Arrivé sur place vers 17h30 pour récupérer ma passe media pour le week-end du WINGS OF METAL festival 2014 gracieusement offerte par Annick (que je remercie beaucoup) responsable de ce festin metal, j’allai profiter de la terrasse en attendant le début de la soirée. Déjà, il était évident que tous sur place étaient excités en prévision du début du festival qui non seulement offrait des groupes de qualité mais SURTOUT des visites exclusives de légendes tels THE SKULL, ADX, HOLOCAUST, DREAM DEATH, DERKÉTA. Il était aussi évident que le WINGS OF METAL festival est en train de devenir – sinon est déjà devenu – un gros happening underground montréalais lui qui n’en est qu’à sa 2ème édition. La foule massée sur la terrasse contenait des fans autant du nord des États-Unis que de l’Ontario mêlés à nos métalleux (constatation au gré de mes rencontres) et plusieurs arboraient leurs plus beaux atours célébrant le line up du festival à grand renfort de badge sur leur coat jean pas de manche. Sourires et accolades fusaient alors que ces festivaliers venus de partout retrouvaient des amis éloignés. C’est ce que j’aime de ces festivals underground, ils permettent de rassembler des gens qui autrement n’ont pas souvent la chance de se voir. Enfin, il était temps, après quelques jasettes à gauche et à droite de rentrer à l’intérieur pour le début du festival et rencontrer mon collègue, Chris qui s’était pour sa part acheté une passe week end. Nous avons donc convenu d’écrire ce texte conjointement (Chris en anglais et moi en français) pendant que Bob Jr s’est occupé de faire une couverture live sur nos plateformes Twitter et Facebook à l’aide de son téléphone. Nous soulignons que les photos ne servent qu’à illustrer notre propos et non pas la prétention de se vouloir professionnelle puisque Chris les a prises avec sa caméra Cracker Jack. – Lex

As the figurative death knell fell upon the hour of 6pm and the dying sun began to dip past the horizon, early fans were greeted by Montreal’s PHOBOCOSM. For those in attendance, the foursome set the bar high for the evening’s lineup as a massive wall of noise emerged like a monolith from within the shadows! Heavy slabs of Doom/Death rang out while the occasional blast pummeled the audience in submission, often banging their heads in place. It didn’t take too long before the band slowly became comfortable on stage, as “Ordeal” quickly hypnotized the crowd with its “shoegaze” moments and contrasting fury. With the oppressive feedback hum of the amps, no stage banter was offered before other oppressive tunes, “Solipsist” and “Forever in Doubt” left an indelible mark. The stage was now set!
Je suis d’accord avec Chris, PHOBOCOSM n’ont pas niaisé avec la puck et nous sont rentrés dedans avec leur musique intense, sans compromis. Ils ne sont pas les plus volubiles quand vient le temps de jaser avec la foule (sic), ils ne sont pas les plus mobiles sur le stage mais c’est justement ça qui fait qu’ils sont imposants sur scène. Ils sont plantés là et ça déferle sur nous par vagues incessantes. D’habitude les projections qu’ils utilisent sont projetées derrière eux ce qui augmente la sensation d’être plongé dans leur monde mais, malheureusement, la configuration des Katacombes ne le permettait pas. Fallait être complètement à droite de la scène pour apprécier un tant soit peu les projections et leur prestation simultanément. Bah, c’est bein juste parce que j’avais apprécié l’ensemble les 2 fois précédentes que je souligne ce détail car comme Chris le dit, «The stage was now set!»
Next, New York’s OCCULTATION began their moment in the spotlight with a few sound problems with singer, Viveca Butler’s microphone. Wicked sounds of 70’s occult rock proved to be a crowd pleaser as songs from their 2012 debut, “Three and Seven” were met with much applause along with new cuts from coming album “Silence in the Ancestral House”. Besides the vocals posing a slight glitch, all instruments were clearly audible, particularly Annu Lilja’s remarkable bass runs and fill in drummer, “Tooth Log” from Natur who executed a flawless performance! Though, OCCULTATION’s music isn’t made to inspire bloody noses in the pit, there are elements of NWOBHM thrown in for good measure which lent itself to a powerful performance including eerie keys for added tension!
