Et oui, un nouveau collaborateur Ondes Chocs. Nos deux passionnés, Dave et Lex, en ont beaucoup sur les épaules alors pourquoi ne pas leur donner un coup de main comme ils le font si bien avec notre scène métal! Mais avant de me pitcher dans le vif du sujet d’aujourd’hui, ou plutôt du 23 novembre dernier, laissez-moi me présenter : Simon, guitariste dans la formation montréalaise BornBroken. C’est d’ailleurs dans un de nos show que j’ai fait la connaissance de Dave qui était venu voir le show. Je lui ai remis un single ce soir là et Lex l’a fait jouer à l’Hémisphère Gauche dans la même semaine. Depuis ce temps, de nombreuses bières et shooters se sont bu en regardant de bons, et moins bons shows tout en discutant de choses et d’autres! Faut croire que mes niaiseries faisaient du sens parce que le 12 novembre dernier, en route vers le centre Bell où j’allais voir un match avec mon frère, mon cellulaire buzze… C’est Lex qui me demande ce que je fais le 23 et me demande si je veux couvrir le show de Slayer pour Ondes Chocs! CRISS, SLAYER… c’est certain voyons!!
Aller voir un show et prendre une, ou des bières avec des chums… c’est une chose mais le mettre en mots en est une autre! Voyons voir ce que ça donne…. En tout cas, première constatation… juste vous dire qu’avec ma job, mon band et tout ce qui peut se passer dans la vie, j’ai comme eu un délai pour écrire ma revue mais ça m’aura au moins montré que ça se fait pas de même un texte de revue de show.
C’est donc le 23 novembre dernier que j’avais la chance de revoir Slayer en show avec Gojira et 4arm en première partie. Bon, le seul hic dans tout ça c’est la place, le fameux CEPSUM. Je dis fameux parce que c’est vraiment une salle reconnue pour son « son de marde » (excusez mon honnêteté). Je me rappelle le show de System of a Down il y a une dizaine d’année, ça faisait dur solide comme son! Mais bon, donnons la chance au coureur. Je me pointe donc au CEPSUM pour être accueilli par un magnifique line-up de métalleux qui, comme moi, avaient pensé que c’était une bonne idée de laisser le manteau dans le char pour pas avoir à le traîner rendu en dedans. BRAVO parce que c’est une des premières journées « frette » qu’on a eu! Au moins les fans de Slayer sont assez, comment dire… passionnés et n’arrêtaient pas de crier des ‘’SLAAAAYEEERRRR tel un Rocky à sa Adrienne. Ça fait oublier le « frette » mettons. Un autre petit line-up à l’intérieur pour cueillir mon billet (merci à EVENKO) et voilà je fais mon entrée. Je vais tout de suite rejoindre Mike, autre guitariste dans BornBroken, et sa charmante épouse Nadia qui m’ont gardé une belle place assis devant le stage. Ben oui, qu’est-ce tu veux? On n’a plus 20ans…!! Mais on est encore là pour tripper pis faut dire que dans mon band on dit souvent comme un cri de ralliement….
Let the eternal flame of Slayer burn deep inside my soouuulll!!
À la seconde où je les croise du regard, les lumières ferment et 4ARM entre en scène. Je ne connais aucunement le groupe mais avec un style très Slayer, il gagne rapidement la foule malgré le fameux « son de marde » de la place. Leur thrash est rapide et efficace mais la prestation manque un peu d’énergie à mon humble avis. Le soundman a dû avoir la même impression que moi parce que, SURPRISE, le son s’améliore! À la fin de leur set, le groupe australien avait droit à un son potable et les fans l’apprécient. C’est d’ailleurs pendant un nouveau morceau, Die in time qu’on a droit au premier Mosh Pit de la soirée. Ça promet!!

