Vendredi le 6 mars avait lieu la première soirée du festival de 2 jours, «Girls Rock TRH-Bar», un événement bénéfice pour «Rock Camp for Girls Montreal» organisé par Cider Punk Productions au TRH-Bar de Montréal. Je remercie d’ailleurs Marc Misfits de Cider Punk Productions pour son accueil généreusement bonifié de quelques bières. C’était ma 1ère visite dans le bar de la rue Saint-Laurent et je dois avouer que j’ai bien aimé la décoration skate/punky sur les murs et la présence de la rampe de skate dont j’avais d’ailleurs entendu parler. Avant de me lancer dans l’écriture de mon texte, je vous mets le lien pour aller voir toutes les photos de Marie qui m’accompagnait lors de cette soirée. J’en mets aussi ici-bas quelques unes pour vous distraire pendant votre lecture. – Lex
Pour ceux qui ne savent pas ce qu’est «Rock Camp for Girls Montreal» mais qui aimeraient maintenant en savoir plus, je vous invite cordialement à cliquer sur le lien et les visiter pour en apprendre plus et qui sait, peut-être souscrire à la cause ou même y inscrire une jeune demoiselle que vous connaissez. Voici un bref résumé de leur mission.
Rock Camp for Girls est un camp musical de 5 jours où des filles apprennent à jouer des instruments, forment un groupe et écrivent une chanson ensemble qui sera présentée au concert de clôture! Le camp est un espace pour les filles qui encourage l’estime de soi et l’apprentissage de nouvelles habiletés chez les filles par des compositions et performances musicales accomplies en collaboration. De plus, afin de fournir aux filles un endroit propice à la pensée critique et au pouvoir d’agir des filles et jeunes femmes, l’aspect musical du Camp est complété avec des ateliers basés sur une structure féministe et anti-oppression.
Maintenant que vous savez le noble but de la soirée, intéressons nous à qui donnaient ce spectacle. Pour l’occasion, Cider Punk Productions avait assemblé, après quelques incertitudes et désistement, un line up punky qui naturellement proposait de nous montrer comment ça rock une fille et ça on y a eu droit.
La soirée devait commencer avec la formation crust punk montréalaise Riot Porn mais il semble qu’un des membres, le drummeur selon la rumeur, aurait malencontreusement disparu sans laisser de traces…
C’est donc le trio torontois The Anti-Queens qui se décrit lui-même comme étant «4 tits and a dick with instruments» qui a débuté la soirée et qui étrennait justement une nouvelle paire de testicules soit son nouveau drummeur. Leur musique punk rock teintée de grunge est un peu naïve mais en même temps, on s’en fout parce que ça avait une belle drive et comme c’est souvent le cas pour le style, leurs mélodies souvent entonnées en choeur féminin, ont eu le don d’embarquer la foule qui se massait devant la petite scène. Ce fut particulièrement le cas de leur reprise de Nirvana mais qui en aurait douté. Nirvana suscitera toujours la passion surtout que leur reprise était bien faite et on sentait que les «I don’t care» étaient bien sentis. Le trio nous a donc donné une prestation énergique et sympathique, agrémentée d’incursions dans la foule de leur chanteuse/guitariste, Emily Bones. Une belle entrée en matière que le trio a aussi bien aimé à voir leur sourire malgré quelques «wardrobe malfunctions» anodines…
La suite de la soirée, et la raison de ma présence sur place, offrait Sumo Cyco. D’ailleurs, j’en ai profité pour faire une petite entrevue que je vous présenterai bientôt.
Bon, je l’ai dit à plusieurs reprises et je ne me gêne pas pour le répéter, ce groupe torontois me fascine à plus d’un titre. En tête de liste, bien sûr, leur musique qui ratisse large tout en gardant un esprit punk distinctif fortement teinté de pop.
Cité second car tributaire de leur musique, leur production vidéo. J’aurais pu et peut-être dû la mentionner en premier car elle est ce qui m’a mené dans leur univers Cyco en 2011 avec le visionnement de la vidéo pour «Limp». Si vous n’avez jamais vu une de leurs vidéos, allez les voir que vous aimiez ou non le genre musical. Ils ont réussi à concocter, sans budget, de petits bijoux qui feront sourire les amateurs de films de série B, Tout y est. Killer Aliens, Scream Queen, Killer Clowns, Scream Queen turned Avenger Girl, Zombies, Psychopaths, bref toute la panoplie qui fait que «Killer Clowns from Outer Space» est un maudit bon film…
Donc depuis 2011 je suivais via internet, la progression de ce groupe «spoofy spooky» de Toronto avec l’espoir qu’il finirait par aboutir dans «une galaxie près de chez nous». Y’a bien eu des moments où ils ont flirté avec notre frontière venant à Ottawa (où j’avais délégué Sophie que vous pouvez lire ici) mais ils n’avaient jamais visité la «Belle Province» ce qui s’est fait pour une première fois le 20 février alors qu’il visitait notre «Capitale Nationale», Québec. Non disponible (et très déçu de ne pouvoir y être), j’avais fortement suggéré à Dominick (qui ne les connaissait pas) d’assister à leur spectacle et si vous allez lire son texte, vous verrez qu’il a beaucoup apprécié.
