Chronique Nécrologique de Hellstorm

Les Chroniques Nécrologiques de Hellstorm #17

 

Désirer une chose et l’obtenir sans faire le moindre effort est une chose qui peut être réalisable lorsque l’on a un plan de match valable devant soi. En fait, c’est ce que ma journée d’hier m’a appris lorsque je suis arrivé au travail pour faire mon devoir de citoyen coopératif. Je m’étais planifié une journée d’excavation en vue de préparer ma semaine pour les nouveaux corps que l’on m’apporterait et que je devrais remettre en terre. Une saison qui promet à mon avis, vu la montée du crime ces derniers temps. Les gars de la morgue m’ont apporté quelques spécimens fort intéressant et toujours frais.

Parmi les corps de ce nouvel arrivage, j’ai remarqué la présence d’une jeune brunette dans la vingtaine, qui s’était enlevé la vie, parce qu’elle n’avait pas eu la chance d’obtenir un « amour impossible » qu’elle désirait ardemment du plus profond de son cœur. Attristée par ce fait, elle usa d’une lame de couteau pour se donner la mort. Cela me fit penser à ce groupe de Brossard qui était actif en 2008, MURDER YOUR DESIRE. Au cours de leur période d’incarnation, ils ont eut la chance de partager la scène avec: « Avery’s descent / Terror Rising / Come Clarity / Bloodstained Memories / Shootdown order / Killroom / Kill Saw / Monster / Scars Of Creation / Hybrid / Untold / Death Lullaby ». Malgré cette mort certaine, nous savons que certains membres du groupe ont créé un nouveau projet du nom de ERA OF CONFUSION.

 

MURDER YOUR DESIRE (Era Of Confusion)

Members: Lead Vocal / Lenny Shmidt Drums / Frederick Steelandt / Guillaume Renaud / Guitar Bass / Christian Hamel

LIENS:

MySpace

Revernation

 

Murder Your Desire Live – I’d Rather Drown Then To Scream for Help

 

Pendant que toute cette mascarade m’animait d’un désir de pouvoir observer davantage de cas hors du commun, je reçus un coup de fil qui attira mon attention totale. La voix au bout du fil était celle d’une vieille connaissance qui cru bon me faire part d’une découverte incroyable. Connaissant mes connaissances occultes, il me demanda ce que je connaissais exactement des Phoenix ? Je lui répondis que, comme tout le monde, je savais que le Phœnix renait de ses cendres après s’être complètement consumé au moment de sa mort ! Voila de quoi me rappeler ce groupe du nom de REBORN TO ASHES apparut dans la ville de Sherbrooke en 2008. La formation a bâti son style sur une rythmique Métal agressive complétée de vocal clean à saveur pop. Ils ont lancé, au Théâtre Granada, une démo de 5 pièces originales. En 2010, ils ont lancé un « single », qui fut suivi d’un album du nom de « Everything Lies Within ». Dans les deux années de leur incarnation, REBORN TO ASHES a fait plus de 200 shows, dont naturellement plusieurs au Québec, mais ils ont également fait 3 tournées canadiennes.

Membres de REBORN TO ASHES: Oli –Vocal / Sam – Guitare & Vocal / Yan – Guitare / Math – Batterie / Simon – Basse

Album :

2008 – Demo

2010 – Everything Lies Within

LIENS:

Page officielle

Facebook

MySpace

Merch

 

Reborn To Ashes – A Passionate Patience

 

