Capsule Ondes Chocs: Copperfield

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Comme mentionné auparavant, on y va avec des changements de procédés à Ondes Chocs depuis 2 semaines et ça continu avec les Capsule Ondes Chocs qui seront intégrées à un article comme celui-ci afin de connaître les artistes un peu plus en profondeur et offrir une meilleure présentation.

Aujourd’hui, on y va d’une entrevue de David Lavictoire, chanteur de la formation de Post-Hardcore de Rouyn-Noranda, Copperfield.  On parle bien sûr de leur nouvel album, « Monuments » (sorti sur Blind Eye Records), qui sera lancé le 22 février dans leur ville, mais aussi de leur carrière et bien d’autres choses.

En plus de l’entrevue, la musique et les découvertes, courez-la chance de gagner une copie physique de l’album de Copperfield en partageant cet article sur facebook à partir de notre publication en haut de notre page facebook Ondes Chocs.  Ready? Go!

 

Question de découvrir d’autres bands, voici les bands qui seront de la soirée de samedi au Petit Théâtre du Vieux Noranda.  Carey est un band de Victoriaville qui sera en première partie et leur beat fait penser à celui de Copperfield et je vous offre l’écoute de leur dernier album sorti en 2013, « Desolation », sur Red Noise Recording.

 

Pour terminer, voici Le Conflit avec une track enregistrée live de leur Screamo/Post-Hardcore.  Le band ne semble pas avoir de sortie officielle, mais d’aimer leur page facebook est une bonne manière de les supporter!

Les Escapades Métalliques du Doc

Je plaide coupable pour le retard considérable avec lequel je vous présente cette escapade qui date déjà du 31 janvier 2014. J’ai été particulièrement occupé tout au long de la semaine dernière et le fait d’avoir eu à couvrir deux spectacles en deux soirs n’a certainement pas contribué à m’ajouter des temps libres. Il suffit de se rappeler que « mieux vaut tard que jamais! », bon (mauvais) vieux dicton usé jusqu’à la moelle.

Petite particularité de l’escapade de ce soir: je suis accompagné par un suisse-allemand en provenance de Toronto (il y fait une session d’études) venu passer le week-end à Montréal pour y découvrir les attraits touristiques de notre charmante métropole. C’est une personne que nous avions rencontrée à l’auberge jeunesse lors de l’escapade à Toronto. Nul doute cependant sur le fait que ce gentilhomme à l’accent germanique soit familier avec le metal; lorsque je lui ai montré un extrait vidéo d’un spectacle, il s’est rapidement tourné vers moi lorsque le moshpit s’est animé pour me demander l’air un peu anxieux: « Are they fighting?« . « No, they are dancing. » que je m’empressai de répondre, sourire en coin.

 

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Après deux rhum’n’coke bien savoureux et un shot de Jagermeister, nous nous dirigeons vers le Café Chaos pour aller voir et entendre l’hommage à Megadeth par Hangar of Deth, avec Fatality, Leather Up Your Ass et Open Your Mind en première partie. J’apprends que c’est la toute dernière soirée où le premier étage du Café Chaos sera ouvert. Je me prépare donc à faire mon deuil en amenant mon comparse vers les machines à Jagermeister question d’être bien réchauffés pour une soirée de thrash metal digne des années 80s.

Le public est somme toute assez restreint pour le début de la prestation de Open Your Mind. Ces jeunes au talent incroyable ont la fougue, l’énergie et l’insouciance de l’adolescence avec la volonté sans limite typique des jeunes adultes. On ne peut qu’entrevoir un avenir prometteur lorsqu’on les voit à l’œuvre. Je dois toujours me rappeler qu’ils « commencent ». Dans les faits, ils sont déjà très professionnels. Leur thrash metal se complexifie de plus en plus et j’apprécie beaucoup. La petite passe funk dans un de leur morceau était plus que bienvenue, sans omettre qu’elle était très bien exécutée. Thumbs up!

J’aime bien aussi leur humour spontané entre les différentes pièces qui ne laisse guère le spectateur dans un silence malaisant. Seule ombre au tableau, si c’en est une: le fait que Vincent (le drummer) nous ait encore fait le coup du fusil à eau. Lorsqu’il fait 30 degrés Celsius et plus à l’intérieur d’une salle, je n’ai absolument rien contre, mais lorsque nous sommes en hiver et que la foule n’est pas le moindrement dense, c’est peut-être un peu déplacé. Mais c’est mon côté vieux grincheux qui dit cela. C’était loin d’être dramatique. Au fond, j’espérais peut-être quelque chose de nouveau mais dans la même veine. C’est-à-dire que le fait qu’un batteur sorte de manière inattendue de derrière ses percussions pour venir faire quelque chose à l’avant de la scène est un créneau tout à fait intéressant mais déjà exploité par Reanimator. Il suffit de continuer d’y travailler. Parce que cela dit, ce drummer exubérant est incroyablement vivant derrière son instrument. Somme toute, ce groupe gagne définitivement à être connu (c’est aussi pourquoi je lui ai consacré un temps considérable sur la vidéo qui accompagne cette escapade…).

Petit entracte, petite clope et je m’enquiers de l’appréciation du spectacle de la part de mon comparse néophyte. Jusqu’à maintenant, tout baigne. Certes, il n’est pas habitué à ce genre de musique, mais il sait apprécier le talent à l’état brut. J’ai déjà hâte d’entendre la suite.