Au tour de Gojira d’entrer en scène. J’ai vraiment très hâte de les voir parce qu’il y a un gros buzz alentour de ce band que je ne connais pas vraiment. Bon ok, j’ai entendu quelques tounes mais pas assez pour avoir une opinion. Le band arrive en force avec de l’énergie à revendre. Ils sont en feu les cousins et la foule s’enflamme aussi à son tour. « Putain de bordel de tabernacle de merde » (comme le dis si bien Joseph Duplantier, chanteur de la formation) que ca déménage leur histoire!!! Leur thrash lourd et moderne ne laisse personne indifférent, moi le premier. En plus, comme ils sont français, et bien ils parlent français et la complicité avec la foule est sublime. Duplantier a même eu un bon mot pour notre scène locale, la Classe! Le soundman aussi semble apprécier parce que ça commence à sonner pas pire dans le CEPSUM. Le pit est de plus en plus gros, le son est bon, les tounes sont efficaces et les gars de Gojira nous présente une dernière chanson : L’enfant sauvage. C’est drôle parce que comme il présente la toune, moi j’étais sur Itunes en train de downloader l’album tellement je trippe. Bravo les gars pour une prestation à couper le souffle.
Pendant l’entracte, j’aperçois Alain Labonté de Québec-Métal qui, comme à l’habitude, est juste à l’avant du stage pour y prendre des photos mais un agent de sécurité s’avance et lui demande de quitter. Alain discute avec le gros gars aux gros bras et quitte tout bonnement. À ce moment un énorme drap blanc tombe du ciel pour nous cacher les derniers préparatifs. C’est là que Mike, Nadia, moi et pas mal tout le monde présent sur place ont réalisé que le prochain band qui embarquait, ben c’est fuckin Slayer!! Pis pas n’importe quoi, un Slayer qui nous amène un set digne d’un des meilleurs mixtapes que ton cousin plus vieux puisse te donner dans un party de famille en 1993!
Le rideau tombe. Le stage est vraiment cool. Slayer est là, du moins ce qu’il en reste, pour nous faire retomber en adolescence. Et c’est avec Hell Awaits qu’ils commencent. J’avais déjà vu Slayer 3 ou 4 fois mais on dirait que cette fois-là est spéciale. Peut-être parce que j’ai vu le setlist de Toronto et que je sais qu’ils vont juste jouer du vieux stock ou peut-être parce que je me dis que ça pourrait être la dernière fois que je les vois…? Je ne sais pas trop mais j’en profite! En plus, le son est bon. Ok, non, minute… LE SON EST BON! Les solos de Kerry King sont crystal clear et Araya a toujours la voix qu’on connait si bien. Dommage qu’il ne puisse plus bouger, il n’a plus 20 ans lui non plus! Après 3-4 morceaux, Araya décide de s’adresser à la foule qui est déchainée. Un « merci beaucoup, comment ca va » en français et la foule ne lui permet plus de parler tellement elle hurle de folie mais ça ne semble pas déplaire au groupe-culte qui semble profiter du moment. Pas le temps de niaiser comme dirait l’autre, on repart avec War Ensemble. Dans des évènements comme ça, j’aime bien observer les gens et leurs réactions. Je remarque à ma droite un bonhomme d’une 50aine d’années, pas de cheveux, petites lunettes, avec un look de banquier mais qui porte un chandail de Slayer avec le sourire fendu jusqu’aux oreilles en hochant, timidement, de la tête. C’est ça le métal, lui il trippe autant que le petit primé qui sue sa vie dans le pit, autant que l’autre en face qui peut pas rester assis parce que « c’est sa toune », autant que le gars trop saoûl qui fait juste lever un bras et entr’ouvrir les yeux quand la toune finit. C’est un moment, un endroit où le statut social, la couleur de ta peau, les religions ou n’importe quoi d’autre ne comptent pas. Tout le monde est là pour une seule et unique chose, la musique!! Pis à soir c’est avec des tounes comme Raining Blood suivie de Black Magic qu’on trippe tous ensemble.
Pour finir son spectacle, Slayer a rendu hommage Jeff Hanneman en hissant la bannière inspiré du logo Heineken portant le nom, année de naissance/mort du défunt guitariste et fondateur de la formation. Une soirée mémorable et en bonne compagnie qui s’est terminée sur les notes de South of Heaven et Angel of Death. Pour une première, c’en était toute une. J’ai découvert 4ARM et j’ai trippé ben raide sur Gojira. Malgré le décès de Hanneman et le « départ » de Lombardo, Slayer reste parmi les grands et avec des shows comme celui là, gageons qu’ils y seront encore longtemps!! Merci à Dave, Lex et tout le monde chez Ondes Chocs de m’accueillir dans votre grande famille.
Cheers!
Simon















