chanter en français est une preuve de notre appartenance à nos racines, à la francophonie. Plus tard des textes en anglais furent intégrés à notre répertoire. Maintenant, nous nous faisons un devoir de chanter en français sans pour autant délaisser l’anglais. Parfois des textes prennent forme en français, d’autres en anglais. Encore une fois, c’est l’inspiration qui nous guide. Faire sonner le français n’est pas difficile. Au contraire, car une fois que l’émotion s’est installée dans l’interprétation, le français sonne tout autant, sinon plus que l’anglais.

 

Le Studio d’en-haut :

C’est en fait mon petit studio. Au départ, il était chez moi au deuxième étage de ma maison d’où le nom. Maintenant installé à notre studio de pratique, j’y enregistre des groupes et des artistes. Aussi, j’y fais de la composition pour différents projets comme le théâtre, de la voix « off », musique pour tout genre de projets multimédias. (www.studiodenhaut.com)

La date du lancement de l’album n’est pas encore fixée mais ça sera assurément au printemps 2013.

 

Martin

SHATTERS

shatters@live.ca

Page Facebook

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Un gros Merci à Shatters et à Martin qui ont été patient, car cette entrevue a été faite il y a belle lurette!

_______________________________

En deuxième partie, Piezo, se sont fait connaître lors du lancement de leur album « Harlequin : Scene 1 » dans un spectacle très réussit au Dagobert le 2 mars dernier, en compagnie d’un autre très bon band, que j’ai bien hâte de vous faire connaître un peu plus dans une prochaine chronique, Inner Odyssey. Chaque chose en son temps, cette semaine c’est le tour à Piezo.

D’abord qui sont-ils? Ils sont  un quintet composé de Julien Watine à la guitare acoustique et au chant, Patrick Fillion à la guitare,  Jean-François Fournier à la basse, François Warnet au clavier/back vocals et Gabriel Larivière à la batterie et percussions. Leur son est complexe, car si l’album « Scene I : Harlequin » commence avec une touche nettement Pink Floyd, on est vite transporté dans un monde d’émotions éclectiques égalé seulement par la qualité de leur musique aux influences diverses tel que Genesis, Rush, Mike Oldfield mais aussi et surtout Opeth. Un savant mélange de Blues et de Métal, épicé par une touche de Jazz qui vous tranportera dans le monde de l’Harlequin et sans que vous vous en rendiez compte, vous fera passer une très belle heure musicale. Je vous dirais que, pour ma part, c’est un solide 8 sur 10 pour l’album, certaines choses aurait pu être mieux (notamment plus de back vocals et de choristes qui viennent très bien appuyer Julien, les backs de François en show étaient très sur la coche et je crois qu’on en entendra plus sur les prochains morceaux), mais je crois sincèrement qu’il nous surprendront avec le prochain album. Ce premier opus en est un conceptuel, chaques chansons s’imbriquant avec la suivante et la précédente, même dans le cas du premier et dernier morceaux, vous pouvez me croire, car j’ai fait plus d’une fois le tour de l’album en continu lorsque je l’ai eu (je descendais en Gaspésie profonde pour le travail, un petit voyage de 8h rendu plus agréable avec mon ami Harlequin…).  C’est quand même une grosse commande que de faire un album concept, surtout pour un premier, pour un band inconnu qui décide de prendre les chemins ardus de la composition Prog et Piezo a très bien relevé le défi. De grâce, ne me croyez pas sur parole, mais achetez leur album et découvrez par vous-même!

Donc un certain mercredi, 8ème jour du mois de mai, c’est un reporter un peu nerveux qui s’en allait rencontrer un band pas beaucoup moins nerveux pour passer une petite heure en leur compagnie, apprendre à mieux les connaître et avoir la chance de vous les faire connaître. Ça pas pris long que la nervosité a pris le bord, les gars de Piezo sont tous très social et adorent rire.  Voici donc le rapport, à peine édulcoré (pleins de conneries en moins), de cette rencontre avec un des meilleurs groupe Prog de la province :

 

OC : Commençons par le commencement, comment vous-êtes vous connus? D’où venez-vous?

