Vendredi passé avait finalement lieu le show qui devait être présenté il y a environ 1 mois soit The Catalyst et BornBroken aux Foufounes Électriques. Pour ceux que ça intéresse, les 2 groupes sus-mentionnés avaient tous 2 perdus leur chanteur quelques semaines avant la date du show et, si BornBroken avait réussi à trouver un nouveau chanteur, malheureusement The Catalyst n’avait pu faire pareil et avait dû canceller. Ils se reprenaient donc maintenant qu’ils avaient un nouveau chanteur. Pour l’occasion, Dungeon Works Productions, que nous remercions encore une fois pour les accès à leur show, avaient réuni Avery’s Descent, Forbidden Sin et Ashes of Eden.
Avery’s Descent avait la tâche de nous starter la soirée. Je dois vous dire que je trouve toujours ça tôt de commencer un show à 19h00 mais en même temps comme ce doit être fini pour 23h00 (discothèque des Foufs oblige) et qu’il y a 5 groupes, faut commencer tôt. Réchauffer une foule à cette heure là n’est pas une mince tâche mais les gars s’en sont bien acquittés. Bien « frontés » par Drew Stevens qui occupe tout l’espace du stage et va chercher la foule, ils nous ont offert une prestation intense où les riffs de guitares metalcore, bien exécutés par Marshall McComber même si parfois génériques, alternaient avec une bonne dose de breakdowns le tout agrémenté de passes thrash ici et là. Juste ce qu’il fallait pour partir ça dans le tapis et rameuter la cinquantaine de personnes déjà présentes. Pour ceux que ça intéresse, ne manquez pas leur prochain show à la Marina de Kahnawake le 7 septembre prochain et vous pouvez aussi télécharger gratuitement pour votre ipod la pièce « Rock’n’roll, Bitch! » sur leur Reverbnation.
Pour poursuivre cette soirée, on allait avoir un groupe qui présente une musique à l’inverse de celle de Avery’s Descent. Forbidden Sin , qui ont sorti leur album « Call to arms » plus tôt en 2013, offre un thrash/death qui, incorpore des petites passes de « core » et un ou deux breakdowns ici et là. L’effet « core » est surtout augmentée par la façon de chanter et l’attitude de Jeff Boisvert qui se promène partout et veille à ce que tout le monde soit dans le show. Il profite du fait que les fans du band s’étaient collés au stage pour passer le micro dans la foule entre autre pendant le refrain de « Evil begets evil ». Ils ont terminé leur set avec une variation du « wall of death ». Juste avant le début de la dernière toune, Jeff a sauté en bas du stage et s’est placé au milieu du pit pendant que JD Bolduc, bassiste, a dit
On va faire un « wall of death » mais là, lui là dans le milieu, cé votre pire ennemi. Je veux que vous lui pétiez la yeule. Vous l’haïssez et faut le démolir. De toute façon, cé pas grave, on n’en a plus besoin après cette toune là pour à soir.
Méchante idée. Quand la toune a parti, tout le monde s’est garroché sur Jeff qui a bien survécu à la sandwich, a réussi à en sortir et est remonté sur la scène pour chanter la dernière toune. Bonne manière de finir un show pour que tous le monde reste crinqué pendant le break.
Quand Ashes of Eden (dont je vous met le lien MySpace pour que vous puissiez écouter leur musique) ont monté sur le stage, je dois avouer que je n’avais aucune idée à quoi m’attendre. Fuck! Un autre groupe de plus de 10 ans qui est passé à côté de mon radar et ça me fait chier. Surtout que le destin (?!) s’acharne à me faire réaliser que j’en ai manqué un boutte solide sur Dano Apekian. L’autre jour, je me le fais présenter au Piranha Bar et je réalise 2 jours plus tard que c’est le bassiste de Ex Deo. Je me disais que j’avais comme pas été fort sur celle-là. Là, je suis planté « frontstage » et je vois que Dano, c’est le bassiste de Ashes of Eden. Ben, ce n’est pas arrivé aussi clair que ça. Tsé quand tu vois quelque chose, que tu penses voir une chose mais que t’as le feeling que c’est comme pas ça. J’explique. J’ai commencé par voir son frère Armen de loin et je me suis dit je connais cette face-là. En m’approchant, je me suis dit c’est Apekian mais y’a une guitare … et pas de pinch?!! Là je me disais « Voyons c’est quoi encore que je catche pas? » Quand Dano est sorti de l’ombre avec sa basse, j’ai compris que j’aurais dû jeter un coup d’oeil à leur line up, j’aurais su que les 2 frères jouent dans ce band accompagné de Tim Jacobs à la batterie, Liam Hinchey à la guitare et Mike Rochford au vocal. Maintenant que vous savez que Ashes of Eden n’avaient même pas commencé à jouer et que j’étais déjà déstabilisé, ils ne leur restaient plus qu’à finir de m’assommer et c’est ce qu’ils ont fait avec un thrash/death fortement old school qui m’a fait penser par grands bouttes à Kreator et aussi à Exodus. Je suis pas fan trop trop des vocaux aigus mais Mike a juste assez de « harsh » pour moi. Et côté « growl » c’est cool. Encore une fois, on a eu droit à un « frontman » qui fait bien sa job accompagné par des musiciens solides.
