Electronized!! Non, thrashanized!!!

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Le jeudi 22 novembre avait un gros X sur mon calendrier depuis un bon bout de temps, bein depuis que je sais que je vais couvrir ce show pour Ondes Chocs. Pour ceux qui ont lu ma 1ère revue de spectacle, celle de Velvet Acid Christ aux Katacombes, Lex m’a approché afin que je comble un besoin chez Ondes Chocs côté scène industrielle montréalaise et la venue de Combichrist constituait exactement le genre de trucs qui tombe dans mon département. D’ailleurs, je tiens à remercier Kinetik Productions qui nous a fait bénéficier d’un accès gratuit.

Bon déjà la soirée partait mal avec un décalage important avec l’horaire supposé de la soirée et publié sur la page de l’événement Facebook. Un retard pour le début d’un spectacle, ça s’endure avec une bière dans la salle de spectacle en jasant. Attendre dehors que les portes ouvrent, c’est moins drôle. Surtout que le portier avait tout ce qu’il y a de sympathique(!!) lors de nos demandes d’infos.

Ça donc bein pris du temps pour rentrer…

Froid + pluie = pas bon pour la santé. Mais bon après plus ou moins 40 minutes d’attente, il s’est mis à sortir du monde. Ah il y avait un événement en début de soirée qui s’était étiré pis c’est pour ça qu’on niaise. Ce n’est peut-être finalement pas à cause… on s’en fout, il fait frette. Bon, yeah, nous sommes rentrés. La salle m’a semblé un endroit intéressant pour le show, mais le staff de la place m’a semblé hautain. « Bah, voyons Marie t’hallucine…  » Eh bien, j’ai eu un petit moment d’adaptation. Toujours avec mon papi d’amour (Lex), nous nous sommes aventurés pour explorer les lieux et j’ai eu mon t-shirt de Ondes Chocs (Détail inutile, mais très utile pour moi). Bon enfin, le show commence. Malheureusement, j’ai pas mon @/$;&8€|¥| d’appareil photo. Merci à Tommy Lagueux pour m’avoir prêté le sien…

Pröjekt F débutait la soirée et bel adon, c’est un groupe que j’apprécie beaucoup et je les voyais pour la 1ère fois depuis que Simon Sayz s’occupe de la guitare. C’est un excellent groupe de Montréal qui rassemble les gothics et les cyber goths avec aussi sa bonne gang de métalleux, bref tout le monde de la scène underground de Montréal et les alentours. J’ai vu des gens de Québec, de Matane, de Drummondville, etc. Avec leur mise en scène et costume, les membres sont totalement dément. Je voyais mal, par contre, le drummeur qui était légèrement à l’écart au fond de la scène. Ça m’a dérangé.

Comparativement, à la fois précédente où je les avais vu, soit au show bénéfice pour la petite Léonie aux Foufounes Électriques, j’ai trouvé les chansons beaucoup plus metal que industrial. Le côté sombre et mystérieux du groupe n’était pas là. Est-ce parce qu’ils étaient cette fois le plus metal des 3 groupes présents que j’ai eu cette impression alors que l’autre fois, c’était l’opposé? Par contre, c’est toujours aussi bon. Et il m’a semblé que Simon était beaucoup plus interactif avec la foule que Riff. Cà, peut-être été ça qui les rendait moins sombre… Enfin, des fois les impressions…

Ils ont joué des nouvelles pièces surtout et les vieilles pièces pour finir leur show. C’est vraiment un bon groupe tant sur scène que sur album. Chapeau à Pröjekt F pour leur prestation.

 

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Après une pause à se geler dehors parce qu’on est des fumeurs(!!), on était prêt pour les suivants. La prestation de Nitronoise était bien partie et leur costume de scène sont post-apocalyptique, c’est cool aussi. Tout à coup, une panne, un bug, un je ne sais pas quoi. Mais sérieux, ça chié un peu la vibe, surtout après une seule chanson. Par contre, les pièces suivantes étaient excellentes et ont redonné de la vie à la prestation du groupe . Le hic ça s’est gâté pour moi quand ils ont joué les remix. Je suis désolée mais en tant que band, tu ne joues pas des remix en show. Bon, un ou deux ça peut passer, mais j’avais l’impression que le 2/3 du spectacle était des reprises de succès d’industriel… Ça m’a turné off. Leurs fans qui les connaissent bien ont resté plus dedans mais il me semble que c’était moins compact de monde devant la scène. Par contre, ils ont fini leur spectacle avec leurs compositions qui je le répète sont bonnes…

 