Le niveau d’intensité et d’agression instauré par PHOBOCOSM faisait maintenant place aux incantations sombres d’OCCULTATION. La musique d’OCCULTATION a ce petit côté hypnotique créé par les claviers et le vocal de Viveca qui malheureusement n’a pu se faire justice vraiment lors de leur passage sur scène. Je ne sais pas comment sortait le son sur scène mais elle me semblait hésitante et je n’ai pas perçu les échos qui accompagnent habituellement le vocal. Comme si certains éléments de leur musique n’avaient pu être contrôlés sur scène. Enfin, ça n’a pas semblé déranger la foule qui restait enthousiaste et se laissait embarquer dans leur rock psychédélique teinté d’atmosphère doom et de NWOBHM. Une belle découverte tout de même pour ma part et ça m’a donné le goût d’aller écouter leur stock studio pour mieux apprécier. Leur 2ème album intitulé “Silence in the Ancestral House” sortira en octobre, peut-être reviendront-ils pour sa promotion et j’y serai.
Fellow New Yorkers, NATUR brought a sense of grandeur and youthful abandon with their punchy array of traditional Heavy Metal. Keen on lofty solos and onstage charisma, the band quickly instilled a strong crowd reaction which seemed to fuel the band even more! Playing numbers from their 2012 lone record, “Head of Death”, it became clear that their songwriting isn’t merely a “one-trick” pony but also a blending of thrash which sparked many to raise their horns! At times, sounding like vintage TROUBLE the guitars left one with the sense of variation and dynamics which clearly went down rather well this night!
L’arrivée de Natur allait encore faire changer le mood. Avec une musique thrashy flirtant avec le crossover et contenant naturellement sa dose de solos out of nowhere, ils ont injecté dans la foule une bonne dose d’électricité. Headbanging et horns up ont fait leur apparition additionnés de légères bousculades mais pas encore vraiment un thrashpit. Le party était définitivement pogné dans la salle qui était maintenant quasi-pleine.
Switzerland’s, BÖLZER were perhaps the “odd man” out this evening but regardless, impressed upon rabid fans, a penchant for a “bulldozing” sonic assault! Pummeling and relentless, their set consisted of a non-stop blitzkrieg with some moments of hypnotic reprieve but focusing mostly on a formula of violent tremolo and blast beat mayhem. Offering a very straight forward, linear performance fans repeatedly chanted, “Bölzer, Bölzer, Bölzer” when bodies weren’t slamming into one another and chaos reigned supreme!
Définitivement que l’intensité a monté avec l’arrivée du duo guitare/batterie Suisse, BÖLZER. Une fois que les lumières sur scène ont été ajustées à sa demande aux goûts de KzR, leur chanteur, c’est-à-dire le plus sombre possible et sans mouvement, celui-ci s’est installé à son micro pour une performance qui a démontré sa créativité au vocal sur une musique qui, bien que principalement old school black metal, montrait également de très intéressantes variations. Leur musique a eu tôt fait d’initié le 1er pit de la soirée et on entendait leur nom être scandé à toutes les 2 tounes. Cette réaction de la foule, pas besoin de vous le dire, a plu au plus haut point et KzR nous en a remercié chaleureusement. Malheureusement, comme toute bonne chose a une fin, il a bien fallu que leur performance se termine un moment donné mais nous avons quand même eu plus d’une heure pour nous régaler.
