by David-Alexandre Grand-Velozo | Juil 26, 2013 | Articles Divers/Primeurs/Annonces

Dans le but de diversifier la manière dont on couvre la scène underground, D-A vous propose aujourd’hui une entrevue écrite avec le guitariste François Lemieux du band Dark Circles, un band de Blackened Hard Core/Powerviolence de Montréal que vous vous devez de découvrir si ce n’est pas déjà fait. Voici le lien de leur page Bandcamp (ou le lecteur au bas du texte), où l’écoute de leur stock est gratuite. Enjoy the interview, fuckers \m/ – Dave
1. Quoi de neuf pour Dark Circles ?
– On est présentement en processus d’écriture pour un nouvel album qu’on va sortir sur le label des gars de Titan (Toronto), ça va sortir en vinyle (seulement). On veut sortir ça pour la fin de l’été et après faire de la tournée .
2.Tournée où ça, le Québec, le reste du Canada ?
– On va faire des tournées à Québec, Montréal c’est sûr, peut-être bien Trois-Rivières et Sherbrooke, des villes où ont a toujours ben du fun. On veut principalement se concentrer sur les States et peut-être faire un petit peu d’Ontario, mais pas de Canada durant l’hiver, on veut pas rouler dans la neige et on aime pas l’hiver (long rire) !
3. Les gars du band c’est quand même du monde connu de la scène, on a déjà tous vu ces faces là. Vous jouez/avez jouez dans divers bands. C’est quoi votre background?
– Évidemment il y a Marc (drummeur) qui joue dans Le Kraken. Sinon, moi et Marc on a joué ensemble dans Blacklashed, band avec lequel on a tourné pendant près d’un an. Jamie (vocal/guitare) jouait dans Black Ships, band qui a quand même tourné pas mal, entres autres avec le band Trap Them. Chris (basse) joue dans un band de punk garage, Naughty Girls, en tant que drummeur, il est excellent en passant ! Sinon, moi j’ai eu une couple de bands dans le passé.
4. Vous pensez quoi de la recrudescence que connaît le beat généré par le punk (Crust/D-Beat/Powerviolence/Grindcore/Hard Core/Post Hard-Core) ? Pendant un temps ça semblait mort, du moins au Québec, mais là ça semble reprendre sa place dans l’underground.
– Selon moi à Québec c’est pas une scène qui est très grosse, moi et Marc on a eu un band de D-Beat dans le temps et on voyait que même s’il y avait une crowd, ça marchait pas très fort, c’était peu développé. En arrivant à Montréal j’ai vu comment ça pouvait devenir gros avec des salles comme le Death House ou Death Church, comment ça pouvait marcher. Donc, j’ai pas eu conscience de « l’explosion » de la chose . Quand je vivais à Québec, je savais qu’à l’extérieur ça se passait plus et c’est ce que j’ai constaté en commençant à jouer dans un band montréalais. Y’avais plus de demande, y’avait un bon crowd. Sans vouloir dire du mal de Québec, c’est toujours le même monde dans les shows, si tu joues trop souvent tu vas brûler ton band. À Québec tu vas jouer huit fois dans l’année pis ça va toujours être les mêmes personnes qui vont venir aux shows. À Montréal tu peux jouer huit fois dans le même mois pis ça va être du monde différent à chaque shows.
5. Ça arrive souvent que les musiciens quittent leur « petite » ville pour aller jouer à Montréal. Toi et Marc étiez-vous fatigués de Québec, est-ce que c’était un besoin de faire le move ?
– Non, en fait ont est parti pour des raisons personnelle, les deux c’est pour les études qu’ont a fait le move, Marc pour aller étudier en sonorisation et moi en design graphique. Rendus ici ont s’est rendu compte qu’il y avait une scène et que ça marchait.
6. C’est quoi les influences du band, comment définissez-vous le style du groupe?
– C’est toujours difficile de dire quel style on joue. Même quand j’en parle avec du monde plus au courant de ce la scène, j’ai de la misère à l’expliquer. On peut dire que nous faisons du Blackened Hard Core/Powerviolence. C’est du punk dépressif et dark. Nos influences sont pas mal variées, moi par exemple j’aime bien The Zombies,un band de psychédélique des années soixante-dix. Jamie trippe sur le black métal, Chris aime le punk des années quatre-vingt et quatre-vingt-dix. Marc est pas mal dans le post-hard-core, y’a pas vraiment le choix … (rires).
7. Ça vous convient l’appellation Dark D-Beat ?
– On s’en fou pas mal, du moment que les gens aiment ça et viennent aux shows, ils peuvent appeler ça comme ils veulent.
8. C’est quoi la thématique du band. Quand on regarde les pochettes de démos ou les gilets, on voit des ruines, des images sombres, on dirait que ça sort du necronomicon. C’est juste pour l’image ou le band parle de trucs du genre ?
