Voici le retour de Cherry Lesly lors du spectacle de Flea and The Honora Band présenté par Evenko au Théâtre Beanfield de Montréal le 10 mai 2026.

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Flea and the Honora Band

Dimanche 10 mai 2026 20h00 Théâtre Beanfield, Montréal

« Les lumières baissent. Sur scène, Flea apparaît au centre, avec un costume à rayures et des paillettes dorées qui captent la lumière, entouré de ses quatre musiciens talentueux. Contrebasse, batterie, guitare et saxophone qui semblent prêts à embarquer le public dans un voyage sonore délicat et sauvage à la fois.

D’entrée de jeu, l’ambiance est posée par un jazz expérimental sur fond d’électro, les textures sonores s’étirant lentement avant de se densifier, donnant une sensation flottante, presque cinématographique.

Derrière eux, un écran projette des images apaisantes de la nature forêts, prés, rivières créant une atmosphère immersive, presque hypnotique. Dans plusieurs vidéos Flea courent à travers ces paysages, comme si la musique et l’art visuel tentaient de raconter un même récit intérieur.

Très vite, Flea prend le micro pour présenter chacun de ses musiciens. Il raconte comment ils ont rejoint le groupe, leurs parcours, leurs influences. C’est intime et ça donne une impression d’être invités dans une conversation plutôt que dans un simple concert. Ces petites histoires donnent aussi au public le contexte pour mieux comprendre ce qu’on va entendre ensuite.

Puis vient un solo de basse déstructuré, un moment intense où les lignes rythmiques se tordent et se libèrent, explorant des textures sonores inédites. Puis, un duo basse / contrebasse qui met en valeur une sorte de dialogue musical, parfois presque silencieux, parfois explosif.

Transition vers un morceau plus structuré moins improvisé, plus jazzy, avec des bordures légèrement rock’n’roll. C’est le premier moment où on sent la foule se détendre et groover ensemble.

À plusieurs reprises, Flea retourne au micro, chante et fini par faire tomber sa veste, comme pour accueillir encore plus de liberté dans le jeu. Cette énergie est contagieuse : les instruments s’emmêlent, la trompette surgit avec force, et la musique oscille entre sophistication jazz et effusions plus brutes.

La projection derrière lui continue comme un fil rouge : on voit Flea marcher sous un ciré jaune dans une prairie, silhouette solitaire dans un paysage vaste.
Plus tard, une vidéo le montre roulant au sol dans le sable près d’une plage, faisant des gestes étranges et presque surréalistes, comme une petite performance d’art visuel intégrée au concert.

Le moment le plus poignant arrive vers la fin du set : Flea lève les mains vers le ciel, remercie le public, puis saisi sa trompette pour un solo final.
Derrière lui apparaît un cercle lumineux, comme un soleil vert parsemé de taches, une image simple mais puissante, semblant symboliser un éclat émotionnel avant la conclusion.

Il repose ensuite sa basse, s’agenouille pour un dernier tour intense et émotionnel, et la salle explose en applaudissements spontanés.

Puis, avec un chaleureux « Thank you, good night ! », il salue ses musiciens, c’est la fin du set principal.

Après quelques secondes de rappel, le groupe revient pour une dernière chanson, qui parle de la mort mais de manière joyeuse et presque libératrice.
Le public, visiblement touché, la reprend presque en chœur, un moment qui ressemble moins à un simple rappel qu’à une communion.

Puis, les derniers adieux, et la lumière revient.

-Cherry Lesly