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Chers lecteurs d’Ondes Chocs!

Je suis honoré de vous présenter aujourd’hui l’entrevue que j’ai menée avec le leader de Catuvolcus, Pierre-Alexandre Plessix, dans le cadre de la sortie de leur nouvel opus, Voyageurs de l’Aube. Prenez votre casque à plume, votre glaive et votre bouclier et plongez dans l’univers de la Gaule antique!  Ensuite, Dave vous présente un vidéo qu’il a monté suite à sa présence en studio avec le band lors de l’enregistrement de la batterie avec Étienne Gallo!

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Winterthrone : Tout d’abord, Catuvolcus est un projet musical qui s’inscrit dans la lignée du Black Metal teinté de musique et de thématiques folkloriques, plus particulièrement le folklore gaulois et celtique. J’aimerais savoir d’où est venue l’idée d’exploiter ce filon à Warwick, au Québec, bien loin historiquement et géographiquement de la Gaule antique et plus largement que tu nous relates l’historique de la création du groupe en 2007; comment le groupe s’est formé et qui étaient les membres à l’origine?

Pierre-Alexandre Plessix: À l’époque j’étais lassé par ces groupes de Viking Métal qui était omniprésent, jusqu’en Chine même! C’était incroyable de voir l’engouement pour cette thématique. Je voulais partir un projet dans la veine Folk/Black par mes influences, mais je ne voulais pas que ce soit viking… Alors j’ai pensé à mes origines directes ! Je suis né à Pontoise en France et l’histoire a toujours occupé une place importante dans ma vie. D’ailleurs mon nom de famille signifierait « entrelacs de bois » en Gaulois. En 2007, j’ai formé le groupe en tant qu’one-man-band. J’ai sorti une première démo en mai 2008. Puis en fin 2008, 3 autres gars m’ont rejoint pour monter le projet live. J’ai rencontré le drummer après le secondaire, aux premiers jours du cegep à Victoriaville, un de ses potes étudiait en musique à Québec et s’est joint à nous en tant que guitariste puis un autre plus jeune que nous (15 ans à l’époque) s’est joint en tant que bassiste. À l’époque j’avais un album de composé, nous l’avons donc enregistré par nos propres moyens ici à Warwick et lancé en mai 2009.

W : D’après mes recherches, Catuvolcus était le Roi, avec un certain Ambiorix du peuple gaulois des Éburons au 1er siècle avant JC dont le nom ne nous est parvenu que grâce à trois mentions dans les Commentaires sur la guerre des Gaules de Jules César. Son nom signifierait en Celte : « Qui combat comme un faucon ». Est-ce bien de là que vous est venu le nom Catuvolcus, comment en êtes vous venus à choisir ce nom et que signifie t’il pour vous?

PAP : Exact ! Tu as raison. J’ai reçu par mon père un livre intitulé Celtes et Gaulois de Patrick Pion. C’est en le lisant que j’ai vu ce nom et qu’il s’est imposé comme entité pour mon projet. Il colle parfaitement à notre thématique, au combat, à l’histoire divulguée dans mes textes. La vie actuelle est un combat, celui qui s’y acharne réussi !

W : Je suis entré en contact avec votre musique lors de la sortie de votre EP intitulé Terres de sang en 2010. J’ai aussitôt été étonné par la qualité des compositions et aussi par leur agressivité sans compromis. En effet, beaucoup de groupes récents évoluant dans le même créneau musical que vous se replient sur l’utilisation de synthétiseurs à outrance et ont un son plutôt léger et festif alors que chez-vous, l’agression et le caractère haineux du Black Metal m’ont rappelé les premières heures du Pagan / Folk Black Metal des années 90. Des noms tels que Bathory et les premiers efforts de Behemoth me sont venus à l’esprit. J’aimerais que tu me parles des influences derrière votre son qui combine agression, mélodies folkloriques et une production moderne qui ajoute un caractère grandiose à votre musique.

PAP : Mes influences sont diverses, côté Black Metal, les groupes norvégiens m’ont influencés. Des groupes tel Myrkgrav, Enslaved, Windir et Borknagar. Mais aussi d’autres comme October Falls, Häive ou Wyrd. J’aime le mélange, j’aime la mélodie, l’acoustique et les ambiances. On retrouve tout ça dans la musique de Catuvolcus.

