by Dave Rouleau | Avr 4, 2013 | Échos d'Outre Monde

Vol. 2 – No.4 : Finlande ou Métalande?
Si bien des endroits sur le globe ont vécu une progression marquée de leur scène métal locale au cours de la dernière décennie, il n’y a qu’en Finlande et nulle part ailleurs que l’on retrouve autant de ces groupes qui sont maintenant parmi les nouvelles références incontournables, car ils ont réussi à s’imposer à plusieurs égards par leurs sonorités novatrices. Que ce soit pour le métal symphonique de Nightwish, le Death mélodique de Children of Bodom, le Power mélodique de Stratovarius, le Humpa Folk métal de Finntroll… et j’en passe!
Avec ses quelque 5,4 millions d’habitants et plus de 1600 groupes métal actifs, la Finlande est le pays comptant le plus de groupes métal par habitant. Quand on y pense la population Finlandaise est beaucoup moindre que celle du Québec et comme nous ils sont isolés du reste du monde par la langue, pourtant leur rayonnement international ne cesse de s’amplifier à un rythme effréné depuis plus d’une quinzaine d’années, alors que plusieurs d’entres-eux traversent régulièrement l’Atlantique pour venir nous visiter. Peut-être auraient-ils compris quelque chose qui nous échappe encore ici?
Certes, une seule petite chronique ne peut qu’effleurer la surface, et il y aura sans aucun doute matière à plusieurs récidives sur le sujet dans un avenir plus ou moins lointain, c’est garanti!
Survivors Zero
On associe souvent le death métal mélodique Finlandais à Children of Bodom et à ses nombreux clones, mais Survivors Zero, originaire d’Helsinki, n’est certainement pas l’un d’entre eux. Avec un son beaucoup plus proche de ce que l’on peut retrouver du côté de leurs voisins suédois, il offre un bon équilibre entre un dynamisme moderne parsemé de solos possédant une efficacité désarmante comparable à un Arch Enemy et une lourdeur plus traditionnelle attribuable aux pionniers du genre tel qu’Hypocrisy. Bien que le groupe n’ait produit qu’un seul album jusqu’à maintenant nommé CMXCIX (999 en chiffres romains), la qualité de ses compositions témoigne sans aucun doute de l’expérience de quelques-uns de ses membres dont; Tapio Wilska (ex-Finntroll) ou Tommi Virranta (ex-Deathchain)… Le groupe semble présentement agent libre puisque leur label a cessé ses activités. Malgré tout Virality, leur deuxième album devra voir le jour cette année, enfin on l’espère!
Turmion Kätilöt
Honnêtement je ne suis pas un fervent amateur de métal industriel, mais toutefois comme l’exception confirme la règle, je peux parfois éprouver un plaisir coupable à écouter certains de ces artistes plus étranges les uns que les autres, tant que je peux y trouver d’excellents riffs de guitare accrocheurs et une bonne dose d’énergie, je garde la porte entre ouverte. Turmion Kätilöt, qui pousse souvent l’extrême à un point tel que ça en devient gênant, est l’un de ceux-ci. Ce groupe provocateur, mené par Spellgoth (Horna, Trollheim’s Grott), qui semble être issu d’un univers parallèle, combine Black Métal et rythmes électroniques afin de donner libre recours à leur imagination débridée qui vous apportera votre lot de WTF! Comme la majorité de leurs paroles sont écrites dans leur langue maternelle, il est difficile de cerner leur message.
Axegressor
Après cette petite virée improvisée dans le quartier industriel, que diriez-vous de retourner à quelque chose d’un peu plus familier? C’est ce que je vous propose avec Axegressor, cette formation purement Thrash! Quand on pense à Thrash métal, rarement on l’associe à la Finlande, et pour cause, car contrairement à bien d’autres sous-genres, le celui-ci s’y fait plutôt discret, néanmoins ça ne veut pas dire qu’il n’est pas présent. La nouvelle génération pousse fort, mais la compétition mondiale est féroce. Formé en 2006 et avec 2 albums à son actif, Axegressor possède selon moi une longueur d’avance sur ses compatriotes. Inspiré par les : Destruction, Kreator et Sodom, leur dernier album intitulé Next procure une décharge d’adrénaline à travers une musique qui associe un style rétro à un son moderne.