Maintenant que le Phœnix a refait surface dans le monde de la vie, il ne me restait qu’à attendre la tombée de la nuit pour enfin m’endormir. Toutefois, la nuit fut difficile, puisque j’ai dormi très peu ces derniers temps en raison d’un cauchemar qui se répétait à chaque fois que mes yeux se collaient pour laisser place au sommeil. Toutefois, mon dernier réveil eut lieu un peu après l’aube et fut un moment qui m’incita à demeurer en état d’éveil. Dans mon cauchemar, je voyais les gars de NIGHTMARE AFTER DAWN sortir de la  terre pour venir dévorer le cœur des humains encore vivant. Cette formation originaire de Montréal et Laval possédait la détermination de créer un style différent entre chaque pièce composée afin de bâtir une formation musicalement diversifiée. Ils ont eux-mêmes réalisé leur premier EP de 7 pièces originales intitulé « Your Darkest Dream ». Ils ont partagé la scène avec des formations tels que : « Synastry / Buried & Breathing / WDNFRA / A Wasted Sacrifice / Death Lullaby / The Catalyst / Murder Your Desire / Heaven Ablaze / Avery’s Descent / Protocol / Unleash The Archers /  ». Le groupe est apparu dans la scène en 2007 et s’est finalement éteint en 2011. On peut rapidement remarquer la présence d’une touche classique dans leur approche musicale, ce qui est parfois intéressant à entendre. Ils se disaient influencés par « Eddie Van Halen / Slash / Metallica / Avenged Sevenfold & Children Of Bodom ».

Membres de NIGHTMARE AFTER DAWN : Nick Petris – Vocal, Guitare & Vocal / Marco Tucci – Lead Guitare & Vocal / Johnny Zambito – Batterie / André – Basse / Kevin

Album :

2009 – Your Darkest Dreams (EP)

2011 – Dawn Of A New Day Album)

LIENS:

Site officiel

Myspace

Supernova

 

Nightmare After Dawn – Haunting Visions

 

Maintenant que le jour est levé, je peux mettre toute cette histoire derrière moi et revoir mon interprétation de ce mirage mental. En effet, il n’est pas très bon pour la santé de tout faire pour éviter le sommeil et c’est pourquoi je m’en tiendrai à une petite sieste dans le courant de l’après-midi pour me remettre de mes émotions fantasmagoriques et éviter de délirer au point d’encourager les problèmes psychosomatiques.

 

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De cover de juge à cover de band

Tranquillement assis devant mon ordinateur dans la journée de jeudi de la semaine passée, je planifiais ma fin de semaine de malade et, en tant que répartiteur de nos forces à Montréal, celle de nos collaborateurs. Bon, jeudi soir le « En route vers Heavy Mtl« , organisé par Evenko et Dungeon Works Productions avec Dave qui s’en vient de Québec pour me rejoindre. Entrevue avant le show avec Dan Lilker, juge invité pour le concours et naturellement pour ceux qui ne le savent pas bassiste de Brutal Truth, SOD, Anthrax et Nuclear Assault pour nommer les plus évidents. Vous pourrez bientôt écouter cette entrevue sur une de nos capsules. Vendredi, Every Time I Die au Club Soda avec Dave, un spectacle organisé par Extensive Enterprise. Samedi, Innerspace (bon ce n’est pas du métal, mais je produisais le spectacle donc je devais y être) pendant que Dave s’en allait animer au Barock pour le spectacle de levée de fonds pour la petite Jasmine organisé par Hellstorm Productions, que Krystal se rendait à la Messe des Morts II.V de Sepulchral Prods et finalement que Jonathan couvrait Behold the Arctopus, un spectacle de Extensive Enterprise, au Il Motore. Vous pouvez lire le compte-rendu de Dave en cliquant ce lien, la soirée de Jonathan est ici. Ceux de Krystal pour sa soirée de samedi et aussi de dimanche au show du Bam Margera Experiment seront bientôt disponibles.

Fiou, quelle fin de semaine de malade! Je digérais tout ça quand tout à coup je reçois un message de Nick Guérin de Dungeon Works Prod. ….

Salut Lex,

j’ai une cancellation d’un juge ce soir.  Il est malade.  Je ne suis pas sûr si mon Plan B puisse venir non plus.

Est-ce que vous ou Dave serait disponible? – Nick

Huh!!?? Après avoir bien relu le message, j’ai naturellement répondu oui.

On va te faire ça à 2 sur la chaise, Nick. – Lex

Haha, ok, je te confirme ça d’ici 17h. – Nick

Connaissant Dave et son calme proverbial, devais-je l’avertir parce qu’au même moment, il était dans son « Century » sur l’autoroute et ce n’était pas le temps de provoquer un carambolage pour une si petite nouvelle, tout de même non confirmée à ce moment. Donc, cette réflexion passée, dans la seconde qui suivait je ne pouvais plus me retenir (Dave déteint sur moi tranquillement pas vite. Ouchh!!) et j’ai buzzé le boss.

