Échos d'Outre-Monde, édition estivale

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Échos d’Outre-Monde – Édition Estivale

 Vol.3 – No.8 : Tourmenté par les clichés!

 

 

On ne compte plus le nombre de groupes et de pièces portant le nom de Tormentor et ses dérivés, et quelques grands noms du thrash, tel que Kreator (qui portait le nom de Tormentor à leurs débuts en 1982), Slayer et Destruction ont tous leurs propres versions de celle-ci. Donc, nul doute que ce dénominateur allait faire des petits.

Alors, c’est sous le signe des tourments, un thème maintenant devenu cliché dans le métal. que j’ai réuni la sélection de cette semaine qui totalise pas moins que 5 groupes de thrash et de death metal. La liste aurait pu être franchement plus exhaustive mais il faut aussi savoir tracer la ligne! Malheureusement, je n’ai pas le temps d’élaborer davantage à leur sujet, mais comme d’habitude vous trouverez les informations pertinentes sur chacun d’eux ainsi qu’un lien vers leur page facebook.

Bonne écoute et Bonne semaine!

 

Tormention

Lieu d’origine: Stockholm, Suède
Année de formation: 2008
Genre: Death
Artistes Similaires: Morbid Angel, Aeon, Blood Red Throne

 

 

 

Tormented

Lieu d’origine: Östergötlands län. Suède
Année de formation: 2008
Genre: Old School Death
Artistes Similaires: Dismember, Entombed, Entrails

 

 

 

Torment

Lieu d’origine: Milan, Italie
Année de formation: 2002
Genre: Thrash
Artistes Similaires: Sodom, Possessed, Demolition Hammer

 

 

 

Tormenter

Lieu d’origine: El Monte, CA. USA
Année de formation: 2007
Genre: Thrash
Artistes Similaires: Slayer, Testament, Warbringer

 

 

 

Tormentor

Lieu d’origine: Guben, Brandenburg. Allemagne
Année de formation: 2006
Genre: Old School Thrash
Artistes Similaires: Kreator, Avenger of Blood, Impactor

 

 

 

Toutes les images des Échos d’Outre-Monde sont également conçues par l’auteur de ces lignes. Si vous avez des suggestions ou des commentaires, vous pouvez me joindre directement, via ma page personnelle Facebook. Simplement mentionnez que vous m’avez lu sur le site Ondes Chocs et je vais vous ajouter sans problème.

La Décapiteuse #20

Décapiteuse Marryah Noch

La Décapiteuse #20

 

 

Band: BLACK WATER RISING

Album: « Pissed and Driven »

Label: Metalville/E1

Date de sortie: 13 Août

 

C’est toujours excessivement joyeux quand un band qui reconnaît le plein potentiel de sa propre inspiration décide tout bonnement et absolument consciemment que y’existe une nécessité absolue pour un élément aussi crasheux de party que le mainstreaming. Quand j’ai connu ces gars-là, c’était dans une incarnation qui avait le doigt d’honneur levé bien haut dans la face d’absolument chacun des chanceux qui regardaient dans leur direction pour découvrir un hard rock sec et cru avec un sapré bon groove à l’appui et des hooks à perte de vue. Reste que l’attitude qui englobait le tout était sincère et je me ramasse à penser exactement le contraire de la grosse majorité du stock sur « Pissed and Driven ». C’est loin d’être compliqué de se poser quelques questions quand chacune des tounes commence avec un riff innovateur et rebelle à la fois et tombe de son postérieur affreusement plat directement au fond du blender géant qu’est la commercialisation digne d’un lavage de cerveau des plus draconiens qu’impose la « scène populaire » (qui tente à tord et à travers de s’accorder elle-même assez de crédit pour se qualifier de membre de la famille du métal au niveau international). J’aurais jamais pensé que BLACK WATER RISING se seraient portés volontaires pour calquer leur songwriting sur des patterns aussi accessibles axés sur la répétition obsessive de riffs simplets et vides de feel et également de sens du concret. J’dois ajouter que le vocal manque largement de oomph et me convainc pas trop que le frontman est tout à fait dans la game. Somme toute, on a droit à des moitiés d’idées qui auraient pu être étoffées plus largement si les gars acceptaient de se fondre dans leur identité fondamentalement underground mais le besoin obsédé de s’emparer de la cagnotte et de se faire aimer de tout le monde prend nettement le dessus. Les puristes, regardez ailleurs pour l’instant. Je l’ai trouvé long et y’a 10 tounes. Ce qui me déçoit le plus ici est l’envergure des riffs grunge prometteurs qu’on a ça-et-là sur l’album mais j’dois dire qu’un retour en force vers « Black Gives Way to Blue » s’impose quand ça tombe dans une cadence BON JOVI sans prévenir, et ce, à tour de bras. Pas génial.