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On retourne dehors en attendant le début de Combichrist, bein ce n’est pas eux au complet mais Andy et Joe. On sent que plusieurs ont hâte qu’ils embarquent et les conversations dehors le confirment. Moi, c’est la deux ou troisième fois que je les vois. Personnellement, j’ai adoré le fait qu’ils étaient dans une minuscule salle. Très intime et très proche, Combichrist a su nous mettre dans l’ambiance dès le début. Peut-être un peu trop? Vers le 1/3 du spectacle, la piste de danse s’est transformé en moshpit. Euh… On est dans un show metal ou un show industrial? Lex, lui, regardait ça en souriant. J’ai peut-être une mauvaise éducation côté show, mais je n’ai pas vu cela souvent une gang en plate-forme, corset et PVC qui se bousculent sur du boom boom… J’aurai tout vu finalement. User de violence ou d’agressivité dans un show, c’est pas winner, par contre. J’espère que les personnes à qui ça s’adresse vont se reconnaître. Très énergique, le chanteur a su garder son public alerte tout au long du spectacle. Malgré toutes les choses bizarres qui se sont produites durant Combichrist, ça été un maudit bon show. La prestation était démente. C’est poche pareil qu’ils n’aient pas eu de marchandise à vendre. Mais j’ai mon bracelet Pröjekt F

Marie-Noëlle Anctil

Photos:Marie-Noëlle Anctil

 

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Critique d’album: Pröjekt F – « Skins »

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Skins

Pröjekt F

2013

par Lex Ivian

Lorsque j’ai décidé de faire la revue du nouvel album de PRÖJEKT F, j’avais déjà amplement écouté leurs pièces précédentes et avais déjà vu 3 de leurs performances « live ». Je savais donc qu’ils voguaient dans l’univers de Marilyn Manson par leur son et par leur maquillage de scène. C’est donc sans surprise que j’ai découvert qu’avec ce nouvel album, on tombe encore plus profondément dans l’univers de Trent Reznor. Qu’on parle de Nine Inch Nails (NIN) ou de ses influences dans la création du son de Marilyn Manson (MM), il est évident que la composition des pièces emprunte directement dans ce répertoire. Si vous êtes le moindrement familier, vous reconnaîtrez sans doute non seulement les atmosphères de l’album « Mechanical Animal » de MM mais également du NIN dans l’utilisation du piano dans plusieurs pièces qui m’a fait directement penser à « March of the Pigs ». Leur chanteur a également une voix qui mélange les intonations de Jonathan Davis, Marilyn Manson et Trent Reznor ce qui finit d’achever la ressemblance.

Ai-je aimé l’album reste la question ultime qui me tourmente encore. La qualité de l’enregistrement est à souligner. Pour ce qui est de la musique, je suis un fan de ce style; cette question est déjà réglée. J’ai vu MM en show 5 fois; Rammstein, Minstry, Skinny Puppy, Electric Hellfire Club et pleins d’autres ont joué devant moi. Je suis donc capable d’apprécier la qualité des compositions de PRÖJEKT F et leur façon de construire des atmosphères lourdes avec des débuts de pièce souvent lents centrés autour de la trame de clavier qui finissent en explosion d’accords plaqués. Je suis également satisfait des variations apportées au vocal selon le niveau d’intensité des pièces. Je ne suis pas sûr de la pertinence de la 9ème pièce, « Book of the flies » car elle m’a semblé une intro, un canevas moins touffu de la pièce suivante, « Down in the ascension » et je ne dirais rien si elle ne s’étirait à 7min mais bon je peux vivre avec.  Je crois que ce qui me dérange le plus est la proximité des compositions avec celles de leurs influences. Écoutez le début de la 2ème, « Product » et si aucune toune évidente ne vous vient à l’esprit ben je suis désolé de vous avoir fait lire jusque là. J’aurais aimé une plus grande distanciation. Une signature à la PRÖJEKT F plus évidente. J’avais déjà remarqué cette tendance à se coller de trop près à des sons comme pour la pièce « Art of destruction » de leur 1er EP, qui semblait tout droit sorti de l’album « Rebirth » de Pain paru en 1999. Par contre, si vous réussissez à éviter de tomber dans le piège des comparaisons, vous serez en mesure d’écouter un bon album qui offre des balades mélancoliques, tourmentées et même torturées jumelées à des pièces plus dynamiques qui vont plus nous rappeler le côté électrothrash du groupe. Vous constaterez alors leur capacité à nous composer des pièces qui sont entraînantes dans les passes plus rapides et qui sont pognantes dans les passes plus lentes et sombres. Les fans de NIN seront sans contredit servis par la 1ère moitié de cet album mais également les fans d’atmosphère à la Smashing Pumpkin et même à la The Cure du début (à l’époque de l’album « Pornography ») pour la 2ème partie de l’album qui se veut un peu plus introspective à partir de la 7ème pièce avec une utilisation accrue du piano. Ma question de début de paragraphe reste sans réponse vraiment mais ce qui est plus important est ce que vous en penserez. Moi, je vous ai exposé mon petit problème mais ce n’est peut-être pas tout le monde qui a écouté autant d’albums du style que moi. Pis se faire dire que notre son est trop près de celui de MM ou de NIN reste, pris dans un certain sens, un compliment.

Je vous termine ça avec la pièce « Siamese Twins » de The Cure, justement de l’album « Pornography » pour ceux qui ne connaissent pas mes références transgénérationnelles!!

Lex