On est demandé pour être juge ce soir!! – Lex

Tu me niaises, tab…!!! – Dave

C’est dans ces moments que je me dis qu’il fait bien exprès pour passer de longs moments sur l’accotement (!!?) à poser des questions inutiles. Bon, il gère bien ça comme il veut.

Donc, comme vous l’avez lu dans cet autre texte, la soirée en tant que juge a été vraiment trippante. J’ajouterais qu’elle a aussi été un peu stressante. Jugé un spectacle drette là, ça peut-être l’air niaiseux comme ça mais quand en plus tu dois commenter la prestation des groupes au micro, mettons que moi, ça m’a fait grimper la nervosité. Surtout que 3 des 4 groupes font partie de mes bonnes connaissances. Enfin, la soirée s’est déroulée rondement, les groupes nous ont donné un spectacle d’une qualité irréprochable et comme dans tout concours, il a fallu déterminer un gagnant qui s’est avéré être DERELICT. Félicitations encore! Et MERCI INFINIMENT à Dungeon Works Productions de nous avoir offert cette opportunité hors du commun!

Après le show, on est resté à jaser avec plein de monde qui chillait après une soirée intense pour les groupes en compétition. On en a profité pour connaître aussi un peu plus la gang de Thorium. La soirée s’est terminée devant un smoked meat au Capri, un restaurant déli 24h tout ce qu’il y a de traditionnel avec sa faune bizzaroïde de fin de nuit.

Vendredi a commencé un peu sur la bulle de la veille. L’entrevue de Dan Lilker, le poste de juge … vraiment il y a des pires façons de passer un jeudi soir. Et c’est ce que me prédisait mon avenir pour cette journée. Je dois l’avouer, c’était un peu de reculons que j’accompagnais Dave au show de Every Time I Die. Bon, OK! ETID valait le déplacement mais fallait voir les autres avant et ça ne m’inspirait rien. Comme la veille, un imprévu s’est présenté qui m’a amélioré ma soirée instantanément.

Euh … Lex! Qui couvre le show de X Trem Prods au Katacombes? – Dave

Euuuuuuuuuuhhhhhhh! Personne ….. !!! Ben moi si tu veux! – Lex

Ça te dérange pas trop? – Dave

 

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Le temps d’avertir X Trem Prods que je serais à leur show (Merci pour l’accès à la dernière minute) et voilà ma soirée replanifiée. Bon, mettons que j’aurais aimé voir ETID mais je pouvais faire sans. J’aurai quand même vu Vanna pendant le court moment que j’ai passé au Club Soda. Je me passerai de commentaires sur le niveau d’intelligence que ça prend pour lancer des bouteilles d’eau pleines dans la foule à partir du stage.

Après avoir subi Vanna, j’ai quitté pour les Katacombes afin d’assister au show qui mettait en vedette MOTORHEADACHE accompagné par SNAKESKYN WHISKEY et SAWYERPATH. Enfin, je croyais mais un changement de line up avait été fait et c’est finalement le groupe JANE & MARY qui complétait le line up en place de SNAKESKYN WHISKEY. Bah, ma fin de semaine était faite de bouleversements en surprises, fallait bien que ça continue!

Salut Lex … Bois-tu ça de la grosse Tremblay? Tiens vlà un coupon pour la bière! – Corinne

Vraiment merci, Corinne pour l’accueil. On a même pris une photo ensemble … J’vous ai  déjà dit que y’a des pires façons de passer un jeudi, ben quand tu tiens Corinne par la taille pour une photo, la même réflexion te passe par la tête à propos des vendredis.