Julien :  Il y 3 ans, juillet ou Août 2010, j’arrivais d’un voyage en Espagne et en furetant les annonces sur Québec-Métal où un ancien band hommage à Opeth, Lamentation, cherchait un chanteur pour démarrer un band de composition. Dans la description de leurs influences, ils nomment Genesis, Porcupine Tree, Pink Floyd, tous des trucs qui m’intéressent gros et donc je leur écris un message – sans fautes d’ailleurs! [rires  et approbation des autres membres] bref, ils m’ont donné un rendez-vous pour l’audition où je suis venu avec ma guitare. Je leur ai fait 2,3 tounes et après ils ont vu 1 autre gars et en avaient essayé un autre mais très vite ils m’ont rappellé pour me demander de devenir un membre à part entière.

 

OC : Ça avait clicker avec Julien, la première fois que vous l’avez entendu et vu? Le saviez-vous pas mal que ce serait lui?

Les autres : Oui
François : Ouais dès qu’on l’a vu ça connecté.

 

OC Julien, tu étais dans Morgue (band Black-Métal), c’est un bon saut du Black au Prog, non?

 

Julien : Pendant 2 ans j’ai fait les 2 mais depuis septembre 2012, je me consacre seulement à Piezo. Oui c’est un bon saut mais il n’y a pas vraiment d’explication. J’aime toujours le Death Metal et le Black, je fais ma vaisselle en écoutant du Meshuggah et du Cannibal Corpse (NDLR : me semble de voir si il reste de la vaisselle!). Tout ça pour dire que je n’ai pas renié ma passion pour cette autre genre de musique et en fait le choix était pas autant Métal vs Prog mais plutôt guitare vs chant. Je suis pas écoeuré de jouer de la guit mais un peu tanné de jouer de la guit dans le métal et le chant me donnait un nouveau tremplin, un nouveau trip. Et lorsque Piezo m’on dit que ça marcherait bien pour l’album et qu’en plus je pouvais jouer des passes de guit….

 

François : On voyait sa motivation, et il s’est mis à prendre des cours [de chant]

 

Gabriel : Ouais pour prendre de l’expérience, même si il commençait au début, il clanchait déjà de loin les autres auditions que l’on avait eu… Ça et en plus, il venait avec tellement d’idées.

 

OC : Parlons-en des idées, comment se construit une toune chez Piezo? C’est le band, c’est plus quelqu’un?

 

Gabriel : (me montre les tableau blanc sur lesquels plein de notes sont écrites) Tu peux en avoir une idée en regardant les tableau et souvent on utilise aussi un Iphone pour prendre des takes de nos impros. Souvent on part pendant une dizaine de minutes sur un riff, on le travaille et si on l’aime on le note et le classe un peu par gamme, on agence les riffs qui vont bien ensemble et après on développe là-dessus. Ça vient de tout le monde, y’a presque pas de « leader » dans Piezo, on pourrait dire…

 

Julien : On peut dire aussi que l’on improvise à peu près à chaque jam. D’ailleurs moi j’avais jamais vu ça, un band qui improvise aussi facilement qu’eux (NDLR : effectivement que ce soit sur scène ou dans leur local, il y a comme une communication invisible mais palpable entre les membres, qui n’est sûrement pas une de leur moindre force!), et ce, il peuvent le faire dans le métal, le post-rock ou le pure prog, donc on improvise et lorsque l’on est frappé par un riff, on marque le numéro (time code) de la machine (enregistreur ou Iphone) sur le tableau et on le classe par gamme/tempo.

 

OC : Classé par Gamme et tempo, c’est une très bonne façon, y’a d’autre chose qui rentre en compte?

 

Gabriel : Les émotions, exemple sur Scene 1, Julien nous disait faut que ça soit comme telle émotion alors avec nos impros et nos riff tapés, ça nous donnait un objectif, un guide pour les travailler.

