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Salem’s Pot

« … Lurar Ut Dig På Prärien« 

Easyrider Records

2014

 

Salem’s Pot est un trio de doom/stoner de la Suède qui a à son actif deux démos sortis en 2012 et 2013, et un premier album sorti en 2014 qui s’intitule « … Lurar Ut Dig På Prärien » dont il sera question ici. « … Lurar Ut Dig På Prärien » est un album qui contient seulement trois chansons. La première question qui me vient à l’esprit est la suivante: comment peut-on considérer un album avec seulement trois chansons? C’est en me rappelant que Throne Of Katarsis a déjà sorti un album, intitulé « The Three Transcendental Keys., qui contenait trois chansons pour un total de 47 minutes et 15 secondes, qu’il est possible de sortir un album avec trois chansons dépendamment de la durée de chacune d’entre elles. Remarquez que Moonsorrow a déjà sorti en 2007 un album, intitulé « V : Hävitetty« , avec seulement deux chansons pour un total de 56 minutes et 29 secondes.

Revenons donc à l’album de Salem’s Pot. La première chanson intitulée « Creep Purple » commence avec une intro assez psychédélique qui dure près de deux minutes. À partir d’une minute et trente secondes, les premières notes se font entendre et nous mettent dans un état d’esprit différent alors qu’on secoue tranquillement la tête. Le son est très old-school inspiré de quelques groupes des années 70. Des compositions très simples, mais très pesantes, lentes, lourdes et qui gardent la touche psychédélique du groupe par les nombreuses ambiances que l’on peut entendre dans les trois chansons. De plus, les solos restent dans le même sens que les compositions des trois pièces sur l’album. Dans la philosophie du genre, c’est ce qu’il faut faire.

La voix est très mélancolique, ce qui rajoute de l’intensité dans la musique. Ce qui est bien aussi, c’est que la voix n’embarque pas trop par-dessus la musique, ni le contraire d’ailleurs, et c’est généralement très bien mixé. Le côté drôle, c’est la façon de finir l’album avec les membres du groupe qui arrêtent de jouer et on les entend se parler entre eux.

Le côté qui me dérange un peu et même que je trouve agaçant à la longue, c’est le feed-back que l’on peut entendre au début de la deuxième chanson. Même que j’ai parfois tendance à l’entendre pendant que le trio nous joue leur deuxième pièce. J’imagine que c’est pour donner un côté old-school à leur musique. Pour plusieurs personnes, il n’y aura pas de problème puisque ça fait partie de l’art et de la philosophie du genre. Un autre défaut est que l’on entend énormément les cymbales plus que les autres parties de la batterie à la fin de la troisième chanson.

En conclusion, c’est 33 minutes et 32 secondes de doom/stoner que les Suédois de Salem’s Pot propose. Un premier album de qualité, pesant, lourd, lent et psychédélique pour n’importe quel fan du genre. On apprécie beaucoup plus la musique si on s’installe sur notre sofa dans une atmosphère tranquille et que l’on veut relaxer sans que rien ne nous dérange. Testez-le pis vous m’en donnerez des nouvelles. Même si je n’étais pas né dans les années 70, j’ai cru faire un voyage dans le temps et flotter sur un nuage tout en relaxant et en appréciant l’ensemble du premier œuvre de Salem’s Pot. Bravo pour un premier album hautement réussi.

9.5/10

Marc-André