by Patrick Graham | Avr 1, 2013 | On Arrête Pas l’Prog!
On arrête pas l »prog #13
Bon dimanche de Prôques
Bonjour à tous! Désolé si vous avez été surpris (déçu?) de ne pas me lire la semaine passée, l’écriture de chronique demande un certain temps, et le temps est présentement une denrée qui s’en vient de plus en plus rare par chez nous. Et j’ose même pas imaginer lorsque ma petite sera là. J’ai donc décidé de réfréner mes apparitions ici. D’hebdromadaire, mes chroniques passeront à bi-menstruelles, espérons que ça vous foutera pas trop la rogne. Je vous promet de garder mon souci de qualité et de continuer de vous régaler de groupes aux talents aussi merveilleux que leur origine diversifiée.
Quoi de mieux que de commencer cette chronique, que je vous écris un dimanche de Pâques, fête où l’on célèbre la soit-disant résurrection d’un mort (une deuxième halloween, quoi!), avec un groupe dont le nom une fois traduit de l’Italien se lit Âme Morte. Anima Morte, malgré son nom italien, est une entité toute suédoise (soudainement le choix du nom fait bien du sens, n’est-ce pas?). Le band voît le jours en 2004 par le goût de Fredrik Klingwall (claviers) , de réécrire la musique des films du producteur et réalisateur célèbre Dario Argento. Avec Stefan Granberg (Basse, Bazouki, guit-synthé) qui le rejoint en 2005, le band est prêt à nous donner du bon Prog Symphonic au goût mystérieux et ombragé. Voici la pièce titre, tiré de leur album début Viva Morte!
«Viva Morte!» fut lancé en 2007, rapidement suivit de autre LP, «Face The Sea of Darkness».
Ils nous aussi gratifié d’un split avec Hooded Menace en 2010, apparaîssent sur 3 ouvrages de la maison Musea («The Tales Of Edgar Allan Poe»; «Cani Arrabiati» et «Rökstenen»), et ont récemment relancé le LP «Face The Sea of Darkness», en même temps qu’il lançait leur plus récent travail, «The Nightmare Becomes Reality». Si le band a connu plusieurs formations, ils sont toujours aujourd’hui formé de Fredrik et Stefan, accompagné de Daniel Cannerfelt (guitares) et Teddy Möller (batteries). On peut les retrouver (outre sur ProgArchives.com), sur leur propre site et sur leur bandcamp.
Continuons donc cette célébration de la non-mort avec un autres groupe instrumental aux sonorités sombres, d’Italie pour vrai à ce que j’ai pu glâner avant de péter ma coche et fermer leur page myspace. Pourquoi péter ma coche? Je m’explique, sur leur MySpace après quelques secondes, y’a un fucking rappeux de merde qui part nowhere pis tu peux pas lui fermer sa crisse de gueule. Message à Myspace, c’est quoi ste merde? Si vous voulez me foutre de la pub audio d’un band ou un style dont je veux foutre rien savoir, ok mettez le mais au moins donner moi l’option de lui fermer sa gueule. Donc, j’ai rien à vous dire de plus concernant ce band mais je vous laisse apprécier 3 vidéo d’eux sans aucune interruption.
…Bon après ça, mon rythme cardiaque et mon humeur ont repris leur course normale, mais je vais compléter de me calmer en écoutant un peu de ce prochain band, commencé duo Norvégien et maintenant quatuor multi-ethnique. D’abord une pièce de leur single début en 2011, «Blue Room».
Sonisk Blodbad, est malheureusement une autre de ces perles dont il est très difficile de trouver des informations à se mettre sous la dent. Je vous inviterais tout de même à visiter leur Myspace, ou encore de visiter leur maison de disque Inner Robotic Records. Le quatuor est formé de Ole Christensen (Big Robot / Endoplasmic Flow), Haavard Tveito (Vetter / Against The Grain), Steven Cerio (Atlantic Drone) et Sanna Saarinen (Big Robot). Sombre, minimaliste mais en même temps si lyrique et méditatif, je vais décidément tenter de mettre la main sur leur LP, en plus de checker les autres groupes des membres. Je vous laisse avec un vidéo tirer de leur récent et unique LP «Dark Spring».
Changeons de continent et de style. Pour bien accompagner vos possibles orgies de chocolat, quoi de mieux qu’un peu de Tech/Extreme Prog. Sur un vidéo de Patrick Boivin, voici la chanson «The Most Pleasant NightMare» du groupe argentin Random.
Ils ont très bien choisi leur nom, vous trouvez pas? Wow, tellement d’influences et de clin d’oeil dans cette seule chanson. Je trouve ça assez original cependant pour vouloir en écouter plus, si ça vous dit vous aussi, regarder celle-ci, «Walk The Twisted Line».
Formé en 2006 par le chanteur et guitariste, Raul et le bassiste Pablo, le duo a exploré plusieurs formations et styles de musique avant de se fixer en 2009 avec le drummer Marcos (anciennement de Flow) et de sortir le EP «Primo The». Après avoir fouillé un peu, j’ai réussi à trouver leur myspace mais leur site officiel est down et je les trouve pas sur FB, bien dommage mais ça veut pas nécessairement dire qu’ils sont moribonds. Espérons le! En attendant sur leur MySpace, ils ont une coupe de bonne tounes et je vous en link d’autres que j’ai pu trouver sur le tube.
