Critique d’Album: Loss Of Self – demo

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Loss Of Self

– demo –

2012

 

Maintenant que les réjouissances des fêtes de Noël sont derrière nous, nous pouvons nous remettre aux choses sérieuses et laisser ‘le malin’ accomplir son œuvre encore pour une autre année. Donc, question de repartir tout ça du bon pied, je vous propose un excellent démo d’une formation (post)black métal prometteuse, mais évidemment, encore inconnu.

Attention ici, il se peut que cet demo ne plaise pas à tous. Alors, si vous ne jurer que par une production hyper-léchée, une batterie triggée de A jusqu’à Z, des guitares lustrées et un beau chant ‘screamé’ bien juste, cessez tout de suite la lecture de cette revue et passez à la nouvelle suivante puisque vous ne trouverai rien de cela en écoutant les 3 pièces qui compose la démo de Loss Of Self.

Enregistré de façon totalement indépendante par le groupe lui-même, je ne peux m’empêcher d’émettre que de bons commentaires sur le travail accompli par cette formation de Melbourne en Australie. Un enregistrement sobre avec quelques petites erreurs par-ci par-là, mais qui révèle tout de même la nature authentique de l’exercice et de la formation et, surtout, l’incroyable potentiel qui s’y trouve. À mon avis, Loss of Self est voué à un bel avenir si tout continue de se dérouler dans les règles de l’art.

Pour ce qui est du contenu musical en soit, je dirais que sans apporter quelque chose de nouveau au genre, leur son a un petit quelque chose de frais, quelque chose qui se distingue peut-être de la masse par son côté plus brute, moins vernis, quelque chose qui garde aussi la discordance du style sans jamais la laisser s’échapper dans un délire incompréhensible. Tout est bien structuré, harmonieux, arrive au bon moment et on ne s’éternise pas à créer d’interminables pièces de 13 minutes sans que ce ne soit nécessaire. Un petit démo superbe et génial, je vous le dis!

D’ailleurs, j’aime particulièrement comment la voix nous est livrée. Comme il arrive parfois dans ce genre musical, elle est un peu plus en retrait dans l’enregistrement. Elle est, comme on dirait, dissimulée à l’intérieur de l’ambiance générale. Cachée derrière la ligne directrice de la charpente musical et de la mélodie, elle ne s’oublie jamais dans un ton colérique inutile et la rage n’arrive tout simplement pas à me gagner en écoutant Loss Of Self. À mon avis, la voix à peine audible intégrée ainsi à la formule des compositions y est pour beaucoup, mais peut-être que non aussi, à vous d’en juger.

Une chose étrange par contre est comment les trois titres se terminent, c’est-à-dire, comme ça, pouf, d’une seul coup, sans avertir. Je suis obligé d’avouer qu’à la première écoute j’ai resté l’air bête. Je me suis dit  » Ah putain, le download a chié! », mais non, elles se terminent belle et bien comme ça. On fini par s’y habituer mais bon, reste que c’est bizarre quand même… on ne sent vraiment pas la fin arrivé et je crois que j’aurais préféré des finales peut-être plus élaboré.

Ceci étant dit et pour ma part, je vais définitivement garder un œil et une oreille attentive au prochain matériel que cette formation nous offrira et je vous tiens aussitôt au courant.

En attendant et d’ici là, bien que les 49 copies physiques de ce démo se sont tous envolées, je vous invite quand même à aller profiter de ce petit bijoux d’à peine 10 minutes offert gratuitement en téléchargement sur le bandcamp du band.

 

Bandcamp

 

Cheers !

Nouvelles et Découvertes de Métal International – 21 janvier

Man, ça fait vraiment trop longtemps que j’ai fait ces recueils de nouvelles et découvertes de métal international et l’ironie là-dedans est que j’en ai jamais autant fait de belles découvertes internationales que dans les derniers jours, un effet qui se fait ressentir directement dans les Capsule Ondes Chocs avec un maudit bon mix de brutal mondial avec nos excellents bands québécois qu’on essai de mettre en valeur.