Bloodride
Lorsque j’ai commencé la rédaction des Échos d’Outre-Monde il y a déjà 3 mois, j’avais établi à ma norme à 3 groupes par semaine, or depuis quelques semaines, je vous offre ce quatrième groupe plus ou moins en bonus, bien que je n’aie pas l’intention d’en faire une habitude, il me fait plaisir d’en offrir plus lorsque mon temps et le thème de la semaine le permettent. Ceci dit la Finlande a tant à offrir, qu’il serait difficile de ne pas en faire autant cette semaine. Donc terminons en beauté avec Bloodride qui mélange habilement certains éléments du Heavy traditionnel à leur Thrash inspiré des grands noms du genre qui ont dominé les années 80. Leur premier album complet, paru en 2011, se nomme Crowned in Hell et bénéficie de la participation spéciale de Tapio Wilska de Survivors Zero.
Toutes les images des Échos d’Outre-Monde sont également conçues par l’auteur de ces lignes. Si vous avez des suggestions ou des commentaires, vous pouvez me joindre directement, via ma page personnelle Facebook, simplement mentionnez que vous m’avez lu sur le site Ondes Chocs et je vais vous ajouter sans problème.
by Lex Ivian | Avr 4, 2013 | Chroniques, Portrait Amnesia Petite-Nation Rockfest, Uncategorized
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Le groupe Discharge a fait partie de la 1ère vague de « British Hardcore » suite à leur formation en 1977 autour du noyau formé de Terry « Tezz » Roberts au drum et Roy « Rainy » Wainwright à la basse. Le chanteur Kelvin « Cal » Morris et le guitariste Tony « Bones » Roberts, frère de l’autre, sont ceux qui complétaient le line up le plus connu de cette époque lorsque leur 1er album sorti en 1982, « Hear nothing, see nothing say nothing » atteint le # 2 de la « UK Indie Chart » et le # 40 de la « UK Album Chart ».
Ils ont également eu plusieurs singles et EP qui ont atteint le « top 10 » de la « UK Indie Chart » dont le EP « Why » et le single « State violence, state control ».
L’arrivée de Peter « Pooch » Purtill à la guitare en 1982 allait amené un virage « crossover » comme chez beaucoup de groupes avec l’avènement du « thrash » et du BNWOHM. Leur persévérance dans ce style leur a fait perdre leur fan du début et finalement Roberts est allé rejoindre son frère chez Broken Bones. Discharge est disparu en 1987 après de multiples changements de line up et aussi être abouti à un genre de son hardglamrock (!!) Ils sont revenus entre 1991 et 1993, sortant même 2 albums mais ce fut peine perdu. Ils n’attirèrent pas l’attention et se retirèrent une autre fois. Au début de 2000, ils ont réuni le line up original et sont retournés aux sources avec un album éponyme qui rappelait bien le DISCHARGE des années 1980 ce qui leur a permis de ressusciter de façon semi-permanente puisque Cal a quitté en 2003 remplacé par Terry « Rat » Martin et Tezz aussi par après remplacé par Dave Bridgwood qui a aussi fait parti de Broken Bones. Ils ont sorti leur album le plus récent en 2009 avec ce line up, « Disensitise » et ont tourné depuis. Un EP et un split sont sorti en 2011.
Leur musique était caractérisée, à leur début, par la rythmique, le D-Beat, qui aujourd’hui est imitée par plusieurs groupes. Qui auraient cru que cette musique répétitive aux sons distortionnés deviendraient une façon de faire, une signature. Ils ont influencé le punk hardcore, le thrash metal, le crust punk, le grindcore et bien d’autres. Des groupes comme Metallica, Sepultura et Anthrax, Carpathian Forest, At the Gates, Napalm Death et plus ont fait des « covers » de leur pièce. Au cours de leur existence, ils ont sorti 1 démo, 6 albums, 9 EP, 3 albums en spectacle, 4 « split » et 6 singles en plus d’apparaître sur diverses compilations et avoir fait l’objet de 2 albums hommage.
En attendant de les voir sur scène au Amnesia Petite-Nation Rockfest, les voici performant leur hit single de 1982, « State violence, state control » en 2009 au Deadly Drive où ils ont joué avec Charged GBH et The Exploited. Le son n’est pas écoeurant mais vous catcherez l’essentiel. Nous vous aviserons lorsque les horaires sortiront pour vous assurer de ne pas les manquer.
