Voici la suite de notre compte-rendu du WINGS OF METAL festival 2014. Encore une fois, nous vous l’offrons conjointement (Chris en anglais et moi en français). Nous soulignons que les photos ne servent qu’à illustrer notre propos et n’ont pas la prétention de se vouloir professionnelle puisque Chris les a prises avec sa caméra Cracker Jack. – Lex

 

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Following last evening’s massive outing, fans were chomping at the bit for what was awaiting them tonight! With legends, DREAM DEATH, ADX and HOLOCAUST all waiting in the wings, the diehards were anxiously expecting a truly amazing event. True to expectation, all hopes and dreams were realized….

Hailing from Calgary Canada, GATEKRASHÖR made a “splash” upon the crowd channeling the spirit of the 80’s with their ramped up Thrash Metal assault. Looking like an 1980’s Metal caricature, their singer is probably MORE Metal than anyone in the venue with his overridden enthusiasm and easy charisma as he posed and headbanged throughout, never losing a beat! Playing numbers mainly from their self-titled record, and finishing with “Heavy Metal Rangers”, the band certainly set the night on fire and fans cheered their hearts out!

C’est après 51 heures de route de Calgary à Montréal que Gatekrashör est arrivé me disait Jackhammer, leur drummeur après leur spectacle. Pour faire une histoire courte, car je veux souligner leur engagement envers le festival, ils devaient faire une tournée de la côte Est avec le groupe japonais Barbatos mais celle-ci a été annulée ne leur laissant que cette date au WINGS of METAL festival. Qu’à cela ne tienne, ils ont décidé de respecter leur engagement envers le festival et c’est après un show de remplacement de dernière minute le 24 août au soir à Calgary (avec Funeral Circle également sur l’affiche du WINGS of METAL ce soir) qu’ils ont pris la route LA PLUS LONGUE car certains de leurs membres n’ont pas de passeport pour faire le trajet logique qui est plus court d’au moins une dizaine d’heures mais passe par les États-Unis. Pas besoin de vous dire que les gars étaient un peu magané de leur voyage. Enfin, ce n’est pas sur la scène que ça a paru. Dès les 1ères notes, on a senti l’énergie au rendez-vous et la foule déjà nombreuse a tout de suite embarqué dans leur thrash old school. Avec des titres comme “Banzaï/Force of the Blade”, “Speed Metal Hammer”, “Motorbike Maniac” ou “Heavy Metal Rangers”, il est facile de voir où se trouve leur allégeance. D’ailleurs, pour les plus jeunes, la compagnie québécoise Banzaï Records avait sorti en 1986 une compilation intitulée “Force of the Blade” avec des groupes comme Slayer, Destruction, Helloween mais aussi du Lizzy Borden, Metal Church et c’est un beau clin d’oeil que le titre de la pièce qui ouvre leur 1er album complet (2013) qui s’intitule simplement “Gatekrashör”. Bon tout ça pour dire que leur musique est plongé directement dans cette époque des débuts du speed/thrash et Speed Metal Enforcer, leur chanteur en porte à peu près tous les attributs vestimentaires clichés possibles, arborant même un imposant collier en os. Et il a l’attitude aussi. On a passé une demi-heure de headbanging, fist pumping, thrash pitting et croyez-moi que si Gatekrashör avait été un peu plus connu, les refrains auraient été chanté en choeur par la foule. Gatekrashör ont parti ça en grand, la pédale dans l’tapis.

 

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BAT made sure that they made a name for themselves! The U.S. trio, sporting Ryan Waste from MUNICIPAL WASTE and Nick Poulos from VOLTURE, took charge and took no prisoners either! Masterfully carving out numbers from their only release, “Primitive Age”, songs like “Bat”, and “Code Rude” followed a “thrash-tastic “array of speed and purpose diving into VENOM sounding territory at times as well, particularly on “Cruel Territory”. Dedicated to the WINGS OF METAL fest, which is starting to become a staple in Montreal’s annual events, “Wings of Chains” was written specifically with it in mind. Whipping ‘round the stage like there was no tomorrow, BAT “flew” in and infected everyone!

BAT n’était pas là pour niaiser non plus et Ryan Waste, chanteur/bassiste, a pris la peine de nous le dire qu’ils allaient nous rentrer dedans. Et ce n’est pas non plus l’absence de leur drummeur régulier Félix Griffin qui n’a pu passer les douanes, qui allait changer quelque chose. Al Biddle, drummeur du groupe torontois Chainbreaker a fait la job comme un pro. Avec un répertoire qui sonne comme du Venom… même le vocal par grands moments, ils ont facilement gardé le momentum créé par Gatekrashör en rajoutant même une coche et nous gardant en haleine pendant tout leur set avec eux aussi quelques solos endiablés.