En parlant de Capsules, avez-vous entendu cette entrevue épique avec Snake et Away de Voivod??!! Ciboire, j’étais stressé avant de la faire, parce que j’avais de grosses attentes de moi-même et je dois avouer que je suis très satisfait du produit final… au pire, même si le band est pas dans vos goûts, l’intro vaut vraiment la peine de peser sur ‘play’, vous allez vous rouler à terre \m/

Avec les deux qui s’échangent les noms au début… classique, man, ils ont fait ma semaine et croyez-moi, ce genre d’expérience vient compenser pour toute l’énergie mise dans le produit que vous connaissez sous le nom Ondes Chocs.

D’ailleurs, saviez-vous que des annonces majeures s’en viennent et que déjà des additions ont été faites à notre équipe??

 

  • Krystal Koffin, nouvelle chanteuse du band Talamyus, aura son show sur Ondes Chocs Radio… en anglais!! J’ai toujours voulu m’adresser à la communauté anglaise de la province et leur donner une voix à travers nos plate-formes et Krystal viendra nous faire connaître du métal à chaque lundi.  En plus, elle sera de plusieurs shows pour en faire la critique, en plus des entrevues et autres chroniques qu’elle se prépare à partager avec vous!  Elle apprendra aussi le français pour une meilleure transition avec le staff et lecteurs/auditeurs de Ondes Chocs.
  • Éric Deslauriers, qui fait partie du staff de La Punkerie, un excellent site de punk/hardcore au Québec, fait maintenant des critiques et autres chroniques pour le site, question de diversifier nos offrandes et surtout en avoir plus souvent!

 

Dans les prochaines semaines, deux projets seront dévoilés, en plus de l’addition de nouveaux membres à la famille OC.  À vous deux nommé ci-haut, je vous souhaite la plus accueillante des bienvenus et maudit… keep the metal alive!!! Maudit que je trippe!

Pour en revenir aux découvertes de métal que je fais ces temps-ci, c’est surtout dû au fait que je passe plus de temps que d’habitude sur Bandcamp.com où Ondes Chocs y a d’ailleurs sa page depuis peu, mais où vous pouvez consulter notre collection d’achats, mais aussi de groupes que nous suivons, découvrons et espérons que vous aimerez!

En voici deux exemples de bands qui sont TOUJOURS EN ÉCOUTE chez nous ces jours-ci, c’est juste trop bon esti:

 

Nylithia est un band de ‘hyperthrash’ de la région de Vancouver qui redéfini justement les limites du thrash et du chaos:

 

Dans un autre ordre d’idée, on s’en va dans le grind moderne avec Absvrdist, un band du Texas qui me jète à terre avec leur talent, aggressivité, originalité et un chanteur qui est juste trop sur la grosse coche!  Voici deux des meilleurs tracks de l’album « Illusory », pour vous, sur le même ‘vidéo’… wow…

 

  • Voici le deuxième extrait du nouvel album double de Soilwork, « The Living Infinite ». On retourne dans ce qu’on a connu du band après m’avoir quand même surpris avec le premier ‘single…

  • L’excellent band hardcore The Chariot (que vous vous DEVEZ de voir en show, pas le choix, c’est débile!) nous offre un vidéo ‘live’ de la pièce « Forget’ tiré de leur excellent dernier album.

  • Amorphis, le band finlandais de dark/melancholic metal, sortira son 11e album, « Circle » , le 19 avril prochain sur Nuclear Blast!  Un sommaire du concept/histoire de l’album est retranscrit ci-dessous et on écoute une pièce de l’album « Skyforger » en attendant la venue des premiers extrait du nouvel opus…

 

  • Hope For The Dying se vend comme du ‘Christian Progressive Shred Metal’, un terme que je n’avais jamais vu, mais le produit est pas mauvais du tout!  « Aletheia » sort le 19 mars sur Facedown Records et en voici un extrait!

 

 

  • J’adore le band humoristique Psychostick en provenance d’Arizona.  Parle-moi de ça un band qui est non seulement habile avec ses grooves et compos, mais en même temps ne se prend VRAIMENT pas au sérieux!  Leur dernier vidéo représente bien mes impressions, je crois:

 

  • Quelque chose me dit que Matt Pike, chanteur de High On Fire, ne sera pas invité V.I.P. dans une show d’Aerosmith de si tôt!

“I’ve just always had this thing with Aerosmith. The guy sounds like a goat. [Bleating.] “Baaa, baaa, dude looks…” It just gets under my skin. I have this button called the off button or the mute button that I call the Aerosmith button on all my stereos.