Oubliez pas qu’un des meilleurs groupes Prog Métal de Suède vient nous visiter à Québec le 21 avril prochain, Opeth (au Capitole) et qu’Intervals avec l’unique Anup Sastry seront à l’Agitée le 5 mai. Je vous laisse avec un vidéo de chacun et, si je dois encore m’exiler pendant 2 longues semaines pour le travail, à mon retour j’aurai pour vous une entrevue avec les très excellents groupes Piezo et Inner Odyssey, du 2 pour 1 juste pour vous!!! Je vous mets d’ailleurs en bonus un vidéo tourné par John Gauthier, lors du spectacle donné par ces 2 formations au Dag. Merci encore!
Contactez moi si vous avez des bands à partager, si vous jouez dans un band ou si vous vous occupez d’un band à saveur Prog, je suis intéressé à vous parler, laissez un message dans mon courriel.
PatOndesChocs@gmail.com

by Luc St-Laurent | Mar 28, 2013 | Échos d'Outre Monde

Vol. 2 – No.3 : Vinum, Pasta et Gravis Metallum
Quand on pense à l’Italie, on pense en poésie: aux romantiques canaux de Venise, à la tour penchée de Pise, à Rome et son Colisée, à mafia et crime organisé, aux luxueuses Ferrari et Lamborghini, à pizza, spaghetti et fettucine, au vin rouge ainsi qu’au blanc, à la cité du Vatican… Bon ça va faire le délire lyrique! On ne va pas y passer la soirée! Tout ça pour dire que l’Italie ne rime pas vraiment avec métal, non? Mais si…
D’une grande civilisation de l’antiquité à une autre, on se dirige cette semaine du côté de la République italienne, dans une chronique des plus diversifiés qui démontre bien les contrastes de ce peuple riche en histoire, qui à une époque jetait les chrétiens dans la fosse aux lions et maintenant les proclame saints au nom de Dieu!
Désolé, si mon titre est inexact, mes notions de latin de secondaire 1 et 2 sont depuis longtemps oubliées, si bien que j’ai dû faire appel à une traduction Google.
Arthemis
Arthemis, déesse grecque de la chasse, fille de Zeus…et sœur d’Apollon… Attendez une minute, est-ce que ce n’était pas la semaine passée le topo sur les groupes de la Grèce? Non, je ne suis pas l’hôte de quelconques mystifications, la formation Arthemis est belle et bien originaire de l’Italie! N’empêche que pour un groupe Italien, de piger dans la mythologie grecque pour la sélection d’un patronyme peut sembler inusité, mais puisque la contrepartie romaine à Artémis est en fait Diane, on peut les comprendre de s’en être tenu à la version grecque. Donc, pour en revenir au groupe et à sa musique, il est bon de savoir que celui-ci possède une discographie totalisant pas moins 7 albums! Mais qu’il aura nécessité la presque dissolution du groupe avant que celui qui donnait dans un Power Métal assez fade ne capte finalement mon attention. C’est ainsi qu’Andrea Martongelli ex-Power Quest et seul membre fondateur d’Arthemis, a poursuivi sa carrière en 2009 en apportant d’énormes changements à tous les niveaux: nouveau son plus agressif et moderne aux limites du Thrash, nouveau logo plus actuel et surtout un nouveau line-up incluant un chanteur qui impressionne en la personne de Fabio Dessi. C’est donc avec Heroes que la renaissance s’est concrétisée en 2010, et s’est poursuivi deux ans plus tard avec le Power Thrash tout aussi accrocheur de We Fight dont vous pouvez visionner le clip ci-dessous!
Ade
Dire que je croyais que notre Ex Deo national était le seul groupe à s’inspirer de la Rome antique, hey bien, j’avais tout faux! Le pire c’est que c’est via la page Facebook d’Ex Deo que je suis tombé sur Ade. Une formation qui a vu le jour en 2007 au pied des ruines du Colisée de Rome et qui non seulement s’inspire de l’histoire de la Rome Antique mais fusionne ses rythmes ancestraux à un death métal brutal à la Decapitated, Nile ou Sinister. Après un premier album sorti en 2009 et intitulé Prooemivm Sangvine qui semble nous être littéralement passé sous le nez, la troupe de légionnaires récidivera à la mi-avril avec un second album du nom de Spartacus, qui comptera cette fois-ci sur la participation à la batterie de George Kollias de Nile. Ce sera définitivement une sortie à surveiller!
Violentor
Si vous aimez le métal old school, et je sais que c’est le cas de la majorité d’entre vous, à en juger par la popularité de ma chronique antérieure traitant du sujet, intitulée Comme dans le temps!, elle est d’ailleurs toujours disponible dans les archives des Échos d’Outre-Monde. Certes, un jour je vais lui écrire une suite, mais pas au beau milieu de notre voyage au tour du monde! Cependant, je ne pouvais pas attendre aussi longtemps avant de vous présenter Violentor de Lucca en Toscane. Du gros Speed Thrash métal cru avec une bonne dose d’influences Punk et Crust, qui semble tout droit sorti des années 80. D’un point de vue purement musical, leur deuxième album sorti en 2012, tout simplement nommé Rot, n’a selon moi certainement rien à envier à Underground Resistance de Darkthrone!