W : Tout comme plusieurs formations de Black Metal, Catuvolcus a connu plusieurs changements de membres au cours de son existence. Récemment, vous annonciez l’addition de deux noms très connus sur la scène métal québécoise, soit Étienne Gallo à la batterie et Dominic Forest Lapointe à la basse. Comment est-ce arrivé?

PAP : Je recherchais un batteur pour l’enregistrement, j’ai demandé à Benoît Saint-Jean (Talamyus) : « connais-tu un bon drummer qui pourrais jouer du black/folk? » Il m’a répondu: « mon drummer! » Il m’a alors filé le contact d’Étienne, on a parlé du projet, j’ai envoyé les maquettes de Voyageurs de l’Aube, il fut charmé, il a joint l’équipage sans douter et sérieusement c’est vraiment le matelot qui nous fallait! Avec son playing, son expérience et ses idées il vient vraiment donner un nouveau souffle à mes compos, c’est malade ! Pour la participation de Forest, c’est quasi identique, je cherchais un bassiste parce que Matrak (Chasse-Galerie) nous avait quittés. J’ai simplement demandé à Étienne : « connais-tu un bon bassiste? » De fil en aiguille voilà que Forest est dans le bateau ! Lui aussi s’est dit charmé par les chansons et lui aussi ajoute toute une autre dimension aux compositions. Certains aimaient le fait que la basse soit bien audible et en avant-plan sur Gergovia, ce sera pareil sur Voyageur de l’Aube. Chacun a son espace, le son est très riche, c’est rare dans le black métal. On brise les normes? On aime ça.

W : Cela m’amène à m’intéresser à votre processus créatif. Je sais que tu es le pilier créatif principal et fondateur de Catuvolcus, mais quel est l’apport des autres membres? Comment fonctionnez-vous pour la composition?

PAP : Vois-tu sur Gergovia, j’ai composé la moitié, l’autre a été faite par Maxime. Sur Voyageurs de l’Aube j’ai composé la musique et les paroles en entier. Mais je laisse le champ libre pour l’interprète. Le squelette est là, et chacun y ajoute sa chair et c’est que je trouve le plus intéressant. Je ne suis pas un drummer et encore moins un bassiste chevronné, sur Voyageurs de l’Aube chacun a apporté sa touche personnelle, c’est clairement la plus belle œuvre que Catuvolcus aura produite.

W : Tu as glissé un mot de ce que sera musicalement votre prochaine sortie, entre autres grâce à l’apport des deux grosses pointures qui ont rejoint votre formation, mais j’aimerais que tu nous approfondisses en quoi consistera Voyageurs de l’Aube? Combien de pièces se retrouveront sur cette sortie, quels sont les thèmes lyriques abordés et y’a t’il un concept unique comme sur Gergovia?

PAP : Musicalement, c’est un black métal plus progressif parsemé de subtilités. Beaucoup plus de chants clairs, l’acoustique est plus présente que sur Gergovia aussi. Je sentais nécessaire l’apport d’un violon, une nouvelle âme, un côté plus nostalgique. Il s’agit de 3 nouvelles pièces et d’un cover de Woods of Ypres. Ce sera un album court, environ 33 minutes. La thématique est spécifique comme sur Gergovia. Nous sommes en 56 av. notre ère. La guerre des vénètes vient d’être perdue. Le narrateur (l’écriture est à la première personne, une première pour Catuvolcus) ne voit aucune issue dans son entourage pillé, saccagé, non respecté. La seule issue est de quitter, s’effacer, s’enfuir loin pour oublier le fatidique avenir. C’est pour ça que j’écris : je quitte ces terres où j’ai vécu mon premier matin, vers ce havre où je connaîtrais la fin. Le narrateur n’a pas envie de revenir parce qu’il sait ce que sa terre lui réserve. D’ailleurs les textes sont à lire attentivement pour comprendre l’histoire. La troisième qui s’intitule Ressacs de l’Âme est à propos des retours d’esprits du voyageur, des questionnements, du doute. Finalement il se convainc que c’est le meilleur choix. Les paroles s’appliquent autant au passé qu’au présent.