See ya in the pit
Lex
by Lex Ivian | Avr 3, 2013 | Chroniques, Portrait Amnesia Petite-Nation Rockfest, Uncategorized
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Formé en 1980 des cendres du groupe The Stupid Humans par le guitariste, Bruce, et le drummeur, Andy, ils opteront pour le nom Superhumans et seront rejoints par le bassiste, Grant. C’est avec l’arrivée de Dick au vocal que le nom deviendra Subhumans. À la fin de 1980, Andy est remplacé à la batterie par Trotsky qui assure ce poste depuis. Il y a aussi eu un changement de bassiste en 1983 pour finaliser le line up actuel avec Phil à la basse. On parle donc ici d’un groupe qui roule sa bosse sur la scène punk depuis plus de 30 ans et qui ont également fondé le label « Bluurgh ». Ils ont toutefois eu des grands passages à vide causés par des divergences d’opinions qui ont mené à des absences de la scène entre 1985-1991, année où ils font un mini « Reunion Tour » puis rien ou presque jusqu’en 1998 où ils sortent leur 4 ème album studio, « Unfinished business » qui comprend des pièces jamais sorties de la vieille époque du groupe. Cette sortie a créé assez d’engouement pour repartir la machine Subhumans et en faire un retour plus réel. Ils font d’ailleurs quelques tournées depuis et ont lancé un autre album en 2007, « Internal riot« .
Le groupe a 5 albums studio à son actifs et 3 compilations de leurs 7 EP. Ils ont aussi 1 album en spectacle. Pour ma part, je dois avouer que Subhumans est mon groupe punk favori « all categories ». Nous avions, mes chums et moi , les paroles de la pièce « Us fish must swim together » de l’album « From the cradle to the grave » de 1983 en poster de 6 pieds de haut sur les murs de notre chambre. En voici le dernier couplet. Ah je vous met la pièce après.
When sink or swim is the choice you get
You cannot swim forever
You’ll need support to keep you alive
Us fish must swim together
Si cela ne vous rappelle pas l’essence même de la pensée punk … D’ailleurs, l’ensemble de la thématique des textes de Subhumans a toujours tourné autour de la solidarité et l’entraide face à la grosse machine corporative qu’il dénonce à grands cris.
Pour finir de vous donner le goût de vous installer devant la scène lors de leur passage au Amnesia Petite-Nation Rockfest 2013, je vous partage leur pièce d’anthologie, soit la pièce éponyme de l’album « From the cradle to the grave« , mentionné ci-haut. Cette pièce qui s’étire sur près de 17 minutes, est un bijou de progpunk et en plus, le texte est un poème à saveur politico-anarchiste. On ne sait pas encore quel jour et sur quelle scène on les verra mais dès que les horaires sortent, nous vous aviserons.
See you in the pit!
Lex
by John Page | Avr 1, 2013 | Chroniques, Portrait Amnesia Petite-Nation Rockfest, Uncategorized
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Formé en 1999, par Tim Armstrong, lead singer de Rancid et Rob Aston (skinhead Rob), un ami de ce dernier et roadie de Rancid. Je vous parle ici de The Transplants. Cette formation qui œuvre dans le punk/rap est en fait un super groupe. Au tout début du projet, Tim et Rob voulaient seulement faire de la musique sur des beats en loop et des samples. Quand le projet prit de l’ampleur, ils se mirent à inviter d’autres musiciens de renom. Finalement, ils décidèrent de former un band complet et invitèrent le batteur de Blink 182, Travis Barker.
En 2002, The Transplants a lancé son premier album éponyme sur Hellcat Records. Plusieurs artistes dont Davey Havock (AFI), Danny Diablo (Crown of Thornz ), Lars Frederiksen (Rancid) et Brody Dalle (The Distillers) ont participé à l’enregistrement de celui-ci. Les deux premiers singles, Diamonds & Guns et D.J. , D.J. ont aussitôt pris la chaine Mtv d’assaut pour devenir des succès commerciaux. Suite à la sortie de l’album, le groupe prit la route en compagnie des Foo Fighters.
