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Samedi soir dernier, les Rimouskois étaient convoqués au Cactus Show Bar pour une messe régentée par Mobscene, un groupe de Beaucerons qui rendait hommage au carissime antéchrist, Marilyn Manson.

Trois heures avant que les premières notes du groupe ne fassent écho entre les murs du petit bar, on me convoquait pour assister à cet événement qui dévait s’inaugurer à minuit précis. Une trentaine de personnes était sur place à mon arrivée peu après 23 heures et rien ne laissait conjecturer que l’endroit se constellerait d’amateurs pour l’hommage à ce décadent artiste…

Minuit sonne. Quelques chuchotis se font entendre dans l’assemblée; l’éclairage s’adoucit. La cérémonie débute enfin. C’est sur les premières notes de Count to Six and Die que je ne peux m’empêcher de me diriger avec empressement vers la scène, en transe. Étant une impénitente adepte du révérend Manson, Count to Sie and Die marque pour moi une époque de prédilection, c’est-à-dire aux alentours des années durant laquelle s’est produite la tournée Guns, God and Government (2002) de l’artiste, alors que je découvrais son existence. Les membres de Mobscene prenaient place sur scène alors que les notes de piano de la pièce finale d’Holy Wood retentissaient entre les parois de mon crâne à une telle intensité que j’en avais déjà largement reçu pour le piètre 5$ qui m’avait été quémandé à l’entrée. L’atmosphère funeste ne faisait que rendre ce moment davantage apothéotique.

Le groupe enchaîne immédiatement avec Irresponsible Hate Anthem, la première pièce du fameux Antichrist Superstar. C’est au moment où j’ai ouï ‘’Let’s just kill everyone and let your god sort them out’’ que toutes mes craintes vis-à-vis cet hommage se sont volatilisées. Les photographes mis à part, nous étions peu nombreux à occuper l’espace à l’avant de la scène et c’est bien dommage parce que visuellement parlant, nous avions droit à tout un spectacle! Mobscene possède sa propre équipe dont leur éclairagiste (Nathalie Gélinas) et leur propre photographe (Marie-Julie Provencher). J’ai été grandement surprise par le talent de ces musiciens et aussi la simplicité avec laquelle chacun semblait parvenir à incarner son personnage. La performance de notre version québécoise de Marilyn Manson était ineffable! Chacun de ses mouvements rappelait ceux de l’artiste controversé (et c’est d’ailleurs ce qui m’a davantage estomaquée), en plus de ses vêtements, la manière dont ses cheveux sont taillés et le bleu pétrifiant de son œil gauche qui ne laissaient aucun doute quant à la sommité qu’il incarnait ce soir-là.

Des pièces telles que Lunchbox, The Beautiful People, Tourniquet, Angel With The Scabbed Wings, Kinderfeld, The Reflecting God, Rock Is Dead et Disposable Teens ont été jouées ce soir-là (pas dans cet ordre par contre et malheureusement, l’alcool consommé lors de cette sombre célébration nuit à la remémoration de l’ordre dans lequel ont été interprétés tous ces titres). Burning Flag et Long Hard Road Out Of Hell méritent une mention spéciale puisque je ne crois pas m’être déjà époumonée à ce point par le passé à hurler les paroles d’un morceau lors d’un quelconque événement au Cactus, et je ne croyais jamais que cela se produirait lors d’un hommage (comme quoi il ne faut jamais dire jamais!).

Le band avait sa propre estrade sur laquelle il était possible d’apercevoir l’effigie d’Antichrist Superstar lorsqu’à été interprété le titre du même nom, durant lequel des pages de la « Ô sainte Bible » ont été répandues un peu partout sur le sol de la place. De plus, le chanteur est revenu sur scène vêtu d’une soutane de pape pour attaquer la pièce The Love Song, et une couronne comme celle que porte Manson dans son vidéo enregistré en 2000, The Nobodies, ornait sa tête lorsqu’ils ont reproduit cette pièce. Les reprises et classiques Sweet Dreams des Eurythmics et Tainted Love des Soft Cell n’ont pas été omises dans le cadre de cette prestation. La soirée s’est conclue sur la très poignante pièce Man That You Fear alors que de blancs confétis recouvraient entièrement la scène.

Le spectacle s’est donc déroulé en deux actes d’environ huit morceaux chacun avec un entracte d’environ 30 minutes. Lors du deuxième chapitre de la soirée, le nombre de spectateurs avait doublé et davantage de personnes se sont amassées à l’avant de la petite scène. D’ailleurs, pour l’une des rares fois à cet endroit, les spectateurs ont eu l’opportunité d’assister à un show avec un aussi beau jeu de lumières. L’éclairage et les effets étaient stupéfiants! Nous avons eu droit à une excellente prestation de chacun des morceaux et j’exhorte tout le monde d’assister au moins une fois à l’une de leurs abracadabrantes performances!

 

Je tiens spécialement à remercier Eric Truchon (Eric Truchon Photo) pour ses incomparables captures de l’événement. Eric est un photographe néophyte de Rimouski qui gagnera sans aucun doute à être connu et qui évolue à la vitesse du… Flash! Allez jeter un coup d’œil à ses différents shootings sur sa page Facebook et encouragez-le!

 

 

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