 

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FUNERAL CIRCLE dramatically made an entrance that revealed their affinity for all things “doom” and “gloom”. Donning a long hooded robe and tattered noose, singer J. Priest stood on stage, evoking a sense of morose practicality, often holding a skull prop and various bones to instill dread and it worked. The band’s style of heavy doom Metal soon gave way to a charge of harrowing Heavy Metal with Priest taking animated control once he shed the robe! Fans lapped up the band’s performance as “Legions Invictus”, and “Amaranthine (The Wandering Dreamer)” shot through the crowd wonderfully. For those who previously knew the band, their set was every bit as grand as expected and those who were unfamiliar….the band were a marvel to discover!

L’arrivée de Funeral Circle sur scène a amené une touche un peu plus dramatique. Portant une tunique de moine et portant un crâne à la main, Priest, leur chanteur s’est avancé dans la boucane et pénombre alors que leur doom remplissait les Katacombes. J’ai tout de suite apprécié sa façon de chanter, une belle voix chaude qui me rappelait quelque chose et quand il a enlevé sa tunique, j’ai tout de suite allumé. “Saint Vitus” était écrit en gros dans le dos de son coat de cuir. C’est donc dans ce genre de mélange de doom et heavy metal que la foule a été enveloppée, appréciant chaque instant et se balançant au gré des belles mélodies flottant dans l’air.

 

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Arriving from Pittsburgh, Pennsylvania, cult act, DERKÉTA were little known to most attendees but soon won over the crowd with their brand of old school Doom/Death! Founding member, Sharon Bascovsky, was an unassuming front woman with soft voice and polite demeanor but quickly her guttural growl made for much surprise! Dirty sounding songs such as “Shadows of the Past”, “Darkness Fades Life”, “Last Rites” and set closer, “Time of Awakening”, all captivated the audience, particularly “Rest in Peace” which included a sudden blast from drummer, Michael Laughlin, that got fans thrashing in place! With a resounding applause, DERKÉTA finished victorious and with smiles all around!

Loin des atmosphères glauques et psychédéliques de FUNERAL CIRCLE, DERKÉTA suivent plutôt les traces de groupes tels Bolt Thrower, Carcass et toute la vague old school death metal. Et ce n’est pas parce qu’elles aiment le style old school mais parce qu’elles appartiennent à cette époque. Bien que peu connu, le groupe a été formé en 1988 et était reconnu comme le 1er groupe tout féminin de death metal mené depuis toujours par Sharon Bascovsky. Maintenant, elles ont été rejointes en 2012 par Michael Laughlin qui a entre autres drummer pour Cattle Decapitation de 2004 à 2007. C’est donc 45 minutes solide qui nous ont été servis et encore une fois, la foule ne s’est pas gênée pour montrer son enthousiasme. Bon, il n’y a pas eu de pit bien que Jenny “Warlady” King ait essayé plus d’une fois de partir les hostilités mais je soupçonne cette foule majoritairement masculine d’être tombée sous le charme des demoiselles et d’avoir comme un peu figé, se contentant de crier son appréciation après chaque pièce. Chris souligne plus haut le contraste entre la voix douce et l’attitude polie et réservée de Sharon et son vocal guttural puissant. Elle s’est même excusée à un moment donné au cas où sa voix n’était pas à la hauteur car elle avait la bouche sèche. Je crois qu’elle aussi a un peu figé (le trac rend la bouche sèche) mais elle n’avait pas à s’excuser car leur 1ère visite à Montréal semble s’être avérée une réussite à voir la réaction des gens.

 

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Also hailing from Pennsylvania, 80’s underground stars, DREAM DEATH were a much welcomed act paying tribute to a time long ago for many hungry onlookers. “Back From the Dead”, “Black Edifice”, “Sealed in Blood” and “Dream Death” took wanton fans down memory lane as the players performed the cuts as though blindfolded! Tight and exuding panache, DREAM DEATH seemed to have revelled in the experience; smiles adorned faces while singer Brian Lawrence’s dry wit amused the crowd, pocking fun at the members beside him. Guitar sound problems, notwithstanding, a free flow of hair whilst fully danced while songs were sung triumphantly by the satisfied patrons!

On est resté plongé dans les atmosphères 1980 avec l’arrivée de Dream Death. Ramenant les sonorités du thrash/doom à la Celtic Frost/Hellhammer/Onslaught (album “Power from hell” pour Onslaught on s’entend), Brian Lawrence et sa gang (qui comptait pour l’occasion Justin Gizzi de Molasses Barge à la guitare en remplacement de Terry Weston) ont eux aussi réussi leur passage sur scène avec brio. Fort à l’aise sur scène malgré quelques problèmes techniques, Lawrence a profité de l’occasion pour s’amuser et faire des jokes à ses musiciens. Y’avait pas de stress. Et la foule embarquait autant dans ses jokes qu’elle se laissait aller en headbanging furieux pendant les tounes. Près d’une heure déchaînée nous aura satisfait POUR L’INSTANT mais là, ils devront revenir avec Weston.

