Ça faisait des semaines que j’attendais avec impatience le passage du No Salvation Tour 2013 présenté le 7 octobre au Club Soda de Montréal  et organisé par BCI que nous remercions pour leur collaboration avec Ondes Chocs. Quand même, le passage de la gang à Benton reste toujours un événement à souligner et le line up proposé pour la tournée est malade avec Deicide, Broken Hope, Disgorge et Necronomicon.

 

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C’est sur le coup des 19h00 que les lumières sur la scène ont viré au mauve et la track d’intro a débuté pendant que le trio s’avance sur scène pour lancer la prestation de Necronomicon qui ouvrait le bal. Ceux qui ne le savaient pas bien que c’était annoncé depuis le 25 septembre ont dû être quitte pour une surprise car ce n’était pas Armaros qui était à la basse mais plutôt un remplaçant pour la tournée mais pas celui prévu non plus. Enfin, pour faire une histoire courte de ce qui tient plutôt de la saga, David McGregor, leader de Eclipse Prophecy, devait remplacer Armaros à la basse pour la tournée mais dans la foulée de cette annonce, on pouvait lire le 28 septembre que David avait eu un 2ème (!!) accident aggravant les blessures du 1er, et ne pourrait plus accompagner le groupe. Refusant de canceller la tournée, Necronomicon ont complété un tour de passe-passe et c’est finalement Chris Bourne, chanteur et bassiste du groupe californien Ruines ov Abaddon qui a tenu le rôle, apprenant les pièces du setlist dans un délai de 24h parce que la tournée commençait le 2 octobre avec le show de Atlanta. Wow! Belle job et bravo pour le dévouement et l’acharnement de Necronomicon. Puis comme si tout ceci n’était pas suffisant, tout juste avant de monter sur scène, Chris apprenait des nouvelles personnelles qui aurait cancellé n’importe quel show… mais Necronomicon, c’est des warriors.

 

 

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Maintenant, et parce qu’il faut bien dire un mot sur le show qui aurait bien pu ne pas être plus d’une fois, ils ont joué un mélange de pièces provenant de leurs 2 derniers albums, The return of the witch et bien sûr leur tout récent et oh violent, Rise of the elder ones, sorti sur Season of the Mist. Une demi-heure intense où dans les circonstances, il y avait une belle cohésion et et on a pu apprécier la maîtrise de ce groupe qui, selon moi, n’obtient pas la reconnaissance méritée de leur propre scène québécoise. Necronomicon donne toujours un bon spectacle. Ils ont une présence imposante sur scène avec leur air méchant accentué par leur maquillage et on doit souligner leur costume de scène. Comme j’ai dit des warriors. Leur musique est jouée avec intensité et leur set a plu à la foule assemblée, foule qui aurait pu être plus nombreuse mais que voulez-vous, ce doit être pour ça que tous rêvent aujourd’hui au retour de Obliveon, Martyr et tous ces autres formations québécoises regrettées alors que Voivod peine à remplir une salle à Montréal.

 

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Après une pause d’une quinzaine de minutes, ils ont mis le drum à ON et on a eu un déferlement de bassdrum à pu finir pendant une demi-heure. Je trouve souvent que le son produit par ces drums triggés au max fait un peu trop mécanique et comme je dis souvent me fait penser à une machine à coudre. Loin de moi, l’idée de chiâler par contre car le style le veut, Disgorge le font bien et je peux vous dire qu’ils avaient attiré leur lot de fans venus exprès pour leur musique extrême. Le mur de son est palpable mais en même temps chaque brique est à sa place. Pourquoi je parle de brique? C’est parce que les axemen de Disgorge sont constamment à placer des notes, comme des briques dans une mosaïque, pianotant sur leur manche de haut en bas dans la démarche latérale du crabe. Un set qui est fronté par un colosse qui beugle tellement creux et gras, parmi les plus profonds que j’ai entendus, pendant qu’il avance et recule comme un ours en cage. Je ne peux vous parler des pièces qu’ils ont jouées car je ne les connaissais pas avant cette soirée mais aux sourires de leurs fans, ils ont livré ce auquel ils s’attendaient.