Par la suite, c’est en 2005 qu’ils ont sorti leur deuxième effort, « Haunted Cities« . Les gars ont aussitôt pris la route à bord de la tournée du Vans Warped Tour pour promouvoir l’album. Une tournée avec la formation Pennywise fut aussi organisée pour la sortie du deuxième single et vidéo « What I Can’t Describe« . Une rumeur de dissolution fut lancée par Rob sur les ondes d’une radio américaine mais aussitôt cette dernière fut démentie par Tim qui dit,: Dans la prochaine année, j’espère pouvoir enregistrer un nouvel album avec Transplant car j’adore enregistrer avec ces gars-là.
« In A War Zone« , est prévue pour le mois de mai 2013, ce qui sera le troisième opus de la formation Californienne. La sortie de celui-ci sera comme tous les autres rapidement suivi d’une tournée. Nous aurons alors la chance d’accueillir les gars soit le 15 juin 2013 sur une des scènes du Rockfest de Montebello. D’ici ce temps-là, rappelez-vous des souvenirs avec les vidéos de « Diamonds & Guns« .
et D.J., D.J.
See Ya In The Pit
John
by Marryah Noch Mulligore | Avr 1, 2013 | La Décapiteuse

La Décapiteuse # 5
On se le cachera pas – l’ère moderne au sein de la scène métal mondiale, que ce soit au niveau underground ou mainstream, est aussi victime de hypes, et également d’overhypes. Ma définition d’une mode qui pogne trop (même dans le contexte d’une scène dont je fais partie avec beaucoup de fierté et avec un sentiment d’appartenance tout naturel) c’est quand un sous-style de métal en particulier apporte des caractéristiques à un son pour le rendre plus accessible au grand public, au grand détriment de sa crédibilité et de son efficacité. Des modes plus ou moins viables (et aussi assez modérément nécessaires) ont pris le dessus au courant des dernières années, et c’est un phénomène assez facile à observer quand t’es le genre de personne qui se claque des centaines d’albums par année. Y’a eu la vague folk y’a un bout de temps, suivie de près par la grosse trolée de bands qui se disent »pirates » ou »viking ». Certains ont réussi à intégrer de la flûte, de la cuillère, du maracas, et de la mandoline à leur album sans ruiner leur identité métal (i.e. ELUVEITIE), d’autres ont succombé à l’aspect cheesy dicté par le courant populaire et ont fini par cracher du stock qui sonne à peu près aussi heavy qu’un album de swing (i.e. ALESTORM). Ensuite, in comes the thrash revival. Un peu plus tard, on a eu droit à un très émouvant retour en arrière avec la réapparition du vintage rock et l’appréciation un peu plus marquée du public face au psyrock et au doom (cette phase était pas mal ma préférée et a duré jusqu’à début 2013). Cette année, le prog fait virer tout le monde à motié fou, et j’avoue que j’embarque quand même dans le bateau et je trouve qu’il y a quelque chose d’intéressant à voir. J’ai par contre un mauvais feeling pour la trend qui vit en parallèle complet avec l’univers du métal mathématique au même moment – dans une dimension éloignée, mais dont l’existence est assez flagrante pour exaspérer les oldschoolers comme moi qui apprécient un musicianship qui a de la substance – le fucking metalcore et la manière dont trop de types de bands (death metal en passant par le thrash jusqu’au hardcore) intègrent les tough guy breakdowns dans leur approche de manière étouffante, voire risible. Honnêtement, le trip Trolls Dansants me gossait pas mal moins et les raisons sont assez comprenables.