– L’image du band vient pas mal de Jamie et Chris (membres fondateurs). Chris est un très bon dessinateur, c’est lui qui s’occupe de l’image, des concepts des dessins sur les pochettes ou les shirts, il fait aussi le design. Jamie , c’est le gars le plus dépressif que j’connais, ses paroles transmettent le désespoir. C’est comme être prit dans un labyrinthe et ta seule lumière c’est un soleil noir qui t’aveugle …
9. Comment se passe le processus de composition, qui compose ?
– Moi, Jamie et Chris ont boit d’la bière jusqu’à temps que des riffs sortent et après ont composent autour de ça ! Cela peut prendre une journée pour composée une toune autant que ça peut prendre des semaines.
10. Comment va être le prochain release ?
– Ça va être dans la même veine, sombre. La pochette risque d’être mystérieuse. Comme j’l’ai dit, Chris dessine super bien et moi j’suis designer graphique donc on a la possibilité de se donner là-dedans et d’avoir le contrôle sur l’image. En plus, Marc est ingénieur de son dans une école, donc on a aussi le temps et l’espace pour composer de quoi de bon. Nous faisons tout nous même, on s’enregistre, on design, on book, y’a juste les releases qu’on peut pas sortir nous même vu qu’on est des fuckings artistes pauvres (rires), c’est pourquoi on a signé avec un label pour sortir le prochain album en vinyle!
11. Comment tu vois l’avenir du band, allez-vous garder votre côté D.I.Y ?
– On va rester avec le même esprit, D.I.Y et mystérieux. Prend l’exemple de Tragedy, les gars ont même pas de criss de site internet, ça les empêchent pas de faire des shows. On espère que ça soit un peu ça pour Dark Circles,que le monde veulent nous voir, que la promotion excessive soit pas nécessaire. On cherche pas à créer un hype publicitaire. On veut que les gens viennent nous voir parce qu’ils aiment ça, pas parce qu’on serait le band de l’heure.
12. Pourtant le hype est déjà là, j’veux dire les gens commencent à parler de vous hors–Québec, ça restera pas longtemps au niveau du bouche à oreille. Vous vous en rendez certainement compte,non ?
– Oui c’est sûr, ça vient entre autre de Jamie et Chris. Vu que les gars sont anglophones, déjà en partant ils ont plus de contacts dans le Canada anglais, pis Jamie a aussi joué aux States, donc il a créé des contacts là-bas.
13. En dehors du bu beat, qui fait quoi dans le band,qui s’occupe de la merch, du booking, etc ?
– C’est surtout Chris qui s’occupe du booking, parce que nous autres ça nous tente pas pantoute (long rire). Pour les entrevues, celles en anglais c’est surtout Jamie qui les fait parce que anyway il ferme jamais sa gueule ! Pour celles en français c’est moi qui s’en charge souvent. Côté cash c’est plus Marc et Chris qui voit à ça, sont plus à leur affaire, moi et Jamie on est juste des weirdos…
14. Tu penses quoi de la scène actuelle, est-ce que c’est amical où c’est la compétition ?
– Les choses se passent super bien,tout le monde est friendly et se soutient,contrairement à d’autres scènes. J’ai joué dans d’autres bands, qui évoluaient plus dans le milieu du Hard Core ‘’moderne’’. Honnêtement c’était d’la merde, tout dans le look et la pride. C’est une compétition pour savoir qui est le plus badass. Mais là cette scène la est pas de même, t’auras pas quelqu’un qui va venir te jaser de tes stretchs ou de ton gear.
15. Pour faire des shows de punk à Montréal, est-ce bien difficile, les promoteurs et les proprio de bars sont ouverts à ça ?
– Oui, les promotteurs sont plus dedans, y’a toujours des spots où jouer, autant des salles comme ici (l’entrevue se passe au Death House après le show avec Saccage, Blight, Cyanide Eyes, Restricted Rights – Review du show offerte en suivant ce lien) que des salles de show comme le Il Motore . Y’a pas d’inquiétude à avoir de ce côté-là, il va toujours y avoir des salles de même à Montréal, pas comme à Québec. Quand l’Anti a fermé ça l’a presque fait un scandale, la ville a perdu une des rares places ouverte à des shows plus underground, en plus c’était la seule salle all ages. Y’a aussi eu l’Union Commerciale , qui malheureusement a pas vécut longtemps …
16. La police est ok avec ça, des shows comme le Death House ?
– Oui, la preuve y’a quelques jours on a fait un show dans un appart, la police est venue vers vingt-deux heures, le proprio de la place leur a dit que personne sortirait boire dehors, etc. Les gars ont dit que c’était correct et ils sont repartis, le show a continué.
Un gros thanks Frank, on vous souhaite le meilleur pour l’avenir, cheers !
-D-A

