Vendredi 11 novembre 2016, Petit Campus, Montréal
Jaune Prodz présentent : Slaves on Dope – Never More Than Less – Demise of the Crown – Confined to Oblivion
En ce vendredi relativement très frisquet de novembre, Benoit Trottier et sa bande de Jaune Prodz proposait une soirée pour nous garder au chaud avec un menu assez épicé dont un lancement d’album, pas n’importe lequel, celui de Slaves on Dope! Après un passage à la célèbre station de radio CHOM-FM, les boys étaient tout feu tout flamme dans la métropole. Mandaté par mon chef et ami Lex, j’avais la chance d’y être pour vous décrire cette soirée, je n’allais certainement pas manquer ça. Le défi de la soirée était fort intéressant, considérant qu’il fallait composer avec la visite de Ghosts au Métropolis. Le temps allait nous fournira réponse à ceci.
Dès mon arrivée, salutations usuelles et visite à la table de merchs, brin de jasette avec les boys des différents bands, une bonne draft froide «Jaune» à la main. J’étais fin prêt, regardant la salle qui accueillait de plus en plus de gens, c’était bon signe.
20h10
Charlie Boy Cayouette (The Naked High) monte sur scène pour assurer l’animation de la soirée. Fidèle à son habitude et d’une aisance qu’on lui connaît bien, ce n’est certes pas lui que le froid arrêtera, pas plus qu’il n’arrêtera le premier groupe à ouvrir le bal! Sans plus tarder…. Confined to Oblivion débute avec une intro sous un éclairage bleuté…ne pas s’y méprendre, car si soft puisse-t-il paraître, ne vous fiez pas à ce que ça soit ainsi tout le long. Hell no! Ça rentre au poste comme une véritable slug de 12 avec un son Metalcore aux tendances mélodiques! Bang! Comment les décrire? Cinq dudes qui te rincent solide avec le sourire aux lèvres tout en se bidonnant comme une amusante brutalité. Leur toune «9 to 5» fonctionne à merveille, la foule présente embarque sans surprise. Un peu moins de 30 minutes qui passe à la vitesse de l’éclair, un véritable blitzkrieg! Belle job! Toujours un plaisir!
Après une pause de quelques minutes, le temps d’une clope et se procurer une autre dose de houblon, il est temps de faire la place au deuxième band. Rien de moins que Demise of the Crown! Ils ont l’attitude, le talent et un son Melodic Power Death qui est loin de passer inaperçu. J’avais été conquis la première fois que je les avais vus sur scène quelques mois auparavant et ce soir ne fait pas exception. Une voix riche avec un son qui l’est tout autant! Un bon 40 minutes de matériel tiré de leur tout premier CD (album éponyme) sorti en mars dernier. Keep rockin’!
Pour la troisième partie, on se fait gâter solide avec une formation qui arrive tout droit d’une séquence de quelques shows en Suède! Et oui, vous avez bien lu! Chez nos frères scandinaves! La formation de Québec, Never More Than Less prouve hors de tout doute pourquoi elle a un tel succès. Du heavy sur la coche avec un frontman (fort chic type) dont la prestance dégageait une assurance convaincante! Le résultat est là! Ils livrent la marchandise en toute conviction avec un son Nu Hardcore hybride de plusieurs influences. Très intéressant dois-je avouer! Allant même jusqu’à nous proposer un cover très bien adapté de «Fight For Your Right» des Beastie Boys. L’ambiance y est! Excellent!!! En résumé, c’est un groupe à voir et revoir! Quand Never More Than Less » rime d’avantage avec «Nothing less than above stardard». Coup de cœur de la soirée! 40 minutes dont j’aurais ajouté aisément un bon 15-20 de plus!
Nous voici donc avec la finale de la soirée, nous présentant leur tout nouveau CD «HORSE» tant attendu. Devant une foule nombreuse, Slaves on Dope débute en force tel un impardonnable whiplash en pleine face! Ils ne sont pas là pour une session de yoga mais pour déferler comme une horde de chevaux sauvages! Le Petit Campus vibre sous un lot de headbangs mais la foule reste timide à se crinquer dans de bons gros moshpits sales! Hello! Il fait peut-être froid dehors et non en dedans! Mais bon! Ça n’empêche en rien au fun, une photo de groupe avec les fans en arrière-plan et on repart vers de la puissance garantie! Avec des riffs bien fignolés par des musiciens aguerris et un vocal d’expérience (Jason Rockman) doté d’un edge et d’une aisance à communiquer, ce n’est certes pas le verbe qui manque du tout. Slaves? Nope! Ils sont maîtres de leur art! Cette belle chimie qu’ils ont entre eux témoignent de façon éloquente de la clé de leur succès. Une mention rapide de leur passage à CHOM, de leur nouvel album, des prestations avec des chums invités sur certaines œuvres, un chant d’anniversaire à un fan en français en plus (considérant qu’ils sont anglophones). Tout se déroule sous un charme, nous offrant d’ailleurs un très bon cover du groupe Loverboy avec la pièce «Everybody’s Working For The Week-End» avant de passer aux rappels de trois dernières tounes. Mission accomplie avec brio! Great!!!
En conclusion, malgré la présence fantomatique qui planait dans le centre-ville, ce fut une autre belle soirée couronnée de succès d’un bout à l’autre avec un Petit Campus assez bien rempli! Quatre autres bons bands ont su assurer plusieurs heures de bonne musique avec des artistes passionnés! Merci à ces derniers pour ces bons bons moments, au staff du Petit Campus, à Jaune Prodz, aux fans présents, à Ondes Chocs de me permettre d’en être un témoin privilégié et surtout à vous, de me lire avec intérêt! N’hésitez pas à consulter notre page officielle pour les nombreuses chroniques, critiques et couvertures-photos de mes collèges.
La prochaine soirée de Jaune Prodz se tiendra le 9 décembre prochain au même endroit. Visitez leur page sur FB pour de plus amples détails.
D’ici là je vous dis «À la prochaine»! Stay heavy!
Diaboliquement votre,
Mr. Crowley
Cette chronique est dédiée à un grand qui vient de nous quitter. R.I.P. Leonard Cohen 1934-2016