 

OC : Oui justement, qui est venu avec l’idée de cette album concept? Y viens d’où l’Harlequin?

 

François : (pointant Julien) De sa tête.

 

Julien : Oui j’avais cette histoire ou plutôt ce personnage depuis un certain temps dans ma tête et j’ai pris une crisse de chance en leur montrant, mais je croyais sincèrement que tout était réuni pour que ça marche et j’avais aussi bien développé mon argumentaire. Ceci dit, ils auraient bien pu me trouver un estie de freak…

 

Piezo : C’est un estie de freak…[rires générale]

 

Gabriel : En fait il nous a bien présenté ça et comme je disais ça nous donnait une bonne marche à suivre avec son histoire, les émotions et tout les riffs que l’on avait au tableau.

 

François : En fait ça nous donne un fil conducteur, le personnage il fait telle action donc il ressent telle émotion et cette émotion sonne comme ça. On voulait que la musique autant que les paroles raconte une histoire…Ça nous prenait exactement ça je crois, le fil conducteur pour faire notre musique.

OC : C’est vraiment hot comme processus de création, d’après moi vous allez faire des émules! Je vous dirais pas que je n’explorerai pas cette avenue avec mon propre band! On parle beaucoup du personnage, ceux qui vous ont pas vu en show ne savent pas mais il existe pour vrai, et en couleur, l’Harlequin. J’ai adoré voir le film pendant votre prestation, parfois je ne savais plus où donner de la tête, à quand une version DVD de votre album avec le film?

 

Gabriel : D’abord, merci de passer le commentaire car à peu près personnes ont commenté cet aspect de notre art (NDLR : et pourtant le film est très bien, la photographie est profesionnelle et les madames très jolies!) Sûrement que certaines personnes ont apprécié mais peu ont commenté.

 

François : Faut dire qu’au Dag, c’est pas la meilleure scène pour des vidéos, la scène est basse et il y a pas de projecteurs… Mais le 4 juin prochain à l’AgitéE cependant….

 

Gabriel : Pour ce qui est du DVD, on va y penser mais sûrement pas avant 2028, dès qu’on est hyper connu et qu’on a le budget… [rires générale]

 

OC : Avez-vous une formation musicale?

 

Piezo : On a tous plus ou moins des ptits cours de musique dans nos instruements respectifs mais non pas de formation académique à proprement parler.

 

Julien : Sinon y’a François qui est en technique de scène et qui a plein de contact soundman, caméraman, etc.

 

OC : Ok donc c’est à toi que l’on doit ce vidéo?

 

François : En fait c’est Gab qui a eu l’idée ou qui a lancé l’idée du vidéo et après il est parti en voyage. Alors on a pris le projet, commencé à tirer les grands concepts. J’avais donc les contacts et Julien l’histoire, il a créé un peu les scénarios et après je devais l’appliquer à la réalité. Il y avait des choses complètement incroyables dans ce qu’il me disait mais aussi, malheureusement, complètement irréalisables. Alors j’ai refait les scénarios un peu, contacté des amis pour filmer et trouver des acteurs.

 

Julien : On a même une ancienne d’occupation double qui apparaît sur Rememberance. (NDLR : Criss! Peut-être que Harper va vouloir les rencontrer!!)

OC : À quand la scène 2? Y en aura-t-il une autre?

 

Gabriel : On aimerait ça, je dirais pas que le prochain album sera la scène 2, mais ce serait une possibilité qu’il y en ait une un jours.

 

Julien : C’est sur que si il y a un Scène 2, ça parlera pas, à mon avis, de l’Harlequin. Ce sera fort probablemement dans un autre monde ce sera… en fait on sait pas encore trop. On a déjà de bonnes idées pour le prochain album, mais ce sera fort probablement pas le scène 2. C’est sûr que ça va rester pas mal conceptuel, je n’imagine plus faire de la musique sans conceptualité.