Parlant de surprises, c’est ce que SAWYERPATH m’ont réservé en lever de rideau de cette soirée. J’avais obtenu leur CD des studios Silver Wings d’où il est sorti et mes écoutes ne m’avaient pas préparé à la différence avec leur prestation live. Leur musique profite de la scène pour passer à une coche supérieure. Bon, le trio nous a envoyé ses compositions avec peut-être un peu trop de statisme sur scène car Sean doit rester à son micro pour chanter tandis que Alex gardait les yeux rivés sur le manche de sa basse, concentré à nous envoyer ses riffs. Mais ils ont livré un set solide. Je leur pardonne donc pour l’instant le manque de mouvement car ils gagneront en assurance sur scène et leur post-grunge métallisé est assez intéressant pour compenser. Pis ils ont Pete au drum qui nous groove ça. D’ailleurs, il pourrait être intéressant d’installer le drum à l’avant-scène avec la basse et guitare de chaque côté quand l’espace le permettra. Pete donne un bon show.

Bon, il était temps de sortir prendre du monoxyde de carbone accompagné d’acide cyanhydrique et 15 autres produits toxiques ou cancérigènes en attendant le prochain groupe. J’en ai profité pour jaser avec Lemmy Clonemister, chanteur de MOTORHEADACHE, qui lui aussi se carbonisait les poumons. Je ne pouvais pas le manquer,  il ne s’appelle pas Clonemister pour rien. Il a la même face que Lemmy! On a jasé de son band qui soit dit en passant est son seul. Il se concentre avec ses chums à son band de cover et ça fait ben son affaire. On a aussi parlé des années qu’il a passé au Québec et de toutes sortes de choses qui fait que c’est toujours trippant de rencontrer des gars qui débarquent de Toronto pis qui te jasent de la scène du Québec.

Bon, il était temps de rentrer pour le prochain groupe et constater en même temps que la salle se remplissait tranquillement. JANE & MARY nous ont a leur tour offert un son rock métallisé qui faisait une bonne suite à SAWYERPATH. Une musique peut-être un peu plus rock& roll mais ça allait assurer la transition avec le thrash de la musique de Motorhead. Y’avait aussi un peu plus d’action sur le stage, c’était juste ce qu’il fallait pour continuer d’embarquer la foule qui attendait l’arrivée du headliner.

Après un autre passage à l’extérieur entre les groupes, on était prêt pour la tête d’affiche. Si je vous ai dit que Lemmy ressemblait à Lemmy, ben 88 Fingers Donohue fait penser à Fast Eddie et Gary the Hammer fait un excellent Philthy Animal Taylor. L’illusion est parfaite. Dès les 1ères notes, j’ai tout de suite compris que l’illusion irait au-delà du look et quand Lemmy a entonné les 1ers couplets, ben on se sacrait bien que son nom soit Killmister ou Clonemister parce que les yeux fermés c’était Lemmy. Les pièces se sont enchaînées de hit en hit et Motorhead en ont tellement qu’ils auraient pu nous en envoyer tout plein d’autres. Moi, j’ai eu la mienne, « Killed by death« , et à voir et entendre les réactions de la foule au début de chaque pièce, plus d’un ont eu leur toune favorite. Une mention toute spéciale au gars à côté de nous sur la mezzanine qui se claquait les fesses à grandes mains ouvertes et se tirait le fond de culotte « wedgie style » quand c’était ses tounes qui jouaient. Oh Boy!!! On ne juge pas mais avouez que ça surprend. En tout cas, c’est ça que la face de Dave, venu me rejoindre après ETID, me disait quand il l’a vu faire!!! Quand je vous disais que y’avait des surprises et des rebondissements …

Merci encore à tous qui agrémentés mes soirées avec toutes sortes de moments hauts en couleurs.

Cheerzz!

Lex

Critique d’Album: Reanimator – « Great Balls E.P. »

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Reanimator

« Great Balls » E.P.

2013

 

La dernière fois qu’on a eu du stock frais de Reanimator, un band thrash montréalais, est en 2009 avec l’album « Ignorance Is No Excuse » et des changements de lineup depuis ont retardé tout le processus, mais avec l’addition de Fred Bizier à la basse et aussi à la composition de beaucoup de ce nouveau matériel, on dirait que l’avenir vient de beaucoup s’éclaircir et pour plusieurs raisons.  D’ailleurs, est-ce pour le remercier de sa contribution que le band lui laisse un beau solo de basse au début de « Beyond the Burning Mask »?  Je ne sais pas, mais maudit que la tonalité de l’instrument est ronde et impressionnante dans le mix de cette nouvelle offrande.