W : Sur Gergovia, vous aviez bénéficié de la participation d’invités spéciaux sur certaines pièces; Barre Gambling de Daylight Dies avait ajouté des guitares acoustiques et Jake Rogers de Gallowbraid des chants clairs sur La Colline de Chanturge et Impetus. Est-ce une expérience que vous avez répétée sur Voyageurs de L’Aube et est-ce que ce genre de participation extérieure à votre musique est quelque chose de totalement planifié ou de plus improvisé?

PAP : J’ai décidé de continuer cette participation sur le nouvel effort. On retrouve donc Jake Rogers (Gallowbraid) aux chants clairs, Joel Violette (Thrawsunblat, Woods of Ypres) aux chants clairs également, Tim Rowland (Woccon) à l’acoustique et Carine Dubarry (An Norvys) au violon. Je dirais que c’est improvisé, ces invités sont heureux d’y participer et je suis heureux de les avoir à mes côtés.

W : Avec une formation « studio » complète, peut-on envisager de vous voir bientôt prendre la route et présenter votre musique sur scène? Et si oui, puisque vous vous êtes rarement produits sur scène et que votre musique a selon moi un grand potentiel de théâtralité, à quoi pourrait-on s’attendre d’un spectacle de Catuvolcus?

PAP : Non, pour l’instant nous sommes tous très occupés dans différents projets et autres groupes très actifs alors les plans pour se produire sur scène sont dans les oubliettes. Il y a aussi le fait que j’apprécie davantage le studio que le live alors je ne pousse pas dans ce sens. Je suis conscient que le live serait un plus, personne ne peut le renier, on verra ce que le temps nous offrira.

W : Un peu dans le même ordre d’idée que la question précédente, avec la formation studio qui s’est stabilisée et la sortie prochaine d’un mini-album, est-ce qu’un album pleine longueur commence à se pointer le nez à l’horizon et y a t’il des idées de concept qui commencent à se présenter?

PAP : En fait Voyageurs de l’Aube se veut un album complet. C’est un album avec un concept, de longues chansons qui dépasseront le standard d’un mini-album. Pour l’instant aucun plan n’est planifié pour un album futur. C’est plutôt une pause qui s’impose. Donc le groupe sera en hiatus après la sortie de Voyageurs de l’Aube. Encore une fois, on verra ce que le temps nous offrira, j’estime que nous avons été assez actifs les 6 dernières années, une pause dans le temps et dans les investissements sera appréciée, crois-moi !

W : Retournons d’ailleurs à Voyageurs de l’Aube et son processus de réalisation. Vous avez travaillé au Studio LaMajeure à Montréal. J’aimerais savoir comment s’est déroulé le processus, qui prendra en main le mixage et le mastering? Je sais que tes voix sont terminées d’enregistrer, mais reste-t-il des étapes à l’enregistrement?

PAP : Nous sommes entrés au Studio LaMajeure grâce à Deathbound Records. Cela a été une très belle expérience dans une ambiance très friendly, pas de stress. Olivier de Deathbound et Max notre guitariste étaient les techniciens en place. Ils ont tous les deux une formation en sonorisation alors ça été comme sur des roulettes. On a donc enregistré le drum et la basse directement là. Les guitares avaient été enregistrées plus tôt en mars pour servir de « ghost track » au batteur et au bassiste. Et comme je disais plus haut, tout ça dans une ambiance très amicale avec les gars de Deathbound, les bières de micro brasseries, le tout entremêlé de conneries, de conversations sérieuses et d’idées loufoques. J’ai vraiment aimé l’expérience d’avoir le band au complet dans la room, on peut jaser, s’échanger des idées, c’est simple et efficace. Pour ce qui est des vocaux, j’enregistre ça chez moi directement à Warwick, au calme dans une grange avec seul voisin des sapins et des feuillus ! Au moment où on se parle, on enregistre le violon sur Voyageurs des Brumes pt 2, j’attends aussi les vocaux clairs de Jake Rogers. Le tout devrait être prêt vers le 15 de juillet. C’est Maxime qui va s’occuper du mixage et du mastering, il possède des oreilles d’or, on se trompe pas avec lui, et comme c’est un gars du groupe il sait ce qu’on veut exactement alors le processus est facile.