BEYOND THE SHORE – Ghost Watcher
J’ai récemment eu l’heureuse occase toute particulière d’entendre Alex Webster tergiverser sur son point de vue concernant l’approche moderne à l’enregistrement et la production d’albums métal. »Si t’écoutes un album rock ou heavy metal des années 80, peu importe t’es qui, tu vas te rendre compte assez vite que c’est facile d’entendre les erreurs (i.e. cues manquées, notes qui sonnent faux, vocals pas tout à fait au niveau, etc.), » affirme-t-il, et ce qu’il faisait ressortir avec ce statement aussi, c’est que dans le temps, la musique sonnait comme un band qui pratique dans son petit local, avec la vibe un peu dirty et oldschool qui y règne, faisant ressortir la chimie du band, ou, dans certains cas, son manque assez marqué de talent – c’était un traitement qui définissait l’enregistrement en studio, pour le meilleur, et pour le pire, back in the day. Y’avait pas de Pro Tools. Les producteurs (jusqu’à temps que des têtes de linotte comme Bob Rock rentrent dans le décor – je sais que y’en a d’autres qui privilégient une approche plus clean et pop, mais je mentionne ce gars-là parce que beaucoup vont mieux saisir mon point de vue avec un example connu) insistaient pas pour que le band utilise des click tracks, des autotuners, des FX qui brouillent pratiquement les pistes des riffs sur lesquels les guitaristes ont travaillé fort (mais qui finissent par sonner comme un espèce de blender futuriste à cause d’une production qui abuse le treble)… tout ça, ça existait pas, dans le temps. »De nos jours, les bands se donnent des cheveux blancs à force d’essayer de corriger toutes les erreurs entendues sur leurs maquettes, et à un certain degré, c’est eux qui s’imaginent des affaires, parce que souvent, tout sonne assez bien sans que y’ait un besoin d’aller faire de l’editing presque sadique, » ajoute-il, un sourire en coin, affirmant lui-même être un perfectionniste pratiquement insomniaque. N’empêche qu’en soutenant qu’aujourd’hui, c’est particulièrement difficile d’entendre un album qui sonne pas complètement synthétique et artificiel quand tu plonges dans certains sous-styles qui ont l’air d’être principalement caractérisés par l’abus total de whipped cream en studio, il est loin de mâcher ses mots et d’avoir tort. L’album « Ghost Watcher » de BEYOND THE SHORE, par example, aurait pu être un phénomène hardcore presque potable si c’était pas du fait que l’ordeal au complet sonne comme le genre de CD qui a été écrit par un band qui s’est dit »même si l’effet de nos compos est pas tellement viable quand on l’entend sur notre petit démo enregistré dans le garage, un coup rendus en studio, on va entendre la différence – avec 67 000 touch-ups de notre producteur, même nos half-riffs et nos 60 breakdowns par toune vont sonner comme du matos pertinent, et tout le monde va se garrocher pour acheter ça chez Archambault. » C’est vraiment dommage – surtout que ledit album est endossé par Brian Slagel de Metal Blade qui a sûrement backé ce band-là en se disant qu’ils auront un succès commercial de fou et je suis convaincue qu’il a raison. Néanmoins, c’est exactement le genre de son que j’espère entendre le moins possible dans une semaine vu que ça me donne une réaction allergique qui a tendance à durer 6 mois. Ces gars-là veulent être UNEARTH mais sont pas sortis du bois encore – ils auraient déjà un meilleur street cred avec des mélodies à peu près aussi efficaces et moins d’emphase sur leur approche DJ Lethal qui me donne l’image mentale d’une gang de trend huggers qui font du breakdancing dans un parc de skateux. Très peu pour moi, désolée.
THY ART IS MURDER – Hate
L’Australie marque habituellement pas mal de points en terme de consistence. C’est assez rare que j’entend du stock venant du pays (le plus under-rated en terme de bons vins, selon moi – essayez le Notting Hill si vous catchez pas de quoi je parle, c’est une perle) qui sonne faux, ou pas assez appliqué. Un peu avant qu’ils se fassent signer sur Nuclear Blast Entertainment, j’ai pu entendre et apprécier l’approche extrêmement tranchante de THY ART IS MURDER. En fait, je l’ai assez appréciée pour avoir envie de leur offrir un deal sur Mulligore, le label pour lequel je bosse et dont je suis co-propriétaire avec mon Beau, mais peu de temps après y avoir pensé, j’ai vu que Nuke Blast avaient fait leurs devoirs et avaient vu leur potentiel avec une longueur d’avance. Ceci dit, le label m’a envoyé leur album directement, vers la fin du mois passé, et j’ai été assez ouvertement déçue. Make no mistake, leur son est colossal – avec le volume au fond, c’est assez facile d’avoir le goût de dire un cossin du genre »bordel que ça choppe » en entendant la prod totalement on-the-dial qu’on a ici; le drum sonne comme une machine de guerre, on entend tous les riffs à merveille (même qu’ils sont assez cassants) et le tout est crystal clear, mais d’une manière bien sondée pour le style présenté, qui correspond à du brutal death avec une touche mélodique. Jusqu’ici, tout va bien – jusqu’au moment ou ça devient assez absurdement facile de mettre le doigt sur le Modus Operandi répétitif et méchanique de l’évolution des compositions. Tous les paris sont axés sur les élément suivants: une suite de breakdowns qui vont à l’encontre de toute impression de structure concrète dans chacune des tounes, du hyperblast qui est assez constant pour devenir redondant et innoffensif, du hypershred qui étouffe complètement l’épanouissement des riffs et des grooves de la rhythm section, et la soudaine apparition de certains licks et solos plus techniques et recherchés, présentant occasionellement une twist mélodique assez efficace pour être une maigre consolation qui compense un peu pour l’énumération un peu décourageante que j’viens de déblatérer. Inutile de vous dire que je m’attendais à du stock de qualité qui casse tout – j’peux affirmer que ma patience est la seule chose qui est un peu brisée suite à l’écoute du dit album. J’espère avoir droit à un coup de poing dans la face plus concis la prochaine fois parce que c’est clair que ces gars-là sont en train d’explorer leur propre approche et de gauger les proportions de leur zone de tir.