 

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Après une seconde pause réglementaire de 15 minutes qui m’a permis de prendre l’air, le 3ème groupe en lice était prêt. Avec Broken Hope, le tempo a ralenti, ou plutôt est devenu moins straightforward et le pit a vu ses premiers vrais mosheux arpentés de long en large l’espace dégagé groovant au rythme du death metal old school se préparant à la défonce lorsque les tempos s’accéléraient. Et la musique de Broken Hope est justement faite de riffs pesants servant à construire la tension puis les transitions à la batterie annoncent le moment où all hell break loose et ça explose en blastbeat créant des vagues dans le pit. Une performance qui leur a permis de présenter leur chanteur Damian Leski, un autre colosse aux vocaux gutturaux, car lors de leur passage en octobre passé aux Foufounes Électriques de Montréal il n’avait pu accompagné Broken Hope en terres canadiennes. Ils nous ont envoyés quelques pièces de leur nouvel album, Omen of disease – seul auquel Leski a participé – mais sans abuser. Les gars ont été généreux, interprétant plutôt des pièces de tous leurs albums – sauf Grotesque blessings il me semble –  remontant aussi loin que Swamped in gore sorti en 1991 et qui correspond plus à la période où je les suivais connaissant surtout les 3 premiers albums. À l’écoute des nouvelles pièces et à voir leur énergie et enthousiasme sur scène, Broken Hope semble vouloir reprendre leur place sur la scène brutal death. Encore une fois, que du plaisir tant sur scène que dans la foule.

 

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On nous a tranquillement fait patienter une petite demi-heure avant que Deicide ne monte sur scène et débute leur prestation sur des roulement de drum accompagnés de screech de guitares puis l’hommage à Satan était lancé. Suivi tout de suite par une de mes préférées, Dead by dawn de leur premier album. C’est mon côté nostalgique car c’est la 1ère pièce de Deicide que j’avais découverte sur une compilation en 1990. Ils ont poursuivi avec Once upon a cross de l’album du même nom et la suivante a fait dire à Karolane, qui était revenue près de moi après s’être acquittée de photographier pendant les 3 premières pièces, que c’était la toune de Deicide qu’elle traînait dans sa discographie, Scars of the crucifix, elle aussi du même nom que l’album sorti en 2004. Elle en profite aussi pour me dire que Jack Owen à la guitare porte un t-shirt de Erimha. Oh yeah, c’est donc bein nice! D’ailleurs parlant de nice, chapeau à Glen Benton qui s’adresse à la foule entre quasiment toutes les pièces de sa voix caverneuse d’outre-tombe pour présenter les pièces. Des interventions sobres mais oh combien appréciées par la foule. La soirée s’est poursuivie comme ça revisitant leur discographie de 10 albums – mais aucune de Insineratehymn de 2000, leur album que j’ai le plus écouté je dirais mais pas grave j’ai eu une autre de mes préférées Dead but dreaming – pendant un peu plus d’une heure au grand plaisir de la foule qui trippait encore une fois grâce à la générosité de ce groupe de vétérans. Ah oui, n’oubliez pas qu’ils ont un nouvel album qui s’en vient, In the minds of evil.

 

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La foule qui a rempli le parterre du Club Soda en ce lundi 7 octobre, dont certains m’ont souligné être descendus directement de Rouyn-Noranda pour l’occasion, ont eu droit à toute une prestation de la part de 4 groupes de vétérans, maître chacun dans leur art brutal. Et la soirée ne se terminait pas avec les dernières notes sur scène, oh que non! Les Katacombes tiennent depuis quelques temps les aftershows officiels de plusieurs soirées mettant à l’affiche les gros noms internationaux. C’était encore le cas, et comme pour plusieurs, mes pas m’y ont dirigé après le concert le temps de prendre une dernière bière en jasant avec les trippeux du show qu’on venait de voir. Le temps que j’y suis resté, j’ai pu discuter avec le drum roadie de Deicide pour la tournée ainsi que voir arriver les gars de Disgorge et de Broken Hope venus chiller avec leurs fans. Une belle façon de finir une soirée en belle compagnie. Merci encore à tous.

Cheers!

Lex