W : J’aimerais que tu nous parle de votre association avec Deathbound Records, comment a t’elle commencée et comment cela a contribué à vos activités? J’ai aussi vu sur votre page facebook que vous travaillerez bientôt avec la maison autrichienne Tallheim Records. En quoi consistera cette association?

PAP : On peut remercier Facebook à ce stade haha! En début 2012 je cherchais un label pour sortir Gergovia. J’ai envoyé un e-mail avec notre portfolio à Metalodic Records, Maxence m’a répondu et a transféré les infos à Fred Funaro (Deathbound Records). Fred a été conquis dès les premières minutes, il ne cesse de le dire (haha). C’est certain qu’avec les efforts de Deathbound, on a eu de l’ «exposure » comme jamais, des critiques à foison, l’album a rejoint pas mal de gens, c’est vraiment ce qu’on recherchait. Comme tu le faisais remarquer, Deathbound Records s’associe à Tallheim Records pour la sortie digipak et vinyle de « Voyageurs de l’Aube » et ça va faire tourner notre nom en Europe encore un peu plus, quoi de mieux !

W : C’est intéressant que tu parles de vinyle pour votre prochaine sortie, car je suis personnellement un grand amateur du son vinyle. Était-ce quelque chose qui vous tenait à cœur, de sortir votre album en vinyle? Existe-t-il des versions vinyle de vos autres albums ou est-ce un projet de les sortir en vinyle un jour?

PAP : Oui, je trouvais ça nécessaire, l’engouement du vinyle est bel et bien là et ce format colle parfaitement à la sonorité de ce nouvel album. À l’ancienne, en analogue et comme la plupart des musivores, nous sommes des collectionneurs, posséder un vinyle est de loin plus personnel qu’un triste .zip de mp3. Pour l’instant nous n’avons pas de plans pour la réédition des albums précédents sous le format vinyle, mais j’aimerais bien avoir ça!

W : En lien avec la question des formats et des différentes plateformes sur lesquelles on peut compter aujourd’hui pour distribuer la musique, quelle est ton opinion sur l’état actuel de l’industrie musicale avec le piratage érigé en règle, les artistes qui comptent de plus en plus sur d’autres moyens que la vente de disque pour faire de l’argent…etc?

PAP : Cette infection est malheureusement le calque parfait de la société actuelle. Le «je le veux tout de suite, sans efforts et je ne veux pas payer cher». Alors voilà cette nouvelle vague de gens, qui, depuis leurs ordinateurs télécharge en masse, rapidement et sans payer. Certains disent : «je le downloade pour voir si c’est bon et je vais l’acheter après». À quoi je répondrais : bullshit. Il ne faut pas prendre les gens pour des cons, quand des groupes comme Suffocation ou The Black Dahlia Murder se plaignent c’est que la problématique est réelle… Guy Marchais faisait ressortir un bon point, on n’a pas les moyens de Metallica ou Beyoncé, on ne peut pas donner notre musique et compter s’équilibrer financièrement avec des spectacles avec 10 000 d’assistants, c’est impossible… Et laisse-moi revenir sur l’idée du calque de notre société, le paraître, les gens « like », font des éloges, envoient de bons commentaires mais ça finit là. C’est facile « liker » une page, acheter un album semble un fardeau. Les gens ne pensent pas au travail et aux investissements derrière une sortie d’albums. Le minimum de reconnaissance serait d’encourager financièrement…

W : Les hybrides entre folk/pagan et métaux de tous acabits jouissent d’une très grande popularité depuis la fin des années 1990. Beaucoup de groupes très populaires ont un penchant plus festif et se replie vers une musique légère, d’autres semblent avoir une tangente plus sérieuse et une approche musicale plus approfondie. Dans cet ordre d’idée, quels sont les nouveaux projets musicaux de ce courant qui attirent le plus ton attention actuellement?

