« A Place Apart«
2013
Liste des pièces
Inside Out
Entrance
Exit (Time Lost)
Suffering in Solitude
Distance
Sunken, Placed Apart
Suffering in Solitude est un groupe de atmospheric post black metal qui mélange des influences doom, depressive et shoogaze avec brio. Fondé en 2009 en Californie, voici un survol de leur premier album studio, A Place Apart.
La première pièce est une envolée instrumentale post black metal shoogaze, qui plaira assurément aux fans de Alcest et sûrement aussi à ceux de Godspeed You! Black Emperor. C’est une belle ouverture remplie de mélancolie. L’album continue en devenant plus agressif et sauvage, mais avec des petits temps de répit qui allègent un peu en donnant un effet vagal. Commando de l’effroi volontaire, le groupe engendre avec une stupeur toute personnelle et visiblement passionnée leur art transcendant.
Tout est axé sur l’ambiance morne, mais le tout s’enchaîne et s’emboîte dans un voyage onirique. C’est une musique d’automne ou d’hiver, d’une journée grise où l’on se sent seul en savourant le moment de descente puisque demain est un autre jour plus ensoleillé. Ce n’est toutefois pas une déferlante implacable de désespoir: il y a bel et bien de la lumière qui perce, doucereuse comme la main qui berce l’enfant. Bref, j’en aurais pris plus, l’album durant une trentaine de minutes.
De plus en plus de groupes et de projets solos, ou encore de duos extrêmes, s’écoulent dans le style post black metal et j’ose aujourd’hui les qualifier de 3rd wave of black metal, qui prend racine dans le atmospheric black metal. Mais il y a tout de même quelque chose de plus, de délicieusement éthéré, qui donne la griffe originale, l’empreinte d’innovation. Suffering in Solitude est un candidat sérieux à la reconnaissance au sein de cette branche.
Je suis un amateur de doom et de dsbm , et ce groupe arrive à mélanger voluptueusement les influences tout en donnant un souffle minimaliste avec une finesse ombragée.
Je vous souhaite bon voyage dans cette promenade sinueuse, parcourant les étendues blafardes de l’ivresse oppressée.
7,5/10
Max