VERDICT: 4.5/10 (Entre POTABLE et ASSEZ BON)

 

 

 

Band: PANZERCHRIST

Album: « The 7th Offensive »

Label: Listenable Records

Date de sortie: 13 Août

 

C’est rare que Listenable se plantent solide. Je dis pas ça souvent d’un label, en toute sincérité, et ça s’applique même à ceux que je préfère dans la liste infinie qui existe. Depuis le début de 2013, je me ramasse à avoir crissement de la misère à trouver un album backé par eux qui manque de steam et qui me fait demander sérieusement quel est le but de sa release. Leur stock est habituellement des plus surprenants en termes de découvertes de groupes dont j’avais absolument jamais entendu parler avant qu’ils me fassent remarquer que y’est temps que j’me remette les pieds dedans assez fast. Les danish PANZERCHRIST sont un bon exemple; ils sont rendus à leur septième album avec « The 7th Offensive » et c’est la toute première fois que j’entends parler d’eux, même si le « panzer metal » est un mouvement qui n’existe pas à mon insu; malgré qu’il n’a absolument rien à voir avec le style de ce band-ci car je les qualifierais pas instantanément de death black mélodique. En causant avec le frontman Soren dans le courant de la semaine passée, j’ai découvert qu’il écoute du blues en passant par le black jusqu’au heavy metal traditionel aux éléments shock rock; qu’il me parle de Stevie Ray Vaughan, King Diamond, Crocell et Darkthrone dans la même phrase, ça m’a pas du tout garrochée à travers la pièce, même que je m’y attendais totalement. Y va sans dire que « The 7th Offensive » est un album révélateur sur l’identité du band en terme d’influences mais en disant ça j’affirme absolument pas que c’est une imitation ratée du projet du voisin; je dis plutôt que c’est pas un mensonge de 100 pages sur l’absence totale d’influence extérieure sur le procédé créatif qu’on a ici. Ce qu’on remarque, c’est un son death metal mélodique à la base qui sait quand s’étoffer en multiples layers cinématiques et quand rebrousser chemin vers un format plus oldschool, organique, et axé sur une progression de riffs plus vintage et visqueuse. Une touche viking se montre la face à quelques tournants dans les passages les plus mélodiques et les solos sont teintés d’une flamboyance digne d’un guitariste qui écoute autant de jazz que de classique. Pour ceux qui ont besoin d’un certain point de référence, imaginez GOD DETHRONED en moins accessible avec des tracks jalonnées de ce type de solo fusionny. Vous êtes à peu près à la même place que moi mentalement.

VERDICT: 7/10 (TRÈS BON)

 

 

 

Band: WITHERSCAPE

Album: « The Inheritance »

Label: Century Media

Date de sortie: 6 Août

 

Dan Swanö est pas méconnu pour sa job de producteur, plus particulièrement dans le domaine du métal progressif mélodique et du funeral doom. Je pense particulièrement à OPETH, KATATONIA, et NOVEMBER’S DOOM pour ceux qui ont pas poussé leurs recherches. Avec WITHERSCAPE, il se garroche de plein gré dans un travail de plus longue haleine (et vous allez me dire que son CV est rempli de projets visionnaires; dites-vous que sur « The Inheritance », en plus du mixage et du mastering, il se charge de l’écriture, du vocal, et de la batterie avec son seul partenaire guitariste pour former un duo assez fracassant, trio si on inclut la collaboration d’un membre de NOVEMBER’s DOOM qui s’est ici occupé des lyrics). C’est pas étonnant qu’on a droit à une approche musicale réfléchie, introvertie, et  dérangeante en restant poétique à la fois. Si vous voulez une traduction plus technique; la blueprint WITHERSCAPE, c’est un métal mélodique progressif entrecoupé d’alternatif accoustique sombre et glauque tout en gardant un aspect peaufiné et largement esthétique. En fin de compte j’vais avouer que c’est difficile à décrire en toute fidélité car c’est le type de son qui doit être entendu pour être cru. L’emphase sur le storytelling est présente mais le musicianship reste song-oriented et perd pas de son souffle productif pour le kick de se fondre en background. La vibe de l’album est démoralisante d’une manière qui le rend intoxiquant, comme le genre de péché mignon dont on a de la misère à se tanner simplement parce qu’on est conscient qu’on devrait pas en abuser. C’est le genre de métal qui est destiné aux fines bouches de ce monde qui ont pas peur de se ramasser avec une facture de cinq mille pieds de long. Vous voulez un concept difficile à suivre et un son impulsif et mature au point de se demander quel est le level de geekism exact des deux musiciens impliqués; WITHERSCAPE vous l’offre. Pas pour les coeurs sensibles et les maniaques de simplicité tenace.