 

OC : Merci beaucoup les boys, en finissant, ça vous tente-tu de me faire une petite toune que je pourrais filmer et mettre en lien dans l’article?

 

Piezo : Oui!

 

OC : Cool et en même temps, vu que je suis pas pentoute caméraman et que je sais pas comment ça va sortir, et à fin de pas scandaliser vos fans et fans potentiel, est-ce que je peux prendre une toune de votre album et en faire un vidéo à partager aussi avec cette article?

 

Piezo : Bien sûr!

 

Site officiel

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Lien de l’évènement du 4 juin à l’Agitée.

 

Donc je vous mets en lien le vidéo filmé ‘live’ dans leur local de la pièce « Rememberance » (les gars de Piezo me connaissent bien et savent que c’est une de mes préférés sur l’album) et je vous met un vidéo de mon crû fait avec un ‘rip’ de leur album et avec leur bénédiction, soit la toune « Rebirth » qui suit « Rememberance » sur leur album. Un petit fait à noter, on pourrait mieux dire « mouvement » que tounes, car comme je le disais, chacune des chansons s’imbrique l’une dans l’autre et pour moi, cette album est d’ores et déjà un classique.

 

À la prochaine, car… On Arrête Pas L’Prog!!!

 

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On Arrête Pas l'Prog (Édition Spéciale)

(#16)

Édition spéciale 

Bonjours à tous et à toutes et bienvenue dans cette édition spéciale de ma chronique. Elle est spéciale car je vous parlerai de deux bands de Québec et avec des extras. J’ai pour vous deux entrevues réalisées avec des bands Prog de la capitale et j’ai même un vidéo fait ‘sur le fly’ avec un des bands qui s’est prêté bien généreusement à une entrevue dans leur local. Pour vous faire oublier que je ne suis pas un caméraman professionnel, j’ai même reçu le droit de mettre une de leur toune, « Still » en vidéo et de le partager dans cette chronique et sur notre channel Youtube. Les deux bands en question sont donc Piezo, qui s’est livré à l’entrevue live avec vidéo (et que vous aurez la chance de voir le 4 Juin à L’AgitéE Bar-Coop en compagnie de The Asylum Factory), et Shatters, un band de Heavy-Prog aux influences diverses (Porcupine Tree, Opeth, Amorphis, Primordial, Blackfield).  C’est excellent et j’ai bien hâte de les voir sur un ‘stage’.

Donc sans plus attendre, voici l’entrevue que j’ai réalisé via e-mail avec Martin Poirier, chanteur-guitariste du groupe Shatters, aussi composé de Emmanuel Rousseau à la basse, Marc-Antoine Guay à la guitare/voix, Stéphane Moisan à la batterie et Mathieu Houde aux claviers et piano.

 

OC : Fondé en 2005, vous connaissiez-vous tous?

Non. En fait, je suis le seul membre original du groupe. Au début nous n’étions que deux et c’était un « side project » de mon autre groupe de l’époque O.R.B. Après 3 ans, nous avons décidé d’en faire un vrai groupe car O.R.B. s’était dissout.  Il y a eu quelques changements de personnel et ce n’est que depuis décembre 2012 que le groupe s’est solidifié avec la formation actuelle.

 

OC : Sinon, comment vous êtes-vous rencontré ?

Le premier « nouveau » membre fut Stéphane Moisan le batteur et c’est par les petites annonces que nous nous sommes rencontrés. À l’époque, il était le batteur d’Atma Sphacelus. Il se cherchait un projet de musique progressive. Emmanuel Rousseau était une connaissance de Stéphane. Pour Mathieu Houde le claviériste, ça faisait 2 ans que nous cherchions. Quelqu’un m’a suggéré de regarder sous la rubrique « cours de piano ». Il a écouté, il a aimé et il s’est joint au groupe. Pour Marc-Antoine Guay, il est un ami de Mathieu et c’est lui qui s’est le plus démarqué lors des auditions.

