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Vol. 2  – No.1 : Terra Australis Incognita

Après avoir exploré des thèmes quelque peu inusités lors des dernières semaines, les Échos d’Outre-Monde retournent à leur mission première, vous faire voyager dans le confort de votre foyer. Donc, pour les semaines à venir, nous nous concentrerons sur des points spécifiques du globe afin d’en extraire les trésors qui s’y trouvent. 

Afin de me permettre un maximum d’inspiration et de spontanéité dans l’écriture de ces chroniques, il n’y aura pas de trajet tracé d’avance.

De notre point de vue de nord-américains (c’est probablement aussi vrai pour les européens), bien que l’Australie soit une colonie britannique et par conséquent de proches cousins, son éloignement et l’exotisme de sa faune unique nous fascinent depuis très longtemps. Qui d’entre-nous n’a jamais rêvé d’y mettre les pieds?

Bien que la scène métal australienne soit belle et bien vivante, la distance demeure un obstacle majeur à la percée internationale des groupes qui la constitue. Bien sûr, l’internet a facilité beaucoup de choses pour ces artistes qui ont maintenant la possibilité d’atteindre un plus large auditoire via cette vitrine sur le monde, mais ces obstacles physiques restent toujours présents.  Enfin je vous invite à écouter ou ré-écouter cette entrevue avec Xenoxyr (Marc Campbell) de Ne Obliviscaris que Dave à réalisé en tout début d’année dans le cadre de l’une de ses mythiques Capsules Ondes Chocs, il explique beaucoup mieux que moi les difficultés que peuvent éprouver ces groupes qui évoluent sur ce qu’on appelait jadis, la Terra Australis Incognita.

Si la scène métal australienne semble être aussi variée que la faune qui habite sur ses terres, elle n’est sans doute pas aussi étrange que la scène métal japonaise. Après tout, culturellement, ils ont beaucoup en commun avec nous :

 

4Arm

 

Voici un groupe qui commence à gagner ses galons à l’extérieur de sa terre isolée. Formé en 2004 à Melbourne, 4Arm compte déjà 3 albums d’un Thrash Métal très groovy et qui me semble très inspiré d’au moins 3 grands du Big 4. En effet l’écoute de leur plus récent album, sorti l’an dernier et nommé Submission for Liberty, me fait grandement penser à un mélange de Metallica, Anthrax et Slayer, autant du côté de la performance vocale de Danny Tomb, n’étant pas sans me rappeler à quelques reprises la voix de James Hetfield ou de John Bush, que dans l’ensemble de la musique généralement lourde et groovy qui caractérisait le thrash aseptisé que je détestais tant il y a 20 ans. Mais heureusement aujourd’hui 4Arm, qui incorpore également des éléments de thrash plus rapide des belles années, me permet enfin d’imaginer à quoi Metallica aurait pu ressembler si l’album noir n’était pas devenu ce méga succès que nous connaissons tous.

 

 

Metreya

(Page Bandcamp)

Le second groupe de cette semaine est bien sûr toujours Australien, c’est la thématique! Mais elle donne également dans le Thrash! Ce groupe que j’ai connu, avant même que celui-ci sorte leur premier album, grâce à un contact Facebook basé à Sydney qui fait la promotion de sa scène locale et y organise également quelques spectacles. Metreya délivre une musique puissante et sophistiquée qui n’est pas sans rappeler le Thrash de la fin des années 80 tel que joué par les maitres de l’époque: Kreator, Dark Angel, Slayer ou Exodus.  Leur première parution consistant en un mini-album de 5 pièces, nommé Machines of War est disponible sur leur page Bandcamp pour environ 5$.  Machines of War est également le titre de leur premier vidéo-clip que vous pouvez visionner ci-dessous.

 

 

Advent Sorrow

 

Du Black Metal à l’extrémité sud du globe, est-ce possible? Et bien pourquoi pas! Après tout, ce genre n’est l’apanage unique des pays nordiques. C’est donc de la ville de Perth, que nous provient cette toute récente formation connue sous le nom d’Advent Sorrow. Issu de cette nouvelle génération grandissante de Black Metal Symphonique, tel que: Carach Angren (Pays-Bas), Devilish Impressions (Pologne), Winterburst (France) ou Juno Bloodlust (Japon), qui semble provenir de tous les coins du monde. Bien qu’Advent Sorrow, ne compte à ce jour qu’un seul mini-album de 5 pièces totalisant 25 minutes et intitulé Before the Dimming Light. Celui-ci est plus que suffisant pour démontrer son énorme potentiel!

Bonus: Demolition

 

Il y a certains de ces groupes qui filent comme une comète, une démo bien reçue par la scène régionale, un premier album qui a les qualités nécessaires à propulser ses créateurs au-devant de la scène, et bang! La formation est dissoute avant même que l’on puisse en entendre parler ici même. Malheureusement, Demolition est l’une de ces comètes. Néanmoins, la formation thrash de Melbourne nous laisse tout de même un excellent album du nom de Kill Zone, qui plaira particulièrement aux fans d’Annihilator!

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