VERDICT: 8/10 (EXCELLENT)

 

 

 

Band: LAST CHANCE TO REASON

Album: « Level 3 »

Label: Prosthetic

Date de sortie: 6 Août

 

Le death métal technique réussit facilement à devenir emmerdant dans plus de cas qu’autrement. Les exceptions sont rares mais j’en connais tout de même partout à travers le monde et j’ajouterais que je qualifierais ces gens-là de vrais champions. Les instincts à éviter dans ce style en particulier sont faciles à lister pour n’importe quel individu qui est le moindrement conscient des vagues populaires qui s’emparent de la scène moderne. LAST CHANCE TO REASON réussissent à pas tomber tête première dans les pièges auxquels ont succombé les prétentieux de ce monde qui pensent qu’on se fout pas éperdument de leurs faces et coupes de cheveu de fées clochettes et de leur hypershred mathématique qui se prend les pieds dans ses propres pieds pour finir par se prélasser au coeur d’un monde de non-sens qui se veut complexe mais est réellement *tout à fait* sans bon sens. J’vais devoir citer Walter White en disant qu’il est toujours très (trop? je crois pas) important de s’appliquer. Pour moi, un bon groupe de prog ou de métal technique, c’est une gang de musiciens qui savent avoir un mode d’écriture qui est song-oriented, c’est-à-dire qui perd pas le fil du mode de pensée de la toune, ou encore, qui devient pas une collection de riffs garrochés à tord et à travers dans un ramassis de confusion qui se fait passer pour une bonne rasade de notes de cours de science universitaire. « Level 3 » accomplit ce miracle que j’apprécie tant. LAST CHANCE TO REASON sont coupeux de souffle dans le sens où chacune des pièces incorpore plusieurs sous-styles d’une manière bien pensée plutôt qu’excessivement haute en couleurs au point de lever le coeur. Ils savent créer des hooks qui sont le résultat logique d’un build-up fidèle à sa définition (i.e. mener quelque part plutôt que jouir de l’expertise complètement fétide qui consiste à donner l’illusion qu’un peak approche; laissant plutôt place à un trou noir béant dans lequel s’emboîtent des leads sans mélodie, poigne, ou logique au coeur des idées à moitié développées qui composent les albums les moins pertinents). L’approche vocale a également un range large axé sur le feel de chacune des pièces et donnant une bonne theatricality à l’ensemble de l’approche. À visiter et re-visiter pour ceux d’entre nous qui aiment pouvoir reconnaître l’art qui vient réellement du fond du coeur même en plein milieu d’un style de métal aussi clinique et surgical que ce qu’on aborde ici.

VERDICT: 8/10 (EXCELLENT)

 

 

 

Band: EXHUMED

Album: « Necrocracy »

Label: Relapse Records

Date de sortie: 6 Août

 