Krigere Wolf
Vraisemblablement, on va demeurer dans le métal à saveur old school avec le dernier groupe de cette semaine. Krigere Wolf, né en 2009 à Catane (Catania) en Sicile, est une bestiole hors du commun issue de croisements divers entre: du Death métal Suédois avec une voix qui ressemble occasionnellement à Johnny Hedlund d’Unleashed, du Black métal mélodique dans ses rythmiques et du vieux Speed métal Allemand dans ses solos, le tout est complété par une basse prédominante qui me semble inspirée par nul autre que le bon vieux Steve Harris d’Iron Maiden! C’est sous le titre The Ancient Culture to Kill que paraît le premier album du trio en 2012. Arborant une pochette dont le style ressemble vaguement à celle de Blood and Valor du défunt groupe Australien Bestial Warlust, une illustration monochrome surmontée d’un logo rouge beaucoup trop rudimentaire et impersonnel à mon goût.
Vous aimez le nouvel entête de ma chronique? Toutes les images des Échos d’Outre-Monde sont également conçues par l’auteur de ces lignes. Si vous avez des suggestions ou des commentaires, vous pouvez me joindre directement, via ma page personnelle Facebook, simplement mentionnez que vous m’avez lu sur le site Ondes Chocs et je vais vous ajouter sans problème.
by Marryah Noch Mulligore | Mar 25, 2013 | La Décapiteuse

La Décapiteuse # 4
Pour moi, prendre un break du travail pendant une semaine et demi, c’est pas évident. J’avoue avec une certaine fierté être une workaholic; j’adore passer un temps fou à analyser toute la musique que je reçois de mes confrères des médias. Me séparer de ma job pendant un 48 heures (et plus) est pour moi un défi de taille assez difficile à relever. Y’avait pas de Décapiteuse la semaine passée – et c’est pas parce que ma tête était pas à la rédac’. J’ai passé un temps à pas avoir de net chez nous, ce qui rendait ma documentation de l’actualité métal (ainsi que mon repêchage de copies promos d’albums qui sortent bientôt) complètement impossible – j’étais devant un beau gros barrage qui ruinait ma productivité habituelle et ça me frustrait de façon quasi-obsessive. C’est avec un long soupir de soulagement que j’ai fini par pouvoir me replacer les flûtes et revenir sur le réseau mardi passé en fin de journée, en me garrochant immédiatement dans un multi-tasking appliqué pour Mulligore Production. Néanmoins, pendant le temps que j’aurais pu me réserver pour savourer des vacances imprévues, j’ai décidé de rester fidèle à mes patterns en tâchant de me créer des horaires de travail autour du contenu promotionnel que j’avais déjà sur mon hard disk, ce qui me promettait un bon nombre d’heures d’écoute d’albums organisées en petites portions au cours de mes journées – j’ai entendu certains albums assez durs sur le système digestif, et d’autres qui ont donné une douce et gentille volée (eh oui, encore – c’est pratiquement le thème de l’année cette histoire-là) à ma vieille définition du progressif (quelque chose dans le style »on dirait un exam de maths avec un live band dans le fond de la classe »). Toutefois, y’a plusieurs types de progressif, ce qui nous présente une nouvelle opportunité d’inventer des termes pour de nouveaux sous-styles parmi la liste qui finit déjà pas. Progressif Accessible/Commercial, Progressif Mélodique, Progressif Abstrait. Des labelling, y’en fleurit mille et une sortes depuis que l’année s’est entamée. Vous êtes pas sûr de catcher de quoi je parle? Attendez deux minutes.
RADIANCE – « Undying Diabolyca » (MY KINGDOM MUSIC)
C’est avec une joie que j’ai fortement mise en surbrillance au courant de la semaine passée sur ma page Facebook, que j’ai constaté que la famille MY KINGDOM MUSIC accueille du bon black epic que j’endosse depuis extrêmement longtemps sur leur label (avec l’addition de REVELATION’S HAMMER sur leur roster). En piquant une jasette enthousiaste avec le propriétaire de ce label underground qui fait converser les connaisseurs un peu partout dans la sphère du journalisme métal, on a fini par tomber sur le sujet de la distribution d’albums aux promoteurs sur Haulix, et j’ai reçu des accès pour jeter un oeil au stock qui sortira prochainement sur le label. Ceci dit, même en étant fan de ce que ce label entreprennent de façon globale, je dois dire que j’ai pas arrivé à accrocher au Modus Operandi d’une de leurs prochaines releases. La description sur le Haulix m’a communiqué un certain engouement de taille assez draconienne en comparant l’approche de RADIANCE à un pattern qui en apprend largement des gars de CRIMSON GLORY, que je respecte fortement, en ajoutant à ceci des influences évidentes provenant de RUSH et, attachez vos tuques parce que ça va saigner – CYNIC. Ledit band, pour ceux qui le savent pas, font du progressif assez méditatif, spirituel, et uplifting, et ça, c’est pas le bag de tout le monde. Personnellement je catche pas le kick, même si je reconnais que ça prend de la colonne et un musicianship désarçonnant pour parvenir à mettre dix tounes de ce style sur *un* album sans se claquer un burn-out mental total – surtout que dans plus de cas qu’autrement, ces tounes qui me font radicalement penser à des formules algébriques scientifiques et badtrippantes à souhait durent proche de dix minutes chacune. RADIANCE démontrent toutes ces caractéristiques de façon qui semble assez surnaturellement smooth sur l’album qu’on a ici. Écoutez « Towards doom/Another way« .