I just have this weird thing with Aerosmith, where I don’t even care what people say about their old shit. I think they’re the crappiest, most overrated shit band of all time. And I fucking can’t stand them. [Laughs.] And that particular song gets under my skin to where I want to stab people.”

“That band hasn’t done anything since the ’70s. And in the ’70s, which was their most redeeming era, they still fucking sucked. Two good tracks that just won everybody over, and the rest of their career has been a hot, heaping pile of dog shit. I’m just not into Aerosmith, I suppose.”

 

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  • Ghost était à la télé suédoise pour présenter ‘live’ son nouveau ‘single’ « Secular Haze »….

 

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  • Jeff Loomis et Keith Merrow, un excellent musicien de métal extrème/djent, sont réunis pour la composition d’un album complet!  Bonne idée de prendre deux guitaristes de renoms et en faire un ‘package’ de la mort!  Voici de quoi avait l’air leur première collaboration, avec Loomis qui venait prêter ses doigts à une compo de Merrow…

  Very excited to let you all know, Jeff Loomis and I have decided that we’ll be doing an album together. We’ve been talking about it for a while, and it just seems right. So, we’ll start writing some new music for that, soon. I’m extremely motivated by the thought of this, and I know that the chemistry between the musical ideas we have will make for a truly amazing album. Be stoked. I’m stoked! So, our “jam” today was mostly about this collab, and also practicing for a performance at NAMM together. I know some of you were hoping for a new video, or a a bunch of pics… but, there will be plenty of that in the future. Count on it 🙂

 

 

 

  • C’est complètement malade ce que Protest The Hero a réussi à accomplir avec IndieGoGo pour l’amassage de dons pour l’enregistrement de son prochain album avec plus de 200 000$ amassé en 3 jours!!! Voyons donc! Ceci était le pitch de vente pour cette aventure, encore une fois avec l’humour de PTH et bien sûr les boys doivent capoter en ce moment…

 

 

  • Le groupe de hardcore britannique Your Demise vient tout juste de sortir le nouvel extrait de son EP qui sortira le 7 février prochain.  Le EP sera d’ailleurs gratuit en téléchargement, une maudite bonne nouvelle!

  • Johnny Plague de Winds Of Plague a chanté la track « Endless » avec Unearth en fin de semaine, voici le résultat…. et oui, je suis vendu Unearth, j’adore leur énergie et leurs compositions…

 

 

  • Cette pièce de Underoath, « Sunburnt », sera officiellement la dernière à voir le jour sous version vidéo pour le band Underoath qui feront leur tournée d’adieu cette année.

\m/ Nouvelles en Rafale \m/: Anthrax a fait entendre au monde entier son ‘cover’ de « Anthem » par le groupe canadien Rush en suivant ce lien.  L’album de ‘covers’ sera disponible très bientôt… Le chanteur de Gaza qui avait été accusé du viol d’une femme en septembre dernier a apparemment résolu le conflit.  Ce lien vous explique très bien tout ce qui s’est passé et ça sonne comme une fausse accusation, ce qui n’est vraiment pas cool pour le band et surtout le chanteur concerné…  3 Inches Of Blood ont été aperçu dans un studio de Vancouver en fin de semaine à enregistrer des nouvelles tracks et aussi un ‘cover’, pas de news encore sur quand et SI ce matériel verra le jour pour le public…

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Je vous ai préparé une petite chronique sur des groupes de power métal et heavy métal dans le but de vous faire connaitre certains groupes que j’aime bien. Bien entendu, pour les mélomanes de mon espèce, la plupart des groupes sont connus, mais pour les autres qui sont friands de ce genre musical et qui aiment faire des découvertes, vous serez combler aussi facilement qu’avec une bonne bière lorsqu’il fait soif!. À vos oreilles, prêt, GO!

 

1- Pour tous ceux et celles qui aiment l’histoire des guerres mondiales et autres type de combats civiles ou encore le simple fait d’aimer le power métal/heavy métal, vous ne devriez pas passer par-dessus la formation suédoise Sabaton. Ce sextuor existe depuis déjà 1999 et il viendra chercher votre âme de guerrier avec les mélodies ardantes et fascinantes.  Les musiciens démontrent clairement une belle maitrise de leurs art. Découvrez-les, vous n’avez rien à perdre, alors écoutez ce petit clip! 