Leather Up Your Ass monte sur scène et entame sa performance avec Bark At The Moon de Ozzy. Nul besoin de spécifier que le public embarque tout à fait spontanément au son de ce classique. Ils enchaînent avec d’autres classiques, notamment de Anthrax, Iron Maiden et Metallica, pour ne citer qu’eux et ils les rendent avec une justesse certaine. De mon point de vue, les pièces sont jouées généralement plus rapidement que les originales et ça donne un bon feeling live. Toutefois, je m’attendais à un peu plus de cuir pour un groupe dont le nom est Leather Up Your Ass. Oui, le chanteur a des « leather spiked gloves » puis une « leather vest« , mais je ne sais pas, je m’attendais à plus côté « costume » du genre une ou deux paires de pants. C’est quand même Leather Up Your Ass… Mais enfin, détail! La prestation est efficace et les fans offrent une réponse plus que respectable si je me fie aux moshpits déjà présents pour ce deuxième groupe. Mention honorable au chanteur qui possède un spectre vocal capable d’aller chercher des tonalités intéressantes en plus d’être bien modulée sur le rythme, notamment pendant Got The Time de Anthrax, pièce aux forts accents punk.

Au deuxième entracte, j’en profite pour aller prendre l’air et apprécier une température plutôt clémente en cette fin janvier. Je me demande ce que les Torontois de Fatality nous réservent compte tenu que je n’ai écouté absolument aucun extrait préalablement à cette soirée. Mon attente consiste grosso modo à du thrash metal style années 80.

Right on! Difficile de s’attendre à autre chose dans une soirée dont le thème est « Trashed or be trashed! »…  Toujours est-il que Fatality nous servent un thrash metal bien construit, de leur cru, et avec brio. J’ai l’impression d’entendre un amalgame du « Big Four » (Slayer, Megadeth, Anthrax et Metallica) dans pratiquement chaque pièce. Ils sont énergiques à souhait et le public leur rend bien. Et quand je dis énergique, le chanteur à lui-seul illustre mon propos en sautillant et dansant presque sans arrêt tout au long de leur performance. Côté musical, comme je l’ai dit précédemment, c’est du bon vieux thrash metal bien exécuté. Solos qui s’enchaînent, rythmes de batteries très rapides et envoûtants, riffs de basse et de guitares accrocheurs.

Tout ce que je peux dire de négatif à ce point-ci du spectacle, et je crois que ça s’applique au thrash metal en général, c’est qu’il apparaît de plus en plus difficile d’innover tellement ce style a été couvert par un nombre incalculable de groupes. Petit clin d’oeil à Open Your Mind qui tentent ici et là d’ajouter des touches provenant d’autres styles de musique dans leurs compositions, ce qui ajoutent considérablement à mes yeux au potentiel de ce jeune quatuor.

Dernier entracte, la bière coule à flot, d’autres petits shots de Jager, et je me retrouve dans un état passablement éthylique pour apprécier la prestation de Hangar of Deth. Si je me fie aux dires de Lex, qui s’est pointé à peu près pour le début de Hangar of Deth, j’étais relativement peu réceptif au dialogue. En d’autres termes, j’étais dans un état d’ivresse focalisé sur mon monde intérieur plutôt que sur le monde extérieur. Bon, assez digressé.

Voici donc que l’hommage à Megadeth se met en place et commence avec en guise d’introduction un morceau de classique qui me fait penser à Toccata et Fugue de Jean Sébastien Bach (mais ce n’est pas exactement cela il me semble…). Musicalement, Hangar of Deth est assez impeccable, si ce n’est de la fin abrupte et imprévue de Take No Prisoner. Il faut dire que le chanteur, qui est aussi le fils de Bruno Pelletier selon ce qu’on m’a dit, possède un talent naturel pour la musique. Ses comparses sont tout aussi efficaces. Esthétiquement, il y a définitivement moins d’énergie sur scène que lors de la prestation précédente. Même si je dois avouer que de jouer du Megadeth n’est pas nécessairement une mince tâche en soi, il reste que j’aime quand ça bouge davantage sur scène… À noter que ce commentaire est issu de mon visionnement de l’enregistrement vidéo car au cours de la soirée elle-même, je n’avais absolument pas remarqué ce manque de dynamisme alors pas de souci.

Je ne pourrais vous énumérer le titre des pièces qui ont été jouées car je n’ai pas écouté Megadeth à outrance dans le passé. D’un autre côté, je peux vous dire que j’étais satisfait du spectacle auquel j’assistais. Il y avait une belle énergie et c’était festif à souhait, typique d’une bonne vieille soirée thrash.

En terminant, remerciement à Xtrem Prods pour l’accès et la tenue de l’événement, ainsi qu’à tous les musiciens de Hangar of Deth, Fatality, Leather Up Your Ass et Open Your Mind. Cheers! Ah oui! La vidéo juste ici-bas.

Dr Light

 

Les Escapades Métalliques du Doc

On ne se fera pas de cachette… Cette escapade est principalement consacrée à Children Of Bodom (COB), qui débute leur tournée nord-américaine Halo of Blood question de faire la promotion de leur plus récent opus. Ils sont accompagnés de Tyr et Death Angel qui effectuent la première partie. Le premier spectacle officiel de la tournée était dans la ville de Québec, pas plus tard qu’hier (14 février) quoique Death Angel et Tyr avait joué au Mavericks à Ottawa le 13. Ce soir, c’est au Métropolis de Montréal que ça se passe, une présentation de BCI, et j’ai bien hâte de voir et d’entendre une performance de COB comme headliner, la dernière fois remontant à un certain nombre d’années, 2008 peut-être, mais je ne suis pas certain.