 

OC : Est-ce tous les membres qui trippent prog?

Oui, dans l’ensemble on s’intéresse tous au prog mais pas juste à ce genre. Stéphane adore nous surprendre avec toutes sortes de découvertes dans des genres pas mal différents. Ça nous aide beaucoup pour développer de nouvelles idées. Mais c’est surtout le prog qui nous lie, le vieux comme le nouveau.

 

OC : Vos influences éclectiques à saveur un peu « doom » affectent votre musique de quelle façon? Qu’est-ce qui vous attire dans ce genre de musique?

En effet, ça peut paraître éclectique mais chacun de ces groupes a une touche très sombre. Je crois que c’est dans ce créneau musical que l’émotion passe le mieux. Nos textes ne respirent pas vraiment la joie de vivre donc la musique supporte bien nos idées, nos textes. C’est dans la lourdeur que nous ressentons l’intensité. Nous avons tous un background musical différent mais quand nous mettons nos idées en commun, c’est comme ça que ça sort. De plus, nos chansons sont tout autant éclectique car dépendamment de l’émotion que nous voulons transmettre, la musique s’adapte en conséquence. Notre style devient donc difficile à décrire…

 

OC : Qu’est-ce qui inspirent vos paroles?

Notre principal thème est la psychologie humaine. Comment notre entourage, nos décisions, nos émotions et nos réactions affectent notre psyché au point même d’en perdre tous nos moyens. L’esprit de l’homme est fragile et c’est cet aspect que nous explorons. D’ailleurs le nom du groupe SHATTERS, qui veut dire éclatements, représente l’idée que notre état mental peut souvent se briser en éclat, en mille morceaux…

 

OC : En français et en anglais, qui écrit les paroles? La musique? Quel est votre processus de création?

Dans le groupe, il n’y a pas vraiment de tâches attribuées aux membres. Tout le monde est libre d’apporter ses idées tant au niveau des paroles que de la musique. Actuellement c’est moi et Stéphane qui apportons les textes.

 

Pour la musique, tous y mettent leur grain de sel. Un d’entre nous peut avoir une idée de riff et en groupe nous nous amusons à y greffer d’autres éléments. C’est comme ça que l’on compose. Il est important qu’à la toute fin que tout le monde soit satisfait de la chanson. Ce n’est rien de bien compliqué; nous laissons l’inspiration nous guider.

 

OC : Le français c’est tout de même difficile à faire sonner sur ce genre de musique. Il faut se casser la tête un peu. Pourquoi ce choix? C’est important pour vous de chanter en français?

Au début du projet, nous voulions qu’il soit strictement en français car nous voulions quelque chose de différent et qu’après tout, c’est notre langue. Chanter en français est une preuve de notre appartenance à nos racines, à la francophonie. Plus tard des textes en anglais furent intégrés à notre répertoire. Maintenant, nous nous faisons un devoir de chanter en français sans pour autant délaisser l’anglais. Parfois des textes prennent forme en français, d’autres en anglais. Encore une fois, c’est l’inspiration qui nous guide. Faire sonner le français n’est pas difficile. Au contraire, car une fois que l’émotion s’est installée dans l’interprétation, le français sonne tout autant, sinon plus que l’anglais.

 

Le Studio d’en-haut :

C’est en fait mon petit studio. Au départ, il était chez moi au deuxième étage de ma maison d’où le nom. Maintenant installé à notre studio de pratique, j’y enregistre des groupes et des artistes. Aussi, j’y fais de la composition pour différents projets comme le théâtre, de la voix « off », musique pour tout genre de projets multimédias. (www.studiodenhaut.com)

La date du lancement de l’album n’est pas encore fixée mais ça sera assurément au printemps 2013.

 

Martin

SHATTERS

shatters@live.ca

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Un gros Merci à Shatters et à Martin qui ont été patient, car cette entrevue a été faite il y a belle lurette!