Calming things down considerably, Toronto’s BLOOD CEREMONY emerged to highlight the mysterious sound of 70’s occult rock in a set that presented fans with many highs and lows. Beginning with “Witchwood”, the band had fans marvel at their stunning renditions of “Goodbye Gemini”, “My Demon Brother”, “The Eldritch Dark” and a surprise ballad (of sorts), “Lord Summerisle”, sung alongside bassist, Lucas Gadke, a beautifully rendered ode that starkly contrasted the maelstrom of previous acts! Poised and striking a piercing glare, singer Alia O’Brien, captivated the audience with her vocal stylings, keyboard tickling and prowess on the flute. Completely unique in sound and presentation, BLOOD CEREMONY took the festival to new heights with this set!
Pour ceux qui ne connaissent pas BLOOD CEREMONY de Toronto, imaginez les comme les enfants d’une relation illlicite entre Black Sabbath et Jethro Tull. Bien sûr, cette sensation est fortement influencée par la présence de la flûte traversière d’Alia O’Brien qui comme Ian Anderson, s’en sert non pas pour faire du remplissage mais en temps que soliste accompli. Elle envoie aussi des passes envoûtantes de claviers, le tout complété par un vocal qui m’a immédiatement pris sous son charme. Ajoutez à ça, une musique qui sait aller chercher le côté psychédélique des années ’70 et BLOOD CEREMONY s’est adjugé mon choix pour la performance de la soirée.
Headliners of the evening, THE SKULL, (feat. 3 former members of TROUBLE) must have realized their importance being on this bill as they walked out to adorning fans and deafening cheers for a set that promised to leave attendees breathless! Playing TWO sets, Eric Wagner and co. blazed through TROUBLE’s 1984 debut album, “Psalm 9” in its entirety! Singing along to the masterpiece, the crowd raised fists, horns and banged heads while Wagner, calmly stalked the stage exchanging handshakes with those up front.
Je n’ai jamais été un fan de TROUBLE à l’époque parce que je trouvais que c’était trop smooth. L’ado attardé que j’étais (je vous souligne que j’avais 20 ans en 1984 quand leur 1er album, “Psalm 9” est sorti) trippait plus sur le thrash de Destruction et Venom côté metal et pour être franc, D.R.I., Charged GBH, Dead Kennedys et toute la scène thrashpunk/hardcore m’attiraient beaucoup plus. Enfin tout ça pour dire que j’avais comme repensé à TROUBLE après la sortie de “Probot” où Wagner interprète “My tortured soul” mais pas vraiment plus. Bon, pour revenir au show de vendredi, il était évident que Wagner et sa bande qui se présente maintenant sous le nom THE SKULL, étaient attendus avec impatience. Ils ont embarqué sur la scène sous les acclamations et c’est accompagnés d’une centaine de backvocalistes improvisés qu’ils nous ont interprété leur musique. Je dois avouer qu’ils n’auront pas plus réussi aujourd’hui à faire de moi un nouveau fan mais ils donnent un maudit bon show; comme on s’attend de vétérans qui savent ce qu’ils font sur une scène. Et de toute façon, mon opinion concernant leur musique importe peu car la salle comble des Katacombes prouvait hors de tout doute qu’ils ont leur légion de fans et c’est dans un esprit de communion que Wagner portait le micro dans la foule qui chantait les pièces pendant que lui-même serrait des mains. C’est lorsqu’ils ont quitté que j’en ai profité pour faire de même mais à la lecture du texte de Chris, je constate qu’ils sont revenus ensuite alors je laisse Chris terminer.
Leaving the stage for a brief “intermission”, the band returned to perform a mix of material spanning TROUBLE’s past glories with a couple of new cuts as THE SKULL. Regardless of fans screaming for their personal favorites, the band played “Thinking of the Past”, “At the End of My Daze” and closer, “Tales of the Brave Ulysses”, a cover from classic rock band, CREAM closing the aforementioned album “Psalm 9”! Informal and bereft of any pretention, THE SKULL made sure the audience got their money’s worth and they did, playing for more than 2 hours.
On to day 2….
Chris and Lex
