 

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France’s ADX, another cult act, took the venue by storm! Seemingly rising in momentum, fans welcomed the group with bated breath chanting “ADX, ADX, ADX” even before the set began! Sure, the pressure was on, but the band seemed to take it in stride bursting into a hailstorm of Speed Metal heaven. Energy abounded on all fronts as singer, Phil Grelaud made sure everyone was having a good time (which was surely the case judging by the size of the pit!). French tunes were met with much praise and adulation with a Quebec flag being given to Grelaud towards the finale with ADX clearly written across. If there was ONE act to ensure a “party” atmosphere, it was ADX!

Avec ADX on a eu droit à un mélange de speed et de heavy metal, mais surtout du metal en français!! YEAH! Excusez mon enthousiasme débordant mais j’ai toujours trouvé ça cool quand un groupe francophone chante en français. Ce n’est pas une question de patriotisme, je ne mêle pas les choses là dedans. C’est juste que, même si je suis bilingue, je comprends mieux ce qui se chante et surtout beaucoup mieux les interventions entre les tounes. C’est une question de feeling. Et du feeling, il y en avait parce que ça criait “ADX, ADX, ADX” avant que ça commence et pendant le spectacle; ils se sont aussi fait donner un drapeau du Québec avec ADX écrit dessus. Il y avait aussi le 1er vrai gros pit de la soirée. Pas besoin de vous dire que les gars étaient contents de jouer à Montréal et ça paraissait. Encore une fois dans cette atmosphère décontractée qui était comme confortablement installée depuis le début de la soirée et qui s’était amplifiée maintenant que se succédaient les groupes vétérans sur scène. Au grand plaisir de tous, c’est pendant plus d’une heure qu’ils ont enchaîné leurs succès tirés d’une volumineuse discographie et bien sûr de “Ultimatum”, leur dernier en date paru cette année.

 

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Cooling things down ever so “slightly”, Scotland’s HOLOCAUST proved that traditional Heavy Metal is still well in the hearts of many! Rock filtered Metal never sounded so good as founding member John Mortimer serenaded the crowd with cuts, “It Don’t Matter to Me”, “The Small Hours”, “Only as Young as You Feel” and “The Nightcomers” (among many more) to a swooning band of onlookers. Drummer Scott Wallace surprised and impressed with a heavy dose of pounding drums and blistering double bass in equal measure while “Holocaust” chants most likely reached outside the venue and down the street! Offering a chance to hear newer material, “Expander” was performed as well as “Mavrock” and “Come on Back”, two numbers that haven’t been performed live since 1981 (the latter being dedicated to Annick Giroux, the festival’s organizer)! With the decibel levels reaching critical, HOLOCAUST gladly smashed open the gates with closing song, “Heavy Metal Mania” to rabid fans hoping the set wouldn’t end, but sadly, it did.

La parade des légendes allait culminer avec le headliner, HOLOCAUST qui compte presque 40 ans d’existence ayant été formé en 1977. Bien sûr, seul reste Mortimer de la formation originale mais l’esprit y est toujours car McGrath et Wallace ne sont pas des p’tits jeunots non plus et ils connaissent ça le heavy metal des années 1980. Et ils nous l’ont prouvé en nous servant un cocktail de leurs discographie allant jusqu’à ressortir de vieilles pièces de 1981 dont “Come on Back” dédiée à Annick… et peut-être en même temps un petit message!!! Je suis sûr qu’un “Come back” de Holocaust dans un délai raisonnable serait apprécié et pourquoi pas une tournée. Je suis sûr que l’accueil qu’ils ont reçu les a convaincus.

Je termine ce texte en remerciant encore une fois Annick Giroux et son équipe de nous avoir organisé un festival qui, pour sa 2ème édition, a permis encore une fois cette année, de voir des groupes légendaires pour la 1ère fois à Montréal et tout ça dans une atmosphère de franche camaraderie. Bien sûr, l’atmosphère des Katacombes et son personnel accueillant y est aussi pour beaucoup. Ce fut un franc succès populaire et je sais que plusieurs attendent déjà le line up 2015. Pas pour décider s’ils achèteront leur billet car ce doit déjà être réglé dans leur tête que le WINGS OF METAL est un incontournable mais pour être capable de saliver sur le prochain coup de maître d’Annick. Les suggestions affluent sur la page facebook du festival et moi et bien je fais ma suggestion ici. J’aimerais voir les Ontariens de SACRIFICE et les Albertains de DISCIPLES OF POWER, et si quelqu’un me dit que je rêve en pensant à ARMORED SAINTS, bein je rétorquerai que, qui ne souhaite rien n’a rien.

Chris et Lex

 

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