En date du 23 Mai dernier se tenait le passage de la tournée promotionnelle pour deux groupes de folk-metal d’envergure, soit Ensiferum, en tête d’affiche avec leur nouvel opus «One Man Army», ainsi que leurs invités Korpiklaani qui, pour leur part, nous présentaient leur tout dernier ouvrage, «Noita». Les toujours festifs Trollfest allaient ouvrir la soirée. Nous aimerions remercier Capitale du Métal ainsi que District 7 pour l’accès privilégié à ce spectacle.
La soirée à peine venue, on compte déjà plusieurs amateurs faisant la file en attendant que les portes de l’Impérial Bell ouvrent. Plusieurs d’entre eux affichent leurs couleurs; on remarque des traces de maquillage noir sur nombre de visages, tout comme les maîtres de la soirée aiment s’afficher lors de leurs concerts. Il est donc maintenant 19h30, et enfin l’attente tire à sa fin.
Impressionnante est la densité de la foule lorsque les premiers invités de la soirée font leur apparition sous les projecteurs. Trollfest, de part son originalité et son style un peu loufoque, brille au son d’un très bel accueil de la part des fans. Ce n’est pas la première présence du groupe Norvégien dans la vieille capitale, mais une chose est certaine: il y a eu une nette amélioration et une excellente progression de leur part à travers les années, autant sur l’occupation de la scène que musicalement. Tous les sons sont bien perceptibles et les enchaînements d’accords sont tout aussi bien structurés. Trollfest livre la marchandise presqu’à en couper le souffle. La formation dégage une énergie contagieuse, et à l’aide de leurs mélodies folkloriques, fait bouger la foule de manière efficace, en étant en constante interaction avec celle-ci. Performance plus que satisfaisante, voire poignante, qui laisse le goût d’y retourner.
Vient le tour des redoutables Finlandais, la formation Korpiklaani. Aussi reconnu pour son style folk metal, le groupe faisait la promotion de son album «Noita», sorti tout récemment sur les étagères. L’intensité de la foule est à son comble alors que se font entendre les premières notes. Des gigues au mosh pit, les partisans sont toujours en mouvement et l’ambiance est réellement à la fête. Le charisme du leader est secouant. L’harmonie entre le violon et les riffs de guitares retentissent à merveille contre les murs de la salle. Le bassiste, quoi que plus statique, maîtrise bien son instrument, qui se jumelle encore ici fort bien avec la batterie. Inévitablement, les classiques «Vodka» et «Wooden Pint» sont performés, au grand plaisir de la foule, ainsi que quelques nouveaux titres. Excellente prestation, ambiance survoltée, bref un franc succès.
Les derniers à arriver sur scène, tête d’affiche de la soirée, sont Ensiferum. Il y a cependant un petit changement au sein de la formation, au niveau des instruments: les claviers sont absents alors que l’accordéon prend davantage de place. Les Finlandais ouvrent leur spectacle avec la pièce «Axe of Judgement», devant une foule exténuée suite à la performance de leurs confrères. Cela perdure seulement lors des deux premières chansons, et la foule retrouve toute son énergie sous les riffs de «Into Battle». Les solos déferlent à gauche et à droite, le headbang synchronisé des membres sur scène ajoute un effet captivant à la performance. La soirée continue à faire des ravages avec d’autres titres comme «Little Dreamer», «Smoking Ruins», «Unsung Heroes» et aussi «Victory Song». Le son est impeccable, les instrumentistes sont parfaits. Le setlist principal voit sa fin et les rappels commencent en force avec une reprise du classique britannique «Breaking the Law», par les légendaires Judas Priest. C’est le champ de bataille sur le parterre. Cette soirée riche en sensations et d’une ambiance mémorable tire à sa fin, et le tout est merveilleusement satisfaisant. Notre soif est étanchée, ne reste plus qu’à attendre le prochain passage de ses talentueux groupes au sein de la vieille capitale.
Charles-Olivier