J’ai pas de misère à catcher pourquoi EXHUMED sont particulièrement appréciés par des légendes comme CARCASS. J’ai pas non plus de joie infinie face à la très réelle possibilité qu’ils se pointent de plus en plus rarement la face au Québec à cause des innombrables occasions ou ils se sont fait revirer de bord aux douanes avant un show à Montréal. J’aimais déjà énormément ce band avant d’avoir entendu « Necrocracy » et suite à cette session d’écoute, je dois dire qu’ils vont botter le cul des gros noms cette année et même leur donner une certaine leçon d’humilité dans certains cas sélects. « Necrocracy » c’est une suite d’idées totalement euphorisantes incluant des mélodies engageantes et prenantes au beau milieu d’un death metal tempestuous et laid à souhait relevé par un groove qui manque absolument jamais sa shot en terme de faire un impact choc lorsque cet impact est nécessaire seulement. Le riffage est tellement dynamique ici qu’un besoin insistant pour un paquet de changements de pacing est même pas absolu car l’intérêt est maintenu par la chimie électrisante de l’approche de chacune des composantes – ça empêche pas les gars de savoir créer un mood plus progressif quand l’envie leur prend. Tout ceci est manié de main de maître pour un résultat final bien arrosé qui est, en fait, une collection de « nouveaux » classiques totalement et largement timeless. J’ai pas besoin d’en dire plus.

VERDICT: 9/10 (GÉANT)

 

 

 

-Noch

Échos d’Outre-Monde, édition estivale

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Échos d’Outre-Monde – Édition Estivale

Vol.3 – No.7 : Summer Edition VII

 

Enfin mes vacances, et ce n’est pas trop tôt! Deux semaines qui me permettront de recharger mes batteries et mon inspiration qui semble à son plus bas depuis les dernières semaines. Heureusement que j’avais prévu le coup avec le format estival des Échos d’Outre-Monde qui m’allouait une certaine latitude dans sa rédaction.

Voici donc la sélection de cette semaine, 4 groupes pigés aux 4 coins du monde. Le premier nous provient de la Finlande et se nomme (Psychoparalysis), notez bien qu’histoire de faciliter vos futures recherches, celui-ci s’écrit effectivement avec les parenthèses!  (Psychoparalysis) donc, nous offre un Death Progressif à tendance old school influencé à la base par Bolt Thrower et Death, mais non sans rappeler Edge of Sanity à l’occasion. Le deuxième groupe est Hellcannon directement de Buffalo, USA. Avec son mélange Thrash et de Death old school inspiré des années 80, il est difficile de faire fausse route! Ensuite, nous nous transportons à Dubaï au cœur des Émirats Arabes Unis pour découvrir une formation  à la sonorité purement calquée sur le Death Metal Américain. Ce qui doit être possiblement considéré comme une Perversion dans ce pays du Moyen-Orient aux mœurs divergentes des nôtres. Et finalement, nous complétons ce tour d’horizon cette semaine en France, avec la formation Right to the Void, qui nous offre un death mélodique à la The Black Dahlia Murder!

Bonne écoute et Bonne semaine!

 

(Psychoparalysis)

Lieu d’origine: Uusimaa, Finlande
Année de formation: 2009
Genre: Progressive Death
Artistes Similaires: Edge of Sanity, Bolt Thrower, Death.

 

 

 

Hellcannon

Lieu d’origine: Buffalo, NY. USA
Année de formation: 2009
Genre: Thrash / Death old school
Artistes Similaires: Kreator, Fueled by Fire, Suicidal Angels

 

 

 

Perversion

Lieu d’origine: Dubaï, Émirats Arabes Unis
Année de formation: 2006
Genre: Death
Artistes Similaires: Immolation, Dying fetus, Morbid Angel

 

 

 

Right to the Void

Lieu d’origine: Saint-Alexandre, Languedoc-Roussillon. France
Année de formation: 2007
Genre: Melodic Death / Thrash
Artistes Similaires: The Black Dahlia Murder, Ancestor’s Revenge.

 

 

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Luc

Échos d'Outre-Monde, édition estivale

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Échos d’Outre-Monde – Édition Estivale

Vol.3 – No.7 : Summer Edition VII

 

Enfin mes vacances, et ce n’est pas trop tôt! Deux semaines qui me permettront de recharger mes batteries et mon inspiration qui semble à son plus bas depuis les dernières semaines. Heureusement que j’avais prévu le coup avec le format estival des Échos d’Outre-Monde qui m’allouait une certaine latitude dans sa rédaction.