by David-Alexandre Grand-Velozo | Juil 22, 2013 | Critiques de Shows

Cela faisait déjà quelques temps que j’entendais parler du Death House, une salle de shows à Montréal. Le Death House c’est un squatt situé dans le quartier St-Henri, mais c’est aussi un bon « spot » pour faire des shows, jammer en innocent et faire le party . À mon humble avis, c’est fucking malade comme place, j’aimerais tellement que des lieux de même existent à Québec, mais bon soyons réalistes … c’est pas demain la veille! Toujours est-il, c’est le genre de place parfaite pour des shows de punk ou de métal, c’est perdu, c’est pas trop propre, la seule déco c’est des flyers de shows pis la crasse sur les murs. C’est ça qu’on veut, une place décalisse pour abuser des bonnes choses! Dommage que la fin du Death House ait été annoncée pour cet été. Au moins j’aurai eu l’occasion de voir un show là.


(photo de Nikolas Stanley Marceau)
Après un bon moment à chercher la place, on fini par trouver et on arrive à temps pour le premier band, Cyanide Eyes, des gars de Québec qui jouent du post-rock-stoner dans la veine de Earth. Ce fût le show le plus ‘’relax’’ de la soirée, un bon opener pour commencer les choses tranquillement. Je ne veux pas dire que les gars jouent juste du mélo atmosphérique, il y a pas mal de passages plus lourds, mais évidemment il y a des moments plus ‘’détendus’’ et les tounes durent 6-7 minutes, ce qui n’arrivera plus de toute la soirée. Les gars rock vraiment et la performance est bien livrée, ce qui a pour effet d’accélérer le débit de boisson chez les gens présents et la consommation de fines herbes !
Le band suivant, Restricted Rights, se ramène avec son crust/d-beat tout droit sortit de St-Hyacinthe. Je ne savais pas à quoi m’attendre n’ayant jamais entendu parler du band avant cette soirée. Sans surprise, le band est crasse à souhait et joue ben vite. Les motés commencent à capoter et le mode brasse-camarade est enclenché. Bien que les gars jouent un style simple et qu’ils ne réinventent en aucun cas la roue, le show a été efficace et a rempli mes attentes et celles du public, qui contrairement à moi semblait bien connaître la formation. Big-up au drummeur qui a réussit à faire le show avec un semi-kit de drum tout en étant fucking déchaîné.
Le 3e band de la soirée et probablement le plus ‘’sérieux’’, Blight, entre en scène pour nous livrer son black métal ‘’luciférien’’, le tout avec un drum kit des plus fonctionnels ! Quand je dis que le band est sérieux, je veux dire que les gars font de la musique méchante et moins toute croche que celle des autres bands qui monteront sur la scène durant la soirée. Cela donne un effet intéressant,un espèce d’entre-deux durant la soirée, tout en augmentant la cadence des circlepits. Les bums se balancent de tous bords tous côtés, la bière est renversée partout,le plancher est bien glissant et l’intensité monte d’un cran !

Blight (photo de Nikolas Stanley Marceau)
Le 4e groupe de la soirée c’est Saccage, les portes-étendards de la ‘Dérape Squad’, un band de death-crust de la rive-sud de Québec. Comme le nom du band l’indique, ça brasse en sale pendant le show et les punks s’agitent de plus en plus! Commencent aussi les stage dives pour le malheur des quelques gars trop chauds qui veulent boire leur bière tranquille en première ‘’rangée’’. Les gars livrent la marchandise à 100 miles à l’heure, les choses se passent comme à l’habitude avec la Dérape Squad, particulièrement durant la ‘oh- combien-de-rigueur’ « Milice Anti-Police »! Fait à noter, le bassiste de Saccage était absent du show et a été remplacé par une espèce de grand piquet avec des doigts d’araignée, un certain Alexandre « Chouine » Chouinard, qui normalement joue dans le band death/black Morgue.
Le 5e et dernier groupe de la soirée, Dark Circles, est un groupe de Montréal qui joue du dark Crust/D-Beat de grande qualité. Une rumeur a courue durant la semaine précédent le show comme quoi le band ne jouerait pas ce soir là. Donc, ce n’est pas peu dire que la foule était bien contente de finalement voir les gars donner leur show ! Dès le début de leur prestation les gars sont descendus dans la foule, question de rendre le show plus ‘’intime’’, laissant le batteur seul sur la scène. Bonne chose, car cela a laissé beaucoup plus d’espace sur scène pour les stage divers. Le show était tout simplement dément, ça brassait en innocent. Évidemment, un show ‘’sans’’ stage comporte ses inconvénients. Jamie, chanteur/guitariste, a perdu son micro à de nombreuses reprises, ce qui a même valu à certains de servir de pied de micro durant quelques instants… ça c’est mon genre de soirée!
Bref ce fût une excellente soirée dans la métropole, ça brassait en sale, le crowd était pas mal cool et la salle lookait en esti. Merci à la gang du Death House et aux organisateurs du show !
P.S : Une entrevue avec Frank, guitariste de Dark Circles, s’en vient très bientôt sur ondeschocs.com.