En d’autres mots, si vous tripez CYNIC et considérez Masvidal comme un dieu, vous êtes à la bonne adresse. Sinon, si j’étais vous, je me pencherais sur un autre type d’approche au progressif pour vous habituer au style sans vous faire des idées plates ou des généralismes; si ceci est pas votre tasse de thé, c’est pas vrai que vous pouvez pas triper sur le reste de cette région de la scène, parce que comme je soulignais au début, y’a plusieurs types de prog. Le glamour flamboyant et un peu World Music de RADIANCE, c’est une chose (j’embarque pas pour une raison assez claire: en cherchant des hooks auxquels m’accrocher dans l’océan d’expérimentation introvertie que présente leur son, je me suis rivée le nez assez longtemps pour commencer à trouver le temps long, malgré la qualité irréfutable du musicianship et l’enthousiasme palpable émanant de chacune des tounes); se claquer du SOILWORK, du DGM, ou du CHOSEN, ça en est trois autres. Je m’étends là-dessus.
DGM – »Momentum » (SCARLET RECORDS)
Y’a pas meilleur moyen, dans le contexte Actualité En Direct de mes chroniques, de vous faire comprendre ce que j’veux dire par Progressif Accessible qu’une référence détaillée à l’approche de DGM. Leur nouvel album « Momentum » est abstrait; y’a pas à dire, il dénombre des tracks qui ont dû être du sport à composer, et le keyboardist, suivant la tradition implantée par des bands carrément power metal et speed metal avant que le prog emprunte l’élément et se l’approprie, se la joue lead guitarist en faisant des solos électroniques et synthétiques mais tellement décoiffants, rapides, et intricate, que c’est dur de pas les aimer – c’est un peu saoulant par bouts, mais tout de même très impressionnant et ça rend quelqu’un accro assez vite à mesure que l’album s’épanouit. Ce que je trouve radicalement appréciable ici, surtout, c’est le fait que j’entends des hooks même au coeur des passages les plus cosmiques de toutes les tracks sur cet album en particulier (j’ai pas entendu le reste du matos de ces gars-là encore mais ça tardera sûrement pas bien plus longtemps). Les refrains pourraient être appliqués à un style plus rock commercial mais apportent une touche émotive assez recherchée, et le message des paroles est bien traduit par le musicianship, qui incorpore des mélodies accrocheuses à la recette prog qui me fait penser autant au nouveau SOILWORK qu’à, disons, « Dark Matter Dimensions » de SCAR SYMMETRY. Le chanteur, par bouts, sonne comme Todd La Torre (eh, oui, je suis vendue à sa version de QUEENSRYCHE et ça changera pas demain) et j’me suis même retrouvée sur la pensée que « Momentum » rend l’attente pour le prochain QR plus facile à endurer dans un sens que vous allez réussir à déchiffrer seulement en vous claquant le stock (parce que je sais que vous savez pas comment j’fais pour entendre du ‘RYCHE sur un album de DGM – avant de m’enterrer de questions, écoutez »Reason », toujours au moins, et allez voir les samples du prochain QR Team Todd). Satisfaits?
CHOSEN – »Resolution » (Indépendant)
J’en parle de plus en plus souvent – Asher Media Relations est une compagnie de promotion basée à Montréal qui me donne des frissons dans l’dos ces temps-ci. Ils ont le don de ramasser des bands Canadiens qui me font constamment ré-écrire mes impressions sur la scène du pays d’un ton de plus en plus fier et ambitieux avec chaque mois qui passe en m’introduisant à des bands qui refusent catégoriquement de céder leur place en termes de formules et approches à peu près aussi remarquables qu’un tremblement de terre qui fait crouler dix villes en même temps. Je pense particulièrement à CHARIOTS OF THE GODS, MORTOR, EDGE OF ATTACK – j’en passe. C’est alors avec un sourire confiant en coin que j’ai approché « Resolution« , de la formation CHOSEN (Bon, ils sont irlandais mais ils ont séjourné à Vancouver pendant un an ce qui les a fait connaître et entrer dans le roster de Asher Media – NDLR). J’ai un intérêt assez limité pour MESHUGGAH, mais j’étais (et serai toujours, malgré le fait que le band est enterré, peu importe ce que Warrell Dane peut dire sur la question vu que sans Loomis, c’est loin d’être le real deal) une fan mordue de NEVERMORE. La press release que j’avais devant les yeux avant de faire gracieusement exploser les speakers du studio me dévoilait que le son de cet album faisait pas mal penser à un mélange bien tissé d’influences provenant de ces deux groupes. Pour être honnête, je suis pas entièrement d’accord avec la référence à MESHUGGAH – je penche plus vers NEVERMORE (c’est vrai que les riffs sonnent Jeff pas à peu près) avec un type de structures de tounes qui sort tout droit des techniques d’écriture de la lignée Ron Jarzombek. Cet album est d’une créativité époustouflante (parfois même un tantinet essouflante, mais ça vaut le coup d’endurer certains zoneouts présentés ici pour mieux apprécier les peaks de renom qui sauvent les meubles assez rapidement pour rendre l’album concis et efficace). La touche KATATONIA de la palette de gris que ce band utilise pour peindre leur big picture est assez évidente aussi dans les moments les plus mélancholiques (et, soit dit en passant, toujours placés stratégiquement dans les labyrinthes cosmiques que représentent la structure de chacune des complexes pièces) est facile à remarquer. La seule chose que je déplore est que chacune des pièces tente d’incorporer tellement de variations de patterns qu’il est parfois difficile de digérer le tout (less is more, comme on dit parfois) mais overall, cet album est essentiel à la collection d’un Prog Maniac et pour faire court, c’est du solide malgré les petites imperfections. Regardez un petit vidéo promotionnel.