Nous sommes en après-midi et je me dirige vers le Steve’s Music Store situé sur la rue St-Antoine. Vous aurez compris que j’ai décidé d’aller à la séance d’autographes de Alexi Laiho, Henkka Blacksmith et Roope Latvala, respectivement lead guitariste/chanteur, bassiste et rythm guitariste. Je dois dire d’emblée que j’y allais davantage dans la perspective de rencontrer les membres du groupe plutôt que pour aller chercher une signature. Je ne suis pas fan de ce phénomène qu’on appelle parfois idolâtrie qui transforme un être humain en figure divine toute puissante. Certes, avoir la signature de Jim Morrisson aujourd’hui sur un de mes vinyles de The Doors pourrait peut-être me servir à raconter une belle anecdote. Cela pourrait même valoir quelques dizaines de dollars… Mais quand même…

La meilleure manière que j’ai de m’expliquer cette folie (parce qu’il y avait tout de même pas loin de 150-200 personnes qui attendaient patiemment, dehors, en hiver) est que c’est un acte juvénile tout à fait normal. N’importe quel ado a besoin de placer un autre adulte que ses parents sur un piédestal pour commencer sainement à s’émanciper d’eux; or, quand cette adoration se poursuit à l’âge adulte et qu’on voudrait que la vedette adulée soit notre propre parent, il y a peut-être stagnation au niveau de la maturation psychologique. Curieusement, l’endroit où je me trouve dans la file d’attente confirme mes pensées car justement, le mec derrière moi affirme à ses comparses qu’il préférerait que Alexi Laiho soit son père. Un de ses amis lui répond que pour sa part, non, il préfère son vrai père à lui. En tous les cas, cela représente un peu le sentiment mitigé que j’ai de me retrouver parmi cette mer d’éternels adolescents venus faire autographiés des pièces qui deviendront « de collection ».

 

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En ce qui me concerne, j’ai choisi deux feuillets d’album (je n’étais tout de même pas pour ne rien faire signer à une séance de signatures…!) minutieusement: celui de Something Wild (premier album) et Are You Dead Yet (premier album avec Roope au rythm). Je m’étais dit qu’avec la photo de COB qu’il y a dans Something Wild, je leur donnerais amicalement un petit coup de vieux. Jugez par vous-mêmes…

 

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C’est donc après environ une demi-heure d’attente que je peux finalement entrer à l’intérieur du Steve’s Music pour… attendre encore. Moins longtemps cette fois, seulement une dizaine de minutes. J’ai trouvé l’ambiance particulièrement mercantile. Gardes de sécurité stoïques, organisateurs stressés et musiciens l’air hagard, à l’exception de quelques sourires ici et là.

Quand je suis finalement arrivé à la table de signatures, je me suis présenté et ai donné une carte de Ondes Chocs à Henkka en spécifiant que j’allais faire une revue écrite de leur spectacle de ce soir. J’ai ajouté que j’aurais bien aimé pouvoir les interviewer et prendre quelques bières mais que, faute d’autorisation, je devrai me résigner à un prochain spectacle. À ce moment précis, j’ai aussi mentionné que je ne doutais pas qu’il reviendrait à Montréal puisque ce soir, il s’agirait de leur 13e prestation en sol montréalais si mes calculs sont exacts. Alexi et Henkka n’ont pas eu l’air particulièrement surpris ou enchanté par ce fait quand même spécial (ils viennent presque une fois par année depuis leur premier show en 2000). J’étais cependant loin de me douter que Henkka, le seul membre du quintette finnois à parler français, allait balancer à la foule entre leur 12e et 13e morceau que quelqu’un leur avait dit plus tôt dans la journée qu’ils en sont à leur 13e spectacle à Montréal. Wow! Ce petit clin d’œil a apaisé un petit quelque chose en moi qui durait depuis cet après-midi et qui était relié au fait que je ne me sentais pas tout à fait à l’aise avec le setting de la séance d’autographes, qui était, pour dire les choses franchement, passablement expéditif et impersonnel. En tout et partout, j’ai dû être en contact avec les musiciens pendant maximum 10-15 secondes.

C’est un phénomène somme toute normal dans les circonstances. On appelle ça une opération de marketing dans le jargon du business. C’est dans l’ordre des choses quand on veut qu’un produit continue de se vendre. Et force est d’avouer que COB sont rendus tout un produit. Comme je viens de le mentionner, je crois que c’est normal dans les circonstances. Lorsqu’ils avaient 20 ans en 1998, ils réalisaient leur rêve de rockstar et le simple fait de faire le tour du monde pour jouer de la musique était suffisamment exaltant pour ne guère se soucier du reste. Plus de 15 ans plus tard, les données sont différentes. Le rêve d’enfance est devenu une réalité professionnelle lourde de responsabilités. Le groupe de musique est devenu leur business et ils doivent la gérer du mieux qu’ils le peuvent pour avoir le moins de désagréments possible afin de perpétuer leur carrière. Cette citation tirée du livret de l’album Hate Crew Death Roll en dit long à ce propos : « Children Of Bodom would smash beer bottle on their heads: All the sorry ass cocksucking motherfuckers who have tried to mess with us in business or otherwise. Fuck You! You’re Better Off Dead… »

On sent l’amertume de certains événements qui ne se sont sans doute pas passés comme ils l’auraient souhaité. Ça fait partie des apprentissages. Bon, assez de bla bla sur la séance de signatures et sur les aléas de la vie d’adulte; je vous entretiens maintenant du spectacle auquel j’ai assisté ce soir, 15 février 2014.