C’était maintenant à mon tour, 2 semaines plus tard, de finalement les voir. C’est niaiseux parce que des spectacles, j’en ai vu des milliers mais j’étais excité à l’idée de celui-ci. Et d’entrée, je peux vous dire que je serai sur place à leur prochain passage dans ma zone sidérale car leur prestation a confirmé mon sentiment et renforcer mon engouement.
Dès le son de leur intro, ne vous demandez donc pas où j’étais mais plutôt où était Skye, chanteuse du groupe. La demoiselle brillait par son absence sur scène mais par l’entremise de son micro sans fil, on l’entendait rameuter la foule. J’ai fini par voir qu’elle parcourait la salle, invitant les piliers de bar et autres by-standers pour ramener tout ce beau monde au devant de la scène pendant que l’intro laissait la place à «Loose Cannon». Ils ont enchaîné avec une autre pièce de leur début, «Mercy» avant de nous jouer en rafale sept pièces de leur album de 2014, «Lost in Cyco city» entrecoupées de leur reprise de la pièce pop «Can’t hold us» de Macklemore et Ryan Lewis. C’était vraiment toute une performance. Comme je le savais et Dominick le confirmait dans son texte à propos du spectacle de Québec, il y a de l’énergie à revendre dans leur prestation, et faut garder l’œil ouvert pour ne pas perdre la trace de Skye qui a couru dans la salle, grimpé sur le bar, recouru dans la rampe de skateboard, bref, la demoiselle a du souffle et un petit moment installé dans le sofa a dû être bienvenu(!).
MD, guitariste du groupe, s’est également permis une brève excursion dans la rampe, bref vous comprenez que y’a de l’action pendant leur spectacle. Pendant tout ça, la section rythmique basse-drum assurait de façon solide en prenant un plaisir évident à toute l’action. Ils assuraient également une présence physique sur scène parce que sinon The Wolf resterait tout seul sur scène derrière sa batterie étant le seul contraint à son instrument. Environ trois quart d’heure de prestation a finalement mené à leur pièce finale de la soirée et, comme une cerise sur le sundae, ils ont «toppé» ça avec «Limp», responsable du début de ma Cycofolie. J’ai maintenant un item de moins sur ma «Bucket List» ayant rayé «Voir Sumo Cyco».
Après cette performance endiablée, The Alcohollys de London en Ontario avait toute une commande. Surtout que malheureusement, la salle s’était dégarnie pendant le changement de groupe. Qu’à cela ne tienne, les quatre filles sont montées sur scène avec l’intention de rocker et j’ai bien apprécié leur punk aux allures pop comme il s’en faisait dans les années 70-80. Et elles ont un clavier Korg manié par Kimber aussi chanteuse du groupe. J’aime ce son qui rappelle le côté punky new wave des débuts. D’ailleurs, leur pièce «Lock Stock Lola» aurait été un succès instantané à cette époque où s’élançaient sur la scène, The Vibrators, The Gogos et autres protagonistes du genre. C’est catchy et le refrain nous reste en mémoire. J’ai également apprécié découvrir «Death riot» et «He’s the one» (ou quelque chose du genre je ne suis plus sûr)
Mon fait saillant de leur prestation a été la performance de leur drummeuse, Ruby Pubey, qui bûche les peaux et cymbales comme si elle leur en devait toute une et au sourire qu’elle arborait ce faisant, elle appréciait amplement cette volée qu’elle leur donnait. Les sourires étaient aussi à l’honneur chez les autres musiciennes qui interagissaient entre elles avec un plaisir évident. J’imagine que Scarlet Fever bassiste en a profité pour bouger plus n’ayant pas de micro pour ses backvocals bien qu’elles les chantaient tout de même. Parlant de bouger, bravo à leur guitariste, Maiden China, qui se déplaçait sur scène malgré l’espace restreint pour nous offrir quelques petites passes dans un esprit totalement ludique. Leur performance m’a vraiment plu et pour vous encourager à les découvrir, je vous laisse avec leur conseil pour une appréciation totale. Au plaisir de vous raconter une autre de mes soirées.
To experience THE ALCOHOLLYS for yourself, follow these simple instructions:
1 part live venue, 3 parts good ol’ fashioned rock, 2 parts melody, 2 parts punk. Fill to top with your choice of booze and warm tropical breezes. Stir, mix or shake, then proceed to chug, chug, chug.