Sur une note un peu plus légère et encourageante, si vous voulez un example assez pertinent d’un band qui sait intégrer des breakdowns aux bonnes places et faire de cet élément un avantage marqué plutôt qu’un handicap axé sur la mode dernier cri dictée par les poodles qui contrôlent la scène commerciale et mainstream, écoutez « Leading the Blind« , de YEARS OF TYRANTS, qui sort sur Kaotoxin (un excellent label de death métal Français) prochainement. Ces gars-là ont pas peur d’avouer qu’ils sont influencés par le deathcore *un peu*, mais leur approche est assez technique, et leurs mélodies sont efficacement mélancoliques. C’est assez ahurissant d’entendre un album qui fait penser à un mélange des meilleurs aspects de NECROPHAGIST, BRAIN DRILL, WHITECHAPEL, et HATEBREED du même coup. J’appelle ça de la créativité qui peut se permettre d’avoir un certain tantinet d’influence des modes courantes puisqu’elle n’en abuse pas de manière déraisonnable.
Pour savoir exactement de quoi je parle, y’a pas meilleur moyen que de se brancher à mon show hebdomadaire, »C.R.O.C. Underground Metal ». Suivez-moi sur Facebook pour suivre toutes mes updates en direct.
Noch
by Patrick Graham | Avr 1, 2013 | On Arrête Pas l’Prog!
On arrête pas l »prog #13
Bon dimanche de Prôques
Bonjour à tous! Désolé si vous avez été surpris (déçu?) de ne pas me lire la semaine passée, l’écriture de chronique demande un certain temps, et le temps est présentement une denrée qui s’en vient de plus en plus rare par chez nous. Et j’ose même pas imaginer lorsque ma petite sera là. J’ai donc décidé de réfréner mes apparitions ici. D’hebdromadaire, mes chroniques passeront à bi-menstruelles, espérons que ça vous foutera pas trop la rogne. Je vous promet de garder mon souci de qualité et de continuer de vous régaler de groupes aux talents aussi merveilleux que leur origine diversifiée.
Quoi de mieux que de commencer cette chronique, que je vous écris un dimanche de Pâques, fête où l’on célèbre la soit-disant résurrection d’un mort (une deuxième halloween, quoi!), avec un groupe dont le nom une fois traduit de l’Italien se lit Âme Morte. Anima Morte, malgré son nom italien, est une entité toute suédoise (soudainement le choix du nom fait bien du sens, n’est-ce pas?). Le band voît le jours en 2004 par le goût de Fredrik Klingwall (claviers) , de réécrire la musique des films du producteur et réalisateur célèbre Dario Argento. Avec Stefan Granberg (Basse, Bazouki, guit-synthé) qui le rejoint en 2005, le band est prêt à nous donner du bon Prog Symphonic au goût mystérieux et ombragé. Voici la pièce titre, tiré de leur album début Viva Morte!
«Viva Morte!» fut lancé en 2007, rapidement suivit de autre LP, «Face The Sea of Darkness».