Si vous voulez m’entendre élaborer un peu plus sur le stock promo que je reçois, écoutez mon show »C.R.O.C. Underground Metal » tous les dimanches 19h sur Ondes Chocs.
-Noch
Noch | noch@mulligore.com
»C.R.O.C. Underground Metal »
www.teethofthedivine.com
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Mulligore Production |

by Maxime Lecavalier | Mar 25, 2013 | Chroniques, Portrait Amnesia Petite-Nation Rockfest
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J’ai connu ce groupe de ska punk hardcore Arseniq33 en 2000 avec l’album « Y’a des limites à faire dur« , sorti sur Indica Records avec l’aide de Pat K (*) de Kerozen. J’ai adoré leur affront revendicateur, grinçant et sarcastique avec beaucoup d’originalité et de grooves sur des textes solides et allumés. Le groupe a été formé en 1992 alors que les membres de l’époque étaient au secondaire. Ils ont enregistré huit albums au total et ont participé à la compilation »Viva Béru » où des groupes québécois rendent hommage à Bérurier Noir (avec la pièce Vive Libre ou Mourir).
Après un concert d’adieu mémorable le 29 janvier 2010, au Petit Campus, ils reviennent sur scène au Amnesia Petite-Nation Rockfest suite à leur passage aux Foufounes Électriques en décembre : pour les avoir vu quatre fois en spectacle (si on compte Acoustiq33 où ils ont joué unplugged sur la terrasse du Café Chaos, avant qu’il déménage un peu plus haut sur St-Denis), je dois vous dire que je suis tout excité!
Porteront-ils leur combinaison spéciale? Je me souviens d’une entrevue pour Bande à Part (ArtTV, avec Catherine Pogonat) où ils faisaient leur épicerie habillés de la sorte. Hilarant! D’ici le fest, restez à l’affût. On vous communique les horaires dès qu’ils sortent.
See ya in the pit
Max
*Pat K, personnage important de l’underground du Québec au tournant du siècle avec l’Empire Kerozen, a aussi participé à la compilation Viva Béru avec Khan Gourou (reprenant La Mort au Choix) ainsi que sur Arbeit macht frei d’Arseniq33.
by Dave Rouleau | Mar 24, 2013 | Chroniques Nécrologique de Hellstorm
Les Chroniques Nécrologiques de Hellstorm #18
La semaine dernière, alors que je travaillais sur le terrain de mon employeur; j’ai reçu l’appel de Lex Ivian et Dave Rouleau, qui me parlaient de ce qu’ils aimeraient que je rapporte avec moi du cimetière. Les idées qu’ils me donnèrent furent suffisantes pour faire naître en moi l’envie de réaliser un rituel de nécromancie en vue d’invoquer un esprit étrange aux attributs morbides. En fait, j’avais eu une vision, le visage de goules capables d’ingérer des restes humains sans éprouver de remords de conscience. Puisque les goules n’ont pas les mêmes coutumes que nous et qu’ils passent la majeure partie de leur temps sous la terre à se faire oublier des humains. Toutefois, je savais que j’avais déjà vu l’emplacement du mausolée dans lequel un groupe habite depuis un bon moment déjà.
Vendredi dernier, alors que je m’adonnais à mes besognes quotidiennes sur le terrain, j’ai entendu une discussion entre deux hommes qui tourna à la fusillade. Ne voulant pas être impliqué dans ce jeu de fou, je m’étais caché derrière un mausolée à fin d’éviter d’être repéré. C’est à ce moment que j’ai entendu le bruit d’un léger grincement de porte derrière ma personne. Je n’ai pas besoin de vous dire que ce son particulier attira toute mon attention. Me retournant sur moi-même, j’ai reconnu le visage déshydraté d’un homme ayant agonisé pendant un long moment avant de connaître la mort. On pouvait en juger par les traits étirés de son visage tendue. Ce qui me poussa à m’interroger à savoir si cet homme n’avait pas fini par éprouver un vilain plaisir à travers l’expérience de cette douleur. J’ai découvert leur cachette suite à une fusillade dans le cimetière, qui m’incita à me cacher pour demeurer à la place de l’observateur au lieu de me transformer en victime potentiel.