Avant même d’attaquer la musique, on est confronté à une superbe pochette et moi, si un taureau est en train d’arracher la tête d’un zombie, je trouve que ça commence bien!  « Back In the Pit » est ensuite notre introduction à ce nouveau matériel de Reanimator avec un message clair qu’ils sont de retour, mais la première chose que l’on remarque est l’excellente production de Jeff Fortin, qui a su adapter son mix au son que le band est sensé offrir, c’est-à-dire clair, old-school et dénudé de fla-fla inutile.

Ce qui m’a le plus frappé est que le groupe semble beaucoup moins s’attarder à essayer de trouver le riff le plus rapide qui soit et incorpore plus de ‘groove’ dans ses compositions.  Le premier extrait, « Peaceful Eradication », est non seulement un bon exemple, mais aussi, selon moi, la pièce la plus forte qu’on retrouve sur ce E.P. de cinq tracks, dont une reprise de « Great Balls of Fire », initialement interprété par Jerry Lee Lewis, mais celle-ci, j’y reviens plus tard.

Vous aviez peur que le band prenne une direction qui ne vous donne pas vos solos tant appréciés?  Dormez tranquille, vous aurez du ‘shredding’ en masse, gracieuseté de Joel et Ludovic, mais qui ne tombe pas dans la masturbation musicale et technique.  Ils savent agrémenter les chansons, sans devenir un festival de notes qui ne s’arrange pas bien avec ce que le groupe tente d’accomplir dans le reste de la chanson.

D’ailleurs, qu’est-ce que le band essaie d’accomplir?  Selon moi, le mot d’ordre ici était « let’s have some fun » et c’est exactement ce qu’ils nous livrent.  Une ambiance de party et des refrains entraînants peuvent être retrouvés partout sur ce EP qui passe très vite et fini avec un classique qui est sûr d’être un ‘must’ en show et c’est aussi de là qu’est né l’idée de faire un ‘cover’ de cette compo; en la jouant en spectacle.  Il est non seulement réussi, mais je ris juste à imaginer Patrick Martin, le chanteur, en train de se déhancher sur scène au son de ces accords.

J’aimerais souligner le travail qui a été fait du côté des vocals, parce qu’on parle ici d’un Pat renouvelé, qui va chercher beaucoup plus de profondeur dans son ‘range’ de voix.  Le côté old-school y est encore, mais avec une tournure moderne qui va très bien avec l’accent qui a été mis sur le groove.  Cette partie du travail de l’album a été assurée par Christian Donaldson et je ne crois pas que cette formule devrait être changée.

Si ce qu’on entend sur cet E.P. est un signe de ce qui nous attend dans le futur pour le groupe Reanimator, on peut être sûr qu’ils ne tomberont pas dans le panneau de rester pogné dans le passé, mais bien de pouvoir l’offrir avec un son moderne et professionnel et pour ça les boys, vous avez tout mon respect.  On a droit à une cuvée 2013 extrêmement forte jusqu’ici et de trouver des défauts est rendu une tâche monumentale.  Sur ce…

… Back In The Pit!!!

8.5/10

Stoner Way

C’est répété souvent sur Ondes Chocs et aussi dans le monde métal actuel, il y a beaucoup trop de bands ‘core’ qui se ressemblent et manque d’originalité, mais en même temps, il y a un public pour ça et votre serviteur est celui qui l’apprécie le plus dans tout notre staff.  Je n’aime pas le fait qu’il y en est trop, mais je sais reconnaître que des bands se démarquent et m’offrent ce que je veux: de la violence et du divertissement.

Avec le grand nombre de shows qu’on couvre, on en trouve beaucoup sur notre chemin, mais ma soirée de mercredi au Dagobert allait être un relaxant et un plaisir, car j’allais assister à la performance de deux bands qui font dans le stoner rock/métal, une production de 2nd Skin Promotions dont nous sommes les fiers partenaires, qui offre l’entrée gratuite à tous ses évènements le mercredi au réputé bar pour ses soirées rock/métal/punk/hardcore.

Le seul problème avec ces soirées est l’heure tardive pour un jour de semaine, mais quand même, considérant le prix et aussi avec toujours un lineup de deux bands, on peut toujours gager être chez soi vers minuit, ce qui est quand même acceptable.