Mon avance de 1h30 sur l’ouverture des portes fut bénéfique à deux égards. D’une part, j’ai pu prendre place sur la première rangée de la mezzanine, ce qui donne une vue en plongée incroyable sur l’ensemble de la scène en plus d’une qualité de son optimale ou presque. D’autre part, j’ai eu le plaisir de rencontrer et de m’entretenir avec Pat et Jess, métalleux venus de Beloeil pour assister à leur deuxième concert de COB (l’autre ayant été cet été au Heavy Mtl 2014). Les portes ouvrent à l’heure prévue, soit 18h30, et nous entrons finalement nous réchauffer à l’intérieur. J’attends patiemment le début du spectacle à 20h00 en sirotant une bière ou deux. Entre-temps, je suis allé porter le billet que j’avais gardé pour Chuck, un de mes amis de longue date, qui m’attendait à l’entrée.

 

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Les lumières se tamisent enfin et les musiciens de Tyr se mettent en place à 20h00 pile poil. La première chose qui frappe mon esprit lors des premières notes est la faiblesse du son. Il semble définitivement manquer de puissance et cela va perdurer jusqu’à la fin de leur prestation. Je ne sais pas si c’était voulu ou si cela est dû au fait que les groupes ne partagent pas le même matériel audio, mais il y avait une différence plus que considérable entre la puissance du son de Tyr et celle des deux autres groupes. Cela dit, leur performance fut tout de même exemplaire et le public était très réceptif. L’espace limité sur scène à cause des autres instruments n’a pas semblé incommoder les musiciens outre-mesure et ils éprouvaient un plaisir manifeste à jouer devant une foule aussi enthousiaste qui, dès les premiers riffs plus agressifs, a formé un joyeux moshpit.

Si je dois catégoriser la musique de Tyr, je la rangerais dans la section metal progressif et mélodique. Les cleans vocals du chanteur sont efficaces et envoûtants. À chaque morceau, les fans en redemandent et montrent une ferveur assez importante compte tenu que nous en sommes encore au premier groupe de la soirée. Leur style progressif réchauffe bien la salle et induit une atmosphère festive. Il y a une belle évolution sur le plan de l’agressivité entre leurs premières et leurs dernières pièces. Lors de l’annonce du morceau final, le public pousse des huées pour signifier qu’il en prendrait encore plus et cela plaît définitivement aux musiciens qui remercient le public en mentionnant qu’eux aussi aurait aimé disposer de plus de temps sur scène. À une prochaine fois!

Petit entracte d’une vingtaine de minutes, juste assez long pour faire tout ce qu’il y a à faire pendant un entracte (aller voir les tables de merch et acheter un petit quelque chose, fumer une cigarette à l’extérieur, se procurer une autre bière, etc.). De retour à mon siège, je me rends compte que mon ami s’entretient avec un gars arborant un chandail du club de hockey olympique finnois. C’était un Finlandais qui en était à sa première session d’études à Montréal et il était bien content de pouvoir apprécier de la musique de chez lui ici au Métropolis.

Soudainement, nous sommes plongés dans une noirceur totale qui se fait progressivement déchirer par des raies bleutées. Ça donne un effet visuel assez intéressant. Ayant assisté au show de Death Angel lors de leur tournée précédente à l’automne, je peux dire que je savais un peu à quoi m’attendre et c’est exactement ce qui s’est produit. Beaucoup, beaucoup d’énergie pour ce groupe de thrash metal qui perdure depuis maintenant plus de 20 ans. J’ai l’impression d’entendre du Metallica version death metal à certains égards. Certains morceaux sont plus typiquement thrash des années 80 et d’autres sonnent plus contemporain. C’est assez intéressant et surtout très puissant. Les headbangers sont plus nombreux et le moshpit beaucoup plus considérable, sans compter les nombreux bodysurfers.