2- Les vétérans, et maîtres incontournables de power métal/heavy métal, Helloween sortira, comme vous le savez sans doute, un quatorzième album studio, «Straight Out of Hell», le 18 janvier 2013. Si, par malheur, vous ne connaissez pas le groupe ou n’avez pas encore entendu le nouvel album et bien voici la solution pour vous. Sur leur page Soundcloud officiel du groupe on y retrouve des extraits de tous les titres qui figurent sur l’album. J’ai hâte d’avoir ce disque et vous? Faites-nous le savoir dans la section commentaires sur ondeschocs.com ou sur notre page Facebook. Bonne écoute!

 

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3- Instanzia un des rares groupes de power metal/heavy métal québécois qui s’est démarqué dès leur premier album,«Ghosts», sorti en 2010. Leur sonorité est remarquable et en étonnera plus d’un. En plus, ils préparent leur deuxième album qui devrait sortir éventuellement cette année. De mon côté, avec l’impression qu’il mon fait avec leur premier effort, je dois avouer que j’attend avec impatience l’écoute du nouveau matériel. Je laisse une petite vidéo de la pièce «The Desert Fox», question de vous faire apprécier le groupe. 

4- En Ontario, la formation de power métal mélodique Borealis, m’a étonné par leur splendeur presque théâtrale retrouvée sur leur album «Fall From Grace» paru en 2010. On y retrouve quelques influences de métal progressif, quelques détonations de hard métal et vient chercher des petites particules musicales qui me font drôlement penser à Sonata Arctica. Leur chanteur semble bien maîtriser sa voix et que dire de leurs instruments, autre le fait qu’ils savent très bien les faire sonner à la hauteur de leur talent. Pour vous prouver ce que j’avance à leur sujet, écoutez leur seul vidéoclip «Where We Started», qui date de 2005, mais c’est plus qu’appréciable comme extrait.

5- Icewind est une formation mélodique de power métal qui existe depuis 2001. Ils ont deux albums studio à leur actif ,«All Is Dust» paru en 2006 et leur deuxième disque qui me les a fait connaitre «Again Came the Storm», paru en septembre 2010 chez Metalodic Records. Je dois accorder qu’ils n’ont rien de spécifique pour se démarquer du lot des groupes dont j’ai décrit précédemment. Cependant, leur détermination à conquérir et démontrer leur savoir-faire m’impressionne au plus haut point. Leur musique est terriblement bien monter, comme tout bon musicien sait le faire, mais la principale qualité sonore du groupe se retrouve dans toutes les dynamiques et profondeurs sonores du deuxième disque et donne envie de l’écouter en boucle plusieurs fois. Essayez leur musique et vos pourriez y commencer une dépendance très facilement.

6- Galloglass, un band allemand de power métal formé en 1999, représente pour moi l’un des groupes les plus sous-estimé des gens, du moins dans mon entourage. Avec la musique de Galloglass on peut y retrouver une vraie charge d’adrénaline, mais aussi quelques séquences plus mélancholiques et travaillées totalement remarquables. On y retrouve bien sûr les clichés du power métal tel que les dragons, la vie médiévale, la sorcellerie et la vie de guerrier dans leurs textes, mais ceci est raconté de tel sorte qu’on est prêt à tout oublier ce que nous avons déjà entendu du même genre musical. Ils ont sorti deux albums «Legend from now and Nevermore», un excellent disque paru en 2003, et leur deuxième que je ne suis toujours pas entendu encore «Heavenseeker», paru deux ans plus tard. Malheureusement, le groupe n’est plus actif, mais qui sait, reviendra-t-il pour une réunion un jour? En attendant «The Last Stand» est en écoute ci-dessous.

En conclusion de cette chronique, je réitère mon invitation à venir discuter avec nous de power métal sur Facebook où ci-dessous dans les commentaires, question de découvrir vos goûts, vos préférences et ce que vous aimeriez que l’on parle pour ce type de musique. Cheers les metalleux!

On Arrête Pas l’Prog!

3e Chameau ou « Une guerre auto-dirigé par une archi-pieuvre délusionné dans la forêt ».

Un beau bonjours à tous, j’écris ces lignes en buvant mon café, lentement, après avoir été pogné pour aller pelleter mes 2 véhicules pogner dans un banc de neige, ah les joies de l’hiver (alors demandez-vous pas pourquoi OAPLP sort tard cet semaine)! Pour se donner du courage et du pep face au frette qui s’annonce pour cette semaine, j’ai trois bon bands à vous partager. Trois bands assez différents, mais qui s’inscrivent tous dans la branche Tech/Extreme Prog. Préparez vos oreilles!