Quand BornBroken est monté sur le stage, Matt Bailie, leur nouveau chanteur qui n’a pas pris de temps à prendre toute sa place comme « frontman » du groupe, a toute de suite donné le ton en disant à la foule
Come on guys! Is this a fuckin metal show or daycare?
Le genre de question qui réussit toujours à repartir un mosh. Ça d’ailleurs été la force de tous les « frontmen » de la soirée d’être capable d’embarquer la foule et de garder le pit actif. Les gars de BornBroken ne s’attendaient pas par exemple à la pluie de brassières et de bobettes qui s’est abattue sur le stage à un moment donné. Ça a au moins eu le don de ramener le guitariste Simon Savard un peu plus « on the lighter side » parce qu’il était en tab… un moment donné quand il a manqué 2-3 petites passes. Problèmes de moniteurs qu’il m’a dit et il s’est perdu dans la toune parce qu’il n’entendait pas ce qui se passait sur le stage.
Tant mieux si la pluie de bobettes a ramené Simon parce que sinon il aurait manqué un bon show. Ses comparses, Tommy Vaillancourt à la basse et Mike Decker au « lead guitar » étaient là pour ça et arpentaient le stage de long en large. Tout le monde était dedans et ça trippait avec la même énergie depuis le début de la soirée. D’ailleurs, on a encore eu droit à la foule qui chante les paroles d’une toune quand ils ont interprété « Control », le 1er single de leur album « The healing powers of hate ». Ils en ont profité aussi pour nous annoncer qu’ils en feront leur 1er vidéoclip bientôt. Les gars avaient gardé la pièce titre de leur album pour finir la soirée et à un moment donné, ils ont quitté l’interprétation et ont jammé une passe dans leur toune afin de préparer eux aussi un « wall of death » dont le crash s’est produit dès qu’ils ont relancé la toune. Une autre maudite bonne idée d’avoir incorporé une passe dans la toune juste pour préparer le « wall of death ».
On en était rendu à The Catalyst, le groupe thrash dont le show servait de party de pré-lancement de leur album, « Transient states » et c’était l’occasion pour nous présenter leur nouveau chanteur Jeff Linstead fraîchement arrivé comme je disais. Un mois à peine pour apprendre les tounes et suite à son baptême sur scène avec le groupe 3 jours auparavant à Ottawa. Bravo! Autant pour la manière qu’il a rendu ses textes que pour la façon qu’il s’est acquitté de sa tâche de frontman. Ça complète bien le quatuor. Parlant de s’acquitter de sa tâche, j’ai vraiment été impressionné par le jeu de Graham McDonagh à la guitare au point d’aller lui dire après le show. Le gars « shred » quelque chose de rare. Et leur drummeur, Teo Zamfir, est une machine. Et tout ça est complété avec brio par Mike Marino à la basse. Matt Bailie est aussi revenu sur la scène pour venir interpréter l’avant-dernière pièce de leur set, « The sun shall rise », parce que c’est la 1ère pièce qu’il a écrite à l’époque qu’il était avec eux (et aussi leur 1er vidéo). La soirée s’est terminée avec une reprise de Black Sabbath. Finir un show avec une reprise connue de tous a toujours l’air un peu d’un cadeau de la part du band.
J’ai quitté après avoir salué Graham parce que j’avais un autre arrêt de prévu dans ma soirée. Le Café Chaos qui fêtait son 18ème anniversaire avec comme tête d’affiche WD-40. Je me suis dit que ça finirait bien ma soirée et c’est de toute façon sur le trajet pour remonter vers chez nous.