Suite à cet évènement, les forces de polices ont envahit mon territoire en quêtes d’indices admissibles pour leur enquête. Toutefois, ils n’ont pas fait la découverte de mon « Nécromantéon », ou si vous préférer mon temple rituel où j’y pratique divers rites de nécromancie. Ce qui est une bonne chose en soi. Sachant que ce lieu me serait d’une grande utilité, j’ai invoqué l’esprit de l’homme mort dans la fusillade à fin d’obtenir un peu d’éclaircissement face à cette situation étrange. C’est pourquoi je n’ai pas perdu de temps pour m’asseoir au sol et me préparer à recevoir un invité bien spécial.
C’est à ce moment qu’un esprit vaporeux et étranger apparut dans le pentagramme dessiné au sol devant moi pour m’adresser la parole. Une fois que l’effet surprise ce soit dissipée, nous avons entretenu un moment de discussion afin de tenter d’éclaircir la situation. Les informations qu’il me livra furent très intéressantes. Il se présenta sous le nom de Sergent Apocalypse de la 7iè Section et me raconta son histoire :
Seventh Section – Death Metal du Saguenay.
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Metal Archives
Membres du Groupe : Louis-Mathieu Tremblay – Guitare / Keven St-Pierre –Guitare / Marc-André Tremblay – Basse / Steeve tremblay – Batterie / Felix Gauthier Villeneuve – Voix
Formé en 2004, « Seventh Section » est monté sur scène une bonne cinquantaine de fois aux quatre coins du Québec, ce qui leur a permis de gagner une bonne expérience sur le terrain. En 2008, le groupe lance son démo intitulé « War Machine » qui est écoulé à 200 copies. Les changements fréquents de line-up donnèrent beaucoup de fil à retordre à cette formation qui tenta du mieux que possible de survivre dans l’univers underground. Toutefois, ils ont eut la chance de partager la scène avec des formations telles que : « Traumatic Circle / Profugus Mortis / Morningless / Shades Of Tommorrow / Ryder / Iced Wind / Soul Of Darkness / Obscurcis Romancia / Lacrimae Mortalium / Quo Vadis / Unexpect / As They Fall / Malzera / Attrition / Final Fate / Dethoriation / After The End / A Scream From The Sky / Heartless Advocate / Attrition / Death Lullaby / Deceit / Under The Grave / Salvation / Virulys / The Agonist / Unfallen / Hammer On Fate / Decrepity / Your Last Wish / Derelict / Sadistik Slaughter / From Within / Approached By A God / Butchery Cadaverous / The Aftermath / Strigampire / Martyr / Slaughter Slashing / Augury / God Falls / Prevail The Storm / Shades Of Dusk / Castigare / Ancestor’s Revenge ». Pour me démontrer sa ferveur à l’emploi, le Sergent me fit expérimenter une vision à laquelle je ne m’attendais guère. À fin de m’aider dans ma démarche, il me montra la voie qu’emprunta sa section afin de me témoigner de leur force de travail.
Vidéo :
Seventh Sections : Prospero’s Last Wish
L’esprit ombrageux me dévisageait en constatant que j’étais complètement enjoué devant la scène qu’il me faisait voir. L’esprit demeurait silencieux et confiné dans le cercle d’invocation, en attendant mes impressions. Croyant comprendre le secret derrière cette révélation, je me suis dirigé immédiatement en direction de la septième section du cimetière pour y découvrir une inscription plus qu’étrange. La mention « Espèce Inconnu » était gravé sous un code devant symboliser la personne occupant cet emplacement. Soit, le LOT 13. Connaissant bien mon territoire, je me suis rappelé que le LOT 13 était celui dans lequel je m’adonnais à mes activités nécromants. De retour à la case départ, je commençai à fouiller dans l’espoir d’y trouver une marque quelconque, en vue de connaitre ce que signifiait ce code. Fixant le vide pendant un moment, la stupéfaction m’accapara en voyant que je regardais une porte de tiroir à cadavre portant la mention LOT 13. Piquer de curiosité, je m’empressai d’ouvrir le tiroir en vue de constater par moi-même ce qui s’y cachait. Bien décidé à regarder dans le cercueil de mon dernier arrivée, à fin de voir comment il se portait dans sa nouvelle demeure, j’ouvris la porte avec un certain empressement. Quelle fut ma surprise en voyant l’état avancé de mutation nécrotique du corps.
Nécrotique Mutation – Death Metal de Rimouski
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Groupe de « Death Metal » qui a vu le jour dans la ville de Rimouski en 1990, « Necrotic Mutation » a rapidement atteint un niveau de popularité intéressant, grâce à un certain engouement de la part des fans de death métal. À l’époque, je comparais la puissance vocale de Sébastien à celle de Chris Barnes (anciennement de Cannibal Corpse). Le talent vocal de ce chanteur a fait de sa voix une arme importante dans le domaine publique. Au début, le groupe portait le nom de « Disaster », mais il était préférable de changer pour celui de « Necrotic Mutation » qui avait beaucoup plus de punch. En 1992, un premier démo voit le jour, suivit de « Sepulchre Of The Suffering » 1993, et « The Realm Of Human Illusion » en 1995. Au cours de 1996, la formation a participée à la toute première édition de la compilation « Noël dans la Rue vol.1 » avec la pièce « Ça Berger ». Malgré la sortie du EP promotionnel « Necrotic Mutation » en 1999, le groupe annonçait sa dissolution en 2000 et leur second disque demeura sur les tablettes. En 2007, le groupe s’est reformé pour participer au « 25 ans de la Scène Métal au Québec ». Parmi les membres de cette formation, nous comptions : Sébastien Croteau au vocal, René Lacharité (Heaven’s Cry), Éric Jarrin (Heaven’s Cry & Despised Icon), Steve Poirier.