Pour commencer en douceur, découvrons d’abord un très bon band qui est surtout l’oeuvre, ou plutôt le projet, d’un artiste soit Glenn Snelwar, bien qu’il soit très bien épaulé par Damon Trotta et Mark Zonder. Ce projet se nomme At War With Self et sonne comme suit :

Faut savoir aussi que Glenn et Damon ont commencé très tôt à jouer du Prog ensemble. Fin des années 80, alors que Glenn et Damon était en fin d’adolescence, ils avait formé un band avec Rodney Zodda, où leur principale souci était de ne jamais répéter une part. Ils était fortement influencé par Voivod, Celtic Frost, le hardcore New Yorkais (NYHC), mais aussi par le métal du temps (Iron Maiden, Metallica, Slayer)et par divers groupes, que Glenn a d’abord connu par sa sœur ainée, claviériste et amatrice de prog, tel que Yes, Kansas, Pink Floyd et ELP. Selon ses propre paroles : « les gens ne comprennait pas ce que l’on faisait et pour être franc, nous non plus! Sauf que ça sonnait bien à notre oreille et c’est tout ce qui comptait ». Plus tard, il a connu King Crimson et a commencé à s’intéresser encore plus au prog et à rechercher des bands tojours plus « obscures », tel Magma. Ce qui m’a le plus marqué dans sa musique, c’est son intégration des styles classiques (il aime les mêmes compositeurs que moi – Leo Brouwer et Heitor Villa-Lobos) et métal. Il a une texture très Cynic et Gordian Knot, pas étonnant puisqu’il a signé quelque compositions sur le premier album de Gordian Knot qui est en fait le band du premier bassiste de Cynic (Sean Malone). Dans At War With Self, c’est Glenn qui joue les guitares, mandolines et synthés, alors que Damon s’occupe de plusieurs percussions, de la basse ainsi que du…Didgeridoo! Si Zonder signe le drum sur « Torn Between Dimensions » (paru en 2005), ils ont aussi collaboré avec Steve Decker et Manfred Dikkers (au drum), James vonBuelow (guitare), Dave Archer (synthé), et Mark Sunshine pour des parts vocales (aller savoir où!). Allez visiter son site, où vous pouvez commander ses albums :

 

A Familiar Path (2009)

Acts of God (2007)

Thorn Between Dimensions (2005)

 

Voici une des chansons que l’on doit à Snelwar sur « Gordian Knot »

 

Allons maintenant vers de quoi d’un pleu énergique, des compositions très Zappa-esque avec du bon double sur le drum, voici le band Behold…The Arctopus.

Que d’énergie de ces jeunes Brooklynois (NY)! Si le projet a commencé avec deux guitaristes (Colin Marston sur la Warr guitare et Mike Lerner sur la guitare) et qu’à l’époque il sortait une démo intitulé « We Need a Drummer » (Nous avons besoin d’un drummer), et bien Charlie Zeleny les a entendu et fût immédiatement intégré au groupe lorsqu’il les a contacté. Charlie Zeleny est un virtuose des casseroles, directeur musicale et producteur de La Gross Pomme et bien sûr son duo avec Jordan Rudess de Dream Theater, mais aussi (si vous rappeler dans une précédente chronique) d’être un des membres fondateur de Blotted Science, et surtout d’un magnifique solo de 8 minute à la batterie, en montant un immeuble (écoutez, vous allez comprendre) et en une take : Drumageddon

Bref, trois virtuoses qui savent quoi faire avec leur instrument! Ils mélangent très bien le métal extrême à la musique classique et nous ont offert pour l’instant 2 albums (« Skullgrid » 2007 et « Horrorscenscion » en 2012) et 2 Eps (« Arctopocalypse Now…Warmageddon » en 2003 et « Nano-Nucleonic Cyborg Summoning » en 2005). Avouez que les groupes instrumentaux ont toujours le don de nous pondre des titres à plus finir. Genre on chante pas, mais on vous sort un titre avec toutes les lettres de l’alphabet…
Ils ont un site que l’on trouve ici et plusieurs bons titres sur le tube dont celui-ci (encore avec un nom à coucher dehors soit « You Will Be Reincarnated As An Imperial Space Attack Turtle »).

