On a la chance de parler et côtoyer beaucoup de personnes grâce au travail sur le terrain de Ondes Chocs et une de ces personnes est Alain Pérusse de chez Spectra. Alain vit le rêve de plusieurs trippeux de métal de la province en ce moment en assistant au Maryland Deathfest! Encore plus cool, il nous fait des rapports directement de là-bas d’où l’absence d’accent sur les lettres à cause du clavier anglais. Enjoy fuckers.
Montréal, 28 mai 2013, 12h55
Réveil dans la réalité québécoise et entre mes deux chats endormis. Je n’ai pu écrire quoique ce soit hier soir à mon arrivé, tant la fatigue accumulée et les dix heures de voiture avaient eu raison de mon état physique. Quand même, mes souvenirs sont précis de ce que fut la dernière soirée du Maryland DeathFest de 2013.
Je vous ai laissé avec le spectacle de Manilla Road hier matin, je reprend avec Sleep dont la performance était fort attendue. Je n’ai pas un odorat très développé mais tout au long du MDF, j’en ai senti des drôles d’odeurs: une dizaine de variétés de viande grillées des kiosques de bouffe, l’odeur rance des corps mal lavés des crusty punks en très grand nombre, celle de la bìère renversée… mais au moment où Sleep commencé, vous avez deviné que l’odeur mélangé de plusieurs sortes de cannabis a pris largement le dessus sur tout le reste. Moi qui ne fume même pas de tabac… on a eu alors droit à un barrage sonore appuyé de leur part, révélant le caractère un peu ironique du nom du groupe. Le trio s’est démené pour laisser un souvenir indélibile et je crois bien qu’il a réussi son pari.
Il a fallu me dépêcher pour retourne à l’autre scène pour voir à quoi ressemblait Pentagram. La poursuite du « Veterans Day », en somme… bien que le chanteur doit avoir au dessus de soixante ans et davantage, il ne laissait en rien laisser sa place aux jeunes composant son légendaire groupe. Encore une fois, leur hard a su combler les amateurs sur place. J’ai dû quitter avant la fin, pour trouver mes amis Luc et Judyth à la tente pour entendre Ascension, un groupe de black metal m’étant complètement inconnu mais qui semblait être bien… il se trouve que nous ne voulions pas manquer le spectacle de Venom, la tête d’affiche de ce dimanche soir.
Durant la performance de Cronos (en grande forme) et sa bande, je ne pouvais m’empêcher d’imaginer voir Venom à un prochain Heavy MTL. Car le type de spectacle que donne le groupe se veux désormais une revue de tout ce qu’il a pu faire depuis ses début et aussi ses années obscures. On a eu droit à plusieurs medley de vieilles chansons et de plus récentes et moins connues, je pense entre autre à « Possessed » avec « Schizoid » et « Live like an angel… » ou encore « Buried Alive » et « Resurrection ». Tant qu’à voir des groupes dont le lien au metal est aussi ténu que Billy Talent l’an dernier… Enfin, c’est fatigué que je suis rentré à l’hôtel, pour rejoindre mes amis et m’envoyer les quelques bières qu’il me restait dans le frigo de la chambre.
En revenant dans la Vista de Luc, j’ai eu le temps de penser à tous les moments mémorables de ce périple toujours trop court, devenu pour moi un incontournable depuis deux ans. En voici quelques-uns:
-le douanier américain qui nous répond « Oh, you go to the Maryland DeathFest! » quand on lui a dit que nous allions à Baltimore;
-les premières bouteilles de Yuengling au motel cheap de Kingston, lors de notre première nuit en sol US;
-la belle rencontre avec les époux Blaschke, de Philadelphie, sur la terrasse du Ale House après que ceux-ci aient deviné que nous parlions en français;
-le sol qui tremblait lorsque Bolt Thrower a joué ses première notes;
-la cohue devant le kiosque de t-shirts de Bolt Thrower (presque un thrash!);
-le frisson qui a parcouru la foule lorsque le chanteur de Kommandant est arrivé sur scène…
-la quantité étonnante de Québécois sur place, en nette augmentation à vue de nez;
-Evoken en spectacle, enfin à la clareté;
-Carcass et l’immense mosh devant la scène, l’endroit le plus risqué de Baltimore pendant un instant;
-le vent qui nous a pas quitté de la fin de semaine;
-découvrir qu’un kiosque vend de la merch de Darkened Nocturn Slaughtercult;
-la présence d’Annick Cauchemar à la table de son éditeur;
-me faire carter à 42 ans, à l’entrée du MDF…;
-l’odeur pestilentielle des toilettes chimiques qui a rendu Judyth quelque peu malade…;
-le gars déguisé en Jésus de Nazareth, avec qui un tas de black métalleux se sont fait photographier;
-l’incroyable présence sur scène du chanteur de Pagan Altar et ma réaction à « Sentinels of Hate »;
-ma promenade dans le vieux port de Baltimore, en pensant à la série « The Wire »;
-l’absence regrettable de Ihsahn et de Carpathian Forest;
-et tant d’autres…
Voilà. J’ai déjà hâte de voir la prochaine programmation. Il me reste plus qu’à vérifier mes photos.
À plus!
Alain Pérusse





