Samedi 7 décembre, je suis allée veiller à l’église St-Jean-Bosco à Hull pour un show organisé par Vile Productions.  J’avais souvent entendu parler des fameux shows à l’église qui se déroulaient il y a quelques années, mais je n’avais jusqu’à maintenant, jamais eu la chance d’y assister étant donné que j’habitais à l’extérieur de la région à ce moment-là.  J’avais bien hâte de voir l’ambiance de ce show accessible aux gens de tous les âges et sans alcool.  La salle est très appropriée pour ce genre d’événements et la scène est d’une dimension convenable.  On peut même pendre, nous-mêmes, nos manteaux sur des supports à l’entrée, histoire de nous simplifier la vie.  La photographe Sophie Mineault arrive presque en même temps que moi et on prend le temps de parler un peu.  Ça fait déjà plusieurs événements que l’on couvre ensemble et nous nous sommes rendus compte, ce soir là, que nous n’avions pas encore eu le temps d’avoir une conversation… chose faite juste avant que les notes du premier groupe se fassent entendre.

 

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Fight to Resist, groupe de metalcore de Gatineau fondé en 2010, débute la soirée sur scène.  Je n’avais que très peu entendu parler du groupe depuis le Gatineau Midsummer Fest, en juillet dernier.  Tout s’explique lorsque j’apprends que le groupe s’est concentré sur l’enregistrement au cours des derniers mois et devrait sortir un album prochainement.  La foule commence à se réchauffer tranquillement et le devant de la scène est déjà bien occupé.  Le chanteur du groupe, Mario Massie (ex-Forsaken Trust et ex-Dead King), a un vocal vigoureux qui s’allie bien aux backvocals du guitariste Guillaume St-Georges.  Le groupe donne une bonne prestation, quoique plus calme que lors de la dernière à laquelle j’ai assistée.  La scène était vraiment grande lorsque je les ai vus la première fois et ils avaient réussi à la rendre très vivante.  Le son n’est pas idéal dans la salle et les solos de guitare ne sont pas suffisamment fort du point de vue d’où je suis placée dans la salle.  Le chanteur occupe bien l’espace de la scène et les autres musiciens jouent avec dynamisme, sans toutefois trop se déplacer sur la scène.  À la dernière pièce, on peut voir que l’énergie du groupe s’élève d’un cran, les musiciens se mettent à bouger plus et semblent donner tout ce qu’ils ont pour leur dernière pièce.  Plusieurs spectateurs sont dans le pit à l’avant de la scène alors que plusieurs autres sont plus éloignés mais semblent très attentifs.   Fight to Resist nous présente un mélange intéressant entre un chanteur énergique, des riffs pesants, des breakdowns et des solos mélodiques.  Le groupe donne une bonne envolée à la soirée.

 

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Defy the Crown, groupe de Gatineau, embarque maintenant pour venir se déchaîner sur scène.  Les changements entre les groupes sont assez brefs, de sorte qu’on a à peine le temps de boire une bière à l’auto avant d’entendre le signal indiquant que le groupe débutera sous peu!  Cela semble contribuer à garder les gens animés… et mon foie en bonne santé!  Defy the Crown, groupe qui existe depuis 2011, est composé de Christian Therien au vocal, Jean Lefebre à la basse, Pierre-Luc Simoneau à la guitare et Marc-Alex Desjardins à la batterie.  Un autre guitariste, Phil Bigras, s’est ajouté temporairement aux deux dernières prestations du groupe. Ce guitariste est tout un phénomène, shreddant sur sa guitare comme si elle était réellement une prolongation de lui-même et captivant l’attention de son auditoire avec son jeu versatile et très ressenti.  Quant au guitariste Pierre-Luc Simoneau, il est l’incarnation même d’une boule d’énergie sur scène, entraînant rapidement son public dans sa folie, avec son répertoire très vaste d’expressions faciales, son énergie et son attitude presque théâtrale.  Les deux guitaristes font ensemble, partie d’une formation jazz et ont donc déjà établi une excellente chimie sur scène, qui se dégage lors de cette prestation.  D’ailleurs, tous les membres du groupe ont clairement du plaisir ensemble et cela semble être contagieux sur la foule qui est très active.  Le chanteur Christian Therien a un vocal très convaincant, anime bien la foule et connecte avec son public dès le début.  Celui-ci, qui exerce le métier de cuisinier, apporte sur scène sa grosse louche de cuisine et demande à la foule de faire un circle pit lorsqu’il la lève dans les airs.  Sa technique est assez unique et efficace!  Le groupe nous servira leur mélange d’influences très variées fusionnant metal, core et rock sudiste avec une vigueur, une originalité et un brin d’humour qui leur est propre.