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Vidéo :
Necrotic Mutation – Feeding On Human Flesh
Album :
1992 – Advanced Tape (Demo)
1993 – Sepulchre Of The Suffering (Demo)
1995 – The Realm Of Human Illusion (MCD)
1999 – Necrotic Mutation (EP)
Assis devant le cadavre en décomposition, je m’interrogeais sur les raisons pouvant pousser un légiste à faire de telles expériences sur les cadavres. Je tirais là une rapide conclusion, car le corps en question avait été exposé au funérarium quelques jours auparavant et qu’une décomposition aussi rapide n’était pas très normal.
L’une des raisons qui me poussa à rendre une visite au fond de ces catacombes funèbres n’a fait qu’encourager cette vague de joie qui m’animait. Sans m’en rendre compte, je venais de passer plus de trois heures à étudier le cadavre dégringolant de ce personnage en putréfaction. Toutefois, cela ne pouvait guère me rendre plus heureux que de constater que j’étais en possession d’un corps spécial qui demandait à être montré au grand publique. Transportant les restes dégringolant du cadavre sur un transporteur à roulette, j’avais en tête de soigneusement analyser le cas de ce dernier avant de le remettre à son emplacement. Je me dois de faire ainsi, puisque mon patron me demande toujours de lui faire part des moindres anomalies se manifestant sur ses terrains.
J’étais tellement emparé par cette découverte que j’avais fini par oublier mon entourage pendant que mes pas me guidaient vers une destination que je connaissais très bien, puisque j’y passais une grande partie de mon temps. Pendant que je marchais en direction de mon repaire occulte situé dans le cimetière, un tas de mots et d’images envahissaient mon esprit au point de me rendre perplexe face à mon prochain accomplissement jusqu’à ce que j’aperçoive au loin un prêtre qui récitait les derniers sacrements de l’enterrement d’un homme. NE m’Attardant pas trop sur son cas, je poursuivis ma route pour me rendre dans mon nécromantéon.
À mon retour, l’esprit ombrageux se tenait devant moi, toujours confiné dans le pentagramme qui l’enfermait et l’obligeait à me répondre.
– « Que sais-tu à-propos de ce squelette fantôme ? », demandai-je à l’esprit.
Le silence perdura un instant, puis une rafale de vent emporta quelques poussières au sol, comme s’il s’agissait d’une quelconque diversion.
« Je suis l’esprit qui méprise toute forme de divinité et ce corps est celui d’un dieu fraîchement décédé ! », répondit l’esprit.
« Que sais-tu à son sujet ? »
« Que la fin approche… car il est un phœnix qui renaîtra de ses cendres. Si cet être se trouve dans le cimetière, c’est que tu dois assurément jouer un rôle important dans l’univers des êtres de l’autre monde. »
Je ne savais pas trop quoi répondre à ces mots que je ne croyais pas vraiment.
« Mais de quoi parlez-vous, je ne suis qu’un employé de cimetière ?! Rien d’autre ! »
« C’est toi qui apportera les éléments favorisant le retour du Roi qui Méprise les Divinités… Le Mysothéiste arrive ! »
Mysothéisme – Black Métal Francophone de Montréal.
MySpace
Mysothéisme
Membres du Groupe : Pierre-Luc – Basse – Guitares – Voix / Mathieu – Batterie / François – Guitare – Vocal – Keyboards / Gabriel – Voix et Guitare
Formé en 2004, suite à la dissolution de « Tyranny Misanthropia », Mysothéisme à laissé sa marque dans l’univers black métal québécois avec un son ‘old school’ à caractère obscure. Leur son me rappelle des formations telles que «Marduk, Cradle Of Filth et Dimmu Borgir ». Toutefois, leur approche francophone dans l’univers black bétal fait d’eux un groupe presque unique au Québec. Ils ont partagé la scène avec des formations répondant à leur genre : « Krushem / Infernum Adtacus / Body Serpent / Sloatvean / Hymen / Poison Oath / Allegeance / Sacrifycia / Valcain / Malzera / Nécronomicon / Monarque / Culte d’Ebola ». Le seul effort auditif qu’on leur connait, s’intitule « Terres Assiégées » et est paru en 2006. Le groupe était indépendant et s’adonnait à un style de «black métal mélodique » avec des paroles rapportant des histoires médiévales empreintes de fiction et de réalité. Ils ont mit fin à leur activité en 2011. Malheureusement, il n’existe aucun vidéo de cette formation, mais vous pouvez entendre leur musique sur myspace, ou tout simplement télécharger gratuitement leur album sur leur site.