Voici donc la sélection de cette semaine, 4 groupes pigés aux 4 coins du monde. Le premier nous provient de la Finlande et se nomme (Psychoparalysis), notez bien qu’histoire de faciliter vos futures recherches, celui-ci s’écrit effectivement avec les parenthèses!  (Psychoparalysis) donc, nous offre un Death Progressif à tendance old school influencé à la base par Bolt Thrower et Death, mais non sans rappeler Edge of Sanity à l’occasion. Le deuxième groupe est Hellcannon directement de Buffalo, USA. Avec son mélange Thrash et de Death old school inspiré des années 80, il est difficile de faire fausse route! Ensuite, nous nous transportons à Dubaï au cœur des Émirats Arabes Unis pour découvrir une formation  à la sonorité purement calquée sur le Death Metal Américain. Ce qui doit être possiblement considéré comme une Perversion dans ce pays du Moyen-Orient aux mœurs divergentes des nôtres. Et finalement, nous complétons ce tour d’horizon cette semaine en France, avec la formation Right to the Void, qui nous offre un death mélodique à la The Black Dahlia Murder!

Bonne écoute et Bonne semaine!

 

(Psychoparalysis)

Lieu d’origine: Uusimaa, Finlande
Année de formation: 2009
Genre: Progressive Death
Artistes Similaires: Edge of Sanity, Bolt Thrower, Death.

 

 

 

Hellcannon

Lieu d’origine: Buffalo, NY. USA
Année de formation: 2009
Genre: Thrash / Death old school
Artistes Similaires: Kreator, Fueled by Fire, Suicidal Angels

 

 

 

Perversion

Lieu d’origine: Dubaï, Émirats Arabes Unis
Année de formation: 2006
Genre: Death
Artistes Similaires: Immolation, Dying fetus, Morbid Angel

 

 

 

Right to the Void

Lieu d’origine: Saint-Alexandre, Languedoc-Roussillon. France
Année de formation: 2007
Genre: Melodic Death / Thrash
Artistes Similaires: The Black Dahlia Murder, Ancestor’s Revenge.

 

 

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Luc

La Décapiteuse #19

Décapiteuse Marryah Noch

 

La Décapiteuse #19

 

 

Band: MERCENARY

Album: « Through our Darkest Days »

Label: Prosthetic Records

Date de sortie: 30 Juillet

 

Règle générale, si t’es pas SOILWORK ou SCAR SYMMETRY, tu risques de rusher à me faire capoter en entendant ton album de death métal mélodique aux nombreux éléments industriels et électroniques à l’appui. MERCENARY ont beau être un gros nom qui se fait qualifier de tout à fait divin, j’embarque plus ou moins dans la nature très accessible et poppy de cet album-ci. Ce que je déplore surtout est le nombre de cues et le fait qu’elles se retrouvent aux mêmes moments dans toutes les tounes; celles-ci sont calquées sur un pattern de verse chorus verse chorus bridge solo chorus qui dévie pas de la formule en aucun cas – ce qui est considérablement évident quand on observe le vocal qui utilise un range clean seulement que dans les refrains et un growl un peu trop semblable à celui du frontman de SOILWORK sur leur dernier album double dans les couplets. Les chorus sont « flat » et plutôt répétitifs. Reste que, j’accorde à ce band le bénéfice du doute vu leur force inégalée et tout à fait indéniable présente dans les tracks les plus sophistiquées qu’on a ici (y’en a peu mais elles sont notables); écrire des passages de tounes définies par un riffage progressif et complexe et mélanger ça avec des mélodies beaucoup plus simples et hooky en gardant un oeil braqué sur la ligne directrice de la toune au point de pouvoir qualifier ce type de songwriting de « song-oriented » au lieu de se contenter d’y voir qu’une collection de riffs emboîtés l’un dans l’autre. C’est le genre de band que t’aimes ou que tu trouves complètement gossant, y’a pas tellement place à un entre deux avec « Through our Darkest Days ». Selon moi, y’a davantage d’espace pour un focus plus élaboré sur le progressif que sur les refrains doucereux, mais les opinions risquent d’être assez divisées là-dessus, entre la nouvelle et vieille génération du public.