En arrivant en face du Café Chaos, à part le staff off duty qui était venu célébrer, y’a peu de faces connues ce qui me surprend un peu. J’aurais cru y voir une coupe de vieux de la vieille en plus des habitués de la place. Ben non. Je m’approche de Gauthier pour m’informer du déroulement de la soirée et j’apprends, outre le fait que la soirée a cogné solide, que le groupe Mise en Demeure n’a toujours pas fini sa prestation. Ayant jusqu’à ce jour entendu plein de trucs à leur sujet – plus souvent qu’autrement des trucs qui n’ont pas rapport avec la musique – mais ne les ayant jamais vu, je décide de monter à la salle de spectacle.
J’entre dans une salle pas mal pleine et jette tout de suite un coup d’oeil vers la scène pour voir à qui j’ai affaire. OOhh surprise! Les gars de Mise en Demeure sont flambant nus sur scène et nous interprètent leurs tounes. Je savais qu’ils écrivaient des textes pour choquer mais ça l’air qu’ils font tout pour s’en assurer. Remarquez que la foule était composée de leurs fans et j’imagine qu’ils en ont vu d’autres. Pis ceux de WD-40 aussi – Alex Jones ne s’étant jamais gêné lui non plus pour afficher ses attributs masculins. J’ai donc été là le temps de 2-3 tounes et c’était terminé. Ça m’aura permis de voir brièvement le phénomène Mise en Demeure. Texte engagé humoristique et vulgaire sur une musique poppish québécoise populaire autour des feux de camps quand tout le monde a trop bu.
Pour ceux qui ne connaissent pas WD-40, le groupe est créé en 1994 à Chicoutimi par les 2 frères Carrier, Alexandre (AKA Alex Jones) et Étienne (AKA Jean-Loup Lebrun) et peut-être considéré comme faisant du rock à saveur country folk. Ils ont 7 CD originaux et une compilation à leur actif, ont atteint une certaine notoriété partout au Québec et peuvent être considérés dans une certaine mesure comme un groupe culte. Malheureusement, cette notoriété ne s’est pas toujours traduite concrètement et j’étais bien content de voir que pour cette soirée, y’avait du monde. Et que ça n’a pas pris de temps pour que le party reparte. D’ailleurs, Alex et Jean-Loup se sont mis à courir sur place en jouant, ont fait des solos à l’emporte-pièce en finissant même un derrière la tête, des jokes à qui-mieux-mieux dont Jean-Loup qui dit qu’il ne veut pas jouer avec sa guitare back up parce que le gars de Mise en Demeure l’a utilisée. Ah fuck! C’était peut-être pas une joke. Crisse le dude était tout nu et le bas de caisse de la guitare frôlait la catastrophe quand même. On a aussi eu droit à un spécial pitoune sur le stage quand Alex a callé des shooters aux Fireball Girls (C’est comme des Jagermeister Chicks mais elles servent du Fireball à place) et les a fait rester sur scène pour chanter les backs vocals de leur 1er grand succès, « Y’en aura pas de petite culotte » avec la backvocaliste invitée (dont je ne me rappelle jamais le nom mais elle travaille aux Katacombes et a les cheveux roses si quelqu’un peut m’aider. Désolé Mademoiselle!!). Y’a une des 2 Fireball Girls qui a embarqué dans le jeu et semblait même excité par les paroles. Pour ceux qui se sont reconnus dans la 1ère phrase du paragraphe et ne savent donc pas de quoi ça parle (!), les paroles vont comme suit
Y’en aura pas de petite culotte. À soir m’a ta manger la plotte
Ouvre tes cuisses, oui ouvre-toi. Montre-moi ta touffe encore une fois
J’ai même pas l’goût de t’pénétrer. J’ai rien que l’goût de t’la brouter
Alors je t’en pris, donne-toi, donne-toi.
Après cette belle chanson d’amour, on a fait descendre les décorations et ils ont poursuivi avec « Enfant de chiennes » qui a immédiatement parti un thrash. C’est pendant que leur set était au « peak » d’intensité et de plaisir partagé avec la foule que j’ai décidé de quitter. Des fois, c’est drôle comme idée mais quand c’est vers la fin d’un show d’un groupe que j’ai vu souvent, j’aime ça quitter avant la fin et comme rester avec la dernière sensation du show. Ça me donne vraiment un feeling différent pour faire le trajet du retour. Comme si le show se poursuivait dans ma tête. F***in YEAH!
Lex