J’adore le son de la Warrguitar! J’ai pas grand chose à rajouter sur eux, leurs musique est selon moi leur meilleure carte de visite et c’est d’ailleurs vendu dans mon cas. En bonus, leur dernier album (selon moi à 28 minutes c’est un EP, mais bon) « Horrorscension » est disponible au complet sur le net. Cependant, si vous aimez le moindrement ça, ça vaut la peine de les encourager à nous fabriquer plus de matériel en commandant leur musique sur leur site!

En troisième partie, un groupe qui roule sa bosse depuis longtemps mais que j’ai découvert récemment en écumant ProgArchives, Disillusion.

Je dis qu’il roule sa bosse depuis longtemps, car le band est formé depuis le début des années 90 avec au moins trois démos (« Reheasal » 1995, « Subspace Insanity » 1996, « Red » 1997), un EP (« Three Neuron Kings », 2001) et un single en 2002 (« The Porter »). Plus récemment, ils nous ont sorti deux albums, en 2004 (« Back to Times of Splendor ») et en 2006 (« Gloria »), même si ils ont une page Facebook, il n’y a pas beaucoup de nouveau depuis un biut déjà. Leur site officiel est vraiment bien conçu et très estéthique, mais n’affiche pas beaucoup plus de vie depuis octobre 2011 et c’est dommage. Ce band d’allemagne a une longue liste de lineup, mais aux dernières nouvelles, et depuis 2010, il était composé de Andy Schmidt (alias Vurtox) au chant, guitare et claviers, Mathias Becker à la basse et Jens Maluschka à la guitare. Un guitariste, Hupfer, les appuis en spectacle. En attendant un possible signe de vie, on peut toujours se rabattre sur leur plus vieux stock, dont plusieurs sont sur le tube. Sincèrement, y’a bien des bouts qui me rappelle Edge of Sanity (je sais pas si vous vous rappelez de ce band, mais moi j’ai bien aimé dans les années 90), une touche hardcore, une touche power et de bon riffs typiquement rock progressif. Sérieusement j’aimerais voir l’évolution qu’ils ont pu prendre depuis leur denier dont voici une pièce : « The Black Sea ».

Revenons plus près de chez nous pour la conclusion; je vais faire d’un coup d’pick, plusieurs notes en vous parlant non pas d’un band mais d’un musicien hors-pair qui joue dans 3 (et même plusieurs!) très bons bands. Peut-être un peu moins prog (selon certains puristes), mais indubitablement technique et surtout extrême, plusieurs de vous, lecteurs de Ondes Chocs, le connaissez déjà. En effet, ce bassiste aux milles bands fait souvent parler de lui sur notre page, pas dur à concevoir quand on parle de celui qui nous fait des riffs de fou dans Augury, Beyond Creation et Teramobil. Vous avez tous compris, je vous parle de celui qui joue aussi pour Barf, qui a tournée avec Quo Vadis en Europe et que j’ai connu en premier comme bassiste de Athérétic.  Je parle bien sûr de Dominic « Forest » Lapointe. Quel malade! Augury se retrouve d’ailleurs en streaming sur ProgArchives mais je vous le propose plûtot sur le tube, « The Lair of Purity »

J’adore cet album (« Concealed », 2004) de Augury, qui nous en ont aussi offert un autre (« Fragmentary Evidence », 2009), et il devrait bientôt en avoir un nouveau. Avec Dominic, se retrouve dans ce band Mathieu Marcotte (ex-Spasme,à voir aussi dans Humanoid ,son projet solo et acoustique avec encore Dominic à la 4 et 6 cordes fretless et Chaoth de Unexpect à la 9 cordes)

Forest a aussi un autre band Beyond Creation, qui vient d’être signé par Season of Mist. Les gars de Beyond nous ont déjà offert un démo en 2010 et un excellent album en 2011 (« The Aura »). Oui, c’est du death metal, attendez vous à saignez des oreilles, mais ils transcendent le genre, méritant clairement la mention progressifve, selon moi; c’est très recherché comme beat et la fretless à Forest sonne en sale! Avec Simon Girar au vocales et à la guitare, Kevin Chartré à la guitare, Dominic à la basse et Philippe Boucher à la batterie.