Le message semblait pourtant clair, quelqu’un essayait de ramener un monstre ineffable à la vie. Toutefois, j’ignorais mon rôle dans cette affaire étrange. Qui pouvait bien vouloir permettre au Mal dans sa forme la plus impure de refaire surface pour anéantir une bonne partie du monde des vivants?
![rest-in-peace-quotes-for-friends1[1]](data:image/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==)
by Luc St-Laurent | Mar 21, 2013 | Échos d'Outre Monde

Vol. 2 – No.2 : Malheurs Créatifs
C’est sans aucune suite logique autre que mon inspiration du moment que nous nous transportons vers notre deuxième destination de ce marathon épique!
Situé au sud-est de l’Europe, la Grèce fût jadis un empire qui marqua l’histoire de l’humanité de manière indélébile. Mais des siècles se sont écoulés depuis l’époque de grands penseurs tels que Socrate et Platon, alors que sa civilisation dominait le monde de l’antiquité. Aujourd’hui, à l’ombre de ces vestiges encore apparents de la Grèce antique qui font la joie de l’industrie touristique, vit un peuple au bord du gouffre et excédé par le poids d’une dette qu’Atlas lui-même ne pourrait porter. Un désastre économique titanesque que le reste de l’union européenne, dont elle est membre, a bien du mal à contenir.
Ces périodes de crise qui frappent un peuple et engendrent des sentiments de: colère, terreur et incertitude propice à cette évasion créatrice qui stimule les musiciens et nous donnant droit à quelques-uns des meilleurs albums notamment de Thrash. Vous ne me croyez pas? Peut-être est-ce une coïncidence si le Thrash s’est littéralement crashé à la fin de la guerre froide, et est ressuscité en pleine menace terroriste au début de ce siècle. Enfin c’est ma théorie que je vous partage en quelques lignes. Tout ça pour dire, que les malheurs collectifs font du maudit bon Thrash!
Déjà connu pour son apport musical des plus variés, que ce soit au niveau du Death Métal (Septic Flesh), du Black Métal (Rotting Christ, Necromantia), ou du Power Métal (Firewind), c’est possiblement au niveau du Thrash Métal avec des groupes comme Suicidal Angels, Satan’s Wrath et quelques autres comme ceux présentés ci-dessous, que la scène métal grecque connait actuellement son meilleur essor à l’international. Alors, d’ici à ce que Kratos libère la Grèce de ses démons, nous serions bien stupides de ne pas profiter de la manne que nous procurent ces malheurs créatifs!
Drunkard
Ici, pas trop difficile de trouver un des principaux sujets de ce groupe de Thessaloniki en macédoine centrale formé en 1999. Bien que le thème de la boisson fût grandement exploité dans le premier album du groupe nommé Hellish Metal Dominate (2004), le party semble s’être transformé en une véritable révolution chaotique 5 ans plus tard avec Like Sin Explode. Donc en termes clairs, Drunkard nous offre un thrash avec un son moderne aux limites du Death, mais tout de même inspiré des bons vieux albums de Slayer et Sepultura que tous ont adorés.
Spider Kickers
Une autre découverte que je dois à mes soirées de navigation sur Youtube. Malheureusement, les informations sur ce quatuor de Death/Thrash, originaire de la ville Ioannina, sont assez limitées. Heureusement qu’Encyclopaedia Metallum (www.metal-archives.com) est là pour nous éclairer. Selon le site, Spider Kickers est né en 1986, et a sorti la première de leurs 2 démos en 1990, pour finalement aboutir à un album complet en 1997. En tout et pour tous 4 albums ornent leur discographie, le dernier en liste se nomme Alcoholic et est sorti en 2011. C’est d’ailleurs le seul que j’ai entendu, à l’exception de 2 pièces de leur album précédent qui errent sur leur page Myspace (seule page officielle du groupe?) qui aurait besoin d’une mise à jour, même si en réalité personne n’en a plus rien à foutre de Myspace!
Bio-Cancer
Visiblement Bio-Cancer semble avoir tout pour réussir, un superbe logo, une pochette peinte par Andrei Bouzikov (Municipal Waste, Skeletonwitch) et des riffs accrocheurs, par contre j’ai personnellement beaucoup de difficultés avec la voix « du chanteur » qui colle parfaitement au titre de leur premier album Ear Piercing Thrash, et c’est dommage, car si ce n’était pas de cette bestiole prise dans un piège qui hurle comme si elle avait le cancer de la gorge, Bio-Cancer serait tellement meilleur.
Chronosphere
Ce petit dernier est selon moi une étoile montante de la scène métal locale en Grèce. Originaire de sa capitale et berceau de la civilisation occidentale, Athènes. Avec Envirusment, dont la pochette m’évoque un certain Persecution Mania, leur premier album sorti l’an dernier, ce n’est sans doute qu’une question de temps avant que Chronosphere contamine la planète avec son excellent Thrash dans la pure tradition! Le masque à gaz est optionnel!
Si vous avez des suggestions ou des commentaires, vous pouvez me joindre directement, via ma page personnelle Facebook, simplement mentionnez que vous m’avez lu sur le site Ondes Chocs et je vais vous ajouter sans problème.