VERDICT: 6.5/10 (Entre BON et TRÈS BON)

 

 

 

Band: SINISTER REALM

Album: « World of Evil »

Label: Shadow Kingdom Records

Date de sortie: 6 Août

 

Comme je l’ai mentionné à plusieurs reprises au point d’en faire choker les newschoolers qui se la jouent un peu trop ti-kings, j’suis assez ravie que 2013 apporte avec elle son lot de bands qui emmènent une bonne dose de passé dans le présent soniquement parlant. Au niveau de la production, ça recommence à être vrai que le côté organique est absolument bien manié – sur « World of Evil », on entend clairement la bass, la guitare, le drum, et le vocal, et y’a pas un élément qui enterre l’autre; le tout est absolument bien balancé sans être étouffé par un ramassis d’FX qui tuent l’âme de la performance de chacun des musiciens ici présents, et cet exploit (de nos jours qualifié de tel, allez comprendre en écoutant tout ce qui est over-processed dans le métal moderne aujourd’hui) est, pour une fois, pas complètement saoûlé par le besoin absolu d’être en train de pourrir sous une centaine de couches de vernis. On a pas non plus droit à un album qui sonne comme une cassette qui fond dans un vieux système de son mono qui griche à peu près autant qu’une tv qui a jamais vraiment marché. On a un équilibre raisonnable entre le son démo garage et le surgical, clinical filter, ce qui colle très bien à la nature début années 80 du songwriting des gars de SINISTER REALM qui est largement inspiré des meilleures années de Ronnie James Dio avec une bonne dose de dynamisme signées IRON MAIDEN; ce qui est cool ici surtout est que cette approche est entrecoupée de sections très doom à la CANDLEMASS qui sont fortement reconnaissables. Ce qui est décevant est assez prenant ici tout de même; la répétition des riffs est un tantinet excessive et si chacune des pièces avait été écourtée, ce problème aurait pu être évité. Il y a aussi place à des riffs beaucoup plus étoffés car on a droit ici à des combines plutôt simplettes (néanmoins efficaces) qui auraient pu s’épanouir davantage avec un meilleur vieillissement (nettement plus prolongé également) en cave, une évolution naturelle qui suit l’inspiration du mood qu’on a ici. Peut être la prochaine fois; ces gars-là sont dans la scène pour rester et j’entends de très bons commentaires sur leur approche malgré mon scepticisme face à ces tounes-là en particulier, à quelques exceptions près.

VERDICT: 6.5/10 (Entre BON et TRÈS BON)

 

 

 

Band: REVOCATION

Album: « Revocation »

Label: Relapse Records

Date de sortie: 6 Août

 

La plupart des gros médias sont en train de virer à moitié fous en jasant REVOCATION dernièrement. Je suis pas de cette foulée d’enthousiastes qui s’exclament à en fendre l’air et à en faire crouler des bâtisses New-Yorkaises; n’empêche que je me dois d’avouer que ces gars-là ont pas peur du risque. Leur nouveau self-titled est tout simplement débordant de variantes sur leur approche de base (qui est en elle-même difficile à identifier à l’oeil nu quand on regarde le chaos en pleine face). Ils imbriquent le death métal brutal, le thrash métal catchy et accessible, le jazz fusion, certains éléments black, et le progressif à proprement parler dans un édifice à la construction intimidante, et franchement à couper le souffle. C’est facile de se ramasser plutôt étourdi après deux tounes et c’est la preuve que y’a de quoi lâcher un sifflottement admiratif face à la réelle créativité qu’on a ici. La complexité et la mélodie accrocheuse, c’est deux cours séparés dans l’art de l’épanouissement d’un guitariste et REVOCATION savent démontrer qu’ils connaissent le meilleur des deux mondes de manière surprenante et fortement difficile à prédire d’une seconde à l’autre et c’est ce qui fait la force principale de ce qu’ils emmènent sur Relapse cette année. Parfois, less is more, et je prendrais une ride avec ces gars-là une fois de temps à autre, sans me claquer ça aux 2 jours. Du Picasso c’est cool à regarder mais ça en prend plus pour connaître vraiment son propre éventail de goûts. Se casser la tête ça peut être le fun – à un moment donné c’est carrément vannant, et un ramassis d’expérimentations soniques, ça a exactement le même effet quand c’est abusé sans modération. Je conseille cet album à ceux qui aiment regarder les roues spinner à fond la caisse 24 heures sur 24 sans avoir nécessairement besoin d’un changement de disque.