C’est dans cette optique que je me suis rendu au bar à 22h, l’heure à laquelle les shows commencent, pour me retrouver avec une salle plutôt calme et je me suis installé dans les banquettes.  J’avais dit à François Couture, chanteur de Sandveiss, que j’allais être le semi-retardé avec le hoodie, pour mieux me retrouver.  Je ne sais pas si c’est bon signe, mais il m’a reconnu très facilement… espérons que c’est le hoodie!

On a jasé un peu du fait que tous les membres du band venait d’un endroit différent et autre que Québec, mais aussi de leur show au Cercle il y a quelques temps, qui était aussi leur premier à vie en tant que band.  Leur deuxième allait être une heure après notre conversation.  Il m’a laissé et derrière lui se trouvait Raphaël Malenfant, le propriétaire et technicien du Studio Broil, un endroit qui commence à se faire un bon nom et fait parlé de lui.  Le gars est non seulement cool, mais en plus il est très talentueux et passionné par son métier.  Je vous conseille fortement d’au moins le rencontrer pour parler de projets d’enregistrements futurs.  Il travaille d’ailleurs sur le prochain album du premier band de cette soirée, un processus qui est presque terminé.

Après notre courte visite de l’extérieur pour se… euh… rafraîchir, nous sommes entrés à l’intérieur où Evil Can Evil, un groupe de stoner rock de la vieille capitale s’y installait et croyez-moi, j’avais hâte de m’installer devant le stage avec ma bière pour me laisser transporter.  C’est d’ailleurs exactement ce qui est arrivé, mais pas avant que je me sois fait dire 3-4 fois « hein, tu connais pas Evil Can Evil? Ah! ».  Ben non, je ne les connaissais pas, mais c’est encore mieux, je pouvais les découvrir dans leur habitat naturel, au milieu de la faune métal/rock de Québec. J’ai tout de suite su dans quoi je m’embarquais avec le tempo lent et contrôlé de « Evil Witch » qui a débuté le spectacle et la pancarte « Stoner Way » qui avait été déposée sur le devant de la scène, d’où l’inspiration pour le titre de cet article. On parle ici d’un son stoner teinté de rock, blues et métal, tout dépendant des tracks de leur album éponyme et je crois que leur force réside à ce niveau; être capable d’être diversifié sans se répéter.  Un point fort du band est définitivement le vocal, avec un son chaud et qui s’adapte bien aux différents ‘moods’ des chansons.  Maudite belle job avec des influences de jazz très évidentes.  Du côté de la performance scénique, on a eu droit à une interlude non-planifiée après la deuxième compo, car l’ampli de Sébastien, le guitariste, a rendu l’âme, créant un délai de 10 minutes environ.  Pas grave, les gars sont revenus forts et, Seb, as-tu des maux de dos ou si tu en as a pas, tu vas en avoir en maudit avec la manière que tu te repli vers l’arrière constamment! All in good fun, man… Du côté de la basse, j’aurais aimé avoir plus d’implication de la part du musicien, car on avait trois gars qui trippait et se laissait flotter au son de leurs instruments et le bassiste qui semblait détaché de la situation, sans pour autant sacrifier le côté musical.  Rien de grave, mais ça je le remarquais constamment.

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Evil Can Evil

 

J’étais tellement hypnotisé par la musique que durant le set je n’étais plus en lien avec mon environnement, jusqu’à ce que j’entende « Ondes Chocs » derrière moi. C’était la voir de Jonathan Gooooaaaathier, un collaborateur de notre webzine, mais aussi le drummer de Haeres, qui était venu assister au show après son jam.  Il était accompagné de Bob Girard, le vocaliste d’Ancestors Revenge et aussi d’un autre ami inconnu qu’on va appeler Gilles!  Je lui paye une bière pour le remercier de ses services avec nous, on jase un peu et Olivier Potvin, animateur et technicien durant la soirée, se joint aussi à nous.  Trop cool ce gars-là, ça en est pas possible.

