L’année 2015 commence en force pour la scène métal de Québec. En effet, mardi dernier avait lieu la tournée «The Frozen Flame Tour» mettant en vedette August Burns Red dont je vous mets ici le lien pour l’album de photos prises par Alex Deleon Cativo. Dès mon arrivée sur les lieux, je constate que c’est une tournée qui semble être très attendue par les fans de la Vieille-Capitale puisqu’une centaine de personnes y font déjà la file.
C’est à Erra, band qui en était d’ailleurs à leur première visite à Québec, que revenait la lourde tâche de briser la glace. Cependant, la foule est réceptive et accueille de façon positive le groupe. En effet, dès la première chanson, un pit prend forme. Le groupe prend quelques instants afin de souligner la présence d’un bassiste remplaçant qui a appris le set list de la tournée en moins d’une semaine. Ils en profitent également pour jouer une pièce de leur futur album intitulé «Warrior».
La foule déjà bien réchauffée, ce fut le groupe Fit for a King, en provenance du Texas, qui fit son apparition par la suite. Ces derniers, peu habitués aux températures glaciales du Québec, préfèrent jouer vêtus de leurs manteaux «windbreaker». Le groupe assomme la foule à l’aide de leurs riffs hardcore et ce, dès la première chanson, «Hollow King». La foule se remet à bouger, ce sera ainsi jusqu’à la fin de leur prestation. D’ailleurs, le groupe terminera avec la pesante pièce «Warpath».
S’ensuit Northlane qui nous livre un metalcore teinté de djent devant une salle pratiquement comble. En effet, le groupe d’origine australienne charme la foule et nous transmet son énergie palpable. La pièce d’ouverture, «Quantum Flux», donne immédiatement place à un pit. La performance du groupe atteint son paroxysme dans la pièce «Scarab» où y règne une atmosphère survoltée. La Vieille-Capitale semble bien connaître le groupe puisqu’à quelques reprises la foule chante en cœur les refrains. Northlane, après une prestation impeccable, termine avec la pièce «Mascarade».
Pour ce qui est de Miss May I, ils ne seront pas passés inaperçus dans la Vieille-Capitale. En effet, la foule semblait les attendre depuis un certain moment. En étant à leur premier passage, Miss May I crée une atmosphère chaotique. Un pit y est en permanence et on peut apercevoir différents objets traverser la salle (verres d’alcool, souliers, chandails et même une tête de mascotte Shrek). Le bodysurfing y fait également son apparition. Leur prestation se termine sur les multiples breakdowns de la pièce «Relentless Chaos», nous laissant alors en haleine pour la tête d’affiche.
C’est sous les cris déchaînés de la salle pleine à craquer que les membres d’August Burns Red se présentent sur scène. Leur performance débute à l’aide de simples percussions jouées uniquement par le bassiste. Progressivement, le batteur et les guitaristes font leur apparition, rejoignant du même coup ce dernier pour finalement donner naissance à la pièce «White Washed». La foule devient alors plus festive que jamais, transformant ainsi la presque totalité du parterre en un seul pit monstrueux. Tout au long du spectacle, le groupe en profite pour nous offrir plusieurs hits, couvrant ainsi l’ensemble de leur œuvre. Ainsi, il nous offre une surprise en jouant «The Seventh Trumpet», une pièce de huit minutes provenant de leur premier album. Plusieurs moments forts sont venus agrémenter la soirée, notamment l’ajout d’une troisième guitare dans les pièces «Meridian», «Composure» et «Carpe Diem». Dans la même lignée, la foule se vit offrir un solo de drum très coloré. En effet, le batteur du groupe, débutant seul, se fit rejoindre progressivement par tous les autres membres du groupe armés de caisse claires et de tambours divers. Pour terminer, August Burns Red nous offrit la violente pièce «Empire» en guise de morceau final, laissant ainsi les fans plus que satisfaits.
-Dominick Goupil

