Pour finir, regardons un autre des projets malade où ce véritable « Starbuck » de la basse participe, soit Teramobil. Fondé à l’origine par Alexandre Dupras (Unhuman, The Plasmarifle), et de Mathieu Bérubé (Unhuman) en 2010, il leur a fallu un an pour trouver le bassiste parfait, vous savez déjà qui… Ils se décrivent eux-même comme du «InYourFaceExtremeDoomCountryMathTechniCore » et ça semble juste comme description! Si vous avez raté le lien sur notre page vers leur vidéo, le revoilà.

 

Je vous laisse avec un dernier vidéo, d’Atheretic, en espérant avoir rassasié votre brutalité! La semaine prochaine j’ai des bands planants, moins extrême peut-être, mais prog sans aucun doute. On arrête pas l’Prog!

 

PatOndesChocs@gmail

 

P.s. : aussi sur www.youtube.com/patondeschocs (J’ai pas beaucoup de vidéo de partagé, mais vous pouvez toujours y voir ceux que j’ai aimé)

 

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Barbes, bière et brutalité

 

Non mais on s’est tu fait rentrer dedans solide hier soir?  Et là, je ne parle pas de la défaite du Canadien… Je parle de la véritable volée qu’on a mangé en ce samedi soir au Piranha Bar de la part d’une bande de sauvages sans vergogne.  Les coupables de cet assaut sanglant? Nul autres que les infâmes Animal Ethics INC., Kennedy, HIVESMASHER et The Great Sabatini.

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Pour seulement 6$, la foule, qui s’était foutue de la neige qui tombait, a pu chiâler pour bien des choses mais sûrement pas de s’être fait flouer.  Pas (assez) cher payé pour la qualité de spectacle qui nous a été offerte, à condition bien-sûr d’aimer votre musique lourde, sale, poilue et malsaine.  Et c’est ce que les 4 bands présents nous ont livré, chacun à leur manière…

 

Qu’on se le dise, une bête sauvage, même très jeune, reste une bête sauvage.  Et peut-être aussi dangereuse!  C’est le cas ici avec Animal Ethics INC..  Bien que le groupe en soit à ses débuts, on sent le désir de faire mal.  Bien que le son soit parfois familier (on perçoit parfois des influences stoner, punk des années 80, et rock alternatif), le tout est joué de façon abrasive et intense.  Débutants souvent sur un son de clavier saturé et de longs fuzz, on passe de 2 à 3 guitaristes (dont Sean de The Great Sabatini), chacun d’eux prennant le relai au micro.  Les riffs sont assez simples mais d’une efficacité redoutable.  La batterie n’est pas des plus complexe non plus mais le drummer est tight comme une machine. Un peu regrettable qu’une corde ait rendu l’âme sur une des guitares, coupant un peu le rythme de ce set bien entâmé mais c’est le risque à payer quand les instruments sont violentés de cette manière.  Mais néanmoins, le band a réussi à garder la foule nombreuse en haleine, sensiblement curieuse de ce que le combo nous réservera pour l’avenir.  En attendant leur prochain show, car ils en étaient à leur première présence sur scène à vie, je vous conseille sérieusement d’aller liker leur page et profitez-en donc pour télécharger leur EP gratuit.

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Euh, est-ce que ce gars-là est le même qui était devant moi dans la file au bar? Ben oui, toé!  Je ne sais pas ce qu’il a ajouté dans son pichet d’eau mais c’est très puissant…  L’imposant chanteur de Kennedy est ce que j’ai vu de plus bizzare en spectacle depuis un méchant bout.  Véritable Dr Jekyll et Mr Hyde, le sympathique jeune homme devient un monstre fou, gesticulant comme un pantin désarticulé, criant comme un désaxé.  Nu pieds, il se roule par terre, saute, crache dans les airs,  suce son gros orteille… Quelques amis, tout aussi intenses dans leur façon de gueuler, attrappent le micro au vol pour lui laisser le temps de  »pêter sa coche » convenablement.  Sur la scène derrière lui, les autres membres du groupe québéco-ontarien font voler leurs guitares dans les airs et les rattrapent juste à temps pour exécuter leur musique Hardcore pure et dure mais jamais linéaire.  À la limite du Grindcore, comme tous les autres bandes ce soir, les riffs défilent à un train d’enfer, supportés par une batterie folle et infatigable.  Quelques moments un peu plus down tempo nous permettent de reprendre le fil du show, avec entre autres ce moment de suspense où tout le monde surveillait le moment fatidique où le gros fil de morve lancé au plafond allait céder et retourner dans la bouche de son propriétaire…  Vous pouvez cesser de retenir votre souffle, il n’a pas réussi…  Une performance qui frise le freakshow, mais que voulez-vous, THIS IS HARDCORE!