Deux faits à noter qui ne concernent pas directement les groupes. Premièrement, le public semble unique en son genre. Je dis cela dans la mesure où je n’ai jamais vu un moshpit aussi uniforme, étendu et constant (ce sera encore plus évident lors de la prestation de COB). C’était beau à voir et d’en haut. Ça semblait particulièrement joyeux et pacifique. En second lieu, les gars qui faisaient la sécurité à l’avant-scène ont changé radicalement d’attitude entre leurs premières interventions et les suivantes. Je ne sais pas s’ils ont reçu une consigne différente à un moment particulier mais pour les premiers bodysurfers, l’expérience n’a pas semblé être agréable. Les bouncers rejetaient littéralement les bodysurfers dans la foule avec une violence hors du commun qui avaient pour conséquence ultime que la personne s’écrasait littéralement au sol entraînant avec elle les gens autour. Un ou deux morceaux plus tard, les bouncers font ce qu’ils sont censés faire, c’est-à-dire protéger les gens en les attrapant lorsqu’ils arrivent à l’avant-scène pour ensuite les déposer dans l’espace média afin qu’ils puissent rejoindre la foule à nouveau par les espaces latéraux de la salle.
Même si j’avais assisté à un show de thrash metal des 80s pas plus loin qu’il y a deux semaines avec l’hommage à Megadeth par Hangar of Deth, je n’étais pas saturé. Particulièrement lors des derniers morceaux de Death Angel, à partir du moment qu’ils ont annoncé jouer une chanson de leur premier album, Ultra Violence, j’ai headbangé automatiquement jusqu’à la fin de leur set. Je n’étais pas seul à être entraîné par la puissance de leur musique et de leurs mélodies parce que la foule était tout simplement endiablée! En moyenne 2 à 3 bodysurfers à la fois sans compter des circlepits qui se formaient tout à fait spontanément sans que le frontman n’ait à dire quoi que ce soit au public. Manifestement, les membres de Death Angel étaient très content de la réaction des fans et n’a cessé d’encenser Montréal pour le dévouement des adeptes de musique lourde. Entre deux morceaux, ils ont été jusqu’à dire qu’ils aimaient beaucoup venir jouer ici parce qu’ils trouvent que les fans vont voir les concerts pour les bonnes raisons, à savoir encourager la musique en tant qu’art. C’était le cas hier soir, les musiciens l’ont senti et c’était très agréable de voir et de feeler un tel public. (C’est différent par exemple quand on sent que parmi le public, plusieurs personnes ont des enjeux personnels d’égo, de pouvoir ou autre.)

Déjà le dernier entracte de la soirée, même routine habituelle et retour à mon siège. Définitivement, tout le monde semble apprécier la soirée si je me fie aux sourires et commentaires que les gens échangent entre eux. Je partage totalement leur avis! Il ne reste plus qu’à attendre que COB monte sur scène et évidemment, ils vont se laisser désirer pendant un certain nombre de minutes question de faire monter la tension positive d’un cran.

À 22h00 tapant, l’introduction (exhaustive) de Sixpounder commence, ce qui vivifie encore plus le public déjà enflammé. Ce choix de morceau pour ouvrir leur prestation est intéressant et poursuit dans la veine heavy que Death Angel avait déjà bien entamée. Les jeux de lumière sont exquis et bien faits et cela rajoute une belle touche esthétique à l’ensemble de la prestation. COB enchaîne immédiatement avec Living Dead Beat, classique morceau d’ouverture sur l’album Are You Dead Yet. Par la suite, Alexi salue le public et lui fait part de sa joie d’être de nouveau à Montréal. Sans perdre de temps, Bodom Beach Terror nous est balancée en pleine gueule et ça sonne comme une tonne de briques. Chacun de leur morceau a d’ailleurs sonné comme une tonne de briques ce soir. Définitivement, COB ont bien rodé ce show et ils étaient très bien préparés.

Le morceau qui suit Bodom Beach Terror est Halo of Blood, de l’album du même nom. Morceau qui marque et se démarque par des blastbeats comme on en n’entendait guère sur les derniers albums du groupe finnois. Ensuite, on reste sur le même album avec Scream for Silence, morceau qui rappelle à certains égards Every Time I Die de par ses mélodies et son rythme un peu plus lent. Après cette pièce, Laiho donne de l’amour verbal aux nombreux fans présents et bien qu’il s’assagisse avec le temps, il ne semble pas avoir moins de plaisir à jouer de la musique devant une foule dévouée et participative. Pendant ces paroles empreintes de générosité, Janne Warman (claviériste) nous entonne un petit air mélodique qui rappelle la toune cachée sur Something Wild, à la fin de Touch Like Angel of Death. Ou peut-être est-ce que je confonds avec l’introduction sur Tokyo Warhearts? Allez savoir… ma mémoire fait défaut!

Après ce petit partage d’amour, quoi de mieux que poursuivre avec la pièce Hate Crew Death Roll qui enflamme immédiatement la crowd et qui donne lieu au plus gros moshpit de la soirée. Lake Bodom et Follow The Reaper sont les deux pièces suivantes et il faut être drôlement insensible à ce point-ci pour ne pas être en transe… La transe terminée, on retourne à Halo of Blood avec probablement la pièce la plus dépressive et lente que COB a pu composer jusqu’à aujourd’hui: Dead Man’s Hand On You. Le clash avec le reste de leur répertoire est considérable. Je dois m’avouer encore mitigé face à cette pièce. Je me résigne à l’apprécier pour ce qu’elle est et à me dire qu’elle a sans doute sa raison d’être. Comme pour nous réveiller immédiatement après, COB nous interprète Are You Dead Yet? avec un aplomb certain. Tous les albums y sont passés à l’exception de deux: Hatebreeder et Blooddrunk. C’est donc au tour de la pièce Blooddrunk de se faire entendre. Les changements de guitares et les ajustements techniques ont fait en sorte qu’on retrouve exactement le son de chaque album, sans que nous soyons contraints d’attendre de façon déraisonnable. Je pense qu’il devait y avoir au minimum 6 guitares à « tuner » avant le début de leur performance…

Autre petit moment où le rythme ralentit avec la pièce Angels Don’t Kill. C’est après ce morceau que Henkka nous a entretenus de son amour pour Montréal dans un français plus que respectable. La chanson suivante me surprend car elle n’avait pas été jouée depuis belle lurette: Towards Dead End, chanson culte de l’album Hatebreeder qui a été éclipsée au cours des dernières années par Silent Night, Bodom Night. L’incontournable Hate Me suit et le spectacle se termine avec Downfall, ce qui est assez usuel dans un show de COB. Je m’attendais à ce que le rappel soit par conséquent Silent Night, Bodom Night mais j’ai été encore une fois surpris et c’était In Your Face. Effectivement, c’était dans ma face et ils ont donc choisi de ne pas jouer le morceau dont on peut affirmer sans trop se tromper qu’il a fait leur renommée internationale.