 

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Insurrection est très attendu dans la salle où près de la moitié des gens portent fièrement un chandail du groupe.  J’en ai aussi profité pour m’en procurer un.  Insurrection monte sur la scène et Steph Jomphe jase avec son audience, fait des blagues et est très décontracté.  Il se permet de divaguer un peu.  Il est agréable de voir comment le groupe adapte son attitude selon son audience, devenant très près de son public lorsque l’événement le permet.  Le groupe semble être dans leurs vieilles pantoufles (quoique le chanteur est nu pied) dans cette salle, un peu comme quand on retourne, plusieurs années plus tard, sur la scène de l’école secondaire, où on y a fait nos premières expériences.  Les membres du groupe nous offrent, encore une fois, une prestation très solide et nous présente plusieurs pièces de leur récent album Prototype.  À chaque fois qu’il annonce que leur prochaine pièce en est une de leur récent album, j’ai toujours un peu espoir d’entendre Abattoir!  Il me semble que c’est une pièce qui pognerait très bien en show et quand je me l’imagine, je vois toute la crowd chanter les paroles ensemble, c’est puissant… mais bon, les choses se passent rarement comme dans ma tête et le groupe a joué plusieurs des meilleures pièces de l’album PrototypeSteph est régulièrement dans le pit.  Lorsqu’il est sur scène, il fait constamment des mouvements différents, faisant semblant d’être un chef d’orchestre, de s’envoler, de se rentrer un couteau dans le ventre ou de jouer du violon… Entre 2 pièces, le groupe présente Antonin Fuzz, le guitariste lead qui remplace maintenant Martin Samson dans le groupe.  Il l’invite à dire quelques mots au micro et celui-ci décide de chanter un bout de chanson classique en niaisant,  pour ensuite se faire dire, par le groupe, que c’était la première et la dernière fois qu’il s’adressait à la foule.  Le moment fort de la soirée est, sans aucun doute, lorsque Mart Samson, co-fondateur et ancien guitariste lead du groupe, monte sur scène chanter avec le groupe, accompagné de Yolin Lafrenière, chanteur de Mortor… une grosse réunion de famille, forte en intensité.

 

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Malgré que Steph Jomphe insiste à plusieurs reprises sur le fait qu’il est important de rester pour le prochain groupe et menace même la foule de barrer les portes, plusieurs personnes décident de partir AVANT LES GHOULUNATICS.  Pendant ce temps, je suis vraiment toute énervée.  Mon 1er show des Ghoulunatics!  Étrangement, plusieurs personnes ne semblent pas connaître les Ghouls.  Faut dire que tous les groupes d’âge y sont présents.  Les Ghoulunatics est un groupe incontournable de la scène metal québécoise qui incarne le respect avant même d’avoir fait une note.  Leur répertoire comprend des pièces françaises et d’autres anglaises et le groupe a même sorti, en 2006, l’album Cryogénie, entièrement en français. La formation, qui existe depuis 1994, est un mélange de thrash, de death et de rock & roll et s’est grandement démarquée par son originalité, sa capacité à innover et l’intensité de ses prestations live.  Dès le début, la crowd forme un circle pit et plusieurs personnes sont à l’avant pour chanter avec le groupe.  Le mot le plus approprié pour caractériser le jeu de l’ensemble des musiciens est INTENSITÉ.  L’intensité se retrouve dans leur prestation visuelle autant que dans leur attaque instrumentale.  À la dernière pièce, Patrick Mireault invite Steph Jomphe à monter sur scène pour chanter avec le groupe.  Celui-ci monte sur scène, prend le temps d’enlever son t-shirt et surtout ses bas avant de chanter!   Alors que la foule s’est calmée depuis quelques pièces, le chanteur de Insurrection redonne un élan à la soirée en s’adressant à la foule et en les brassant un peu.  Le set des Ghoulunatics se termine en force et j’en prendrais encore!

 

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Malgré le son qui n’était pas idéal, c’est une soirée très réussie, avec un sacré beau line up.  Une chose qui m’a particulièrement marqué durant la soirée, c’est la quantité de jeunes de moins de 18 ans qui étaient présents et très vivants dans la foule.  On peut avoir la tête tranquille, il y a clairement de la relève au niveau des activités de la scène metal de l’Outaouais.  Merci à Vile Productions pour l’accès au spectacle et à ma collègue Sophie Mineault pour les photos!

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