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Southern Cross était les têtes d’affiches et amenait les sonorités des deux autres bands précédents, mais bien à leur manière

Fidèle à notre habitude, on vous amène avec cette critique de la soirée de samedi le 11 janvier au Cercle de Québec une manière différente de procéder.  Nous allons avoir une double critique avec Patrick Graham et Dave Rouleau (en italique), question de vous en offrir encore plus.  Je vous ajoute aussi un vidéo de la soirée en bas du texte et j’aimerais m’excuser auprès de Piezo qui n’y figure pas à cause de la batterie de ma caméra qui n’a pas coopéré, mais heureusement que la jolie barmaid avait un port USB pas loin dans le bar.  On se reprend sans problème!  Merci beaucoup à David Lizotte pour l’accès à l’évènement, toujours un plaisir de vous voir sur scène. – Dave

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C’est une grosse soirée qui m’attendait dans la vielle capitale avec deux shows dans la même soirée.  Croyant premièrement, pour une raison qui m’échappe encore, que le show dont on parle ici allait se passer dans le sous-sol du Cercle de la rue Saint-Joseph, c’est avec joie que j’ai pu constater que ça se passerait dans la salle principale et aussi que deux de mes compagnons de shows, Pascal Chenard  et Patrick Graham, allait être présent pour m’y accompagner.  L’odeur de l’herbe fraîche fut ma première impression en arrivant devant la salle de show et quelques minutes plus tard, le houblon allait remplacer le nectar de mère nature.

Piezo nous ont très bien parti la soirée avec leur nouvelle composition qui casse avec leur style usuel, mais sans jurer avec le reste de leurs compositions. J’ai adoré leur nouveau bassiste aussi, il semble bien s’adapter avec le groupe et a déjà manifestement fait sienne la plupart des pièces. Ça fait déjà une couple de shows d’eux que je vois. Ils en ont pris de la maturité musicale depuis leur première prestation et l’autre nouvelle pièce qu’ils nous ont jouée en est une belle preuve.  C’est rendu une de mes préférées et si elle est garante de ce que sera leur prochain opus, ça va être de la bombe. Je pense que c’est un secret pour personne que Piezo est un de mes coups de cœur depuis que je les ai entendus pour la première fois et dans la multitude de band que j’ai eu la chance de voir live, c’est un de ceux que j’adore le plus écouter chez moi.

Il ne faut pas oublier de parler de leur son qui est progressif et plus dans le répertoire rock, même s’ils s’aventurent quelques fois sur des tonalités et structures de chansons beaucoup plus lourdes, sans jamais passer dans le metal en tant que tel.  J’ai effectivement aussi aimé la prestation des musiciens et le contact avec la foule, le chanteur s’empressant de dire que quatre des membres étaient célibataires et mentionnant que le batteur était celui qui était déjà pris.  Ce qui m’a plu aussi est de voir que les musiciens avaient le sourire au visage en jouant leurs compos, en particulier le claviériste qui semblait vraiment aimer son passage sur la scène du Cercle, un endroit qui s’avère extrêmement agréable pour les shows.  Je veux aussi noter la performance du « soundman » qui nous a livré toute une qualité sonore tout au long de la soirée.  La preuve, même Antoine Baril ne chialait pas sur son travail, ça en dit long!  L’album de Piezo est en écoute et vente sur leur page Bandcamp et ci-dessous.

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Piezo

 

Les headliners de samedi rentre selon moi dans une autre catégorie. Si j’aime leurs albums, je préfère de loin les écouter live et ils ne m’ont pas déçu hier, mais avant de parler de Southern Cross, il ne faut pas passer sous silence ce que je peux qualifier de ma première surprise/découverte de 2014, The Babyface Nelsons! Batârd que c’était bon. Faut que j’avoue honteusement que à voir leur nom, je m’attendais à rien mais alors là, rien fuck-all, mais maintenant que je connais qui est cette formation de Québec, je n’hésiterai pas à acheter un billet dans le futur. Pascal Chenard, mon partner in crime pour la soirée, a d’ailleurs dévalisé leur inventaire de stickers qu’il proposait de disséminer un peu partout en ville, alors espérons que beaucoup seront touchés par la « bonne nouvelle » parce que j’ai très envie de revoir un show d’eux. Très belle performance pour ce band hier soir. Je trouve que les deux premières tounes était « correct », mais qu’à partir de la troisième, le chanteur avait trouvé sa « zone ». Les 2 vocaux sont très sur la coche et si vous me le demandez le seul commentaire négatif que j’ai à faire est sur leur nom… Ils devraient totalement s’appeler The In Your Fucking Face Nelsons.