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En deuxième partie, Piezo, se sont fait connaître lors du lancement de leur album « Harlequin : Scene 1 » dans un spectacle très réussit au Dagobert le 2 mars dernier, en compagnie d’un autre très bon band, que j’ai bien hâte de vous faire connaître un peu plus dans une prochaine chronique, Inner Odyssey. Chaque chose en son temps, cette semaine c’est le tour à Piezo.

D’abord qui sont-ils? Ils sont  un quintet composé de Julien Watine à la guitare acoustique et au chant, Patrick Fillion à la guitare,  Jean-François Fournier à la basse, François Warnet au clavier/back vocals et Gabriel Larivière à la batterie et percussions. Leur son est complexe, car si l’album « Scene I : Harlequin » commence avec une touche nettement Pink Floyd, on est vite transporté dans un monde d’émotions éclectiques égalé seulement par la qualité de leur musique aux influences diverses tel que Genesis, Rush, Mike Oldfield mais aussi et surtout Opeth. Un savant mélange de Blues et de Métal, épicé par une touche de Jazz qui vous tranportera dans le monde de l’Harlequin et sans que vous vous en rendiez compte, vous fera passer une très belle heure musicale. Je vous dirais que, pour ma part, c’est un solide 8 sur 10 pour l’album, certaines choses aurait pu être mieux (notamment plus de back vocals et de choristes qui viennent très bien appuyer Julien, les backs de François en show étaient très sur la coche et je crois qu’on en entendra plus sur les prochains morceaux), mais je crois sincèrement qu’il nous surprendront avec le prochain album. Ce premier opus en est un conceptuel, chaques chansons s’imbriquant avec la suivante et la précédente, même dans le cas du premier et dernier morceaux, vous pouvez me croire, car j’ai fait plus d’une fois le tour de l’album en continu lorsque je l’ai eu (je descendais en Gaspésie profonde pour le travail, un petit voyage de 8h rendu plus agréable avec mon ami Harlequin…).  C’est quand même une grosse commande que de faire un album concept, surtout pour un premier, pour un band inconnu qui décide de prendre les chemins ardus de la composition Prog et Piezo a très bien relevé le défi. De grâce, ne me croyez pas sur parole, mais achetez leur album et découvrez par vous-même!

Donc un certain mercredi, 8ème jour du mois de mai, c’est un reporter un peu nerveux qui s’en allait rencontrer un band pas beaucoup moins nerveux pour passer une petite heure en leur compagnie, apprendre à mieux les connaître et avoir la chance de vous les faire connaître. Ça pas pris long que la nervosité a pris le bord, les gars de Piezo sont tous très social et adorent rire.  Voici donc le rapport, à peine édulcoré (pleins de conneries en moins), de cette rencontre avec un des meilleurs groupe Prog de la province :

 

OC : Commençons par le commencement, comment vous-êtes vous connus? D’où venez-vous?

Julien :  Il y 3 ans, juillet ou Août 2010, j’arrivais d’un voyage en Espagne et en furetant les annonces sur Québec-Métal où un ancien band hommage à Opeth, Lamentation, cherchait un chanteur pour démarrer un band de composition. Dans la description de leurs influences, ils nomment Genesis, Porcupine Tree, Pink Floyd, tous des trucs qui m’intéressent gros et donc je leur écris un message – sans fautes d’ailleurs! [rires  et approbation des autres membres] bref, ils m’ont donné un rendez-vous pour l’audition où je suis venu avec ma guitare. Je leur ai fait 2,3 tounes et après ils ont vu 1 autre gars et en avaient essayé un autre mais très vite ils m’ont rappellé pour me demander de devenir un membre à part entière.

 

OC : Ça avait clicker avec Julien, la première fois que vous l’avez entendu et vu? Le saviez-vous pas mal que ce serait lui?

Les autres : Oui
François : Ouais dès qu’on l’a vu ça connecté.

 

OC Julien, tu étais dans Morgue (band Black-Métal), c’est un bon saut du Black au Prog, non?

