Tandis que Papi Lex est au Metropolis pour le show de Carcass, je suis à quelques mètres de lui pour couvrir le show de CombichristWe love you Tour, au National. Comme dans mes habitudes (ou presque), c’était la première fois que je mettais les pieds dans cette salle. Je voudrais remercier personnellement, Jean-François Fortin Gadoury, d’avoir pris le temps de me répondre, ce fut très apprécié. Merci aussi à Kinetik Productions et Deathrod Kustom pour cette soirée incroyable. Je crois que tous les gens qui étaient présents à ce spectacle vont s’en rappeler longtemps. J’ai mis quelques photos pour agrémenter le texte et voici le lien pour toutes les photos que j’ai prises.

 

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Dès mon arrivée, j’ai vu des fans attendre dehors, en ligne, déjà prêts à rentrer. À l’intérieur, au chaud, les VIPs mangeaient de la pizza et buvaient avec les membres de Combichrist. Les membres du groupe sont réellement gentils et ouverts à leurs fans. C’est très plaisant pour nous.

Les portes ouvrent, le groupe est parti. Je me dirige dans la salle pour voir à quoi m’attendre. Les tables de marchandises sont pleines et prêtes à se faire acheter; les techniciens règlent les derniers détails et les gens commencent à fouler la salle. À ma surprise, je ne vois pas de PhotoPit. Je me dis: «Pas sûr que ça va être une bonne idée d’être dans la foule pour prendre des photos». Je me retourne et vois un agent de sécurité. Je lui demande si la mezzanine est ouverte et si je pourrais y aller pour prendre les clichés du spectacle. Seulement après deux petites minutes, il me revient et me confirme que je peux aller en haut pour le show au complet. J’étais super contente de voir que le staff du National sont très gentils et généreux. Merci à vous.

Je décide d’aller explorer la salle et j’ai vu le Dj HarshAngel qui était en train de mixer. Il m’a dit que c’est lui qui était en charge de mettre la musique entre les groupes. Je crois qu’il a réussit sa mission car la soirée n’a pas cessé de monter en énergie. Le show s’apprête à commencer, je monte à la mezzanine et attend patiemment. Je m’informe un peu sur le groupe qui ouvre. C’est un groupe de la Californie qui s’est formé en 2005, New Years Day. Les membres du groupe s’avancent sur scène et ensuite, une magnifique petite femme aux cheveux rouges et noirs se joint au groupe. Je ne savais pas trop à quoi m’attendre. Les premières notes ont résonné et je trouvais que le groupe ressemblait à du Marilyn Manson avec une chanteuse à la Porcelaine Black. Par la suite, j’ai trouvé plusieurs variations musicales dans leur musique. La musique est un mélange d’alternative rock, de pop punk et de power pop. Malgré le côté très pop de leur musique, j’ai trouvé que le groupe avait une bonne facilité à rejoindre le public. La chanteuse. qui était surélevée sur un podium, avait une belle complicité avec le peu de public qui était arrivé. Ils ont réussi à faire danser et faire taper des mains le monde qui était déjà sur place. Malgré le fait que c’est très loin du genre de musique que j’aime moi-même, je me suis surprise à danser à quelque reprise, tout au long de la performance.

 

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Les lumières s’ouvrent et le changement de groupe se fait, pendant que Dj Harshangel fait son set. Je me dirige vers l’extérieur et je vois que plusieurs personnes viennent d’arriver pour le show. Tout le monde se parle, ça rigole, ça s’enlace et s’amuse. Ça paraît que le beau temps arrive, on revoit des gens que l’on ne voit pas souvent. J’ai tellement jasé que j’ai failli manquer le début du show. Les trois membres du groupe font leur entrée et j’entends une foule en délire. «Hey ben, encore une fois y’a juste moi qui ne les connait pas ou presque». La musique commence, le chanteur s’avance devant ses fans (féminins) en délire. Je me suis posé la question «Qui est ce groupe?» C’est un groupe de Seattle, qui a vu le jour en 2008, William Control. Ils ont participé à la bande originale du film Underworld 3.

Contrairement à la prestation précédente, on fait un voyage dans l’univers de l’industrial goth, l’electronic dark wave et le new wave punk. Le chanteur à une voix similaire à Ian Curtis de Joy Division. Ironiquement, ma première impression était: «C’est du 30 second to Mars version industriel gothique.» C’est un clash très intéressant entre les deux groupes. Personnellement, moi j’aime beaucoup la variété des styles durant un show.

Le chanteur n’a pas qu’une belle voix, il a beaucoup de charisme, ce qui transparait dans la foule de femmes pâmées devant lui. (En passant, ce n’est pas un commentaire désobligeant, c’est vrai qu’il a beaucoup de charme). Le seul hic que j’ai eu, est durant ma prise de photo. Ils ont créé une atmosphère très sombre et très jolie. Il y avait des gros cubes derrière eux et des moving lights, en guise d’éclairage. J’ai trouvé cela un peu pénible à photographier, mais je m’en suis bien sortie. C’est aussi un style de musique que j’écoute moins, mais je crois que je vais prendre le temps d’écouter leurs albums. C’est le genre de musique à écouter entre fille, avant de sortir pour aller danser. Voici le single « Revelator » de l’album « Neuromancer » paru le 4 avril soit tout juste avant ce spectacle.

 

 

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La salle est maintenant presque pleine. Ce qui m’a le plus marqué de la soirée, c’est que tous les styles vestimentaires et donc de gens étaient réunis et se mêlaient entre eux. Je trouve cela très particulier de voir des métalleux, des gothics, des punks et des électro, tous réunis ensemble pour apprécier le même show. C’est beau à voir. Tout le monde attend avec impatience l’arrivée de Combichrist. Le 22 novembre dernier, j’ai pu assister au spectacle Old School de Combichrist avec Andy LaPleague et Joe Letz présenté au Belmont de Montréal. J’avais particulièrement hâte à cette soirée donc car il y avait longtemps que je n’avais vu le groupe complet dans une autre place que le Centre Bell. et ils venaient quand même nous présenter leur tout dernier album, « We love you » dont je vous ai mis l’extrait « Maggots at the party »

Les lumières se ferment, le public s’avance et crie très fort. Une introduction instrumentale et classique de « What the fuck is wrong with you » joue. La première chose que je me dis: «Combichrist avec un orchestre symphonique, ça serait quelque chose.» Je ne sais pas si c’est qu’il y avait quelques petits ajustements encore à faire, mais j’ai trouvé que l’intro était très longue. Par contre, j’ai aussi constaté que le groupe savait se faire attendre. Les membres entrent en scène. La foule en délire est là pour les accueillir. Dès la première note, le public est réceptif et chante avec le groupe. Le sourire aux lèvres, Andy s’amuse à laisser chanter son public pour lui. Familiarisez vous avec leur musique pour être de la partie la prochaine fois.

 

 

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De tous les shows que j’ai vu dans ma vie, cette soirée, va rester gravé dans ma mémoire pour toujours. Il y avait une énergie positive et festive palpable. L’énergie du groupe et du public était réciproque. Le public répondait aux attentes du groupe et vice-versa. La complicité entre les deux était incroyable. Tout le monde va se souvenir du délire à la fin du show. On lance le drum dans la foule, on lance le drummeur du groupe New Years Day dans la foule, on arrose tout le monde et on fait des mauvais coups. Ce fut très drôle à voir. Des soirées magiques comme cela, j’en prends deux par semaines.

Merci encore aux organisateurs de la soirée, Kinétik Productions et Deathrod Kustom. Puis un gros merci à Ondes Chocs pour cette belle opportunité.

Marie-Noëlle