Blood, guts and dirt
2013
Le groupe de Montréal, WARCALL, lancera son 2ème album, « Blood, guts and dirt » le 13 septembre lors d’un spectacle au Café Chaos de Montréal. Voici mes impressions de ce nouvel album.
Track listing
Wrath of God
Faces of Death
War against war
Hanging by a thread
Bullet in my hand
Cannon fodder
Open scar
Black grudge
Field of desolation
Motordeath
L’album commence avec un échantillonnage. On est en plein champ de bataille avec les tirs de mortiers, le sifflement des balles puis on lance la 1ère pièce sur une mitraille de guitare et batterie. À l’écoute de « Wrath of God », on aura entrevu les divers éléments qui composeront leur musique. Une recherche dosée de mélodie et de brutalité qui alterneront dans la majorité des pièces. Un vocal rauque parfaitement comprenable qui s’accorde bien au son de la 2ème guitare.
La 2ème pièce « Faces of Death » a plus un côté « death ‘n’ roll » avec son petit côté « groovy » ce qui lui donne un rythme un peu plus mid-tempo. Et si les pièces rapides contiennent des passes plus lentes, l’inverse se présente ici avec une passe de blastbeat bien amenée.
La 3ème pièce « War against war » nous amènera un côté un peu plus « power » avec une batterie straightforward sur laquelle chevauche les riffs de guitares. La fin de la pièce ramène un sampling, on continue la guerre du début.
Le début de « Hanging by a thread » enligne un chug-a-chug si cher aux adeptes de death metal. Une pièce aux riffs assez génériques mais qui réussit à nous accrocher avec ses progressions et transitions. Encore une fois, la pièce se termine avec un sampling question de continuer à nous imprégner dans l’histoire dont les paroles comme je l’ai mentionné sont parfaitement audibles.
Avec le début de « Bullet in my hand », on croit repartir dans une pièce qui progressera vers une attaque straightforward mais à la 30ème seconde, il nous introduisent un solo mélancolique qui se développe tranquillement à mesure que la pièce s’accélère puis on atteint le niveau anticipé qui sera même dépassé par l’ajout d’un blastbeat. Ça donne encore une fois une pièce aux multiples transitions bien amenées dont la mélodie nous reste en tête au final.
Parlant mélodie, « Cannon fodder » débute justement avec une douce et jolie mélodie à la basse qui est rejointe par la guitare pendant que la section rythmique se prépare à exploser. Ils ramènent alors une toune semblable à « War against war », plus power.
Avec « Open scar » ils ralentissent le tempo comme ils l’ont fait avec « Faces of death » ou « Hanging by a thread ». Sans dire que c’est une balade métal, mettons qu’on a plus tendance à osciller de la tête en suivant la mélodie qu’à « headbanger ».
« Black grudge » est celle qui se démarque le plus de l’ensemble avec ses riffs de guitares qui ont une vague touche black et le vocal qui utilise les hurlements écorchées déjà entendus dans « War against war ».
« Field of desolation » est elle aussi une balade métal jusqu’à ce qu’elle entre dans un blastbeat qui ramène la vague impression black dans les guitares.
La dernière pièce « Motordeath » est plus straightforward, une incursion fast pace dans une atmosphère plus thrashy mais qui garde encore un riff mélodique qui signera la pièce.
En général, Warcall ont réalisé un album aux pièces variées mais pour lesquelles on sent tout de même un pattern, ce qui n’est pas un défaut pour autant. Au contraire, ce pattern fait en sorte qu’on sait qu’il y aura et anticipe les variations et progressions des pièces et pourtant ils réussissent à amener plusieurs transitions intéressantes inattendues qui gardent mon attention. Même chose pour le vocal qui sans avoir une signature particulière a au moins le mérite de naviguer dans un registre qui est bien géré. La capacité de bien articuler son « growl » est à souligner. Les effets les mieux réussis sont sur « War against war » alors que j’ai bien aimé les hurlements dans « Black Grudge ». Finalement, et je ne suis pas un grand fan de solo de guitare, je veux mentionner que malgré le fait que chaque pièce en contient un, je n’ai pas senti la recherche de jouer au « guitar hero » mais plutôt apprécié l’apport mélodique qu’ils ajoutent aux pièces.
Un bon album pour les amateurs de death mélodique sans clavier dont les compositions ne sont pas que des pièces à fond la caisse mais plutôt construites autour de structures en blocs contrastant, qui font des pièces variées.
Bonne écoute
Lex