VERDICT: 7.5/10 (Entre TRÈS BON et EXCELLENT)

 

 

 

Band: HIDDEN MASTERS

Album: « Of This & Other Worlds »

Label: Metal Blade/Rise Above

Date de sortie: 6 Août

 

Un voyage vers le milieu des années 60, c’est pas mal éducatif pour la personne qui veut catcher d’où vient le rock à proprement parler; HIDDEN MASTERS ont une leçon à livrer à ces enthousiastes qui savent apprécier ce que JIMMY PAGE avait comme procédé stylistique bien avant LED ZEPPELIN et je pourrais tout aussi dire que les BEATLES, dans leur temps complet-cravate à Top of the Pops, avaient une approche similaire. « Of This & Other Worlds » intègre ces modes de pensée après s’être claqué une bonne gorgée de vieux matos de l’univers à part d’ALICE COOPER pour ensuite se pencher sur le rock psychédélique typique de Rise Above qui nous initie au vintage doom dans un format plus hallucinogène qu’overpolished. Ces gars-là sont très glamour dans leur éventail d’influences dans le sens où ils se permettent de s’étendre sur la question de l’évolution historique de la lourdeur du son d’une guitare du tout début de son apparition sur scène jusqu’à nos jours bruyants et psychotiques à profusion en termes de possibilités en songwriting. Chacune de leurs pièces évolue au coeur de la timetable de manière imprévisible, inspirée, et honnêtement tout simplement entraînante. La prétention est même pas un trait auquel ces gars-là songent pour une seule seconde et ils réussissent à quand même exploiter leur marginalité au point de me faire penser à QUEEN à plus d’un tournant. Réussir ce genre de feat en 2013 provoque un beau gros soupir de soulagement pour une personne comme moi qui se demandait quand est-ce qu’un rock de ce genre reviendrait en force sur les planches.

VERDICT: 8.5/10 (Entre EXCELLENT et GÉANT)

 

 

-Noch

Random Acts of Violence – 4 Août 2013

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Vous voici à « Random Acts of Violence », cette chronique sur ondeschocs.com qui se veut un pot-pourri de sélections qu’on se fait offrir ou qu’on trouve pendant nos périodes plus lucides.  Au lieu de vous emmerder avec pleins de publications sur notre page facebook, nous allons aussi profiter de notre superbe site web pour faire ces chroniques quasi-quotidienne pour vous faire découvrir (ou re-découvrir) des bands qui nous font tripper.  Vous retrouverez, comme on vous a habitué par le passé, toutes sortes de styles underground qui brassent et méritent votre attention.  Comme toujours, la section commentaire au bas de cet article est à votre disposition pour faire découvrir des bands à votre tour.  Enjoy! – Dave

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Je suis dans un trip de métal ben weird ces temps-ci, car je me garroche de tous les côtés: autant je me fais plaisir avec des sélections prises au hasard dans les livres d’histoires du métal, autant je veux ma dose de powerviolence/stoner/doom/whatever du band le plus récent… Anyway, voici du Mayhem, parce que ça me tente.  On commence avec une sélection de leur premier album et j’ai choisi « Cursed In Eternity ».  Ensuite, on se tappe le documentaire, « Pure Fucking Mayhem »!

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Pour continuer dans le thème du black métal malsain, je vous présente Void Meditation Cult, un band satanique de l’Ohio.  Ils ont sorti un split en juin avec Sperm of Antichrist, « Sulfurous Prayers of Blight and Darkness ».

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Slugger c’est un band hardcore/métal québécois et ils nous préparent mentalement à leur lancement du 13 septembre au Freddy’s de Sainte-Marie-de-Beauce.  Checkez-moi le titre de malade en plus, « Mafia Baseball Bat »…. malade!

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Dans ma Capsule Ondes Chocs d’hier, on parlait avec Jordan de West of Hell (Vancouver), mais on lançait aussi le nouveau ‘single’ de Endvade, un groupe du Mont-Tremblant qui fait dans le djent progressif.  Voici la version vidéo de cette pièce qui a été lancée sur Blank.tv!  Ma Capsule bien remplie est offerte immédiatement après les chanceux \m/

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Si vous êtes amateur de métal méchant, vous connaissez sûrement All Shall Perish.  Ben Orum était le guitariste pendant un bout et il a quitté la formation pour devenir père.  Il n’est pas resté loin de sa passion bien longtemps, puisque qu’il a intégré Oblivion comme bassiste et le band a signé avec Unique Leader il y a peu de temps.  Maintenant, on peut entendre le premier extrait (mais dernière track de l’album) de leur opus à paraître le 15 octobre… vous remarquerez l’attaque à trois guitares!!!