En somme, la performance de COB était solide à plusieurs égards. Musicalement et techniquement, j’ai vu des musiciens en pleine possession de leurs moyens. Contrairement à leurs débuts où ils pouvaient et se permettaient des erreurs flagrantes parce que ce qu’ils jouaient était nouveau pour tout le monde, ils ont trimé dur et peuvent maintenant rendre de façon pratiquement impeccable chacune de leur pièce, tout album confondu. C’est tout à leur honneur!

Petit merci spécial à Jess et Pat qui ont gardé ma place pendant les entractes, ce qui m’a permis de m’adonner à mon vice tabagique tout en étant assuré de conserver la place que j’avais méritée grâce à l’heure et demie d’attente au froid…

Dr Light

Photos de Death Angel/Tyr/Signs of Chaos – Ottawa – 13/02/2014

Voici les photos du show de Death Angel/Tyr/Signs of Chaos au Mavericks de Ottawa le 13 février 2014, une production de Black Widow Promotions.  Les photos sont une maudite belle réussite de Matthew Clark!  Question de rehausser le tout, on vous propose de découvrir les bands si ce n’est déjà fait avec les lecteurs intégrés à l’article.

 

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Death Angel

Tyr

Signs of Chaos

 

 

Les Racines du Mal VI – Evertrapped

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Les Racines du Mal, c’est quoi!? Eh bien, en vérité, c’est fort simple. Les Racines du Mal c’est une idée qui, je dois bien l’avouer, a été largement emprunté à CVLT NATION, mais qui à tout de même fermenté dans mon petit cerveau de pois le temps que j puisse la mettre ne pratique sur la Punkerie.tk (le blog sœur de la défunte Ondes Chocs Média). Pour moult et inutiles raisons qu’il n’importe pas de mentionner ici, l’idée, malgré son foudroyant succès, avait été promptement abandonnée et laissée pour morte. Or, après en avoir discuté avec nul autre que Monsieur Ondes Chocs lui-même, Dave Rouleau, nous avons décidé, d’un commun accord, de relancer le projet et voir au tout ça pourrait bien aller. Advienne que pourra, comme ont dit.

Voilà donc pour ce qui en est du petit côté historique de la chose. Maintenant, de quoi il est question au juste et qu’est-ce que c’est que Les Racines du Mal?

Les Racines du mal sont en fait une série de mixtapes qui sortiront via Bandcamp mais qui, pour le moment, ne seront disponibles que pour écoute sans pouvoir les télécharger. L’idée principale est qu’une fois le mois, une formation d’ici qui a bien voulu se prêter au jeu, nous offre entre 20 et 25 titres de groupes qui ont influencé leur son ou tout simplement qu’elle voudrait vous faire connaître. Aucune restriction quelle qu’elle soit ne leur est imposée en ce qui a trait à leur choix et la décision de chacun des titres qui composent le mixtape leur revient à 100% . Aucune intervention extérieure du staff d’Ondes Chocs n’est permise dans le processus sinon que d’éditer, uploader et organiser tout ça en un tout cohérent. Que ce soit du Reggae, du Pop, du Black, du Post-whatever, du Punk, du Ska, du Core, du « What the fuck qu’esser ça »? Vous les nommez! Ils choisissent ce qu’ils veulent, aucun choix ne leur sera refusé.

Le but de tout ceci est aussi fort simple. Du coup, le groupe local reçoit un peu de publicité et d’un autre côté, ils vous font découvrir leurs influences musicales et quelles formations les font tripper. C’est tout comme si vous discutiez musique et influence avec eux mais sans conversation. Génial, non? En tout cas, chez Ondes Chocs, on pense que c’est un sapré bon concept et on vous le livre avec plaisir.

Nous espérons fortement que vous vous plairez autant que nous à découvrir ces compilations et que le projet saura faire son bout de chemin. N’hésitez surtout pas à nous laisser des commentaires.

Finalement, je tiens à remercier Dave de Ondes Chocs pour avoir approuvé et donné son accord au projet, Marco Chabot à l’infographie et Blas phe mous (Max Lecavalier) pour son essentiel coup de main.

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Pour cette sixième entrée aux Racines du Mal, Evertrapped s’est prêté au jeu et la formation de Death métal progressif de Montréal en profite aussi pour expliquer ses choix ci-dessous.  On vous offre également le lecteur Bandcamp et vous invitons à découvrir les 5 autres groupes qui ont été présentés avant.

[EVERTRAPPED], groupe Death mélodique technique de la région de Montréal, nous livre une musique riche en son genre. Avec deux albums à son actif, ainsi qu’un troisième qui verra le jour à la fin de l’été 2014, la formation, formée en 2007, offre une musique puissante, rapide, mélodique et recherchée. On ne s’étonnera donc pas de par la diversité des genres musicaux qui ont inspiré chacun des membres du groupe. 

