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Jeudi le 5 septembre avait lieu le volet montréalais de la tournée Qué/Ont des suédois de Screamer, le « Tabarnak Tour 2013 », avec un arrêt au Piranha Bar lors d’une soirée organisée par Dungeon Works Productions que nous remercions de nous faire bénéficier de l’accès à tous leurs spectacles. Je n’allais pas manquer Screamer cette fois, les ayant ratés l’an passé lors de leur spectacle à l’Hémisphère Gauche.  La soirée allait également me permettre de découvrir 3 autres groupes, Kruhl, MUTANK et Mad Parish qui, bien qu’ils soient tous 3 de Montréal, ne me disaient absolument rien. Une maudite bonne occasion de rectifier la situation. En plus, dans les jours qui ont précédé l’événement, je reçois un message du boss, Dave Rouleau qui m’annonce qu’il y a une entrevue de planifier avec Screamer.

Cool! Qui la fait?

Ben … toi?!

…. Ah bon, ben je vais m’avertir …

Voyons, Lex??

J’adore susciter ce genre de réaction incrédule de la part de Dave.

Donc, je devais m’intéresser un peu plus à Screamer si j’étais pour leur jaser et surtout je devais m’occuper de prendre rendez-vous. Dave m’a refilé le nom de leur gérant de tournée québécoise, Michaël  – responsable du DesBouleauxfest où d’ailleurs Screamer débutaient leur tournée québécoise la fin de semaine précédente – avec qui j’ai organisé un rendez-vous pour 19h00 au Piranha Bar. Parfait. Maintenant, un peu de recherche et d’écoute s’imposaient.

C’est donc vers 18h45 que j’arrive au Piranha Bar. J’y suis accueilli par Annick, la charmante barmaid de jour que je n’avais pas vue depuis un boutte. Pinte de Belle-Gueule en main, je me mets à la recherche des gars de Screamer qui finalement arriveront une 20aine de minutes plus tard. Je me présente, on s’installe pour l’entrevue et go! Une jasette d’une 15aine de minutes que nous vous présenterons prochainement sur une capsule Ondes Chocs. Vraiment, des moments comme ça me font vraiment tripper de faire partie de cette belle aventure qu’est Ondes Chocs.

Maintenant que l’entrevue était faite, il ne me restait qu’à attendre tranquillement que le spectacle commence. Le 1er groupe de la soirée était donc Kruhl qui montait sur scène pour leur 1er show en carrière. Et le quintet, malgré une présence un peu statique – et 100% compréhensible – des 3 « axemen », était prêt pour nous en mettre plein la gueule avec leur thrash groovy allant par moment flirter avec le old school death. C’est Gonzalo, leur chanteur qui s’est occupé de nous autres. Il a pris le plancher à l’avant de la scène et dès le début est allé chercher la foule qui naturellement devait compter beaucoup de leurs amis pour ce 1er spectacle. Si je dis ça c’est que la salle était déjà pas mal pleine pour un « opener » ce qui n’est pas coutume. Tant mieux parce que ça a fait en sorte que le show a levé tout de suite. Une belle 1ère performance qui leur aura permis de briser la glace avec brio.

Suivaient sur scène les thrasheux de MUTANK . D’après ce que j’ai pu comprendre, c’était leur 3ème show. Du bon thrash, ça prend du « shredding » et c’est ce qu’on a eu jusqu’à ce que la basse disparaisse du son. Malheureusement, ils ont dû expérimenter un problème technique quand même platte. La batterie du « pick up » de la basse est morte. Heureusement par contre, Nick Guérin de Dungeon Works Productions, bassiste lui-même, avait fait le ménage de ses traîneries dans les jours précédents le spectacle et avait décidé de mettre une telle pile retrouvée avec les trucs qu’il amène lorsqu’il organise un spectacle. Talk about timing, talk about luck! Fallait quand même trouvé un tournevis, ouvrir le compartiment, voir si ça fittait et réparer le tout. Une opération qui a fait perdre le momentum naturellement. J’en ai profité pour aller fumer dehors et j’ai eu une conversation intéressante avec Viktor Naydenov, nouveau bassiste de Severed Wings, qui m’a parlé de leur nouvelle toune et de leur EP qui s’en vient. Il m’a aussi expliqué que Kruhl était son ancien groupe où il y jouait par contre de la guitare, qu’il était bien content de finalement voir ses chums sur le stage et que ça faisait drôle et cool en même temps d’entendre les pièces qu’il a composées. Enfin toute cette conversation m’a fait raté le « restart » de MUTANK et je n’ai vu que les 2 dernières pièces de leur prestation. Je n’ai pas eu donc vraiment la chance de me faire une bonne idée mais je retiens le nom. Ils sont sur ma liste à découvrir.

Maintenant c’était au tour de Mad Parish qui faisait leur 1er show en plus ou moins 2 ans. Vous aimez les guitares, ils en ont 3 pour nous jouer leur musique à saveur N.W.O.B.H.M. Du « shredding » à gauche, du « shredding » à droite pendant que leur drummeur nous fait des petites passes cool dans le « filling » de ses beats. Tout ça accompagné d’un frontman planté dans la foule, dont la voix n’est pas sans rappeler un certain Dickinson par boutte. Good job, man. Good job aussi pour tout le band qui n’avait pas l’air rouillé du tout et donnait un maudit bon spectacle. Exactement ce qu’il fallait pour finir de crinquer la foule. J’espère que Mad Parish est de retour sur la scène pour de bon parce qu’on a besoin de plus de groupes comme eux pour faire revivre cette scène qui donne toujours des shows à l’atmosphère de party.

L’arrivée sur scène de Screamer a tout de suite fini de survolter la foule nombreuse qui allait scander leur nom à peu près entre toutes les tounes ou presque. Wow! Ça c’est de l’accueil. Et nous avons été récompensé par un autre set énergique de N.W.O.B.H.M. exécuté avec brio par ce jeune groupe qui passe la majeure partie de son temps en tournée et comme je le disais plus tôt dont c’était une 2ème tournée québécoise. Une expérience de scène qui est palpable que ce soit par leur attitude démonstrative, leurs déplacements sur scène pour se montrer à tous ou les chorégraphie de headbanging et autres trucs. Tout au long de leur set, j’ai aussi pu sentir le même côté « bons gars qui ne se cassent pas trop la tête » que j’avais senti pendant l’entrevue. Des interventions cool entre les tounes de Cristofer Svensson, leur chanteur-bassiste qui a pris la peine de dédier une toune aux gars d’Alcoholator qui ont joué avec eux l’an dernier. Musicalement, ça terminait bien une soirée où on a pu entendre un son qui est souvent moins familier dans l’univers métallique québécois avec tous ces groupes qui se définissent à partir de riffs techniques et de blastbeats. Comme j’ai dit plus haut, le party était pogné, l’atmosphère était plus que trippante et je dois remercier tous, que ce soit l’organisation, les groupes ou la foule pour une autre maudite belle soirée – mention spéciale à la gentille barmaid pour la soirée, Valérie, qui est toujours aussi fine et souriante.

Cheers!!

Lex