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Suite à la lecture d’une entrevue de Watain sur le site de MetalUnderground.com, je vous présente le cover du nouvel album et aussi le lyric-video de la track « All That May Bleed » avec aussi une question/réponse de cette lecture:

« xFiruath: A new lyric video for “All That May Bleed” came out not too long ago, and I’m wondering with this trend of lyric videos now how much the band is actually involved in those. Is that something you have total control over, or is something the label puts together?

Erik: It’s kind of 50/50. It came up a bit last minute but I kind of liked the idea. It’s one thing to have the song out there and get people to notice we’re doing new things, but they want lyrics in it as well and want it to be a video. I don’t really like last minute things like that, but it is what it is. I like to focus on the actual song, but whatever’s going on outside of that with the lyric video and all that, that’s not something I put a giant effort into. »

Cover de "The Wild Hunt"

Cover de « The Wild Hunt »

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Extrêmement intéressant ce Folk métal du Brésil, Arandu Arakuaa.  Voici un vidéo qu’ils viennent de lancer pour promouvoir leur nouvel album, « Ko Iby Oré ».

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Allons-y avec les Goldies-Oldies de Lex!

Premièrement, Warfare, d’Angleterre (1982-1993). Album « Pure Filth » paru en 1984. Wannabe Venom, mais avec un « punky edge ».  Ensuite, il vous propose le band Thrash/Death de Toronto, Slaughter, avec « Strappado » qui est paru en 1987.

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J’espère pour vous que vous avez vu le band West of Hell à Montréal la semaine dernière, mais si ce na pas été le cas, je vous propose les excellentes photos de Myriam Francoeur en suivant ce lien.  Mon entrevue avec le bassiste Jordan est également offerte en écoute ou téléchargement gratuit en dessous du video update qui suit, produit par le band avec ben des conneries et ben du fun… à voir!

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Les billets pour le Wacken Open Air de 2014 en vente lundi!  Question de mettre dans l’ambiance, allons faire un tour vidéo de l’édition de cette année avec des performances complète et de haute qualité vidéo de Soilwork et Motorhead.

 

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Maudit que le temps passe vite!! Ça fait déjà cinq mois que j’ai commencé le JamSpace Series, des vidéo entrevue/prestations live qui sont enregistrées dans les locaux de pratique des bands du Québec et ensuite diffusés sur le Ondes Chocs Channel.  Le tout premier band à avoir passer dans le tordeur est… BornBroken!  Fucking love those, guys, man….  Cheeeeeers!


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Pest Records offre gratuitement en écoute et téléchargement une compilation de son roster de métal extrême et underground.  Je répète, c’est gratuit, alors dépêchez-vous de découvrir de nouveaux bands.  Moi, c’est ce qui me garde si excité par rapport au métal!

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Vous connaissez l’excellent band de Sludge, Eyehategod?  Ils fêtent leur 25e anniversaire cette année et après leur tournée de l’Europe qui sévit présentement, ils feront trois shows spéciaux aux États-Unis:

« The ruckus begins September 13th, where EyeHateGod will return to the Ottobar in Baltimore for the first time since 2009, alongside New York Hardcore progenitors Agnostic Front and Cro Mags and the original lineup of Los Angeles crossover legends Final Conflict.

That same weekend, EyeHateGod will cause maritime chaos for the second time as part of The Rocks Off Boatshow. »

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Death Shroud est un band de Black métal de la Virginie (USA) et la formation vient de sortir le premier extrait de leur EP « Pavor Nocturnus » qui sort le 24 août. La voici cette attaque sonore vicieuse!

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Allons faire un tour du côté de la Grèce avec Tardive Dyskinesia, un band de métal progressif particulièrement lourd et intéressant!

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Vous aimez votre métal symphonique et gothique?  Je vous propose un band de la Suède qui n’a seulement qu’un album à leur actif (2006), Angtoria.

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On fini cette édition de Random Acts of Violence avec un band psychédélique qui nous provient de l’autre côté de l’Atlantique (what’s new??!!), Purson!  Ils sont signés sur Rise Above Records en Europe et Metal Blade aux US \m/