Dark Circles (photo de Nikolas Stanley Marceau)

(photo de Nikolas Stanley Marceau)

by David-Alexandre Grand-Velozo | Juin 27, 2013 | Critiques de Shows
Il y a deux semaines, un certain David-Alexandre m’as contacté pour me dire qu’il aimerait voir plus de Powerviolence et de Crust sur Ondes Chocs. Après quelques échanges et une conversation téléphonique, il est devenu évident que le gars connaissait son stock et qu’une plume de plus dans notre équipe pour couvrir ces styles de métal malsain serait très bénéfique pour notre auditoire. Je vous présente donc, sans plus tarder, le premier texte du bassiste de Atroce (Québec). J’ai bien l’intention de lui donner plusieurs opportunités d’échanger avec vous, alors voyons voir sa progression en tant que journaliste/trippeux \m/ – Dave

Vendredi soir dernier, l’Agitée de Québec a mangé toute une rince, se sacrifiant (encore) pour une bonne cause, à savoir la scène musicale underground de la Vieille Capitale. Voici un petit rappel pour ceux qui avaient trop bu et grosse tease pour ceux qui ont manqué çà !
Rope est une nouvelle formation d’Hardcore de Québec qui mélange les sonorités « standards » du style de la vieille école avec du Powerviolence et du D-Beat, du bon son pour les amateurs de Tragedy ,d’Homewrecker et Ceremony. C’était leur tout premier show, et quel show ce fût ! De la bonne musique bien pesante, qui permit de déclencher les hostilités avec brio. Bien qu’ils n’aient pas joué longtemps, ils ont donné le ton pour la soirée : lourde et intense !
Apes, était le groupe suivant à monter sur les planches. C’est un groupe d’Hardcore avec des touches sombres qui s’apparentent au Black Métal et un son qui oscille entre le Hardcore et le Doom, ce qui donne une musique lourde, bien sombre et malsaine.Les gars ont livré la marchandise comme des champions, élevant de quelques crans l’intensité de la soirée tout en augmentant le débit de circlepits et de moshpits. En fait, la foule n’avait pas vraiment le choix, le chanteur le commandait en le vociférant à la foule! Si vous n’avez pas encore eu la chance de voir ce groupe à l’œuvre je vous conseille fortement de remédier à cette situation, tout d’abord par une visite sur leur bandcamp et par la suite aller les voir en show car bien que le groupe soit « jeune » les gars se donnent de façon efficace et violente !
Khan fût le troisième groupe de la soirée qui vint nous saccager les oreilles avec leur crust/d-beat de grande qualité. Dès les premières notes tout le monde dans la salle savait que les choses devenaient de plus en plus sérieuses et que la tempête allait nous frapper de plein fouet! Personnellement, ce groupe fût mon coup de cœur de la soirée, ils ont donné une prestation du tonnerre et en plus leurs compos sont juste fucking badass! Khan évolu dans un style qui pour l’instant n’est presque pas représenté dans la vieille capitale, mais qui je l’espère, saura se tailler une place plus grande dans la scène underground du Labeaumistan. Sérieusement, ce band là mérite d’être écouter, surtout si vous êtes friands de bands tels que Tragedy, Alaskan et Buried Inside. N’hésitez pas à acheter leur première parution « The Plague », un Jésus-Christ de bon album que votre scribe écoute en boucle depuis quelques semaines. Attention: disponible seulement en version vinyle ou sur leur bandcamp!
Le dernier mais non le moindre des bands à monter sur scène pour annihiler les oreilles du plus grand nombre, fût Masakari, formation Hard Core/Punk venue de Cleveland pour punir les bums de Québec ! Les gars se sont donnés à fond déchainant encore plus la foule et ce de main de maître. Ils nous ont livrés leur musique de façon intense et abrasive, donnant une excellente prestation et attisant le désir de la foule pour plus de débauche et de décadence. Je ne connaissais pas vraiment le band avant ce show, mais je suis assûrément devenu un fan ! Quel plaisir d’avoir assister à ce brasse-camarade sur fond de musique lourde et rapide. Le band était tellement intense qu’il y a même eu un crâne fendu ! Les choses se sont définitivement passées en ce vendredi soir ! Allez visiter leur bandcamp et manifester votre support à ce groupe,car il faut qu’ils reviennent jouer à Québec. Je vous recommande fortement leur split avec Alpinist,vous devriez apprécier !
Un gros merci et un immense big-up à Cath (Khan) à qui l’on doit ce super show !
Cheers moro, D-A!