Sandveiss assurait la partie principale de la soirée, armé d’un EP de quatre tracks qui est disponible sur leur page bandcamp.  Avant le show, François était vraiment étonné que Jeff, le chanteur du band précédent, l’ait appelé pour jouer en première partie de Sandveiss et non en tête d’affiche comme le prévoyait l’horaire, même malgré le fait que son band n’avait pas encore un album complet à son actif.  Chose certaine, il ne se sont pas fait voler la vedette, car au contraire, le mix des deux m’a fait vraiment tripper.  De un, le guitariste, Luc Bourgeois, est réellement dans son élément avec un ‘feeling’ à la guitare qui est impressionnant, je vous avoue que je ne m’attendais pas à ça.  Félicitations pour tes solos inspirés et enivrants, tu me les as fais redécouvrir en show et je les encore plus apprécié.  On parle ici de quatre gars armés de leurs instruments (un bass drum de 26′ sacrament!) qui trippent à fond et laisse la musique les emporter, ce qui paraît tout de suite leur performance scénique, une observation aussi valide pour Evil Can Evil.  Du côté du chanteur, Frank, imaginez un enfant hyperactif après son bol de céréale sucré, qui a du fun avec ses jouets, avec un regard de gars qui veut juste bien faire.  Ce regard d’ailleurs, quand tu ne chantes pas, pose le sur la foule pour un meilleur contact avec celle-ci.  Même entre les tracks, Luc semblait prendre plus le lead pour la communication avec les fans et c’est ta job de nous bombarder de niaiseries. On parle ici d’un détail minime, mais quand même important et tu sais à quoi t’attendre avec mes critiques, man.  Ils ont joué de nouvelles chansons qui semblent être dans le même moule que le EP, mais avec un peu plus de dynamique, d’après ce que j’ai retenu à la première écoute.

C’est jamais facile de partir de chez soi un mercredi soir à 21h30 pour un show en sachant qu’on se lève tôt le lendemain, mais ces soirées où la bière est bonne et la musique nous entraîne dans un univers stoner qu’on ne voit pas à souvent me rappelle pourquoi je fais ce que je fais avec Ondes Chocs sur une base quotidienne.  Merci beaucoup aux bands pour l’accueil et à 2nd Skin Promotions de nous avoir comme partenaire.  On se donne rendez-vous, encore gratuitement, mercredi prochain.

P.S.: Lors de ma dernière visite au Dagobert pour le show de Cancer Bats, j’avais pris la blonde de Seb « Harry » Deschênes de Dance Laury Dance, Alexandra, en photo qui vous envoyait profondément chier.  Le fucker était de passage hier avec sa Labatt 50 et jme suis dit que ça ferait une belle continuité, sans raisons, de le prendre en photo en faisant la même chose.  Pourquoi? Je sais pas.  J’ai du fun. Deal with it. Thanks man!

 

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Échos d'Outre-Monde

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Vol. 2  – No.1 : Terra Australis Incognita

Après avoir exploré des thèmes quelque peu inusités lors des dernières semaines, les Échos d’Outre-Monde retournent à leur mission première, vous faire voyager dans le confort de votre foyer. Donc, pour les semaines à venir, nous nous concentrerons sur des points spécifiques du globe afin d’en extraire les trésors qui s’y trouvent. 

Afin de me permettre un maximum d’inspiration et de spontanéité dans l’écriture de ces chroniques, il n’y aura pas de trajet tracé d’avance.

De notre point de vue de nord-américains (c’est probablement aussi vrai pour les européens), bien que l’Australie soit une colonie britannique et par conséquent de proches cousins, son éloignement et l’exotisme de sa faune unique nous fascinent depuis très longtemps. Qui d’entre-nous n’a jamais rêvé d’y mettre les pieds?

Bien que la scène métal australienne soit belle et bien vivante, la distance demeure un obstacle majeur à la percée internationale des groupes qui la constitue. Bien sûr, l’internet a facilité beaucoup de choses pour ces artistes qui ont maintenant la possibilité d’atteindre un plus large auditoire via cette vitrine sur le monde, mais ces obstacles physiques restent toujours présents.  Enfin je vous invite à écouter ou ré-écouter cette entrevue avec Xenoxyr (Marc Campbell) de Ne Obliviscaris que Dave à réalisé en tout début d’année dans le cadre de l’une de ses mythiques Capsules Ondes Chocs, il explique beaucoup mieux que moi les difficultés que peuvent éprouver ces groupes qui évoluent sur ce qu’on appelait jadis, la Terra Australis Incognita.