 

Julien : Pendant 2 ans j’ai fait les 2 mais depuis septembre 2012, je me consacre seulement à Piezo. Oui c’est un bon saut mais il n’y a pas vraiment d’explication. J’aime toujours le Death Metal et le Black, je fais ma vaisselle en écoutant du Meshuggah et du Cannibal Corpse (NDLR : me semble de voir si il reste de la vaisselle!). Tout ça pour dire que je n’ai pas renié ma passion pour cette autre genre de musique et en fait le choix était pas autant Métal vs Prog mais plutôt guitare vs chant. Je suis pas écoeuré de jouer de la guit mais un peu tanné de jouer de la guit dans le métal et le chant me donnait un nouveau tremplin, un nouveau trip. Et lorsque Piezo m’on dit que ça marcherait bien pour l’album et qu’en plus je pouvais jouer des passes de guit….

 

François : On voyait sa motivation, et il s’est mis à prendre des cours [de chant]

 

Gabriel : Ouais pour prendre de l’expérience, même si il commençait au début, il clanchait déjà de loin les autres auditions que l’on avait eu… Ça et en plus, il venait avec tellement d’idées.

 

OC : Parlons-en des idées, comment se construit une toune chez Piezo? C’est le band, c’est plus quelqu’un?

 

Gabriel : (me montre les tableau blanc sur lesquels plein de notes sont écrites) Tu peux en avoir une idée en regardant les tableau et souvent on utilise aussi un Iphone pour prendre des takes de nos impros. Souvent on part pendant une dizaine de minutes sur un riff, on le travaille et si on l’aime on le note et le classe un peu par gamme, on agence les riffs qui vont bien ensemble et après on développe là-dessus. Ça vient de tout le monde, y’a presque pas de « leader » dans Piezo, on pourrait dire…

 

Julien : On peut dire aussi que l’on improvise à peu près à chaque jam. D’ailleurs moi j’avais jamais vu ça, un band qui improvise aussi facilement qu’eux (NDLR : effectivement que ce soit sur scène ou dans leur local, il y a comme une communication invisible mais palpable entre les membres, qui n’est sûrement pas une de leur moindre force!), et ce, il peuvent le faire dans le métal, le post-rock ou le pure prog, donc on improvise et lorsque l’on est frappé par un riff, on marque le numéro (time code) de la machine (enregistreur ou Iphone) sur le tableau et on le classe par gamme/tempo.

 

OC : Classé par Gamme et tempo, c’est une très bonne façon, y’a d’autre chose qui rentre en compte?

 

Gabriel : Les émotions, exemple sur Scene 1, Julien nous disait faut que ça soit comme telle émotion alors avec nos impros et nos riff tapés, ça nous donnait un objectif, un guide pour les travailler.

 

OC : Oui justement, qui est venu avec l’idée de cette album concept? Y viens d’où l’Harlequin?

 

François : (pointant Julien) De sa tête.

 

Julien : Oui j’avais cette histoire ou plutôt ce personnage depuis un certain temps dans ma tête et j’ai pris une crisse de chance en leur montrant, mais je croyais sincèrement que tout était réuni pour que ça marche et j’avais aussi bien développé mon argumentaire. Ceci dit, ils auraient bien pu me trouver un estie de freak…

 

Piezo : C’est un estie de freak…[rires générale]

 

Gabriel : En fait il nous a bien présenté ça et comme je disais ça nous donnait une bonne marche à suivre avec son histoire, les émotions et tout les riffs que l’on avait au tableau.

 

François : En fait ça nous donne un fil conducteur, le personnage il fait telle action donc il ressent telle émotion et cette émotion sonne comme ça. On voulait que la musique autant que les paroles raconte une histoire…Ça nous prenait exactement ça je crois, le fil conducteur pour faire notre musique.