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Peut-être serez-vous d’accord avec moi, ou peut-être pas, mais il y a des musiques qu’y prennent leur vrai valeur  »live ». Et c’est le cas ici de celle offerte par HIVESMASHER.  Le groupe de Boston joue un hardore dans la plus pure tradition mais n’a aucune gêne à flirter librement avec le grindcore.  Le chanteur arpente le pit, faisant souvent face au band, poussant ses cordes vocales à l’extrême.  Les riffs sont longs et structurés mais joués à une vitesse hypersonique.  Et que ce soit sur les courts morceaux autant que les plus longs, chacunes des pièces de la batterie sont mises à contribution et de façon percuttante.  Les manches de guitares produisent presque de la fumée tant la friction entre les cordes et les doigts des guitaristes est intense.  On évite de peu l’incendie lorsque ceux-ci éteignent les flammes naissantes en tapant les notes à l’unisson.  Un set sans répit où notre cerveau se doit de rester alerte malgré les litres de bière ingurgités pour ne rien manquer de ce véritable carnage de riffs et de beats.  De la rare visite mais la foule leur a donné un accueuil chaleureux, heureuse de voir que les américains furent fidèles à leur réputation de bêtes de scène.  Leur performance se termine sur une dernière explosion de fureur et les cordes d’une des guitare sont arrachés, mettant ainsi fin à leurs souffrances.

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Le temps d’une cigarette avec les amis devant le bar, on remonte dans la salle du bar de la rue Ste-Catherine.  Je me dis que la musique envoutante de The Great Sabatini devrait atténuer légèrement le bourdonnement qui assaille mes tympans… FAUX!!! Le groupe montréalais garde le momentum de la soirée en nous réservant ses pièces les plus violentes de son répertoire.  Un véritable mur de sons, appuyé par un éclairage lugubre, nous fessent en plein visage et au creux des viscères.  Encore une fois, leur musique hybride, espèce de bâtard né d’une nuit d’orgie entre le doom, le grindcore et le stoner, est d’une intensité phénoménale.  Les 5 musiciens suent comme des porcs, jouant leurs riffs lourds et hypnotiques avec fureur.  Les yeux presque sortis de leurs orbites tant les cris semblent douloureux et profonds, les 4 musiciens gueulent en choeur ou à tour de rôle, ce qui donne un résultat puissant qui nous fait lever le poil sur les bras.  Les ambiances bien établies nous font tomber presqu’en trance avant d’être subitement retournés à la réalité par un uppercut sonore.  Comme Animal, drummer des Muppets, celui qui est derrière la batterie défoncent sans pitié les peaux.  Les morceaux s’enchaînent trop vite au goût de la foule et c’est bientôt la fin de ce qui sera la dernière présence sur scène pour un long processus d’enregistrement pour la meute de fauves.  Épuisés par une performance irréprochable, le groupe nous laisse sur une dernière pièce, après avoir remercié la foule et les autres participants de la soirée, allant jusqu’à demander à ceux qui voulaient acheter de la marchandise à ne pas les encourager mais à plutôt dépenser à celle de Hivesmasher afin de les aider à payer les frais onéreux de leur tournée.  Geste d’une grande noblesse qui prouve que le sentiment de solidarité est extrêment fort au sein du mouvement Hardcore.

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C’est ainsi que s’achève cette soirée où bière, odeurs de mort, désespoir et folie firent bon ménage et c’est complètement vidé que j’ai entrepris mon retour, cherchant un peu de silence pour permettre à mon cerveau de reprendre son fonctionnement normal.  Mais je me connais.  Dans moins de 24h, le désir instinctif de revivre l’expérience me brûlera les trippes et je retournerai dans une salle près de chez-moi pour encourager le talent local et d’ailleurs car je ne peux vivre sans ces émotions brutes.

Un gros merci à Sean, Fred et à toute l’équipe du Piranha Bar pour ce violent moment d’extase 😉