 

 

Rick-Batterie

C’est à l’âge de 4 ans que j’ai commencé à casser les oreilles de mes parents en tapochant  un peu partout avec des baguettes alors que je reproduisais les nombreux rudiments d’un drumline qui jouait dans mon coin de pays. Et depuis, beaucoup d’années de zézique sont passées! Parmi toute la bullshit que j’ai pu écouter en 39 ans, il y a des assises qui aujourd’hui me définissent clairement; entre autres, Metallica, formation première de mon répertoire.

 

‘Blackened’ – Metallica

Quoique merdique, voire très merdique depuis des années lumières, à un point tel où l’on pourrait se demander comment un band comme Metallica ait déjà été un groupe solide, c’est impossible pour moi de passer à côté du playing de Lars Ulrich sur deux albums: Master Of Puppets et …And Justice For All. Je me rappelle très bien la première fois où j’ai entendu ce dernier chef-d’œuvre sorti en 1988. J’avais l’cul confortablement assis dans le salon d’un ami d’un de mes amis qui habitait un secteur riche de Sainte-Julie. Il a sorti son 33 tours de la pochette blanche, l’a installé sur une table-tournante de malade…et paf! Magie, magie! Quel album! Quel son! Dès le lendemain, pour ceux qui se rappellent de cette compagnie, ma cassette était commandée chez Maison Columbia! Au fil des semaines, j’ai appris toutes les tounes de l’album par cœur, à la cymbale près, au tom près, au rudiment de snare près… l’une des pistes de l’album que j’ai d’ailleurs jouée « live » à maintes reprises est Blackened!

 

‘Take No Prisoners’ – Megadeth

S’il y a eu Metallica, il y a eu Megadeth. Et si la voix nasale de Mustain m’écoeurait un peu (voire encore plus aujourd’hui!), son playing, ainsi que celui de Friedman et de Menza sur Rust In Peace, compensaient entièrement! En effet, entre autres, le jeu jazzé du drummer m’a fait vraiment tripper. Parmi plusieurs bonnes tounes telles Holy Wars et Hangar 18, Take No Prisoners me rappelle de bons vieux souvenirs.

 

‘Silent Scream’ – Slayer

Puis est venu Slayer peu après dans mon bagage d’inspiration.  À la recherche de zézique plus violante, plus rapide, j’ai découvert en Slayer la quintessence du Speed/Trash Metal avec un Dave Lombardo si rapide, si énergique. En tout cas, quant à moi, avec pour album Reign In Blood et South Of Heaven, pour ne nommer que ceux-là, j’ai su y puiser grandement une partie de mon style de drumming dans les descentes snare/toms, dans l’énergie sans fin, contagieuse de Lombardo. Mes préférences sont nombreuses, mais admettons qu’une piste comme Silent Scream est un bon exemple de ce que j’ai mentionné précédemment.

 

‘Mouth For War’ – Pantera

Quoique je puisse arrêter mon choix sur des bands comme Sepultura, Kreator, Arch Enemy, mais aussi des plus actuels tels The Black Dahlia Murder, Soilwork, In Flames et Divine Heresy, j’opte ici pour autre chose. Alors que ça faisait déjà 5 ans que je jouais de la guitare (je repickais du Megadeth, Slayer, Sepultura, Metallica, etc.), j’ai découvert Pantera, band qui a merveilleusement su joindre guitare et batterie d’une façon très simple, oui, mais avec tellement d’efficacité! Pour moi, le jeu de Vinnie Paul m’a apporté une grande maturité dans mon playing: mettre les bons patterns et les bonnes passes de façon dosée, mais placés là où ils se devaient! Une toune comme Mouth For War m’apportait un bon kick à jouer tant sur la guit que sur le drum…

 

‘Mentally Blind’ – Death

…et là est arrivé Gene Hoglan! Toute ma conception rythmique a depuis changé de par le playing technique-émotif-rapide-violant-ultra-recherché du gros drummer américain. Alors que j’avais  repris mes études pour une dizaine d’années – et ce, après avoir abandonné l’école longtemps-, j’ai eu la chance d’un vieil écolier de m’adonner au transport en commun! Ainsi donc avais-je amplement le temps d’écouter à fond d’la musique dans mon gros lecteur cd portatif. Et ce sont Individual Thought Patterns et Symbolic que je contemplais sans relâche. Malgré tout le respect que je dois à Menza et à Ulrich, ils étaient tout à coup devenus des débutants de première classe face à un grand Hoglan…parfait! Mentally Blind est l’une des tounes que j’aimais bien tapocher de mes pieds et de mes mains sur les genoux dans l’fond de l’autobus.

 

James-Chanteur

C’est certain que c’est plus facile de décrire la façon dont ces tounes m’ont affecté individuellement, alors qu’elles sont de différents genres. Les chansons qui suivent démontrent d’où vient mon inspiration au moment où j’ai commencé à faire de la musique. Vous trouverez ici donc moins de métal, car ce style musical est arrivé plus tard dans ma vie.

‘This Is Exile’ – Whitechapel

Je vais me prêter au jeu en commençant avec la seule vraie toune métal sur ma liste. Je dois dire que Phil Bozeman est reconnu pour être un vocaliste exceptionnel. Cet album, c’est pas mal tout ce que j’ai écouté en allant à chaque session d’enregistrement du deuxième album d’Evertrapped. Ce chanteur est devenu en quelque sorte mon enseignant vocal pour la voix grave retrouvée sur The Anomaly.
‘Milk It’ – Nirvana

Si j’avais à choisir un album de Nirvana, ¸ ça serait In Utero, quoique je les aime tous. Sans celui-ci, je n’aurais peut-être jamais commencé à écrire de la musique. Je sais que les autres vrais fans de Nirvana me regarderaient tout croches en disant: « Pourquoi pas Bleach? »Mais, selon moi, cet album, c’est le plus mature de ce groupe légendaire. Et ça, c’est une grande déclaration (lol!) considérant que c’est du grunge.

