La nuit des violons me tentait. Ça faisait un bout que j’étais ambivalent et j’ai finalement décidé d’aller faire mon tour pour une petite soirée de folk. Liva, Ogmiös (que j’avais vus à maintes reprises) et Distoriam partageaient la scène du Café Chaos en cette soirée du 28 février. Armé de ma cam et de mes oreilles, je suis sorti en solo apprécier ce spectacle. À noter que mes escapades écrites devraient être moins longues à partir de maintenant parce que… tout simplement parce que je trouve que les précédentes étaient peut-être un peu trop longues.
Une fois arrivé, je me fais gentiment et gracieusement accueillir par Corinne de Xtrem Prods. J’arrive très tôt, après tout. Je pensais que le spectacle allait commencer à 8h00 mais c’était plutôt 9h00. En bout de ligne, les musiciens de Distoriam ont décidé que le show commençait à 8h30. D’entrée de jeu, je puis dire que le technicien de son était nouveau et que cela n’a définitivement pas aidé les deux premiers groupes. Vous allez d’ailleurs remarquer qu’à certains moments dans la vidéo, des instruments sont muets et/ou se rajoutent sans crier gare.
Distoriam est sur scène et j’ai l’impression de voir le groupe jumeau de Ogmiös. Un de leurs membres, Ambiorix, un multi-instrumentiste étonnant, siège aux drums pour Distoriam. Bien qu’il m’ait fait part qu’il n’est pas batteur, il s’est drôlement bien débrouillé derrière les percussions. Il y a aussi le violoniste qui participera à la prestation de Ogmiös tout de suite après. L’aspect technique du son étant laborieux, il apparaît difficile pour les musiciens de se synchroniser à quelques moments. En somme, ils ont fait un très bon travail compte tenu de cette difficulté hors de leur contrôle. Les costumes étaient présents, tout comme la mandoline, le violon et le clavier qui ont ajouté de la richesse pour un bon son folk. Le seul hic est que les instruments se perdent parfois dans une musique trop saturée en instruments. En même temps, je repense à Trollfest et je me dis que c’est possible de trouver un moyen pour que tout sonne bien ensemble et qu’on puisse distinguer chaque instrument. Le chemin est encore à peaufiner dirais-je…
Sans trop tarder, Ogmiös se sont mis en place et je pourrais leur adresser la même critique. Bien que Ambiorix se démène définitivement mieux à la mandoline et aux flûtes qu’aux drums, le côté son fait encore un peu défaut. Certes, il est possible de blâmer le technicien de son, mais il y a autre chose à mon avis, car comme je l’ai mentionné précédemment, je les ai vus à d’autres reprises et j’ai toujours le même feeling. C’est comme… il manque une synchronie harmonieuse ou encore une évolution technique audio pour que tout s’imbrique plus parfaitement. Évidemment, c’est plus facile à dire qu’à faire. C’est pourquoi je salue la volonté de persister dans une branche du métal qui n’est pas facile à rendre (le folk et ses instruments traditionnels). Autre élément à noter (mais je pense que c’était à moitié voulu), les maquillages et costumes de Ogmiös étaient cette fois un peu moins raffinés (pour rester poli) que ce à quoi ils m’ont habitué. Eh bien oui, quand on conquiert des fans, ils peuvent devenir capricieux avec le temps! Ce n’est pas pour rien que j’étais enclin à voir Ogmiös pour une Xième fois. Ils sont bons et ont du potentiel, j’aime le folk et les instruments traditionnels alors tout était là pour que malgré tout, je sois bien satisfait de m’être déplacé. La prestation de Ogmiös se termine mais dans les faits non. Compte tenu de l’avance sur l’horaire, deux musiciens restent sur scène. Ces deux musiciens font aussi partie du trio acoustique folk Tribardi et ils se permettent de nous interpréter un (ou serait-ce deux?) de leur morceau avant de laisser la place à la tête d’affiche de ce soir. Et pour l’occasion, compte tenu qu’ils n’étaient que deux, ce n’était donc pas TRIbardi mais bien « BIbardi »!
Après avoir fait connaissance avec d’autres personnes dans la crowd et avoir échangé sur les impressions du spectacle et autres choses, Liva s’installent et nous prépare un set « professionnel ». Quand je dis « pro », c’est parce que définitivement on passe à un autre niveau; ça me rappelle un peu le clash que j’ai vécu au show de Deviant 21 en janvier dernier dont voici le lien.
Liva nous met dans l’ambiance avec une intro de musique classique connue (dont évidemment le nom m’échappe…) et on se prépare à gros même si cette fois, les musiciens ne sont que quatre. Je suis étonné et émerveillé par un son beaucoup plus clair et distingué. Les voix, le violon, la guitare, la basse et les drums sont parfaitement harmonisés. J’apprécie beaucoup la progression de chaque morceau qui nous envoûte spontanément. Les chants gutturaux et les cleans à la voix masculine s’enchaînent merveilleusement. Sans compter la voix d’opéra de la violoniste qui nous balance des partitions sublimes les unes après les autres. C’est simple (parfois complexe) et c’est très bien construit. Mention soleil aux drums! Les fills et les beats sont vraiment bien intégrés et c’est ce que j’aime d’une musique plus progressive… ça permet d’entendre des détails qui dans d’autres circonstances sont tout simplement imperceptibles. Super show, j’aurais bien envie de revoir Liva à Montréal!
Remerciements à Xtrem Productions d’avoir organisé le show et aux musiciens de vous être donnés comme vous l’avez fait.
Dr Light
)