OC : C’est vraiment hot comme processus de création, d’après moi vous allez faire des émules! Je vous dirais pas que je n’explorerai pas cette avenue avec mon propre band! On parle beaucoup du personnage, ceux qui vous ont pas vu en show ne savent pas mais il existe pour vrai, et en couleur, l’Harlequin. J’ai adoré voir le film pendant votre prestation, parfois je ne savais plus où donner de la tête, à quand une version DVD de votre album avec le film?

 

Gabriel : D’abord, merci de passer le commentaire car à peu près personnes ont commenté cet aspect de notre art (NDLR : et pourtant le film est très bien, la photographie est profesionnelle et les madames très jolies!) Sûrement que certaines personnes ont apprécié mais peu ont commenté.

 

François : Faut dire qu’au Dag, c’est pas la meilleure scène pour des vidéos, la scène est basse et il y a pas de projecteurs… Mais le 4 juin prochain à l’AgitéE cependant….

 

Gabriel : Pour ce qui est du DVD, on va y penser mais sûrement pas avant 2028, dès qu’on est hyper connu et qu’on a le budget… [rires générale]

 

OC : Avez-vous une formation musicale?

 

Piezo : On a tous plus ou moins des ptits cours de musique dans nos instruements respectifs mais non pas de formation académique à proprement parler.

 

Julien : Sinon y’a François qui est en technique de scène et qui a plein de contact soundman, caméraman, etc.

 

OC : Ok donc c’est à toi que l’on doit ce vidéo?

 

François : En fait c’est Gab qui a eu l’idée ou qui a lancé l’idée du vidéo et après il est parti en voyage. Alors on a pris le projet, commencé à tirer les grands concepts. J’avais donc les contacts et Julien l’histoire, il a créé un peu les scénarios et après je devais l’appliquer à la réalité. Il y avait des choses complètement incroyables dans ce qu’il me disait mais aussi, malheureusement, complètement irréalisables. Alors j’ai refait les scénarios un peu, contacté des amis pour filmer et trouver des acteurs.

 

Julien : On a même une ancienne d’occupation double qui apparaît sur Rememberance. (NDLR : Criss! Peut-être que Harper va vouloir les rencontrer!!)

OC : À quand la scène 2? Y en aura-t-il une autre?

 

Gabriel : On aimerait ça, je dirais pas que le prochain album sera la scène 2, mais ce serait une possibilité qu’il y en ait une un jours.

 

Julien : C’est sur que si il y a un Scène 2, ça parlera pas, à mon avis, de l’Harlequin. Ce sera fort probablemement dans un autre monde ce sera… en fait on sait pas encore trop. On a déjà de bonnes idées pour le prochain album, mais ce sera fort probablement pas le scène 2. C’est sûr que ça va rester pas mal conceptuel, je n’imagine plus faire de la musique sans conceptualité.

 

OC : Merci beaucoup les boys, en finissant, ça vous tente-tu de me faire une petite toune que je pourrais filmer et mettre en lien dans l’article?

 

Piezo : Oui!

 

OC : Cool et en même temps, vu que je suis pas pentoute caméraman et que je sais pas comment ça va sortir, et à fin de pas scandaliser vos fans et fans potentiel, est-ce que je peux prendre une toune de votre album et en faire un vidéo à partager aussi avec cette article?

 

Piezo : Bien sûr!

 

Site officiel

Page Facebook

Lien de l’évènement du 4 juin à l’Agitée.

 

Donc je vous mets en lien le vidéo filmé ‘live’ dans leur local de la pièce « Rememberance » (les gars de Piezo me connaissent bien et savent que c’est une de mes préférés sur l’album) et je vous met un vidéo de mon crû fait avec un ‘rip’ de leur album et avec leur bénédiction, soit la toune « Rebirth » qui suit « Rememberance » sur leur album. Un petit fait à noter, on pourrait mieux dire « mouvement » que tounes, car comme je le disais, chacune des chansons s’imbrique l’une dans l’autre et pour moi, cette album est d’ores et déjà un classique.

 

À la prochaine, car… On Arrête Pas L’Prog!!!

 

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