Les amateurs de rock progressif de la ville de Québec avaient quelque chose à se mettre sous la dent ce 25 février dernier. En effet, le jeune groupe très prometteur Universe Effects lançait son tout premier album «In the Haze That Surrounds Us». Cette soirée avait lieu au Cercle où nous avions droit à l’interprétation intégrale de l’album. D’ailleurs, je tiens à remercier le groupe pour l’accès au concert.
Cette soirée haute en talent débuta avec la première pièce de l’album, soit «Against The Influent» où déjà ces cinq musiciens semblaient nous dévoiler en toute assurance leur plein potentiel. En effet, dès le départ, et tout au long de la soirée, Universe Effects offrit une prestation de qualité. Déjà dès la deuxième pièce «Equilibrium», le chanteur Gabriel-Antoine Vallée dévoilait une autre de ses facettes en s’appropriant une guitare acoustique, aidant ainsi le guitariste et le reste du groupe à créer cette atmosphère particulière à la pièce. Vient ensuite «Tormented», une pièce qui semblait être un peu plus connue du public. Cette pièce très dynamique était disponible depuis un certain temps sur le site internet du groupe. Tout au long de leur interprétation, chaque pièce possédait ses moments forts et ses éléments distinctifs. D’ailleurs, c’est le cas du morceau «The Artifact» qui a la particularité d’être instrumental. Pièce d’ailleurs, où les musiciens en profitait pour s’en donner à cœur joie et ainsi extraire le maximum de leurs instruments. Avant d’entamer le morceau final, le groupe joua «In The Haze That Surrounds Us», soit la chanson éponyme de l’album. Cette majestueuse pièce de dix minutes prit fin sur de magnifiques arrangements vocaux où trois des musiciens y participaient. C’est en guise de morceau final, que Universe Effects offrit la très imposante pièce «Lost in Time Triology». Cette composition se veut d’une durée totale de 30 minutes et démontrait bien tout la capacité de ces musiciens. De ce fait, cette composition explorait plusieurs angles de la musique progressive et contribuait ainsi à emporter le spectateur dans l’univers épique de ces talentueux musiciens.
En effet, tout au long de la soirée, le guitariste Gabriel Cyr et le claviériste Francis Grégoire livraient de complexes solos de façon impeccable, où l’on pouvait y retrouver une précision pratiquement chirurgicale. De ce fait, l’aisance avec laquelle ces solos y étaient interprétés emportait leur musique à des niveaux supérieurs. Il y va du même sens pour le bassiste Dominic Tapin-Brousseau qui offrit un jeu de basse remarquable, se démarquant et ce tout en soutenant les très complexes rythmiques de ses comparses. D’ailleurs, parlant de rythmiques complexes, le batteur Phil Pouliot offrit également une solide performance, agissant à la fois de pilier et de métronome au sein du groupe. Par ailleurs, la performance de Gabriel Antoine Vallée montrait encore une fois le sérieux du groupe, en effet, que ce soit muni de sa puissante voix, d’une guitare acoustique ou encore d’un maracas, celui-ci sortait bien son épingle du jeu. De toute évidence, suite à leur lancement d’album, Universe Effects en mit plein les oreilles à cette salle pratiquement comble. Bref, n’hésitez pas à consulter leur site internet ou encore leur page Facebook (lien au début du texte) afin de mieux les suivre.
Dominick Goupil