Si la scène métal australienne semble être aussi variée que la faune qui habite sur ses terres, elle n’est sans doute pas aussi étrange que la scène métal japonaise. Après tout, culturellement, ils ont beaucoup en commun avec nous :

 

4Arm

 

Voici un groupe qui commence à gagner ses galons à l’extérieur de sa terre isolée. Formé en 2004 à Melbourne, 4Arm compte déjà 3 albums d’un Thrash Métal très groovy et qui me semble très inspiré d’au moins 3 grands du Big 4. En effet l’écoute de leur plus récent album, sorti l’an dernier et nommé Submission for Liberty, me fait grandement penser à un mélange de Metallica, Anthrax et Slayer, autant du côté de la performance vocale de Danny Tomb, n’étant pas sans me rappeler à quelques reprises la voix de James Hetfield ou de John Bush, que dans l’ensemble de la musique généralement lourde et groovy qui caractérisait le thrash aseptisé que je détestais tant il y a 20 ans. Mais heureusement aujourd’hui 4Arm, qui incorpore également des éléments de thrash plus rapide des belles années, me permet enfin d’imaginer à quoi Metallica aurait pu ressembler si l’album noir n’était pas devenu ce méga succès que nous connaissons tous.

 

 

Metreya

(Page Bandcamp)

Le second groupe de cette semaine est bien sûr toujours Australien, c’est la thématique! Mais elle donne également dans le Thrash! Ce groupe que j’ai connu, avant même que celui-ci sorte leur premier album, grâce à un contact Facebook basé à Sydney qui fait la promotion de sa scène locale et y organise également quelques spectacles. Metreya délivre une musique puissante et sophistiquée qui n’est pas sans rappeler le Thrash de la fin des années 80 tel que joué par les maitres de l’époque: Kreator, Dark Angel, Slayer ou Exodus.  Leur première parution consistant en un mini-album de 5 pièces, nommé Machines of War est disponible sur leur page Bandcamp pour environ 5$.  Machines of War est également le titre de leur premier vidéo-clip que vous pouvez visionner ci-dessous.

 

 

Advent Sorrow

 

Du Black Metal à l’extrémité sud du globe, est-ce possible? Et bien pourquoi pas! Après tout, ce genre n’est l’apanage unique des pays nordiques. C’est donc de la ville de Perth, que nous provient cette toute récente formation connue sous le nom d’Advent Sorrow. Issu de cette nouvelle génération grandissante de Black Metal Symphonique, tel que: Carach Angren (Pays-Bas), Devilish Impressions (Pologne), Winterburst (France) ou Juno Bloodlust (Japon), qui semble provenir de tous les coins du monde. Bien qu’Advent Sorrow, ne compte à ce jour qu’un seul mini-album de 5 pièces totalisant 25 minutes et intitulé Before the Dimming Light. Celui-ci est plus que suffisant pour démontrer son énorme potentiel!

Bonus: Demolition

 

Il y a certains de ces groupes qui filent comme une comète, une démo bien reçue par la scène régionale, un premier album qui a les qualités nécessaires à propulser ses créateurs au-devant de la scène, et bang! La formation est dissoute avant même que l’on puisse en entendre parler ici même. Malheureusement, Demolition est l’une de ces comètes. Néanmoins, la formation thrash de Melbourne nous laisse tout de même un excellent album du nom de Kill Zone, qui plaira particulièrement aux fans d’Annihilator!

Si vous avez des suggestions ou des commentaires, vous pouvez me joindre directement, via ma page personnelle Facebook,  http://www.facebook.com/metaluke, simplement mentionnez que vous m’avez lu sur le site Ondes Chocs et je vais vous ajouter sans problème. Également, si vous avez apprécié cette chronique je vous invite à aimer et/ou partager sur Facebook, non seulement c’est bon pour mon égo, mais c’est avant tout un guide qui m’aide à orienter mes prochaines interventions, merci!