Très vrai ce que Patrick dit sur le nom, car ce fut ma première question au bassiste Dominic Simard et il m’a parlé des influences du band Dillinger Escape Plan qui est bien sûr une référence à John Dillinger le célèbre criminel et qu’il voulait un nom qui se rapportait aux mêmes influences.  Parlons tout de suite de leur musique qui justement est un mix du groupe que je viens de mentionner et aussi de Tool et Isis, des sonorités qui sont évidentes dans leurs compositions, sans pour autant les exploiter de la mauvaise manière. Le chanteur a aussi clairement Maynard James Keenan comme influence vocale, mais sans jamais tomber dans le « kitsch » ou gênant, car il ne l’imite pas, il se sert des influences, une grosse différence.  Il est aussi derrière le clavier lorsque les pièces le demandent et sait se retirer pour laisser briller le guitariste quand le chant est absent, une chose que plus de chanteur devraient apprendre.  C’est des pièces atmosphériques un moment, soudainement agressives, ou alors le guitariste et le bassiste s’échangent leurs instruments pour en pousser une vraiment plus courte et chaotique, une belle sélection de pièces pour monter un setlist qui ne nous lasse pas.  J’aimerais en dernier souligner la chimie entre le bassiste et le chanteur, ces deux là s’échangeant les growls et s’appuyant l’un sur l’autre pour créer un réel ensemble qui nous garde à l’affût. Je dois avouer, tout comme Patrick, qu’ils sont ma première surprise et découverte de 2014 et c’est très bientôt que vous pourrez vous procurez leur premier EP, mais pas avant que Alex et moi soyons passés dans leur local pour un épisode de notre JamSpace Series avec entrevue et prestation « live » pour notre Ondes Chocs Channel.

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Southern Cross ont ensuite pris la scène d’assaut et tout de suite on a eu droit à un moment épique quand ils ont joué leur deuxième pièce, Between The Lines, où une bonne partie du Cercle chantait le refrain avec David. Maudit beau trip de guiteux SC, mais en plus leur drummer c’est un chirurgien. Précis, conçis et avec un vrai sens musical. Méprenez-vous pas sur ce que je disais plus tôt, j’aime écouter leurs albums, surtout « From Tragedy » que j’affectionne particulièrement, mais à chaque fois que je les revois en show je me rappelle pourquoi j’avais acheté leur disco complète la première fois… All in all, la soirée d’hier en était une très belle, super content de l’avoir partagé en grande partie avec Dave et Pascal, dis-moi donc asteur comment t’as trouvé ça, man? Aussi comment était ta soirée hommage à Black Sabbath. J’ai vu quelques photos, ça avait l’air cool en diable!

C’était effectivement très cool de vous revoir les boys, ça fait trop longtemps qu’on avait pas trippé dans un show, bière et autre chose à la main.  J’ai dû partir après le 4e pièce de Southern Cross cependant pour me rendre au Bateau de Nuit, alors je ne m’éterniserai pas sur une critique du headliner, car ce serait injuste, mais je vais prendre le temps de seconder les propos de Pat au sujet de Antoine Guertin derrière la batterie et rajouter que les boys ont une super belle chimie en tant que musiciens et « entertainers ».  Leur beat était comme un mélange des deux premiers bands de la soirée, mais le tout apprêté à leur manière, super intéressant.  David est très à l’aise avec la foule et celle-ci le leur a rendu même avant le commencement de leur set, comme en fait foi le petit montage vidéo plus bas.

Pour ce qui est de ma soirée au Bateau de Nuit avec Sabbath Café, je me permet d’en parler très rapidement, car leur concept de band hommage à Black Sabbath avec des instruments hors de l’ordinaire se doit d’être mentionné.  En effet, aucun vocal ne peut être entendu et flûte traversière, saxophone et autres viennent la remplacer.  Un accordéon nous rappelle les sonorités de la guitare et une contrebasse 5-cordes électriques vient également accompagner Vincent Peake (Groovy Aardvark, Grimskunk) à la batterie.  Vraiment un mix spécial qui, comme je le mentionnais à David Ouellet (Never More Than Less) sur place, doit se faire avec les bonnes personnes, on ne verra pas ça à tous les jours.  

En gros, une soirée différente pour Ondes Chocs qui d’habitude vous casse les oreilles avec du beat qui inclut le Hardcore au Grindcore, mais sans jamais oublier la musique progressive et les groupes hommages de qualité!

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Piezo se sont fait voler du stock en fin de soirée, c’est poche en criss, watchez si vous voyez passer ça dans les pawnshops:

– basse Godin modèle BG rouge.4 cordes 1997 avec poque 1 cm de profond près du jack à fil. 2 autres poques quelques mm près de de l’attache strap distal/plug et grafigne sur bout de la tête, éclat de vernis autour d’attache strap proximal, collant gagné/frères derrière tête, marque de brulûre de cigarette sur tête près engrenage du sol, case godin d’origine…

– claviers Roland VR-760 (V-combo) et un Korg SV1-88

– guitare électrique Godin Noire, modèle Session plus

– guitare acoustique Ovation rouge, modèle Baladeer

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Voici un petit montage de prestations de la soirée, le tout sur le Ondes Chocs Channel!