‘Antichrist Superstar’ (live in Hartford, CT) – Marilyn Manson

La première fois que j’ai entendu cette version live de Manson, j’avais presque de la misère à croire que c’était la même toune que celle sur l’album. En fait, ceci m’a permis de mieux apprécier l’originale. De plus, quand j’ai vu la performance de cette version sur l’ancien VHS de Dead To The World, cela m’a confirmé que je voulais un futur comme frontman.

‘X.Y.U.’ – The Smashing Pumpkins

C’est très difficile de cibler une toune en particulier de ce band: le groupe possède des tracks à la tonne. Je trouve que X.Y.U. est le meilleur exemple de l’une de leurs chansons des plus longues avec certaines parties qui donnent l’impression d’un jam improvisé. Les Pumpkins m’ont aidé à me donner les meilleurs outils pour composer. J’ai toujours adoré les paroles de Billy Corgan et, dans cette toune, les lyrics sont vraiment bons.

‘Ball Tongue’ – Korn

Pour ceux qui ont déjà vu Evertrapped en show, il va sans dire que ma performance au niveau des mouvements sur scène vient directement du jeune Jon Davis. Contrairement à mes préférences de Nirvana, le premier album de Korn est, à mon avis, le meilleur, celui qui a le plus de « guts ». C’est aussi le premier où l’on entend des lyrics, mais dont on n’en comprend pas un mot. En tout cas, plus c’est fou, plus c’est à mon goût!

Vincent-Guitariste

 

‘Child in time (In Rock)’ – Deep Purple

Le band qui m’a fait naître comme musicien! Ritchie Blackmore a été ma première influence comme guitariste. Il m’a donné le goût d’apprendre à improviser. Cette toune est tout simplement un chef d’œuvre, en particulier le solo de guitare et le vocal de Ian Gillan.

 

‘Erotomania (Awake)’ – Dream Theater

John Petrucci est un des meilleurs sur la planète. Il est toujours pertinent dans ses riffs et solos, peu importe le style de la toune. Très technique, mélodique et juste assez « show-off », mais pas trop. La pièce Erotomania est instrumentale et comporte le solo de guitare le plus réussi selon les critères préalablement mentionnés. C’est le genre de musicien qui te donne le goût de pratiquer 15 heures par jours et à la fois d’abandonner la musique parce qu’il est tout simplement dans une classe à part.

 

‘Soul Burn (Destroy Erase Improve)’ – Meshuggah

Ce band-là est tout simplement unique. Il a poussé la polyrythmie à son maximum. Les mesures composées se superposent entre les instruments, mais aussi à l’intérieur des beats du drummer. C’est une chose qu’on utilise avec Evertrapped, mais on ne l’a pas inventée… Meshuggah non plus d’ailleurs!

 

‘Shitstorm (Alien)’ – Strapping Young Lad

Devin Townsend: excellent guitariste, meilleur « front man » du métal et technicien de studio phénoménal. Il utilise pour la conception sonore de ses albums la technique du « Wall of Sound » mise au point par Phil Spector pour les albums des Beatles. Tous les albums métal devraient sonner comme l’album Alien. C’est ce qu’on essaye de faire en tout cas.

 

‘The flesh and the power it holds (The sound of perseverance)’ – Death

La structure des tounes qu’écrivait Chuck Schuldiner a influencé notre façon d’écrire. Une quantité incroyable de riffs, une structure progressive et le petit riff incroyable joué très peu longtemps au 2/3 de la toune qui te donne le goût de réécouter la toune immédiatement quand elle est finie.

 

Fred-Guitariste

‘Holy Wars’ – Megadeth

La première fois que j’ai entendu cette chanson, c’était à Solidrock, émission à Musique Plus. Une vidéo extraordinaire! Quels riffs de guitares hallucinants. C’est là où j’ai appris un style vraiment différent de ce que je jouais avant sur ma guit!
‘Jealousy’ – Death

J’avais écouté la vidéo Lack Of Comprehension et je trouvais ça vraiment bon! Puis est venu l’album Individual Thought Patterns avec, entre autres, la toune Jealousy; toute une structure! Des riffs mélodiques, un drum simple, mais efficace…évidement, le meilleur restait à venir avec Symbolic!

 

‘War Ensemble’ – Slayer

À cette époque, tout partait de Musique Plus. Encore une fois, une vidéo m’a frappé: celle de War Ensemble! C’était tellement vite et agressif que j’ai vraiment aimé ça dès la première écoute! Le côté sombre des riffs m’ont beaucoup plu!
‘Arise’ – Sepultura

La voix grave de Cavalera m’a vraiment inspiré à créer des tounes et des riffs qui s’agencent ensemble. Les notes simples, mais efficaces…agressifs en même temps. Cela m’a apporté gros dans mon bagage de création au début de cette période.
‘A Predator’s Portrait’ – Soilwork

En même temps qu’In Flames, Soilwork est l’un des bands que j’ai découvert sur internet. Une grande inspiration pour l’époque! Pas mal moins par contre aujourd’hui!