PAP : Je te dirais que ce sont les groupes avec le plus de sérieux qui m’intéressent. J’ai tout de suite en tête Borknagar ou Vintersorg, Windir et même Myrkgrav. Je ne suis pas très fan de la musique festive ou folk métal… J’aime bien l’idée du folklore intégré à une musique métal, mais les groupes de l’heure qui percent me déplaisent, c’est rendu douteux, ça tourne toujours autour des mêmes sujets…rien de très exceptionnel. J’ai récemment découvert Arstidir Lifsins, un excellent projet de black/folk métal, ça vaut le détour, tu voyages avec leur musique…il y a du corps, il y a de l’âme

W : Plusieurs groupes du courant Pagan/Folk Black Metal, musicalement bien évalués comme Graveland, Temnozor, Nokturnal Mortum et bien d’autres ont souvent été accusés à tort ou à raison de faire la promotion d’idéologies d’extrême-droite ou même carrément du néonazisme. Quelle est ton opinion sur le rapprochement entre ce courant musical et ces idéologies pour le moins controversées?

PAP : La musique ne devrait pas se mélanger aux courants politiques, ça toujours été fait, ça se fait, ça continuera de se faire, mais de mon côté je ne supporte en aucun cas. Même pensée pour le racisme, je déplore cet état d’esprit. Je suis pour la fierté des origines, de la langue et de l’identité dans le respect d’autrui dans la mesure où l’autre te respecte aussi, ce qui est difficile aujourd’hui. J’ai pour dire que l’expansion et l’implantation de certaines religions sont le berceau de la haine raciale, ce sont surement tous des gens bien intentionnés, seulement mal guidés, instruits aveuglément. Que ce soit une religion ou une idéologie, un idéal peut faire cheminer sur des chemins erronés…

W : Puisque Catuvolcus sera en hiatus après la sortie de Voyageurs de l’Aube, est-ce qu’il y a d’autres projets musicaux auxquels tu te consacreras ou auxquels tu te consacres actuellement? Si oui, peux-tu nous en parler un peu?

PAP : Actuellement je prête ma voix sur The Foetal Mind, un projet de France. Je ne suis pas en quête de nouveaux projets. Mon principal et seul vrai canal d’expression est et restera Catuvolcus.

W : La période historique et les peuples auxquels vous vous intéressez dans Catuvolcus sont habituellement au maximum très superficiellement connus par le citoyen moyen occidental. De nombreuses causes expliquent cet état de fait et la Gaule n’est connue au Québec qu’à travers les albums D’Astérix, excellents quoique très caricaturaux et peu fidèles à la réalité. J’aimerais, si cela est possible, que tu joues au professeur d’histoire et que tu nous résumes la toile de fond historique et les acteurs dont tu t’es inspiré à travers la discographie de Catuvolcus?

PAP : C’est effectivement une période presque brocardée de l’histoire en général. La toile de fond de Catuvolcus est purement historique, les évènements sont réels et je brode une histoire autour. Je t’avouerais utiliser le plus souvent le livre écrit par César lui-même : Commentaires sur la Guerre des gaules. C’est le livre le plus complet sur le sujet, je lis aussi des livres d’historiens chevronnés tel Paul Eychart. Historiquement parlant, d’albums en albums les histoires se retrouvent entre -60 et -50 de notre ère, pendant la conquête des gaules par Jules César. Période marquée de victoires, de défaites, de joie, de tristesse, d’abandon… C’est tout ce que je tente d’exprimer par les textes et la musique de Catuvolcus.

W : Merci énormément pour l’entrevue! Y’a t’il quelque chose que tu voudrais rajouter pour les lecteurs d’Ondes Chocs.com?

PAP : J’aimerais remercier tous ceux qui nous supportent de loin comme de proche! On espère vous choyer avec le voyage qu’offre Voyageurs de l’Aube. Dans les magasins dès début Octobre 2013. Merci aussi à toi Louis-Olivier pour cette intéressante interview et à Dave Rouleau pour son immense travail qui porte fruit et son suivi pour le groupe qu’est Catuvolcus. Merci !
 

 
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