Ils nous aussi gratifié d’un split avec Hooded Menace en 2010, apparaîssent sur 3 ouvrages de la maison Musea («The Tales Of Edgar Allan Poe»; «Cani Arrabiati» et «Rökstenen»), et ont récemment relancé le LP «Face The Sea of Darkness», en même temps qu’il lançait leur plus récent travail, «The Nightmare Becomes Reality». Si le band a connu plusieurs formations, ils sont toujours aujourd’hui formé de Fredrik et Stefan, accompagné de Daniel Cannerfelt (guitares) et Teddy Möller (batteries). On peut les retrouver (outre sur ProgArchives.com), sur leur propre site et sur leur bandcamp.
Continuons donc cette célébration de la non-mort avec un autres groupe instrumental aux sonorités sombres, d’Italie pour vrai à ce que j’ai pu glâner avant de péter ma coche et fermer leur page myspace. Pourquoi péter ma coche? Je m’explique, sur leur MySpace après quelques secondes, y’a un fucking rappeux de merde qui part nowhere pis tu peux pas lui fermer sa crisse de gueule. Message à Myspace, c’est quoi ste merde? Si vous voulez me foutre de la pub audio d’un band ou un style dont je veux foutre rien savoir, ok mettez le mais au moins donner moi l’option de lui fermer sa gueule. Donc, j’ai rien à vous dire de plus concernant ce band mais je vous laisse apprécier 3 vidéo d’eux sans aucune interruption.
…Bon après ça, mon rythme cardiaque et mon humeur ont repris leur course normale, mais je vais compléter de me calmer en écoutant un peu de ce prochain band, commencé duo Norvégien et maintenant quatuor multi-ethnique. D’abord une pièce de leur single début en 2011, «Blue Room».
Sonisk Blodbad, est malheureusement une autre de ces perles dont il est très difficile de trouver des informations à se mettre sous la dent. Je vous inviterais tout de même à visiter leur Myspace, ou encore de visiter leur maison de disque Inner Robotic Records. Le quatuor est formé de Ole Christensen (Big Robot / Endoplasmic Flow), Haavard Tveito (Vetter / Against The Grain), Steven Cerio (Atlantic Drone) et Sanna Saarinen (Big Robot). Sombre, minimaliste mais en même temps si lyrique et méditatif, je vais décidément tenter de mettre la main sur leur LP, en plus de checker les autres groupes des membres. Je vous laisse avec un vidéo tirer de leur récent et unique LP «Dark Spring».
Changeons de continent et de style. Pour bien accompagner vos possibles orgies de chocolat, quoi de mieux qu’un peu de Tech/Extreme Prog. Sur un vidéo de Patrick Boivin, voici la chanson «The Most Pleasant NightMare» du groupe argentin Random.
Ils ont très bien choisi leur nom, vous trouvez pas? Wow, tellement d’influences et de clin d’oeil dans cette seule chanson. Je trouve ça assez original cependant pour vouloir en écouter plus, si ça vous dit vous aussi, regarder celle-ci, «Walk The Twisted Line».
Formé en 2006 par le chanteur et guitariste, Raul et le bassiste Pablo, le duo a exploré plusieurs formations et styles de musique avant de se fixer en 2009 avec le drummer Marcos (anciennement de Flow) et de sortir le EP «Primo The». Après avoir fouillé un peu, j’ai réussi à trouver leur myspace mais leur site officiel est down et je les trouve pas sur FB, bien dommage mais ça veut pas nécessairement dire qu’ils sont moribonds. Espérons le! En attendant sur leur MySpace, ils ont une coupe de bonne tounes et je vous en link d’autres que j’ai pu trouver sur le tube.
Oubliez pas qu’un des meilleurs groupes Prog Métal de Suède vient nous visiter à Québec le 21 avril prochain, Opeth (au Capitole) et qu’Intervals avec l’unique Anup Sastry seront à l’Agitée le 5 mai. Je vous laisse avec un vidéo de chacun et, si je dois encore m’exiler pendant 2 longues semaines pour le travail, à mon retour j’aurai pour vous une entrevue avec les très excellents groupes Piezo et Inner Odyssey, du 2 pour 1 juste pour vous!!! Je vous mets d’ailleurs en bonus un vidéo tourné par John Gauthier, lors du spectacle donné par ces 2 formations au Dag. Merci encore!
Contactez moi si vous avez des bands à partager, si vous jouez dans un band ou si vous vous occupez d’un band à saveur Prog, je suis intéressé à vous parler, laissez un message dans mon courriel.
PatOndesChocs@gmail.com
